… Sur France 5 le vendredi 22 mai 2026, sorti en salle en 2023 le 25 octobre, sélectionné officiellement en compétition au festival de Cannes 2023 ainsi qu’au festival international de Locarno ; acteurs Dave Turner, Ebla Mari… Une production Britanno franco belge…
Dans une bourgade d’Angleterre durement impactée par la fermeture d’une mine de charbon, le propriétaire d’un bar qui est le seul lieu de rencontre du coin, accueille les habitués, tous des chômeurs et des gens vivant dans la précarité.
Mais lorsque tous ces gens en grande difficulté voient arriver dans leur bourgade, des réfugiés Syriens pris en charge par une association humanitaire locale en partie subventionnée par l’État ; alors survient une situation conflictuelle qui sépare les « gens du coin » vivant dans la précarité, en deux « camps » opposés, l’un des deux refusant d’accueillir ces Syriens et « le faisant savoir » autour d’eux, et particulièrement dans ce bar « The Old Oak » (le vieux chêne)…
Et la situation s’envenime lorsque « T.J », le propriétaire, met à disposition une salle désaffectée de son établissement, afin d’y faire préparer des repas pour non seulement les réfugiés Syriens mais aussi pour les précaires du coin en famille avec leurs enfants.
Des « réparations » très sommaires et très provisoires, réalisées en commun entre réfugiés et locaux, permettent la mise en place d’une cuisine avec fourneaux, tables et bancs…
Mais l’« expérience » est un échec parce qu’un jour, des canalisations se rompent et provoquent l’inondation du local et que de surcroît, survient un court circuit qui fait sauter le compteur…
Du « pur Ken Loach » ce film ! L’on y retrouve cette « dimension émotionelle » qui en fait, dépasse le caractère « purement et uniquement émotionnel » des autres films du même genre…
Notamment lorsque la jeune femme Syrienne, l’un des deux personnages centraux du film, évoque avec ses mots à elle, de tout son regard, de tout son visage, la situation des prisonniers dans son pays sous la dictature de Bachar…
Cette dimension « emblématique » on va dire, de sensibilité, de « ressenti » qui est l’une des grandes caractéristiques de ce qui divise nos sociétés notamment européennes et d’Amérique du Nord, à propos des migrants – réfugiés de pays en guerre ou réfugiés « économiques » voire « climatiques » - s’articule principalement sur une réalité ne pouvant être occultée, niée, ou évacuée, à savoir le danger que représente l’infiltration dans les flux migratoires, de terroristes, de groupes mafieux… Ainsi que sur une autre réalité qui est celle liée à la répartition de l’aide sociale faite d’une part aux « précaires locaux » et d’autre part aux réfugiés « venus d’ailleurs »… (répartition perçue « injuste ou trop délibérément partisane et donc trop en faveur des migrants, par certains)…
Mais il faut dire qu’en ce qui concerne la répartition des aides et des secours, souvent – et c’est heureux »- les précaires du coin s’associent aux réfugiés afin de collaborer ensemble en mettant en commun leurs savoirs faire en tel ou tel domaine, leur ingéniosité, leur énergie, volonté, créativité, etc. …
Ce « risque » qu’il y a – effectivement- à accueillir des réfugiés, des gens « venus d’ailleurs », lié à l’infiltration dans les flux migratoires, de personnes « vraiment dangereuses » …
Me fait penser à celui ou celle d’entre nous qui s’assoit sur un rebord de WC public de lieu très fréquenté : les fesses – donc la peau- entrant en contact avec le rebord sur lequel vient précédemment de s’asseoir une autre personne qui « peut-être » était porteuse d’un virus, d’un germe, d’une bactérie, sans le savoir (cela en effet peut arriver bien que le risque soit moindre ou quasi infime, que le risque par infiltration de personnes dangereuses dans un flux migratoire)…
« Faudrait-il » donc en arriver à éviter d’utiliser des toilettes publiques ? Et alors « comment ferait-on hors de chez soi » ?
Bien que l’on puisse « difficilement comparer » le risque qu’il y a, dans l’utilisation de toilettes publiques, d’« attraper une saloperie » ; et le risque qu’il y a dans l’accueil de migrants, de voir un jour un terroriste agresser au couteau quelqu’un dans la rue…
Une réflexion s’impose – ou « devrait s’imposer » – à mon sens- lorsque l’on se rend dans un WC public : « oui, comment on fait alors ? On évite ? On « fait dans sa culotte » ?
Et cette réflexion que l’on se fait sur l’utilisation d’un WC public, ne s’élargit-elle pas en quelque sorte, à la réflexion que l’on se fait sur l’accueil des migrants ?