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Paroles et Visages

  • Séisme Turquie Syrie

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    … Une fois de plus, ce violent séisme survenu le 6 février 2023 en Turquie et en Syrie, dont on voit l’étendue sur cette carte, nous montre à quel point, l’espèce humaine, des populations de l’ordre de milliers ou dizaines de milliers de personnes, en un endroit de notre planète situé le long d’une faille (jonction entre deux plaques tectoniques), se trouve exposée, fragilisée, précarisée… D’autant plus si l’on associe ce phénomène naturel violent qu’est une secousse sismique à d’autres catastrophes naturelles (ouragans, tormades, incendies, inondations)…

     

    D’une intensité de 7,8 sur l’échelle de Richter, il y en a environ une vingtaine par an, sur notre planète, de ces séismes d’une telle violence, impactant ainsi des zones géographiques avec leur population, de l’ordre de cinq à six cents kilomètres de long et autant de large…

    Imaginons par exemple le même séisme de 7,8 sur l’échelle de Richter dans le quart sud est ou dans le quart nord est de la France…

     

    L’échelle de Richter de 1 à 9 n’est pas comme une échelle dont les barreaux sont à égale distance l’un à la suite de l’autre. En effet, au niveau 5, la secousse est dix fois plus forte qu’au niveau 4, et au-delà de 5, l’écart s’accentue plus que de dix fois, de 6 à 7, puis de 7 à 8 et de 8 à 9… Non seulement en intensité, en violence mais aussi en étendue territoriale…

     

    De 6 à 6,9 pouvant être assez destructeurs il y a environ 120 séismes par an sur notre planète…

    Il est évident que dans la zone que l’on voit sur la carte entre la Turquie et la Syrie, la plupart des constructions, des habitations, maisons, immeubles, n’étaient pas « aux normes sismiques » (comme elles le sont par exemple au Japon ou en Californie ou dans le sud est de la France)…

    Si en fait, les quelques 120 séismes par an sur notre planète, de niveau 6 à 6,9 pour la plupart d’entre eux ne causent en général que des dégâts matériels (peu de victimes), il n’en est pas de même à ce niveau là, autour de 6,5, dans les pays pauvres…

     

    Il faut espérer que les catastrophes naturelles (séismes, incendies, inondations, ouragans, tornades) survenant déjà assez souvent un peu partout dans le monde, n’augmentent pas en fréquence et en étendue, afin que les aides internationales aient la capacité d’agir en envoyant des secours et de l’assistance sur place…

     

    Soit dit en passant, comme cela a toujours été le cas depuis des milliers d’années dans les sociétés humaines, la solidarité de l’espèce (un phénomène naturel commun à tous les êtres vivants) est une réalité… Autant que la guerre, que la prédation, que la violence, que la domination, que les inégalités de condition, sont aussi des réalités…

    J’imagine que dans des pays très critiqués pour ce qui s’y passe (par exemple en Russie avec le régime de Vladimir Poutine, ou en Afghanistan avec les Talibans au pouvoir), si une énorme catastrophe naturelle survenait dans ces pays, le moteur ou levier qu’est l’aide internationale, se mettrait en marche…

     

     

  • Open AI et Chat GPT

    … Chat GPT est une application (un logiciel) qu’il est désormais possible d’installer sur son smartphnone en version Android, ou que l’on peut télécharger sur son ordinateur en version Windows…

    C’est un prototype d’agent conversationnel, un assistant virtuel utilisant les nouvelles technologies de communication pour dialoguer avec les utilisateurs, dont les capacités mémorielles sont infinies, qui « sait tout », qui « détient » toutes les données enregistrées (des centaines de milliards de données de toutes sortes)…

    Lancé par Open AI le 30 novembre 2022, Chat GPT est donc une application toute récente.

    Open AI est une entreprise spécialisée dans le raisonnement artificiel, créée le 11 décembre 2015 et basée à San Fransisco.

     

    « Chat » désigne (sur la Toile) un fil de discussion entre plusieurs personnes simultanément connectées, dans le temps de la durée duquel les personnes connectées et reliées entre elles échangent des messages, des propos, se transmettent des informations, s’expriment, de manière instantanée…

     

    « GPT » signifie transformateur génératif pré-entraîné.

    Et l’association de Chat et de GPT implique non plus un fil de discussion entre deux ou plusieurs personnes, mais une discussion, un échange, une conversation entre une personne en particulier et le logiciel « Chat GPT » se présentant sous la forme d’un interlocuteur virtuel ; ce qui est très différent d’un échange entre plusieurs personnes physiques en « chat » sur la Toile, puisque nous sommes alors en tant que personne humaine particulière avec sa sensibilité, ses émotions, ses connaissances acquises, ses capacités intellectuelles, sa culture, son éducation reçue, sa pensée, ses aspirations, son imaginaire, ses préoccupations… En face d’une « entité » (robotique) dialoguante et connaissante (en somme c’est comme si l’on se trouvait en communication avec un « maître à penser » détenant la Connaissance absolue et universelle… Une sorte de « Socrate absolu »)…

     

    Un progrès, donc, par rapport à ce qu’offrent et permettent les moteurs de recherche (dont Google) fonctionnant, renseignant, donnant des réponses en se fondant sur une « base de données »… Les moteurs de recherche sur Internet n’étant pas des interlocuteurs mais des « réserves mémorielles » d’informations et de données entregistrées, de savoirs, tout cela répertorié, prêt à être vus et connus instantanément en cliquant sur des liens correspondant à la recherche effectuée…

     

    La question est de savoir ce que vaudront désormais, nos productions, nos créations personnelles, issues de notre imaginaire, de ce que l’on porte d’intime, de singulier en soi… Dès lors que tout cela, de la personne humaine que l’on est avec son imaginaire, sa culture, sa sensibilité, sa perception du monde, de la vie, des êtres et des choses et des situations ; se trouvera « alimenté » (et en quelque sorte « fabriqué ») par cette sorte de « maître à penser » interlocuteur détenant tous les savoirs, et pour ainsi dire faisant de nous, artificiellement, par exemple, des écrivains, des artistes, des penseurs, des créateurs (qui ne seront plus que des plagiaires)… Ou encore des consommateurs, utilisateurs de connaissances devenant des denrées périssables à court terme devant être sans cesse renouvelées…

     

    J’avais une fois évoqué notre capacité mémorielle d’autant plus réduite que nous comptons sur les supports (ces « béquilles ») que sont Google « qui sait tout » et les moteurs de recherche sur internet et que « tout ce que tu affirmes, tout ce que tu racontes » (certes « à ta façon ») ça sort de Google ou de ce que tu as trouvé sur internet !

    Autrement dit, tu fais tomber les béquilles, il reste plus grand-chose !

    Alors, avec Chat GPT, qui est « tout autre chose que Google » parce qu’il filtre ou « sépare le bon grain de l’ivraie » et qu’il devient un interlocuteur le meilleur qu’il peut être, le « maître à penser » universel et absolu… Il fait de toi, en somme, une « copie » pouvant être reproduite à des millions, à des milliards d’exemplaires… Mais une « copie » périssable, conditionnée à la nécessité du renouvellement permanent… Parce que tu n’as pas (ou que tu n’as plus) les capacités mémorielles, analytiques, de raisonnement, de pensée, de réflexion personnelle, en grande partie perdues…

     

     

  • Connaissance et modèles

    Les modèles sont réducteurs de connaissance, en particulier les modèles religieux d’explication de l’origine de l’univers, de l’histoire de la Terre et de la vie sur la Terre…

    Il me semble difficile d’accéder à la connaissance en ayant été conditionné depuis l’enfance par le modèle religieux…

     

    J’ai constaté qu’en général, les personnes qui ont été éduquées dans la religion en leur enfance, notamment celles de ces personnes de milieux sociaux dits modestes et n’ayant qu’un niveau élémentaire d’instruction, et attachées à des « valeurs traditionnelles » (le Bien, le Mal, ce qui moral, ce qui est immoral)… Tout cela dans une vision simpliste du monde selon des modèles qui les ont conditionnées dans leur pensée, dans leurs comportements, dans leurs agissements… Ces personnes, il faut dire d’elles à leur crédit que ce sont des « braves gens »… Ne regardent par exemple jamais à la télé, des émissions scientifiques ayant pour thème l’exploration de l’univers, les galaxies, les planètes, les origines de l’univers, la préhistoire lointaine dans le passé, les australopithèques, Homo Erectus, Néandertal et Sapiens… Tout cela, soit les « barbe » soit les indiffère complètement… Et de même tout ce qui s’écarte de ces modèles qui conditionnent leurs croyances, qui leur semble « trop compliqué » et en aucun cas, ne leur semble intéressant à connaître (à quoi bon disent-elles?)…

     

    Dans leurs lectures j’ai aussi constaté que ces personnes évitent les romans de science fiction, et privilégient des romans de terroir « gentillets » ou mélodramatiques…

     

    C’est fou – et à mon sens très dommageable – ce que les modèles peuvent être réducteurs de connaissances, et de motivation à acquérir ces connaissances qui dérangent dans les croyances…

     

     

     

  • Un lourd facteur de développement de la violence dans la société actuelle

    En 2023, en France notamment, aux USA et dans des pays de l’UE (Belgique, Allemagne, Autriche, Pays Bas…) La société est-elle plus violente qu’elle ne l’était en 2010, en l’an 2000, en 1995, en 1980, en 1970, en 1950 ?

     

    Se sont développés et se sont accrus les communautarismes de toutes sortes (religieux et autres) : déjà, les communautarismes sont un facteur de développement de la violence dans la société…

     

    Ensuite – mais à vrai dire ce n’est pas nouveau puisque cela a toujours existé dans toutes les sociétés – s’est amplifiée la « cancel culture », une culture de l’effacement originaire des USA, visant à dénoncer publiquement en vue d’exclusion délibérée d’un personnage, d’un groupe, d’une institution…

    Les équivalents de cette culture de l’effacement sont le bannissement ou l’annulation, la négation, l’anéantissement, le boycottage, l’humiliation publique, l’indignation, l’interpellation agressive, la dénonciation…

     

    Et c’est cette culture là, qui, associée aux communautarismes exacerbés, contribue à une augmentation de la violence dans la société… D’autant plus que la violence s’exerce sur les réseaux sociaux en incitant à des mouvements, à des actions, à des manifestations de protestation agressives, à des attentats contre des personnes ou des institutions…

     

    Oui, la société actuelle des années vingt du 21ème siècle, est globalement, localement, diversement, plus violente que la société d’avant l’an 2000 – à l’exception bien sûr de l’époque 1940-1945, et de toutes les époques du passé  où des guerres meurtrières ont modifié le comportement des gens…

    Autrement dit c’est la première fois, de nos jours, dans l’Histoire humaine, que la société est aussi violente en temps de paix (de « paix relative » faut-il préciser : Europe hors Ukraine)… Et je suis effrayé à la pensée de ce que serait la société – en France et ailleurs – dans un monde en guerre partout, notamment sur le territoire des pays de l’Union Européenne… Sur fond de culture de l’effacement amplifié par les moyens de communication technologique et par les médias d’information, les mouvements de foule, agressions perpétrées individuellement ou collectivement, etc. …

     

     

  • "Il faudrait y être" ! ...

    Demeurer en capacité d’observer, de témoigner, d’exprimer, de transmettre… C’est ce qui me fait souhaiter rester en vie le plus longtemps possible…

     

    Le jour où « tout s’arrête », ne plus voir ce qui se passe, n’en être plus témoin, ne plus pouvoir exprimer, transmettre… Ça m’emmerde !

     

    Bien sûr, je le sais, d’autres, aujourd’hui âgés de 20, 30 ans verront, témoigneront, exprimeront, transmettront, ça devrait en quelque sorte être une réponse à mon attente, une certitude qui devrait me suffire … Mais je me dis que, par exemple, de ce qui se passera dans le monde après 2050, savoir à l’avance que je ne le verrai pas, ça m’emmerde vraiment ! …

     

    Alors, à défaut de voir, de connaître et de témoigner parce que je ne verrai jamais ce qui sera, n’étant plus présent pour le voir; je porte mon regard sur l’Histoire, sur ce qui s’est passé à telle ou telle époque… Puisqu’il y a des écrits, des documents, des œuvres de pierre (constructions, architecture), des images (gravures, tableaux de peinture), des récits… Tout cela faisant comme si l’on le voyait (enfin façon de parler)…

     

    L’après 2050 quand on est en 2023, ne peut qu’être imaginé, il n’y a pas encore de contenu et donc, d’écrits, de documents, d’images, de l’actualité du monde d’après 2050… « Il faudrait y être ! »…

     

    Cette préoccupation au sujet de ce qui sera, de ce qui se verra, lorsque l’on ne pourra plus voir, témoigner, exprimer ; n’empêche pas cependant, d’avoir la capacité de se concentrer dans l’observation, dans l’appréhension, dans la perception, dans la conscience, dans l’appréciation du présent ; dimensionnant ainsi le présent ou même l’instant vécu et son contenu, dans un espace de temps élargi (comme par exemple un aujourd’hui qui devait durer toujours)…