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relation

  • La réflexion du jour, mardi 16 juin 2026

    Il y a « toute une catégorie de personnes en ce monde », à laquelle je me sens « totalement étranger », qui est faite de gens  imbus de leurs certitudes, méprisants, condescendants, assez dirigistes en général à l’égard des autres et de leurs proches en particulier ( « Et pourquoi vous faites pas ceci, cela » ; ou bien « vous devriez… ») ; très convaincus d’une vision du monde élitiste qu’ils se font et dont ils définissent des qualités et des valeurs qui à leurs yeux sont au « dessus du commun », ce « commun » étant celui d’un monde qui à leur dire et à leur ressenti « n’est pas leur monde à eux » ; dont le rapport à l’argent, aux apparences, aux biens possédés – habitation, voiture, équipements mobiliers et autres ; dont le mode de vie « au dessus d’un ordinaire pour lequel ils n’ont que dédain » est, de toute évidence celui de « qui a su faire et être en toute pertinence parce qu’à la fois plus dur et plus intelligent que les autres – de la moyenne des gens- par opposition à qui n’a pas su faire ni être et accepte le plus ordinaire, le plus banal, le plus « médiocre » en son quotidien de vie en somme…

     

    Ces gens là, par exemple disent – notamment quand ils sont « relativement aisés financièrement sans pour autant être riches », d’un hôtel Ibis Budget, que c’est « un hôtel de merde » ; et quand ils achètent un vêtement ou des chaussures,  qu’ils ne regardent pas au prix que coûte un pull, un pantalon, une robe, un foulard, une veste, une paire de chaussures de sport, etc. … puisqu’ils ont choisi « ce qui sort du tout-venant »…

     

    Le dialogue, l’échange, la fréquentation, le contact, la relation… Tout cela avec ces gens « imbus et forts de leurs certitudes et de leur vision du monde »… Est, dis-je « des plus difficiles qui soit », n’apporte que du dépit, de la mésentente, est souce presque toujours, de conflits à répétition (dans la mesure où le contact avec ces gens est plus ou moins fréquent et de longue date)…

     

    « Politiquement parlant » ces gens là sont soit « de droite » soit « indéfinissables » - parfois « d’extrême droite » mais ce qu’il y a de sûr c’est qu’ils « ne sont pas du côté du peuple » car pour eux le « peuple » ce sont justement ces « gens du commun qu’ils méprisent et dont ils dédaignent et critiquent des valeurs et des idées et des habitudes auxquels ils n’adhèrent pas…

     

    Ce sont ces gens là « les autres » ( ceux de « l’enfer c’est les autres » de Jean Paul Sarthe)…

     

    Ce sont ces « Machinchouette Jean Bertrand Jean Gérard Béatrice Dominique… » qui, parce que tu n’entretiens pas ta maison, parce que tu roules dans une voiture sans climatisation et sans fermeture automatique bas de gamme payée 9000 euros, parce qu’en tant que retraité en bonne santé tu passes jamais un week end ou une semaine dans une capitale européenne par tes propres moyens donc pas en touropérator, parce que tu vas jamais dans un restau à plus de 50 euro le menu, parce que tu achètes un pantalon à 30 euro, des chaussures à 40 euros, parce que tu as une télé qui date de 20 ans sans port HDMI, parce que ton smartphone est d’un modèle Galaxy A 17 à 195 euros acheté à Leclerc Multimédia…

    Te « snobent », disent de toi que tu es « un minable » ou que « t’as rien fait de ta vie »… Même si tu « en mets des kilomètres d’écriture sur internet » à peine « soutenus » chacun de ces kilomètres par « des likes au compte goutte » ou par une dizaine d’abonnés à ta page.

     

    Si tu n’es pas « du même monde ni de la même vision de la société » que ces « gens là les autres »… Tu n’as rien, absolument rien, à attendre d’eux… Sinon que des critiques, des objections « bétonnées-argumentées » à répétition, à propos de tout ce que tu exprimes ; Mais au moins… Si tu meurs vieux, à plus de 90 ans, t’auras dit tout ce que tu avais sur la patate dans ta vie depuis petit enfant quand bien même ça aura servi à rien et si ça part en gaz de pète à travers ta culotte…

     

     

     

  • L'individu ou la personne ?

    Un homme ou une femme de ce monde où présentement nous vivons – et il en a toujours été ainsi – Qu’il soit un chef d’état, un apprenti boulanger, un milliardaire, un SDF, un ingénieur, un chrétien, un juif, un musulman, une « dame pipi » de WC public, une mémé, une jolie jeune femme, un prof de Lettres, un cariste, un grutier, un médecin, qu’il réside dans une belle demeure ou dans une caravane ou sous un pont, qu’il soit un artiste, un écrivain, une vedette de Youtube, et qu’il ou elle ait mille followers sur Facebook ou Instagram… Ou qu’il soit un « éternel zappé »… Qu’il ne fasse rien d’extraordinaire dans sa vie ou qu’il qu’il soit l’auteur d’une grande œuvre… Quelle que soit sa condition, le langage dans lequel il s’exprime, sa « vision du monde », ses idées, ses croyances, sa notorité s’il en a une ou s’il est très peu connu…

    Est avant tout et en premier lieu… Une personne humaine, et si l’on le rencontre et si un échange s’établit avec lui, de près – ou de loin sans le voir… Peut être un interlocuteur – autant dire ni un arbre ni un mur ni un tas de cailloux devant soi…

    Et la relation qui s’établit alors avec cette personne humaine, celle là ou une autre… À partir du moment où le contact demeure normal, sans violence… Cet instant de relation – pouvant se renouveler – est toujours à mon sens « un moment d’échange privilégié comme suspendu sur la toile agitée et mouvante du monde »…

    Avant d’être dans le monde ou autour de toi ce que tu es selon de ce que tu fais et ce que tu as (ce qui t’identifie, te situe ou te classe, dans l’environnement humain qui est le tien à tel endroit ou en un autre endroit ou espace public là où des gens communiquent entre eux)… Avant tout cela, tu es d’abord un être humain, une personne… (le terme d’individu utilisé dans l’Ordre du Monde et en particulier dans l’Ordre marchand où règnnt pouvoir de l’argent et apparence, est un terme qui en aucune façon ne désigne, ne fait état d’un être humain)…

    Ce moment de relation humaine, totalement indépendant de tout repère que ce soit, de tout jugement ou appréciation que l’on peut se faire – même justifié… Dans un sens ou dans un autre… Est un moment unique, privilégié, privé, intime, personnel ; comme je dis « suspendu sur la toile agitée et mouvante du monde » et la conversation qui s’établit alors en l’occurrence, ce que l’on se dit l’un et l’autre à ce moment là, est différent de ce que l’on dit en public, en groupe, dans une réunion de personnes, de connaissances, d’amis…

    Comme je dis aussi « à défaut d’être croyant en Dieu, il y a cette croyance en ce qui se substitue à ce Dieu en lequel on ne croit pas, et qui n’est autre que l’existence même – et réelle- de l’Autre (et donc de cet interlocuteur qui est l’Autre)…

    Dieu en somme serait l’Autre en tant qu’interlocuteur avec lequel on échange, on confie, on partage, lors d’un moment unique, privilégié, de relation…

    Pour autant… Faut-il voir dans le propos dont je fais part ici au sujet du caractère privé, intime, personnel, de l’échange, du moment de relation… Et de la primauté de la personne sur l’individu, de la personne elle-même sur ce qu’est ou fait cette personne… Quelque « leçon de morale » ?

    Car il est évident que, en rapport avec des comportements que l’on dénonce, en face de ce qui est contraire à nos propres valeurs et à la vision du monde et des gens que l’on se fait soi-même ; il est évident que le propos dont je fais part ici, se trouve forcément en décalage par rapport à la réalité d’une situation en laquelle on se trouve (situation difficile, de confrontation, d’oppostion violente, de non acceptation, de rejet, de désapprobation)… En effet dans ce cas, la relation même aussi intime et privée ou priviléfgiée qu’elle soit – si elle peut l’être – se trouve dépendante de ce que l’on sait, de ce qui se dit et qui est vrai ou en partie vrai…





  • Domination, possession, territoire

    Certes oui, cent, mille fois oui, la Russie de Vladimir Poutine c’est l’agresseur et c’est aussi un danger pour l’Europe et pour le monde libre, nos démocraties, notre mode de vie, notre sécurité (ça fait 80 ans qu’on n’a pas connu la guerre – au sens de destructions considérables et de combats meurtriers faisant de nombreuses victimes – en France sur notre sol dans nos villes et nos populations)…

     

    Mais il est une réalité « de toujours », aussi ancienne que le Paléolithique Supérieur du temps des Sapiens que furent les Solutréens puis les Magdaléniens ; une réalité qui est celle non seulement de l’Homme mais de tous les êtres vivants : c’est celle de la nécéssité territoriale et de l’espace vital…

    Donc oui, la Russie actuelle de Poutine, mais encore la Russie des Soviétiques de Staline, et avant la Russie des Tsars…

     

    Et… Que dire… Du Royaume de France du temps des rois, de la Rome antique, de la Grèce et de l’Egypte anciennes, des Hittites, des Mycéniens, des Babyloniens, des empires du monde Egéen de -3000 à -1200, des Chinois, des Mongols, des Indous, des Huns ; des nazis hitlériens, des nations et empires de l’Afrique d’avant l’arrivée des Européens, des Etats Unis d’Amérique conquête de l’Ouest au 19ème siècle, des Britanniques, des Hollandais, des Espagnols, des Portugais, des Aztèques, des Mayas, des Incas… etc. … ?

    Et dans le monde animal ?

    Personne n’a de « leçons de morale » à donner à personne… L’Homme est l’Homme, les êtres vivants sont des êtres vivants… Avec tout ce que cela implique…

     

    Le « Grand Changement » - s’il doit un jour y en avoir un – ne se fera que dans la relation qui lie entre eux les êtres vivants et donc les humains… Selon un rapport de domination des mieux adaptés, des plus capables, des plus résistants aux environnements difficiles – certes – mais sans la possession et à la place de la possession l’usage, l’usage de chacun…

    Un « mâle dominant » dans une meute de loups ou dans un groupe de Magots (singes d’Afrique du Nord) n’est pas un possédant : il ne détient pas pour lui seul, un entassement de nourriture ou de choses qu’il garde pour lui… Il ne possède pas un territoire, il vit sur un territoire – qu’il marque par son odeur, des déjections, oui, mais il ne « possède » pas ce territoire…

     

    La possession pure, dans son vrai sens, c’est le propre de l’Homme, pas de l’animal… Sans la possession, la relation change, n’est plus la même et seule demeure la domination – qui elle même la domination, change de dimension puisqu’elle se fait cette domination « dans l’intérêt du groupe, de l’espèce »… Même si elle s’exerce dans la dureté… Dans la nécessité de la dureté, laquelle dureté, d’ailleurs peut s’associer à des formes de solidarités naturelles… Dans la nécessité également …

     

     

     

  • Les trois domaines d'environnement de relation

    L’on peut distinguer – en gros- dans les relations que nous entretenons au quotidien – et occasionnellement – avec nos proches, nos amis, nos connaissances … Trois environnements ou domaines de relation :

     

    - Le plus intéressant pour chacun de nous est celui des personnes qui, quoiqu’il arrive ou survienne, susceptible d’altérer la relation, nous serons toujours fidèles en ce sens que, sans forcément être toujours d’accord avec nous, ne cesseront jamais de nous reconnaître et de nous apprécier tels que nous sommes, et seront en conséquence, au quotidien, ou selon les occasions de se rencontrer, toujours présents, écouteront ce que l’on exprime, seront sur les réseaux sociaux – sur la Toile – ceux et celles qui nous suivent, nous lisent, et nous répondent, seront donc nos principaux interlocuteurs…

    Mais il faut dire que cet environnement là, de proches, d’amis, de connaissances ; le plus intéressant pour nous, n’est pas loin s’en faut celui qui compte le plus grand nombre de personnes… D’autant plus si ce que l’on est n’entre pas dans « l’ordre habituel des choses » et donc, se démarque de ce qui prévaut ou domine dans la société où nous vivons…

     

    - Le monde – de relation- le plus étendu, le plus commun, autour de nous ; est celui des gens – les proches, les amis et les connaissances – qui « font comme s’ils nous reconnaissaient », et, en quelque sorte nous acceptent comme « faisant partie du paysage social »… Mais souvent se montrent indifférents, silencieux à notre égard ou au mieux si l’on peut dire, accueillent nos propos, tout ce que nous pouvons exprimer, montrer, « par principe et par civilité » et parfois avec une certaine condescendance n’apparaissant pas forcément… En somme « ils », « elles » font comme s’ils, elles aimaient (alors qu’au fond d’eux mêmes ils, elles n’aiment pas ou s’en contrefichent)…

     

    -Et il y a enfin le monde – de relation – qui nous est étranger, hostile, impénétrable : celui des gens – les proches, les connaissances (mais assurément plus les amis comme dans les deux domaines précédents) – avec lesquels nous sommes en désaccord sur presque tout, et qui eux, lorsqu’ils se manifestent, nous agressent, dénaturent nos propos, contestent systématiquement tout ce que l’on exprime, nous méprisent, cherchent à nous nuire… En général ces gens là sont d’un milieu social et intellectuel très différent du milieu dans lequel on vit…

     

    Cependant – et c’est bien là le « hic » - chacun de ces trois domaines ou environnements de relation n’a pas comme une sorte de frontière bien délimitée qui le sépare de l’autre, car il existe une « zone de transition » plus ou moins étendue où règne l’incertitude, l’aléatoire…

    Et, à tout ce qui se trouve dans la « zone de transition » notamment ces repères imprécis ou parfois changeants ; s’ajoute tout ce qui en soi nous conditionne c’est à dire nos croyances, nos préjugés, nos modèles, notre culture et notre vision personnelles du monde, des êtres et des choses…

     

     

  • Une culture inexistante, de la relation et du dialogue

    Depuis que les « sujets sensibles » ont des conséquences sur la vie quotidienne des Français, la politique n’ est que polémiques épuisantes, crispations et vues à court terme…

    Chaque formation cherche à s’ imposer, usant de « formules », de « mots d’ ordre », d’effets de langage…

    La culture du dialogue et de la relation fait défaut, et, durant tout ce temps de polémiques et de crispations, les milliardaires, les caïds de toutes les mafias, avec leurs châteaux, belles demeures, parcs, jardins, propriétés de dizaines d’ hectares, résidences « haut de gamme » de séjours de vacances et de loisirs dans des paysages aménagés, ne cessent de se gaver…

     

    Dans « Echappées belles » du dernier samedi soir – 6 juillet – ce reportage « édifiant », par exemple, sur des résidences pour touristes riches dans le sud du Portugal… Sans compter, dans « Des racines et des ailes » quasiment à chaque émission, le quart d’heure château, beau mobilier, parcs et jardins, généalogie d’ aristocrates…

     

    Question engouements, mentalités orientées sur ce qui fait rêver, sur ce qui rend béat d’ admiration, suscite de la considération ; les « belles réalisations » des riches ainsi que tout ce qu’ ils possèdent et mettent en valeur ; la magnificence de leurs demeures, le fait qu’ ils sont « pourvoyeurs d’ emplois » et, avec cette idée du « ruissellement » et que sans leurs grandes fortunes, sans le pouvoir qu’ils ont, le monde dans lequel nous vivons au quotidien ne serait plus le même ( société de consommation, de biens, de services, d’ équipements accessibles au plus grand nombre de personnes possible)… Question « tout cela » oui, c’est, de la Droite à la Gauche, des salariés les moins bien payés jusqu’ aux cadres, ingénieurs, dirigeants d’entreprises, dans quasiment toutes les « couches sociales »… La même « musique » dominante avec les mêmes refrains, que tout le monde écoute…

     

    Et tant que tambourinera cette musique d’ un bout à l’ autre de la société, aucun « Front Populaire », aucun « Rassemblement National », aucune politique, aucun gouvernement ne pourra changer quoi que ce soit…

    En revanche des promesses, des paroles, des meetings, la contribution à chaque «  grande élection déterminante » de chanteurs, d’ artistes, d’ écrivains, de penseurs, d’ intellectuels, tous prenant ouvertement et publiquement parti pour tel ou tel candidat, avec de «  grandes messes festives », tout ça soulève des enthousiasmes… Mais, la fête finie on plie les manèges et le lundi matin qui vient, c’ est la réunion de fixation d’objectifs de performance et de rentabilité autour du « boss » qui est plus que jamais de mise !

     

    Et… Combien de millions de Français – de toutes conditions à l’ exception des plus démunis et de ceux et celles qui sont « dans le rouge » à la fin du mois… Qui, outre leur livret A et leur CODEVI « bien rempli » (« épargne de précaution ») ont dans leur portefeuille financier chez leur banquier, des placements en actions dont la composition le plus souvent n’ est pas « des plus claires » - avec notice d ‘information en plusieurs pages écrit tout petit – et perçoivent périodiquement (au moins un versement annuel) un intérêt ou dividende « à 2 chiffres » ?

    Peut-être autant qu’ il y a eu d’ électeurs aux dernières législatives pour le Rassemblement National… Et… Aussi pour le Front Populaire !

     

    Quand on est « pris dans l’ engrenage du Système » et qu’ on est tout comme d’ autres millions de consommateurs, demandeur et client, de services, de supermarchés, de toutes sortes de biens – de nécéssité ou non – l’une des « premières choses à faire » afin de se démarquer du Système sans pouvoir s’ en libérer ; c’est au moins de ne pas avoir de portefeuille financier en actions avec dividendes, chez son banquier !

     

    Il ne faut donc pas s’ étonner, si, dans ce que « racontent » les uns et les autres, quelque soit leur « sensibilité politique », leur « vision humaniste du monde et de la société », d’ une part… Et si dans les discours, sur les plateaux de télévision, dans les médias, dans la presse et dans l’ audiovisuel, d’ autre part… Personne ou presque à part quelques personnages de la « Gauche de la Gauche » ( et encore)… N’évoque les puissants lobbys, les hordes d’ actionnaires, les milliardaires ! … Que le « citoyen ou habitant lambda de tel ou tel pays » n’ a finalement peut-être pas vraiment envie de voir disparaître, ne serait-ce que pour ce qu’ il peut glaner de « miettes de gâteau » diversement éparpillées…