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Allons à Grand Frais ...

Ou à Intermarché, ou à Leclerc, ou à Carrefour, ou dans n’importe quelle très grande surface de produits alimentaires et de consommation courante au quotidien, située dans une zone urbaine de plus de dix mille habitants…

Demeurons un moment devant un rayon poissonnerie de produits conditionnés en emballages transparents sous réfrigération permanente à 4 degrés, tous ces produits présentés, à disposition de la clientèle, à profusion et en diversité le long d’un étal de six mètres de long…

Tous ces produits sont à consommer dans les trois jours, ce sont des produits frais à durabilité limitée, avec une date indiquée sur l’emballage…

 

Observons…

Les allées et venues des gens

Et, dès lors que 10 % de la marchandise disparaît de l’étalage, l’on peut voir un employé regarnissant les vides… De telle sorte qu’à tout moment l’étalage regorge d’une quantité égale de produits…

Une question que vous vous posez… Peut-être… Mais à plus vrai dire… Sans doute pas…

Que devient le tiers ou le quart – au mieux – de la marchandise, invendu, au bout de trois jours ?

Car c’est bien là une réalité : il est impossible qu’en dépit du nombre d’acheteurs, de personnes présentes poussant un caddie, à tout moment de la journée notamment aux heures d’affluence, que tout parvienne à être écoulé…

Il reste forcément une quantité invendue de produits.

 

Et « par extension » pensez à tous les autres étalages de produits fruits, légumes, viandes, conserves, etc. … De rayonnages, de rangées, à perte de vue dans le magasin où tout est à profusion et dans une quasi infinie diversité… Soit dit en passant une bonne partie de tous ces produits, en particulier les fruits et les légumes, viennent de pays lointains en Afrique, Asie, Amérique, Nouvelle Zélande, Chine… Acheminés et conditionnés pour le transport dans des cargos, des avions sur de longues distances, et pour finir dans des camions frigorifiques sur des centaines de kilomètres à travers l’Europe et la France…

 

Lorsqu’il s’agit de produits à durée limitée – de trois jours en général – par exemple pour ce que l’on voit en rayonnage de poissonnerie à Grand Frais… Les invendus sont retirés et placés « en attente du sort qui les attend » (je vais y revenir)…

 

Mais, en ce qui concerne les autres produits, dont la date limite de consommation est plus lointaine que de trois jours (par exemple les yaourts) ou même pour les produits sans limite précise de date (produits « non périssables »), du fait d’un incessant renouvellement afin de présenter en permanence une même quantité du produit… Forcément, il reste de l’invendu, environ un tiers ou un quart de la marchandise – celle là non périmée- mais retirée de la vente et elle aussi, placée « en attente du sort qui lui est destiné »…

 

Réfléchissons 2 minutes : qui peut imaginer que, par exemple, des dizaines de boîtes de thon, de sardines, de petits pois, de haricots verts, de raviolis, de soupes en carton, de bouteilles en plastique de jus de fruits, soient toujours les mêmes durant six mois, aux mêmes emplacements ?

« En attente du sort qui attend tous ces produits – périmés ou non »…

 

Quel est ce sort ?

Sûrement pas pour les démunis, pour les restaurants du cœur (qui soit dit en passant, sont alimentés par ce que les gens achètent et donnent aux bénévoles d’associations humanitaires, présents à la sortie du magasin certains jours)…

Les produits périmés ou non, invendus, vont… Aux méthaniers pour la production de « biogaz » et de carburants « bio » essence diesel… Sont donc broyés, ensilés pour la fermentation… Les grands groupes de produits énergétiques gaz, essence, diesel, biocarburants, notamment Total Energie, sont les grands investisseurs et bénéficiaires dans cette « puante, désolante, révoltante affaire de biocarburants et énergie propre » !

 

Lorsque parut « Soleil Vert » de Richard Fleischer le 26 juin 1974, nous étions alors en ces années d’après mai 1968, à l’apogée des « trente glorieuses » - consommation de masse tout à gogo - et d’insouciance en matière d’écologie… Et « Soleil Vert » c’était « de la science fiction »…

En 2023, trente neuf ans plus tard, nous sommes en plein dans la science fiction devenue réalité : ce qu’on ne bouffe pas parce qu’on a le ventre trop plein (du moins la moitié de la population – mais en aucun cas l’autre)… Ça fout le camp en putréfaction pour du gaz et du biocarburant (de l’énergie dont on a tant et tant de plus en plus besoin), ça fait de l’« or brun » pour Total… En un mot ça pue la merde à en crever ! …

Et effectivement, on en crève, oui, vu le nombre sans cesse croissant de gens de toutes générations – à commencer par nos enfants- en mauvaise santé, obèses, diabétiques, cardiaques, atteints de toutes sortes de maladies chroniques, alzheimer pour les vieux et non vieux, grabataires en EHPAD, cancers tous aussi vaches les uns que les autres, etc. … Sans compter nos toutous et nos minous nourris « soit-disant en produits de croquettes diététiquement équilibré » (mais fabriqués à partir de toutes sortes de déchets pesticidés)…

 

Roulons, roulons, voguons, et allez… Partons en croisière de rêve sur des paquebots géants qui carburent bio ou « énergie propre » ça fait « plus moral/plus vertueux » !

 

 

 

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