compteur

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Journal

  • Dans un grand han de heurts

    Lorsque les contestations se déclinent en mouvements – de foule, de groupe – et en manifestations, en expressions violentes et en crispations exacerbées, s’imposent dans l’espace public – et notamment sur les réseaux sociaux les plus utilisés – deviennent d’épuisantes polémiques entre interlocuteurs inconciliables figés dans leurs convictions ; et qu’elles s’invitent dans les débats, dans les entretiens de plateaux et émissions de télévision ; elles contribuent à l’émergence de nouvelles dominations dans un ordre établi qui se renforce…

    Et ce sont alors les strates en décomposition et en brisures éparpillées de la société toute entière – locale ou à l’échelle de toute la planète- qui se heurtent en un grand han de haines et de violences que l’éclat des paillettes, que la volerie des masques et que les cérémonies ou commémorations ne parviennent pas à dissimuler…

    Nous n’avons jamais été dans un aussi « grand han de heurts » !

    Les JT de 13 et de 20h sur TF1 ou sur France 2, ne font chaque jour, qu’état de violences, de faits divers dramatiques de, par exemple, de parents abandonnant leurs enfants dans une forêt, d’un mari qui assassine sa femme, d’un incendiaire, d’une attaque au couteau d’un collégien ou d’un lycéen contre un professeur ou contre un autre jeune ; d’une manif (je dis une « manouf ») qui dégénère, d’un déchaînement de violence de supporters d’une équipe de foot, de bandes armées d’un trafic de stupéfiants qui terrorisent un quartier ou une cité et qui se tirent dessus et tuent des personnes aux alentours ; tout cela auxquel s’ajoutent des actes d’incivilités, des vols, des agressions, des cambriolages… Sans compter, encore et encore et à répétition, les catastrophes causées par le dérèglement climatique – tempêtes, ouragans, pluies diluviennes, inondations, incendies, tornades, qui n’épargnent aucune région, aucun lieu de notre pays ; et « pour couronner le tout » les guerres en cours…

    « Ça commence à bien faire » avec ces JT de toutes les horreurs… Et avec les réseaux sociaux qui distillent de la haine, de l’invective, de l’insulte, du déni, de la menace, des informations mensongères…

     

     

  • Mutation accélérée du monde (suite)

    Dans les années vingt et trente du siècle dernier, le 20 ème, s’est également opérée une grande mutation, avec la venue et avec le début d’une généralisation dans la société Française, Européenne et d’Amérique du Nord mais aussi dans une moindre mesure dans les empires coloniaux Français et Anglais ; de l’électricité, de la transmission par les ondes (la radio), du télégraphe, du téléphone, de l’automobile, des appareils électro ménagers, du train et de l’aviation… Tout cela en fait, à l’exception toutefois de l’aviation, de la radio et des appareils électroménagers, dès les années 1890…

    Ainsi les personnes qui étaient nées autour des années 1850, qui furent âgées de 70 ans en 1920 et de 80 en 1930, dans leur enfance sous le Second Empire de Napoléon III, puis dans une grande partie de leur vie active jusqu’à environ 60 ans, n’auraient jamais imaginé qu’un jour l’on puisse se parler, l’un demeurant à Lille et l’autre demeurant à Perpignan ( et à plus forte raison l’un depuis New York ou de Melboure) ; et de même n’auraient imaginé non plus, que l’on puisse recevoir des informations et des nouvelles de ce qui se passe dans l’actualité du monde, grâce à un appareil posé tel un meuble à côté de la cheminée par exemple ; ni que l’on puisse se déplacer comme on l’avait toujours fait, dans une voiture n’étant plus tirée par des chevaux, et encore moins que l’on puisse se rendre en un lieu éloigné du monde dans les airs au lieu de sur les océans…

    Soit dit en passant, question rapidité de mutation technologique au 20 ème siècle, en ce qui concerne la généralisation de l’électricité déjà pour le seul éclairage, ce n’est qu’en 1950 qu’est arrivé l’éclairage électrique dans un village Vosgien Rehaupal situé entre Lépanges sur Vologne et Gérardmer… Et que, dans les villages des campagnes en France, jusqu’aux années 1940, l’on s’éclairait avec une lampe à suspension (pétrole) au dessus de la table…

    Les né(e)s autour de 1950 – donc un siècle plus tard que 1850 – dans l’enfance qui fut la leur, puis dans une partie de leur vie active (au travail), n’imaginaient pas qu’un jour l’on puisse se voir et se parler et s’envoyer des images, des séquences filmées, au moyen d’un petit appareil tenu dans la main, doté d’un écran…

    Et, tous ces bébés qui naissent en 2026, qui seront âgés de 74 ans en 2100, dans quel monde devenu vivront-ils la vie au quotidien qui sera la leur alors ?

     

     

  • La grammaire des visages et des regards

    Des torrents de lumière estivale, ces jours prochains de mai 2026, vont faire porter chapeaux, casquettes et lunettes de soleil…

    L’haleine frisquette des jours hivernaux de ce même mai 2026 il y a dix jours à peine, faisait porter bonnets, écharpes et doudounes matelassées…

    Mais par tous les temps et en tous lieux ; d’un visage rebelle au chapeau, à la casquette ou au bonnet, ainsi que d’un regard que n’occulte pas une paire de lunettes de soleil ; dans la dureté ou dans la beauté du monde, s’envolent aux alentours, tous ces mots écrits dans la langue et dans la grammaire de ce visage et de ce regard…

    Ça n’existe pas un dictionnaire qui traduit des mots de visage et de regard en mots de n’importe langue du monde…

    Mais les mots de visage et de regard ont néanmoins une grammaire…

     

     

     

  • Exit le temps des "films Marylin"

    Les films produits sur les chaînes de télévision de la TNT, sur Netflix ; sont inaudibles tant les dialogues sont étouffés, hâchés, rapides, en succession de propos mal articulés et donc incompréhensibles ; y compris pour des personnes malentendantes dotées de prothèses auditives…

    En revanche, les bruits de fond, une musique d’accompagnement en général de tam-tam, toute l’ambiance sonore en fait, perce les tympans.

    Et il en est de même pour la plupart des films de cinéma qui sortent en salle.

    « Il faut croire » que, de nos jours – et c’est bien là une tendance en croissance – le dialogue (et d’ailleurs aussi le sens même du film) perd de sa nécéssité, de son importance, de son message… Au profit de l’effet produit, bien éclatant, bien sonore…

     

     

     

  • La mutation accélérée du monde

    Dans un monde qui, depuis un an ou deux en gros, est en pleine mutation de hautes technologies et d’intelligence artificielle, de robotique, de numérique, d’automatismes, de toutes sortes de machines et d’appareillages – tels que par exemple les drones – qui mettent les gens devenus des « individus » et la société toute entière « sous contrôle », tout cela dans une nouvelle forme de totalitarisme, de dépendances et de conditionnements…

    Et dans cette mutation qui s’opère sur le mode accéléré d’ une évolution et d’ un développement aussi rapide que généralisé…

    Quelle va être désormais, dans les années qui viennent, tout au long du 21 ème siècle, la place du penseur, du poète, de l’écrivain, de l’intellectuel, de l’artiste… Dans « ce monde là » ?

    Que vaudront un Baccalauréat des lycées, un « cursus » de formation tout d’abord d’école élémentaire, puis de collège puis de lycée, ensuite de formation universitaire, de grandes écoles d’ingénieurs ?

    Et, ces gens de télévision, chroniqueurs, journalistes, meneurs de débats, présentateurs d’émissions de spectacle, de divertissements… Dans « ce monde là » qui, quels personnages en tant qu’humains (ce qu’il demeurera d’humain en eux) seront-ils ?

    Que vaudra tout ce que l’on verra – ce que l’on voit déjà d’ailleurs – sur l’écran d’un smartphone, d’une tablette, d’un ordinateur (l’on imagine même que l’écran à cristaux liquides tel que celui que l’on connaît aujourd’hui, sera remplacé par une image en 3 dimensions, holographique et comme « suspendue dans l’air ambiant au dessus ou à côté d’un « appareil » tenant dans le creux de la main, voire fixé autour du poignet ou au bout d’un doigt – pourquoi pas dans l’œil- et avec non plus un clavier mais une transmission vocale voire par la pensée)…

    Que vaudra donc ce que l’on verra ainsi d’un « contenu » produit et diffusé, d’un contenu d’image, de photo, de clip vidéo, généré par de l’intelligence artificielle en fonction de l’effet que l’on cherche à produire auprès de ses « amis » ou « followers » ?

    Quel sera le sens du contenu ? Quelle sera la finalité ou le but de ce contenu ?

    Ne sera-ce point tel un flash qui s’imprime sur la rétine quand on ferme les yeux, et disparaît, suivi d’un autre flash et ainsi de suite ?…

    Que restera – t – il de la pensée vraie en soi, de la capacité de réflexion, d’analyse, de mémorisation, de choix, de la possibilité de résister, de « faire, dire, se comporter autrement »… Dans « ce monde là » ?

    Dans les temps anciens – des civilisations qui nous ont précédé ( Égéenne, puis grecque, puis romaine) ; dans le temps des sociétés qui étaient celles des guildes marchandes des 17ème et 18 ème siècle en Europe autour des cités portuaires ; dans le temps des dominations par les rois, par les princes, par les grands bougeois et grands propriétaires terriens, des capitaines d’industrie et des familles régnantes… Dans « ces temps là » pouvait exister une résistance à la domination, certes très souvent empêchée cette résistance, mais existant tout de même…

    Or, dans la nouvelle domination qui s’opère et s’accélère, celle des hautes technologies, de l’intelligence artificielle, de la robotique, des drones, du numérique, des outils et appareils de contrôle des « individus » et de la société…

    Quelle résistance ? Quel choix ?