… Déjà « pour commencer » outre les difficultés liées à son état de santé et donc à la possibilté d’exercer une activité dans les normes et en conformité avec les exigences qu’imposent l’excercice d’une activité profesionnelle salariée…
Prenons par exemple un homme de 70 ans ayant réellement besoin d’un « complément substanciel de revenu » ou même, s’il perçoit à peine de quoi survivre c’est à dire moins de 600 euro par mois, d’un revenu équivalent à un SMIC (et à temps complet)…
Que cet homme trouve – non qualifié en quoi que soit qu’il est – un travail de manutention, de gardiennage, d’entretien, etc. … Qui l’oblige à se lever à 5h du matin…
Déjà quand il se lève il met 6 minutes pour pisser (dans ce même temps de 6 minutes un jeune de 30 ans a eu le temps de prendre sa douche et même d’avaler un café)… Donc « ça commence bien ! »…
Inutile de raconter la suite de la journée – en une vacation de 6 ou 7 heures ou en 2 fois dans la journée 3 heures le matin et autant le soir…
L’on peut aussi penser à un professeur d’éducation physique, après 60 ans -jusqu’à 65 âge probable de la retraite en 2030… Devoir courir derrière des jeunes de 15 ans sur un terrain de foot ou de rugby, entraîner, diriger ces mêmes jeunes dans des activités « de jeunes » avec toutes les exigences physiques qui s’imposent pour ce professeur d’éducation physique âgé de 60 à 65 ans…
Bien sûr on peut toujours considérer « à juste titre » l’augmentation de la longévité liée à un état de santé se déteriorant plus tard que jadis au siècle dernier… mais « cela ne modifie pas beaucoup pour autant la donne » question difficultés à exercer une activité professionnelle au-delà de 60/65 ans- et à plus forte raison à 70…
Et reste encore – une évidence- ce qu’exige le développement (jusqu’à parfois la survie) d’une entreprise en matière de capacité d’exercer une activité particulière : promptitude, réactivité, performance du salarié âgé – en diminution forcément – et insufisamment compensées la promptitude et la réactivité par la compétence et par l’expérience encore réelles…
Les six minutes pour pisser d’un homme âgé durant lesquelles un jeune de trente ans prend sa douche et boit son café, « ça en dit déjà assez long »…
Et quand je dis « six minutes pour pisser » - pour « entrer dans le détail » - c’est 4 pour rien que faire pipi en fait, et deux en plus pour « se défringuer baisser le slip et le pantalon pour pisser assis puis à la fin, se relever, se refringuer « fermer le magasin » total 6 minutes… Rire…
Et le jeune pendant ce temps là il a pris sa douche…