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Journal

  • Le déclin des forums après 2012

    7 causes majeures à ce déclin ont pour ainsi dire « historiquementr pesé » :

     

    1/ Facebook, Instagram et Tik-Tok ont absorbé la sociabilté en ligne.

    L’internet avant 2010 était décentralisé, chaque forum était une « île », une « communauté » avec son identité, ses règles et chartes, ses modérateurs…

    Après 2010 Facebook en premier lieu a offert un seul compte, un seul fil d’actualité, un seul lieu pour toutes les interactions ; de telle sorte que les gens n’ont plus éprouvé le besoin de se disperser sur plusieurs forums différents.

     

    2/ La facilité d’usage : les forums devenaient « trop techniques » (inscription conditionnée, pseudos, avatars, catégories, naviguer dans les fils thématiques, etc. )…

     

    3/ Les smartphones, mieux adaptés aux réseaux sociaux, ont largement contribué à la désaffection et au désertement des forums.

     

    4/ Sans financement, les forums ne pouvaient perdurer au-delà de quelques années, en effet des réseaux tels que Facebook, Instagram entre autres, reposent sur des milliards de dollars, sur des équipes d’ingénieurs, sur la publicité, sur les algorithmes… Les forums ne pouvant rivaliser en face des puissances technologiques et de l’argent.

     

    5/ Un changement culturel de masse manifeste et accru : la discussion longue a été supplantée par l’instantanéité, par l’immédiateté de la communication, notamment avec l’image, la vidéo.

     

    6/ La modération sur les forums s’est avérée impossible avec trop de spams (de robots), trop de conflits internes, d’obligations légales ; les bénévoles n’ayant plus la possibilité de gérer au mieux… Alors que les réseaux sociaux ont eux, des outils automatiques et des algorithmes.

     

    7/ Les communautés avec les réseaux sociaux, se sont fragmentées en devenant mouvantes, multiples, éphémères, les gens ne s’attachant plus à un « lieu » mais à un « flux »… Alors que les forums étaient des communautés stables où les membres inscrits s’y trouvaient connus, plus ou moins suivis…

     

    Il faut dire enfin, que, tant pour les réseaux sociaux que pour les forums, en vérité réalité, ce qui peut être gênant pour l’utilisateur, c’est la « virtualité » de la communication, de l’échange, du fait que celui ou celle qui poste, produit, s’exprime, apparaît non pas sous son vrai nom prénom, mais souvent sous un pseudo et sous un avatar (une image ou une icône le représentant)… Ce qui rend l’échange ou le partage illusoire, superficiel, non durable… D’autant plus en tenant compte de l’éloignement, de la distance séparant des interlocuteurs qui ne se rencontreront jamais de leur vie…

    Et sans compter aussi les robots, les faux profils de personnes, les usurpations d’identité, les spoliations de contenus « soit disant protégés » (mais captés frauduleusement)…

     

     

     

  • Totalitarismes

    Il existe de nos jours deux formes de totalitatismes :

     

    Le totalitarisme direct, c’est à dire coercitif, punitif, qui emprisonne, assassine… Tel celui des régimes politiques de la Russie, de la Chine, de l’Iran, et des pays de dictatures comme par exemple en Birmanie ou en Turquie, ou encore dans des pays notamment africains où le pouvoir en place est plus ou moins lié au pouvoir religieux et aux rites et traditions ancestrales empiriques qui fixent un ordre dans le mode de vie et dans les comportements, habitudes, manières de penser, manières de s’habiller, des gens… Et qui réprouve par exemple l’homosexualité, certaines minorités de population jugées gênantes qu’il faut exclure…

     

     

     

    Et le totalitarisme insidieux qui lui, existe aussi (et à la fois ou en même temps) dans ce qu’il a d’insidieux, dans les pays de totalitarisme direct… C’est à dire en Russie, en Chine, en Iran…

    Mais également dans les pays « dits » (prétendus) démocratiques de « liberté d’expression relative encadrée » tels par exemple – pour en citer quelques uns- la plupart des pays des deux amériques dont les USA, les pays de l’Union Européenne dont la France (en général les pays dont on dit d’eux qu’ils font partie du monde occidental)…

     

    Et ce « totalitarisme insidieux » c’est celui qui crée les conditions de mise en silence, de mise en méconnaissance – ou de « mise en zappe » - de toute personne qui critique l’ordre établi, et qui, surtout, fonde sa critique sur de l’observation, sur de la réflexion, sur de l’analyse, et que cette personne cherche à diffuser autour d’elle… Toutefois, ces conditions de mise en silence et de mise en méconnaissance – qui sont l’œuvre du pouvoir politique en place (mais pas seulement du pouvoir mais aussi des puissances médiatiques qui s’appuient sur une opinion publique de grand courant porteur) ne parviennent pas pour autant à empêcher les « éclaireurs » les plus emblématiques et connus du public, de diffuser en fonction du « rayonnement et de la portée » qui sont les leurs… (Les « éclaireurs » à vrai dire « ne sont pas légion »!)

     

    Toute la « consistance » (tout le contenu, tous les « outils ») de ce « totalitarisme insidieux » repose, se construit sur la consommation (sur le consumérisme) de la plupart des biens et des produits et des services dont on a besoin et dont on dépend (il y a le loisir, le jeu notamment) …

     

    Et ce « totalitarisme insidieux » c’est lui, autant que le totalitarisme direct, qui est en train, progressivement, de faire disparaître la démocratie et qui tend à formater ou même à faire disparaître aussi la liberté d’expression…

     

    Le totalitarisme insidieux depuis 2015 et surtout depuis après 2020 encore davantage et en croissance et en pression accrue, « gagne du terrain » partout dans le monde, et dans certains pays tels que la Russie, la Chine et l’Iran, il est associé au totalitarisme direct…

     

    Juste pour conclure une remarque :

    L’on n’ a jamais vu de nos jours, dans les pays de totalitarisme direct et de totalitarisme insidieux associé, autant de smartphones entre les mains des gens ; et l’on voit dans ces pays là, de plus en plus de gens qui accèdent à des biens de consommation et de loisirs, jeux, séries télévisées, etc. …

     

    C’est que « à partir du moment où tu fais pas de politique, où tu critiques pas l’ordre établi ni le système, tu peux faire et dire ce que tu veux » (c’est ça d’ailleurs qui fait les « Jack-pots » de tous les grands truands du monde)…

     

     

     

     

  • Internet les sites les blogs les forums les réseaux sociaux : évolution depuis 1995

    Au temps des premières versions de Windows de 1995 à 2000, et jusque vers 2004, apparaissaient pour l’essentiel sur la Toile – le World Wide Web – des sites soit d’organismes, soit de particuliers.

    Il faut dire que les particuliers avant 2004, devaient, pour créer leur site, en avoir la capacité, du fait qu’il n’existait pas encore – ou très peu- d’hébergeurs de sites proposant des formats prêts à l’emploi.

    Et lorsque les hébergeurs de site sont apparus, à partir notamment de 2005, ils ont été également hébergeurs de blogs.

     

    En fait – à l’origine même – les blogs font leur apparition à la fin des années 1990, avant de commencer à se démocratiser à partir du début des années 2000 ; les deux premiers ayant été Skyblog lancé en 2002, qui eut très vite un énorme succès ; puis Blogger en 1999.

    À partir de 2004/2005, et accentué encore en 2006, l’essor des blogs devient exponentiel, ces blogs se multipliant massivement.

     

    Outre les sites et les blogs « personnels » apparaissent en forte croissance entre 2000 et 2005, les forums généralistes, thématiques, associatifs, ou de communautés de personnes autour de centres d’intérêt, gérés par des administrateurs et des modérateurs, et ayant chacun de ces forums de quelques dizaines à plus d’un millier de membres inscrits en général sous des « pseudos » et des « avatars » (image représentative)…

    Entre 2005 et 2012, se situe la période d’apogée des forums « grand public », dont il faut souligner le rôle central dans la « culture internet » : entraide, débats, créations, fictions, jeux, loisirs, informatique etc. …

     

    Mais à partir de 2012 et ce jusqu’en 2015, l’on assiste à un recul progressif des forums ; du fait des réseaux sociaux qui captent davantage l’attention, avec les jeunes générations migrant vers Facebook, Instagram et Twitter ; de telle sorte que les forums pour bon nombre d’entre eux, deviennent inactifs…

     

    Les réseaux sociaux ont commencé d’exister à vrai dire, bien avant 2005, mais leur prise de pouvoir se réalise en plusieurs étapes.

    Le tout premier réseau social moderne est SixDegrees créé en 1997 ; suivi par « Friendster » en 2002, par MySpace en 2003 (énorme succès jusqu’en 2008) , également en 2003 Linkedin, puis Facebook en 2004, Youtube en 2005, Twitter en 2006, Instagram en 2010, Snapchat en 2011 et enfin Tik-Tok entre 2014 et 2016.

     

    Entre 2005 et 2010, durant la période d’apogée des forums, se fait une montée rapide des réseaux sociaux, Facebook devenant public en 2006, MySpace dominant jusqu’en 2008, Twitter arrivant en 2006 ; ces réseaux commençant alors à concurrencer les forums sans toutefois vraiment les remplacer.

     

    C’est entre 2010 et 2015, que s’observe l’effondrement des forums au profit des réseaux sociaux qui prennent le dessus et s’imposent, de telle sorte qu’après 2015, Facebook devient « hégémonique » et que Instagram se met à attirer les moins de 30/40 ans et surtout les jeunes ou adolescents.

    Ne parviennent à survivre après 2015, que les forums spécialisés en informatique, mécanique, animaux, santé… Ou de communautés professionnelles.

     

    À suivre dans un prochain post, les sept causes majeures du déclin des forums…

     

     

     

  • Les dimensions - d'export, d'espace de diffusion- de la liberté d'expression

    Déjà, « pour commencer » et « bien préciser les choses » : la liberté d’expression oui mais… Sauf le pire vraiment le pire à savoir par exemple la diffusion de propos de caractère raciste, homophobe, antisémite, pédophile, ou appelant, incitant à tuer ou à mener des actions d’une extrême violence, et en faire l’apologie – de ce pire vraiment pire- ou encore se livrer à des productions de dessin, d’écriture délibéremment caricaturales dans l’insulte, dans un humour aussi noir que crasseux, totalement immoral, abject et révoltant…

    La liberté d’expression donc « oui mais sauf... » , ce n’est plus la liberté d’expression… En effet la liberté d’expression ne peut qu’être totale, sans aucune restriction, sans règles fixées…

    La liberté d’expression c’est pour chacun, quel qu’il soit, la possibilité de s’exprimer, de dire, d’écrire, de dessiner ce qu’il veut ; même si cela choque, si cela révolte ( et l’on a le droit en retour, d’être choqué, d’être révolté, de réagir et de répondre à ce qui nous offense, nous scandalise, par le dit, par l’écrit, par le dessin, et cela même en usant de propos tout aussi violents)…

     

    J’ai développé cette idée selon laquelle « exprimer le pire » - ce qu’il a de plus violent, de plus révoltant, de plus insolent, de plus scandaleux, de plus inacceptable – dans un texte écrit, dans un dessin… Pouvait en quelque sorte « expurger le pire » car montré sciemment et intentionnellement agité comme un chiffon sale, cela pourrait faire qu’au fond ça ne puisse se faire (quand on connaît de sens de « expurger »)…

    Bien sûr – c’est évident- « expurger » en exprimant, en montrant ; c’est aussi « prendre le risque « que ça se fasse » par incitation ( Pourquoi pas après tout faire comme il, elle dit, le montre)…

     

    J’en viens à la dimension « originelle » (et naturelle) de la liberté d’expression, dimension qui avait été celle d’avant internet, d’avant les réseaux sociaux, à savoir celle du temps des seuls livres, journaux, revues, documents écrits, gravures, tableaux de peinture, dessins, photographies… Et propos lors de déjeûners de famille ou d’amis, lors de conversations de bistrot, de réunions publiques d’un certain nombre de personnes…

    Dans cette dimension là qui avait eu cours jadis, avant l’internet et avant les réseaux sociaux, la liberté d’expression « totale », l’espace de diffusion quelle que soit son importance, se trouvait forcément limité – à la ville, au village, au terroir, à la région, à une étendue géographique et de population qui n’était pas à l’échelle du monde tout entier ou de millions et de millions de personnes… Il fallait acheter ou se procurer le livre, le journal, la gravure, le tableau de peinture, le dessin, la photographie afin d’avoir connaissance du contenu, de l’image…

     

    Il est certain, absolument certain, qu’avec l’internet, qu’avec les réseaux sociaux, les sites, les forums, les blogs, les espaces de communication d’aujourd’hui, quasiment illimités (la seule limite étant celle liée à la dimension de la surface de notre planète) ; nous entrons bien là dans une toute autre dimension spatiale d’export, de diffusion, de tout ce que l’on raconte, écrit, montre… Que celle d’avant, des seuls livres, journaux, gravures, dessins, photographies, d’autrefois quand il n’y avait pas de smartphone, d’ordinateur, de réseaux sociaux du Net…

     

    C’est que… Un clic, un simple clic… C’est toute autre chose que de sortir son porte monnaie pour acheter un journal, un livre ; c’est tout autre chose que d’effectuer une recherche dans des documents, dans des pages écrites et imprimées, dans des séries de photographies, de gravures… Un clic, un simple clic, c’est un espace qui s’ouvre, immédiatement accessible…

    Et ce qui est exprimé ou montré par un tel, une telle, même si cela n’est vu ou lu que par moins de 10 personnes (dont on ne sait d’ailleurs qui sont précisément ces personnes, à moins que l’une ou que quelques unes d’entre elles ne réponde, ne fût-ce que d’un « like ») il n’en demeure pas moins que ce qui est exprimé ou montré peut être vu ou lu par n’importe qui dans le monde, parlant et écrivant dans une langue différente et pouvant être traduit automatiquement et instantanément…

     

    Et dans la dimension d’aujourd’hui, qui est bien plus vaste que la dimension « originelle et naturelle », alors pour le « oui mais... » l’on peut être contre (je suis contre je le dis, je l’affirme)… Mais le « oui mais... » devient concevable – à défaut d’être acceptable – et avec ses limitations à l’expression du pire, avec ses règles, ses chartes, selon des lois en vigueur…

     

    Toute la question, donc, se posant au sujet de la liberté d’expression, entre de nos jours dans une dimension différente (bien plus vaste) que celle d’avant l’internet, les ordinateurs, les smartphones et les réseaux sociaux sur lesquels se connectent en permanence partout dans le monde plusieurs milliards d’humains…

     

    La liberté d’expression devient dans cette nouvelle et actuelle dimension d’export et de diffusion – sinon « devrait être » - « une affaire de réflexion personnelle » impliquant – autant que possible- que l’on puisse se libérer de son émotion immédiate, de ce que l’on porte en soi et de sa culture et sensibilité en soi d’une part ; de ce qui nous vient d’en dehors de nous d’autre part, et nous influence, nous domine, nous conditionne…

     

    Sans doute est-ce « regrettable », mais – comme on dit - « péter les plombs », « lâcher la bonde », sur le coup d’une grande colère ou indignation, dans l’émotion, dans le ressenti du moment, lors d’une situation particulièrement sensible qui nous touche… Cela nous arrive-t-il parfois, bien que cela ne « nous ressemble pas », aussi attaché à réfléchir que l’on soit…

     

     

  • Déclaration "mésiguienne"

    Une société – ou une civilisation, ou un peuple, ou un pays ou un état – théocratique ou animiste (croyance en des « esprits », avec des représentations de divinités par des objets naturels ou fabriqués – gri-gris, amulettes- , avec des lieux sacrés ou interdits, des rites et des pratiques affectant ou mutilant le corps)…

    Une société donc, théocratique ou animiste, et patriarchale et polygame… Quand bien même cette société serait avancée technologiquement…

    Est une société INFERIEURE…

    Qui ne doit en aucun cas dominer en quelque lieu que ce soit, du monde, en s’imposant ou en s’exportant chez ses voisins proches ou éloignés…

    Une société, qui elle, au contraire, n’est ni théocratique, ni animiste, non patriarchale (mais pas pour autant matriarchale) et non polygame…

    Est, elle, une société SUPERIEURE… Quand bien même cette société serait peu développée technologiquement…

    Toutefois – à mon sens – une société non théocratique, non animiste, non patriarchale et non polygame, soit une société supérieure donc… Et qui de surcroît serait développée technologiquement…

    N’a pas pour autant, n’a pas forcément vocation à dominer ses voisins proches ou éloignés…

    Et en ce sens, celui de la non vocation à dominer, n’impliquant qu’une coexistence comme celle de l’eau et de l’huile ne pouvant se mélanger à l’intérieur d’une bouteille jamais agitée…

    La société non théocratique, non animiste, non patriarchale et non polygame ; est vraiment sans aucun doute, une société supérieure…