compteur

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Journal

  • Jeudi 1er janvier

    Si en 2026 s’exerceront avec encore plus d’exaspération et de passion, armées des mots les plus durs les plus perfides les plus acides les plus réducteurs, toutes les crispations, tout ce qui déchire, tout ce qui sépare, tout ce qui isole, tout ce qui exclue…

    En 2026 tout autant s’exerceront, montant d’un cran au dessus, armées de regards et de sourires et de mains tendues, toutes les générosités, toutes les capacités d’accueil, tout ce qui est fait de force et de bonté, tout ce qui est intelligence dans la relation humaine…

     

     

  • Chasse et Corrida

    N’étant et n’ayant jamais été chasseur – sauf avec un « tahouel » (un lance-pierres) pour « choper des rats » le long d’un ruisseau à moitié asséché quand j’avais 13 ans à Blida en Algérie en 1961, non loin de l’HLM où j’habitais avec mes parents…

    Je ne suis pas pour autant « contre la chasse » …

    Je soutiens, approuve, par exemple, les battues organisées par les chasseurs du coin contre les sangliers…

    Et si dans les Vosges où je suis à l’automne, une troupe de chasseurs poursuit un jeune animal (très jeune) traversant le terrain de 2 hectares autour de ma maison, et que ce très jeune animal – sanglier ou autre – vienne à s’approcher, terrorisé, de mon jardin derrière la maison, je n’essayerais en aucune façon de l’abriter, de le protéger afin d’en faire « un animal de compagnie »… (Un animal sauvage oui, peut devenir un animal de compagnie, mais il reste un animal sauvage) … Que c’est beau à observer, un renard, un lapin, un chevreuil, un blaireau, vu de loin, courant dans un champ ou dans un bois…

    Et le marcassin recueilli qui devient le compagnon de la famille « pourquoi pas » même si c’est pas dans son idée ?

    N’ayant de ma vie jamais assisté à une corrida, et ayant « en horreur » le spectacle de la corrida au moment de la mise à mort du taureau préalablement affaibli de six banderolles plantées dans son échine et perdant son sang…

    Je ne suis pas pour autant « contre la corrida » …

    Je dis seulement que – peut-être – on pourrait faire des corridas sans mise à mort… Quoique d’aucuns ne manqueraient pas de dire que « ça serait plus de la corrida » - j’arrive à comprendre…

    Et je demeure « admiratif » cependant, en face d’un tableau de peinture réussi, d’une scène de corrida, réalisé par un artiste de talent (l’Art à mon sens en tant qu’expression – tout comme la littérature d’ailleurs – d’une liberté absolue en dehors de toute « morale »…

    Toute « législation » en matière de chassse et de corrida, n’entre point dans l’idée que je me fais du monde, de ce qui doit être ou ne pas être…

    Soit dit en passant, de la législation, de toute législation en matière de quoi que ce soit, j’en aurais tant à dire – cent pages n’y suffiraient pas- que je ne me lancerai jamais à ce sujet ici ou ailleurs … Sinon j’en ai pour des heures et des heures…

    Législation ? Règles ? Codes, modes, « air du temps », « ce qui a cours, ce qui fait référence » ? …

    Il faudrait plutôt parler d’évolution, d’« avancée » (si ça peut être le cas) de la civilisation… La nature des choses… Comment ça se goupille au fil de tout ce qui arrive : les événements, les situations, les faits, ce que ça entraîne comme conséquence, ce que ça change dans la vie des gens, ce qui fait que ça va être meilleur ou pire, comment on peut s’arranger… Etc, etc. … Il y aurait tant à dire et à faire ou ne pas faire ou essayer « pour voir »…

    Mais.. Légiférer » ? On a vu ce que ça a donné, on voit ce qui en est aujourd’hui…

    La législation protège ( c’est indéniable)… Mais elle « castre »…

    La législation c’est surtout une affaire, une « bonne affaire » pour les puissants, pour les dominants, pour les possédants qui eux, ont le pouvoir, exercent le pouvoir…



  • Papy en Fiat Panda à Saint Tropez

    C’est un papy de 85 ans, 1137 euro de pension de retraite, il a pour son compte de la Banque Postale un découvert autorisé de 700 euro ; il habite à Wissart dans le Pas-de-Calais près de Boulogne sur Mer, il roule en Fiat Panda (voiture achetée d’occasion 120 000 km au compteur, embrayage d’origine et « un peu juste pour la courroie de transmission » et pour les pneus ils sont « limite »)…

    Il est un fan de Brigitte Bardot, jeune homme à son service militaire il avait accroché dans la piaule à la caserne un poster géant de Brigitte Bardot…

    Il vote RN

    Il veut se rendre le 7 janvier 2026 à Saint -Tropez pour les obsèques de Brigitte Bardot : il s’est renseigné pour un billet de train aller retour : c’est galère (plusieurs changements) et surtout c’est pas en rapport avec son budget (même en utilisant son découvert autorisé)…

    L’avion c’est hors de question : il faudrait se rendre à Lille au plus près ou aller jusqu’à Paris Orly pour un vol direct jusqu’à Nice, c’est galère aussi…

    Du coup il va y aller en bagnole mais ça fait largement plus de 1000 kilomètres, en empruntant des autoroutes au maximum pour le trajet aller, il l’envisage et y’en a pour plus de 100 euros de péage plus l’essence sa Fiat Panda elle fait 6 litres au 100 ; au retour il évitera les autoroutes… Il compte 16/17h en tenant compte des arrêts (il peut pas rester plus de 2 h sans pisser) pour faire le trajet aller, et au moins 20h au retour (il couchera pas en route en hôtel même un Formule 1)…

    Reste, comme il arrive la veille de l’enterrement, un hôtel à trouver autour de Saint Tropez : ça va être très galère et sans doute autour de 100 euro la nuit sans le petit déjeûner – s’il arrive à trouver vu le nombre de fans venus de toute la France assister aux obsèques de Brigitte Bardot…

    Et « cerise sur le gâteau » il a un « petit toutou » un caniche qui est malade en voiture et pas de voisin pour garder le toutou, il peut pas le laisser 3 jours enfermé dans la maison…

    De surcroît il est pas trop à l’aise pour de la conduite en bagnole sur grande distance, surtout sur les axes à grande circulation permanente et dans les traversées de villes régionales par les rocades très embouteillées et très compliquées de rond -points, de voies de présélection etc. … Çe voyage pour lui ça va être une grosse galère ! Mais ilveut, il veut absolument et résolument se rendre aux obsèques de Brigitte Bardot à Saint Tropez le 7 janvier 2026 depuis Wissart dans le Pas de Calais…

    La Fiat Panda « faut pas qu’elle lui chie une pendule » à l’aller comme au retour – quoiqu’au retour tant pis on verra – et… Le découvert autorisé « on le sucera jusqu’au trognon » ! (rire)…





  • L'individu ou la personne ?

    Un homme ou une femme de ce monde où présentement nous vivons – et il en a toujours été ainsi – Qu’il soit un chef d’état, un apprenti boulanger, un milliardaire, un SDF, un ingénieur, un chrétien, un juif, un musulman, une « dame pipi » de WC public, une mémé, une jolie jeune femme, un prof de Lettres, un cariste, un grutier, un médecin, qu’il réside dans une belle demeure ou dans une caravane ou sous un pont, qu’il soit un artiste, un écrivain, une vedette de Youtube, et qu’il ou elle ait mille followers sur Facebook ou Instagram… Ou qu’il soit un « éternel zappé »… Qu’il ne fasse rien d’extraordinaire dans sa vie ou qu’il qu’il soit l’auteur d’une grande œuvre… Quelle que soit sa condition, le langage dans lequel il s’exprime, sa « vision du monde », ses idées, ses croyances, sa notorité s’il en a une ou s’il est très peu connu…

    Est avant tout et en premier lieu… Une personne humaine, et si l’on le rencontre et si un échange s’établit avec lui, de près – ou de loin sans le voir… Peut être un interlocuteur – autant dire ni un arbre ni un mur ni un tas de cailloux devant soi…

    Et la relation qui s’établit alors avec cette personne humaine, celle là ou une autre… À partir du moment où le contact demeure normal, sans violence… Cet instant de relation – pouvant se renouveler – est toujours à mon sens « un moment d’échange privilégié comme suspendu sur la toile agitée et mouvante du monde »…

    Avant d’être dans le monde ou autour de toi ce que tu es selon de ce que tu fais et ce que tu as (ce qui t’identifie, te situe ou te classe, dans l’environnement humain qui est le tien à tel endroit ou en un autre endroit ou espace public là où des gens communiquent entre eux)… Avant tout cela, tu es d’abord un être humain, une personne… (le terme d’individu utilisé dans l’Ordre du Monde et en particulier dans l’Ordre marchand où règnnt pouvoir de l’argent et apparence, est un terme qui en aucune façon ne désigne, ne fait état d’un être humain)…

    Ce moment de relation humaine, totalement indépendant de tout repère que ce soit, de tout jugement ou appréciation que l’on peut se faire – même justifié… Dans un sens ou dans un autre… Est un moment unique, privilégié, privé, intime, personnel ; comme je dis « suspendu sur la toile agitée et mouvante du monde » et la conversation qui s’établit alors en l’occurrence, ce que l’on se dit l’un et l’autre à ce moment là, est différent de ce que l’on dit en public, en groupe, dans une réunion de personnes, de connaissances, d’amis…

    Comme je dis aussi « à défaut d’être croyant en Dieu, il y a cette croyance en ce qui se substitue à ce Dieu en lequel on ne croit pas, et qui n’est autre que l’existence même – et réelle- de l’Autre (et donc de cet interlocuteur qui est l’Autre)…

    Dieu en somme serait l’Autre en tant qu’interlocuteur avec lequel on échange, on confie, on partage, lors d’un moment unique, privilégié, de relation…

    Pour autant… Faut-il voir dans le propos dont je fais part ici au sujet du caractère privé, intime, personnel, de l’échange, du moment de relation… Et de la primauté de la personne sur l’individu, de la personne elle-même sur ce qu’est ou fait cette personne… Quelque « leçon de morale » ?

    Car il est évident que, en rapport avec des comportements que l’on dénonce, en face de ce qui est contraire à nos propres valeurs et à la vision du monde et des gens que l’on se fait soi-même ; il est évident que le propos dont je fais part ici, se trouve forcément en décalage par rapport à la réalité d’une situation en laquelle on se trouve (situation difficile, de confrontation, d’oppostion violente, de non acceptation, de rejet, de désapprobation)… En effet dans ce cas, la relation même aussi intime et privée ou priviléfgiée qu’elle soit – si elle peut l’être – se trouve dépendante de ce que l’on sait, de ce qui se dit et qui est vrai ou en partie vrai…





  • Mort de Brigitte Bardot

    La question que je me pose :

    Un retraité à mille euros par mois, fan de Brigitte Bardot toute sa vie durant, pour qui elle est un icône et qui demeure à six ou cent kilomètres (peut-être même mille) de là où ses obsèques seront célébrées…

    Est-il prêt à se rendre en voiture – ou par le train voire en avion – aller retour pour assister à ses obsèques ?

    À réserver « à l’arrache » une chambre d’hôtel pour une nuit, entre le jour de l’aller et le jour du retour, à la ville où auront lieu les obsèques « de préférence » en centre ville ou à défaut dans un Ibis Budget ou un « Première Classe » (si c’est en ville ça lui reviendra à 90 euros plus le petit déjeûner à moins qu’il ne se contente que d’un croissant et d’un café au bistrot du coin)… Et si « à l’arrache » ça marche pas vu le nombre de fans de Brigitte Bardot qui se rendront à l’enterrement (tous les hébergements à proximité ayant été pris d’assaut)…

    Envisagera-t-il de dormir dans sa voiture durant une longue nuit d’hiver risquant d’être très froide ?

    Et… À noter que pour le trajet en voiture (l’on imagine une « Fiat Panda ») pour « aller plus vite – surtout à l’aller- prendra-t-il l’autoroute Vinci 40 euro de péage ? … Avec « à la clef » la traversée de Lyon par le tunnel de Fourvières 4 voies à une « mauvaise heure de grand embouteillage » ? (rire)…