… En ce qui concerne la nouvelle loi – interdiction d’accès et d’utilisation des réseaux sociaux aux mineurs de moins de 15 ans – adoptée mardi 21 juillet 2026 par le Parlement (L’Assemblée Nationale ) et qui doit s’appliquer au 1er septembre prochain…
Si la pédophilie n’était pas dans notre pays, la France, devenue un fléau (un fléau oui on « peut dire les choses ainsi tant ces prédateurs sexuels que sont les « pédos » sont nombreux et de tous âges – et même « des femmes »)…
Cette loi adoptée serait, oui, « une atteinte à la liberté d’expression » du fait que, de nos jours (et « cela n’est pas nouveau » puisqu’il en est ainsi au 21 ème siècle) les jeunes de moins de 15 ans en général – et ce, dès avant 10 ans- sont « plus et mieux informés que ne l’étaient les générations de jeunes précédentes » et qu’en ce sens, ils sont « plus à même » d’exprimer des idées et de communiquer entre eux, d’où leur présence, leur activité, sur les réseaux sociaux…
Certes l’on peut « à juste titre » critiquer leur manière de s’exprimer, leur spontanéité dans la violence, dans le « raccourci de pensée », leur irréflexion parfois manifeste dans les propos qu’ils triennent, dans la « mise en visibilité – abusive, exhibitionniste – de leur personnage, par ce qu’ils montrent d’eux…
Il n’en demeure pas moins qu’ils restent des « êtres fragiles », influençables, du fait du contenu du vécu qui est le leur, forcément plus court en nombre d’années que le vécu d’un adulte de 30, 40, 60 ans…
Mais ce n’est pas parce que l’on est « fragile », influençable, et d’un « court vécu » ; que l’on doit pour autant être empêché ou limité dans son expression…
Pour en revenir à cette interdiction d’accès et d’utilisation des réseaux sociaux aux mineurs de moins de 15 ans… Il faut reconnaître l’existence de cette terrible et vraie réalité qui est celle du nombre de pédophiles qui sévissent sur la Toile et entrent en contact avec des jeunes selon des méthodes et des stratégies qui hélas se révèlent « porteuses » et donc, pouvant occasionner des rencontres, et à partir d’une rencontre, de la relation…
D’où la pertinence (la justification) de la Loi…
Et c’est ainsi qu’à mon sens, il faut considérer la Loi : non pas comme une atteinte à la liberté d’expression (qui en est pourtant bien une) mais comme un moyen de diminuer le risque…
Reste – et c’est bien là toute la difficulté en perspective – les dispositions qui vont être prises, les procédures, les « outils logistiques » qui vont être mis en place, pour l’application de la Loi… Car, inévitablement il y aura des « ratés », des détournements et contournements de la Loi, et donc encore des possibilités pour les prédateurs sexuels de parvenir à leurs fins, et des jeunes victimes piégées…
Ce qu’il « faudrait » c’est que se mette en place, que grandisse, que s’impose pour ainsi dire, une opinion publique soutenue médiatiquement, tacitement appuyée par les Autorités (le Gouvernements, les élus) qui soit le plus défavorable possible aux prédateurs sexuels, aux pédophiles… Et qui « changerait d’orientation » c’est à dire qu’au lieu d’ ostraciser les migrants, les « indésirables », les venus d’ailleurs, les juifs et autres « à abattre » ; au lieu de s’axer comme c’est malheureusement le cas sur le racisme, sur l’antisémitisme… Se « canaliserait » en violence, en actes, en détermination, en volonté publique exprimée, en ostracisme organisé… Contre les « pédos » (qui seraient alors très majoritairement perçus, ressentis, comme ceux qu’il faut éliminer de la société, en leur « pourrissant leur vie », en les isolant, les identifiant, les débusquant, les poursuivant d’une haine féroce ; que la Justice, en somme, « ferme les yeux » sur les actes commis à leur encontre…
Qu’est-ce que cette « philosophie » qui consiste à considérer comme des malades « ces gens là » - les pédophiles ?
… Si la loi ne concerne pas seulement les prédateurs sexuels – en l’occurrence les pédophiles susceptibles d’entrer en contact avec des jeunes de moins de 15 ans par le biais des réseaux sociaux en lesquels s’infiltrent les pédophiles…
Mais aussi vise cet abrutissement général dont les enseignants et les psychologues mesurent les effets dramatiques (et délétères)…
Il n’en demeure pas moins (c’est aussi une réalité) que, parmi tous ces jeunes de moins de 15 ans, il en est dont le milieu familial, dont l’environnement éducatif, dont la personnalité même de certains de ces jeunes (leur sensibilité, leur capacité de réflexion, la connaissance qu’ils ont acquise, du monde en lequel ils vivent), dont leur intelligence naturelle pour ainsi dire innée…
Se situe « à contre-courant » de l’abrutissement général entretenu !
Certes ces jeunes-là de moins de 15 ans, sont minoritaires ; mais déterminés et présents sur les réseaux sociaux (qu’ils n’utilisent d’ailleurs qu’occasionnellement ou sans abus)…
Faut-il les empêcher de s’exprimer, ces jeunes-là ?
Le monde dans lequel on vit s’apparente à un « tableau raté »… Mais de ce « tableau raté » il est encore possible d’extraire de la beauté… De cette beauté qui refuse de se laisser écraser sous les coups de pinceaux brutaux qui, au lieu de « dessiner le monde, le déchirent »…
Pourquoi ne s’ouvrirait-il pas des plateformes ou des réseaux sociaux qui leur seraient spécialement dédiés (avec équipe de modérateurs filtrants) à ces jeunes, afin qu’ils puissent librement s’exprimer ?
Selon la « connaissance » que j’ai acquise (incomplète et imparfaite certes) en ce qui concerne les réseaux sociaux (pour ce que l’on en dit d’une part, et pour ce que j’en pense personnellemnt d’autre part)… Il y a une très grande diversité de formes d’expression plus ou moins associée, cette immense diversité, à un foisonnement de banalités, de « choses sans réel intérêt », de « mise en scène de soi », de souci démesuré de visibilité, d’imprécations, de violences verbales, de raccourcis de pensée… Tout cela dans une pauvreté de vocabulaire et dans un sens des mots complètement dévié…
Ce qui n’empêche pas pour autant, de temps à autre, l’apparition de quelques productions « qui sortent de la norme », un peu comme dans un champ inculte et désolé à perte de vue, avec de ci de là, de « jolies petites fleurettes » disséminées…