… Les historiens – de formation, de métier, auteurs d’ouvrages, de récits… Notamment les plus connus, de tous pays qu’ils soient et de toutes époques depuis ceux de l’antiquité Grecque et Romaine – se sont pour beaucoup d’entre eux, davantage livrés à une « lecture de l’histoire – des événements, des faits- » qui fut « leur propre lecture » ou bien « la lecture qu’il convenait de faire en fonction d’une idéologie dominante, officielle, politique, enseignée dans les écoles, propagée dans les romans dits « historiques » sinon même dans les livres d’histoire destinés au « grand public »…
Peu d’entre eux, de tous ces historiens de tous temps et de tous pays, se sont attachés ou tout au moins se sont essayés au « dépassement » de leur propre lecture ou de la lecture qu’il convient de faire… Et, non seulement au « dépassement » - ce qui est déjà « remarquable et louable » - mais encore à un travail vraiment approfondi de recherche – de documents, de traces, de témoignages recueillis, de gravures, de tableaux peints… Pour autant que ces documents, que ces traces, que ces témoiganges recueillis soient l’expression d’une vérité, d’une réalité constituant une preuve certaine, irréfutable…
L’on mesure – il faut le dire – l’énorme difficulté et ce qu’il y a d’assez souvent aléatoire dans un tel travail de recherche associé si je puis dire à une sorte d’« intégrisme quasi absolu » pouvant être cet intégrisme là, qualifié d’idéologique, et « trop hors du commun » pour être retenu et validé…
Disons que l’Histoire « vraiment vraie, totalement vraie » est une « sinécure » et qu’en vérité elle n’est jamais faite (elle est au mieux « essayée et approchante au plus près possible »)…
Je cite ici en particulier deux de ces historiens qui « à mon sens » se sont attachés à un travail approfondi de recherche et ont dépassé leur propre lecture ainsi que la lecture qu’il convient de faire :
Ce sont Jean-Christian Petitfils et Sven Lindqvist, tous deux « scientifiques de l’Histoire »…
Jean-Christian Petitfils est bien connu pour ses ouvrages « Histoire de France, Louis XVI, Louis XV, Louis XIV et d’autres encore.
Sven Lindqvist est un historien, écrivain, journaliste, documentariste, essayiste Suédois, né le 28 mars 1932 et mort le 14 mai 2019.
Ce dernier étant l’auteur de « Terra Nullius » (Les Arènes, 2007), de « Maintenant tu es mort », et « Le siècle des bombes » (Le Serpent à Plumes, 2002)… Et, en 2006 de « Exterminez toutes ces brutes » aux Arènes…
Il est significatif et disons « portant à s’interroger », que cet historien, écrivain, documentariste Sven Lindqvist, soit absent des librairies en France jusqu’en 1999…
Autant je partage ce que pensent ceux et celles qui condamnent et dénoncent le « racisme anti-blanc », l’anti occidentalisme des peuples qui furent colonisés en Amérique, Afrique, Asie, Océanie ; et l’idée selon laquelle les européens du 16 ème au 20 ème siècle se sont montré dominants, supérieurs, esclavagistes, envahisseurs, etc. …
Autant également je les invite à « réviser l’Histoire dont ils se sont fait leur lecture » et à s’attacher à la découverte de ce qui s’est réellement passé…
L’on ne peut en effet, lorsque l’on lit les livres de Sven Lindqvist, que « comprendre » pourquoi les peuples et leurs pays jadis colonisés, exploités, dominés, sont aujourd’hui au 21 ème siècle avec un développement économique et technologique leur ayant permis d’accéder davantage pour certains d’entre eux à ce dont ils avaient été privés durant des siècles ; « revanchards » et si critiques à l’égard de notre « modèle de civilisation »…
Comprendre ne signifie pas pour autant approuver…
Et il ne faut pas oublier non plus que chaque époque de l’Histoire s’inscrit, existe, évolue, se fait… Dans son contexte environnemental qui est celui de la pensée, de la culture, des habitudes, des valeurs et des croyances de l’époque, de la manière dont les gens « du commun » réagissent face et confrontés aux événements, et du « fondement social, politique, économique » et donc du « courant dominant » propre à l’époque… Tout cela forcément impliquant une lecture « orientée » ou « partisane » - admise et comme « inscrite dans le marbre » de l’Histoire, transmise aux générations suivantes…
Ainsi, par exemple, en France au temps de Philippe Le Bel, avec les bûchers, la roue, les gibets… Et au temps de la Terreur avec la guillotine… Il y avait « un contexte environnemental » : pour nous, gens du 21 ème siècle en Europe, l’Europe de l’Union Européenne des droits de l’homme et de nos « valeurs » en matière de culture et d’évolution de la société, l’époque de Philippe Le Bel et l’époque de la Terreur, sont des temps d’horreur et de barbarie, et l’on condamne… Ou au contraire pour certains – qui sont des gens « comme vous et moi ni spécialement ceci ou cela dans un sens ou dans un autre - « l’on concevrait que ça revienne »…
Enfin, l’on a tendance à occulter, ou à « rhabiller différemment en fonction de notre culture et de nos croyances présentes », ce qui nous dérange s’étant produit dans le passé…
Comprendre oui, moraliser non…
La grande et universelle et intemporelle mécanique du monde et du cosmos avec les lois physiques, chimiques, qui régissent la vie et la matière, et les évolutions, les mouvements, les cycles…Existe sans l’Homme, existe dans le temps de l’Homme, et est « d’une éternité provisoire peut-être renouvelable » … Bon c’est vrai « ça fait pas dans la dentelle » - mais avec la dureté il y a la beauté (beauté concept purement humain ; beauté non plus concept mais réalité naturelle à l’échelle du cosmos)…
