… Il faut à mon sens bien distinguer d’une part « l’intelligence artificielle générative » et « l’intelligence artificielle de compilation de données de connaissance, de sciences, de savoirs dans les domaines d’art, de la littérature, de l’histoire, de la géographie, des découvertes,de toutes les technologies, d’autre part … De « tout » en somme qui a été « compilé, classifié, enregistré, capté… Telle une immense, quasi infinie « encyclopédie universelle d’un nombre incalculable de volumes de plus de mille pages chacun…
Jadis, avant internet, avant les données, avant le numérique, avant l’IA donc ; lorsque l’on entreprenait de rédiger quelque chose sur un sujet particulier, quand on avait besoin de fournir du concret ( des choses précises) afin d’appuyer, de prouver, d’étayer ce que l’on argumentait, ce dont on parlait, l’on recherchait dans des livres, dans de la documentation, dans des dictionnaires, dans des encyclopédies – et cela « prenait un certain temps »…
De nos jours les moteurs de recherche d’intenet, et à présent l’IA « non générative », du fait de ce qu’ils contiennent et se trouve accessible immédiatement, remplacent les encyclopédies de plus de mille pages et de 10, 20 volumes…
J’appelle « intelligence artificielle générative » : l’intelligence artificielle créatrice, à savoir l’intelligence artificielle qui crée, imagine, élabore, fabrique « à notre place »… Et c’est bien « cette intelligence artificielle là » qui est un danger pour l’humanité, pour les humains que nous sommes encore ne faisant pas appel à elle et tentés de le faire…
En revanche, l’IA qui « remplace les encyclopédies » celle -là est un « outil » - reste un outil- pour le créateur, pour le penseutr, pour celui ou celle qui imagine, qui a l’idée et qui va réaliser « avec l’intelligence qu’il a en lui accompagnée de son travail de recherche, de son travail d’artiste, d’artisan, de fabricant ( pour tout cela, qui ne peut être « que de lui » et de lui-seul dans sa facture, et de sa personnalité même, de son esprit ; il ne va pas « passer par l’IA)…
Espérons que les grandes maisons d’édition, que les comités de lecture de ces maisons d’édition, « auront à cœur et esprit » de s’attacher à différencier pour leurs choix de publier tel ou tel auteur, ceux et celles de ces auteurs qui écrivent avec l’aide (plus que l’aide en fait) de l’intelligence artificielle générative « créatrice » … De ceux et de celles qui ne font pas appel à l’IA générative…
C’est que… « Un style, une grammaire et un vocabulaire personnel, une « patte » - comme on dit- « ça » c’est – ça devrait pouvoir rester hors de portée de l’IA générative créatrice… Qui elle bien sûr vu ses possibilités, sa faculté d’imaginer et « concevoir, réaliser à la place » peut faire produire un roman avec une histoire, à un auteur « qui n’est plus alors un auteur » ; et « cerise sur le gâteau », que ce roman soit écrit « dans une langue parfaite » (parfaite oui mais néanmoins « restant inévitablement et conventionnellement purement académique) …
L’IA, aucune IA ne « fera du Céline » - ou un autre écrivain dans le genre de Céline »… Mais dans les « labos de la Silicon Valley » peut-être que selon l’ordre des dominants sur cette planète, « l’on pense à une IA qui pourrait faire du Céline » (ou de créer et réaliser à la place de l’humain comme si cet humain devenait un sur-homme au-delà de l’homme et de surcroît un sur-homme à nul autre pareil)…
Nous n’en sommes pas encore là, d’où le sens du combat que l’on doit mener pour demeurer des humains, de vrais humains… De « vrais Céline »…
L’IA ? « On peut « la battre à la course » ! Mais… La faire rester un outil ! ( Un outil comme du temps d’avant internet et les datacenters, avec les enclopédies Hachette, Larousse et autres en douze ou vingt volumes de plus de mille pages avec images)…