compteur

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Journal

  • Autorité et limites

    … « Il faut arrêter de se raconter des histoires. Ce qui se passe aujourd’hui dans nos lycées est aussi le résultat de décennies de renoncement à l’autorité. Les parents doivent redevenir les premiers éducateurs, les professeurs des figures d’autorité et les jeunes doivent retrouver des limites » [ Odile Téqui, directrice générale du Syndicat de la Famille ]

    … Soit !



    Mais qu’est-ce que l’autorité aujourd’hui ? Sinon celle que l’on confond avec la domination ?

    De quel côté se trouve la violence ? Sinon bien davantage du côté des dominants que celle qui s’exerce du côté des manifestants ?

    Ets-ce que le « si tu travailles bien à l’école tu auras un bon métier » ça donne effectivement un métier ?

    Et si de surcroît l’Intelligence Artificielle s’invite de force et « par consensus » à la fois dans le discours des dominants et dans ce que décident et mettent en place les dominants… Et que la gouvernance investit 4 milliards d’euro pour l’IA – mais seulement une « rallonge » de 400 millions d’euros pour les lycées…

    Et avec tous les dangers accrus des cinq dernières années, qui pèsent sur le monde, sur la société, sur l’avenir des jeunes…

    Avec cette triste et sombre perspective pour une grande majorité de jeunes (même issus de familles aisées) d’une vie qui dans 20 ou 30 ans ne sera plus la même que celle de leurs parents…



    Tout cela sur fond de déliquescence générale – de la société, des institutions, de l’état… Dépasse ce qui résulte de plusieurs décennies de renoncements…



    « Retouver des limites » ?

    Certes…

    Mais « plus tout à fait les mêmes limites que celles auxquelles on pense » ( des limites plutôt, à ce qui détruit, à ce qui dénature, à ce qui abîme, la relation humaine, à la pire de toutes les violences faites à la relation humaine – par la numérisation, le formatage, le clivage, l’uniformisation, la standardisation, la robotique, l’automatisation, le gigantisme et la mondialisation de l’économie de marché, la transformation défiguration bétonnement et aménagements mobiliers des paysages urbains et même des paysages en général depuis les rivages océaniques jusqu’aux plus hautes montagnes… Et toujours plus de milliards de poulets, de cochons, de vaches dans les élevages industriels… Et du « tout par internet » de 6 à 99 ans)…



    Les technologies du 21 ème siècle – toutes et dans tous les domaines des activités humaines- ne devraient plus être la propriété exclusive des dominants et des décideurs… Mais la propriété des populations (ou le « patrimoine de l’humanité toute entière »)… Et cela dans une réhabilitation de la relation humaine telle qu’elle avait peut-être existé du temps où des sociétés très anciennes d’avant l’Histoire vivaient en communion avec l’ordre naturel des choses ( leur environnement naturel)…





  • La buse Uhlémane

    … Il n’est pas « de bon aloi » - dans le contexte actuel qui est celui d’une prise en compte empreinte de complaisance et mêlée de peur d’ostraciser, soit l’ implantation croissante d’un islamisme que l’on qualifie de « bon enfant » (mais n’en demeurant pas moins « plus ou moins engagé » notamment au sujet de Gaza et des Palestiniens – et ce consensus gravitant autour de idéologie du « vivre ensemble » …

    Il n’est pas « de bon aloi » donc, pour un artiste, pour un écrivain, d’envisager -dans la prépararation, dans le travail d’écriture d’un roman ou d’un essai ou d’un recueil de textes – en vue de publication (fut-ce par une maison d’édition recherchant des auteurs et des œuvres atypiques – et iconoclastes tant soit peu -)… De se risquer dans son texte, à quelque vocable, terme, phrase, désignant « des musulmans » en ironisant, en critiquant, et plus encore risquer tout un texte visant des musulmans…





    Je pense par exemple à un auteur en particulier qui envisage de présenter son texte – un ouvrage d’environ 200 pages format 14/21 – au comité de lecture de l’une de ces maisons d’édition publiant des « auteurs atypiques »…

    Il ne va sans doute pas, cet auteur, choisir parmi ses nombreux textes pour réaliser un ouvrage de 200 pages, l’un ou l’autre de ses textes où l’on lit (je cite) : « Et voici que la buse Uhlémane fit entendre son cri de ralliement » - entre autres expressions, néologismes, tournures verbales « de son style »… Qui, «indirectement ou de façon détournée » on va dire, cible l’islamisme et les musulmans en général…



    Sur un blog, un site, dans un forum, ou encore même sur Facebook « c’est envisageable » (ça n’ira jamais bien loin : ou on voit pas, ou on zappe, ou au mieux ça fait applaudir 2 ou 3 de ses «amis suiveurs »…

    En revanche « dans un bouquin » là, c’est une « toute autre affaire » ! Même dans l’éventualité d’une maison d’édition qui accepterait de publier le livre (et que ce livre se trouverait en étal en maison de la presse ou librairie du coin – là où habite l’auteur) …



    C’est que « par les temps qui courent » même dans un bled de la « France profonde », où il y a une école, un collège… Et où « Marie Sophie » (qui va au cathéchisme) est amie avec Farah (qui porte l’abaya) … Imaginez un Jean Lanchois, auteur de « structures verbales d’un témoin de son temps » dont le livre figure en présentoir à la maison de la presse de « Sainte Tarte de la Midoue » où demeure Jean Lanchois…

    Dans un texte de ce livre, il est question d’une « Buse Uhlémane » dont le cri déchire un ciel chaotique de gros cumulo-nimbus ; et s’ensuivent dans le texte quelques propos iconoclastes pouvant heuter des musulmans « modérés »…

    Imaginez les parents de Marie Sophie, catholiques « de tradition » et « souscrivant » à l’idéologie du « Vivre ensemble » et « du genre couscous de l’amitié avec nos amis musulmans… Avoir acheté le livre de Jean Lanchois et lu cette phrase commençant par « la buse Uhlémane… »

    … « Je ne vous en dis pas plus »…



    En somme – et de fait – la liberté de dire n’est autre que celle de ton dire à peine audible qui se fond dans l’immensité d’un murmure… Mais lorsque du murmure surgit un cri qui dérange, alors interviennent les gardiens de l’Ordre et grimacent les visages animés des mêmes tics communs au plus grand nombre de ces visages…





  • Une migration de populations, très ancienne

    … Dans son livre « Sapiens en France » 35 000 ans d’Histoire, à la page 115 « Des changements culturels ? », Boris Valentin l’auteur de ce livre, professeur à l’université Paris-I Sorbonne, lors d’une période marquant la transition entre les Solutréens (-26 à – 23 000) et les Magdaléniens (-19 500 à -11 500)… Soit l’« intermède » dit « Badegoulien » de -23 000 à -19 500) ; écrit (je cite) – à propos de cette période des « Badegouliens » :

    « Aujourd’hui la paléogénétique met à notre disposition des outils bien plus sûrs pour traquer les mouvements de populations, même si l’on ne peut encore en apprécier l’exacte ampleur. Or la dernière grande étude sur le sujet signale, à la fin du Paléolithique récent, des flux de populations en provenance du Proche Orient, via les Balkans et l’Italie, à destination de la France et de l’Espagne.../… Cette étude suggère que ces flux pourraient remonter à la période du Badegoulien... »



    Or à cette période comprise entre -23 et -19 500, nous étions encore – depuis – 26 000 – au maximum de la glaciation dite « de Würm » et à cette époque là, le climat de l’Espagne et de la France dans ses 2/3 sud partie ouest avec des paysages de toundra, peu boisés ; pouvait être comparable au climat régnant sur la péninsule arabique, les actuels Israël Syrie Jordanie Irak et Iran, avec des paysages semblables à ceux de France et d’Espagne…

    Qu’est-ce qui aurait pu être la cause d’une telle migration… Qui d’ailleurs n’a pu que se faire dans un temps « relativement long » - d’environ plusieurs siècles voire un millénaire ?

    Reste à savoir, au Proche Orient de la Mer Rouge au Golfe Persique, à cette époque là, ce qu’il en était de cet « encore maximum glaciaire » : quels paysages dans cette aire géographique, quelles ressources pour les chasseurs-cueilleurs nomades en gibiers, en végétaux, fruits pour se nourrir (sans compter aussi les gisements pour la taille de la pierre afin de fabriquer des outils) ?

    L’on imagine mal en effet que, dans les conditions climatiques, de paysages et de ressources, de cette époque… Une telle migration vers l’Ouest Européen ait pu se faire (il faut nécéssairement une cause déterminante)…

    D’autre part, le niveau des mers et océans à cette époque, était de 120 mètres en dessous de son niveau actuel ; de telle sorte que dans la migration évoquée par Boris Valentin à la page 115 de son livre, le détroit ou passage du Bosphore entre l’extrémité de la Turquie et l’Europe, devait être traversable à pied…

    Peut-on parler vraiment de « flux migratoire » - dans le sens qui est celui d’usage de nos jours » ?

    À la fin du maximum glaciaire, certains groupes de population vivant au Proche Orient, avaient des caractéristiques génétiques semblables à ceux de l’Ouest Européen et, par vagues successives durant 2 ou 3 millénaires, ont progressé – par les Balkans- (donc pas forcément par le Bosphore) en contournant par le Nord la Mer Noire… Et les descendants de ces groupes, génétiquement proches, ont ainsi atteint l’Ouest Européen… Lors de mouvements, donc, lents et diffus…

    Dans les sociétés anciennes de chasseurs -cueilleurs, les mouvements de populations – en général de quelques dizaines de personnes- suivent les troupeaux d’animaux – bisons, rennes, chevaux, etc. …

    Et peuvent apparaître des tensions d’ordre soit démographique, soit de coexistence entre « communautés » …

    D’autre part, les rapports et liens de relation – notamment matrimoniaux- incitent les groupes à se disperser, se déplacer – parfois sur de longues distances (n’oublions pas qu’à l’époque des Gravettiens puis des Solutréens de -35 à -20 000, l’Europe de l’Atlantique à l’Oural avait ou a eu au maximum cent mille habitants)…

    Il est certain qu’à cette époque autour de -20 000, il y avait en Europe Occidentale, de vastes espaces de steppes peuplés de troupeaux de rennes et de chevaux, ce qui constituait un attrait pour des « migrants » venus par vagues et enclins à s’installer ( à ne pas « refaire le chemin inverse)…

    Pour conclure :

    Ce sont en réalité non pas « une » cause déterminante mais « plusieurs » qui ont fait migrer les populations dans le sens du Proche Orient vers l’Ouest Européen… Et cela sur un temps « relativement long » (d’au moins 1 ou 2 millénaires)…





  • 37 ème édition du Festival International de Géographie à Saint-Dié dans les Vosges

    FIG 2026.jpg

    … Sur le thème «  paysage » avec pour pays invités la Roumanie et la Bulgarie, deux états de l’Union Européenne séparés par le fleuve Danube qui, au temps des Gravettiens et des Solutréens ( des Sapiens comme nous aujourd’hui) au Paléolithique Supérieur, soit entre -35 000 et – 22000, était appelé « La Grande Rivière Mère »…

    En cette fin d’été et de début d’automne 2026, après plusieurs mois de sécheresse et de canicules à répétition de la mi mai jusque fin septembre, ce fleuve qui traverse le continent Européen en longueur depuis le massif de la Forêt Noire en Allemagne du Sud Ouest jusqu’à la mer Noire, se trouve à son plus bas niveau, ce qui devient gênant pour la navigation et a un impact sur le transport, sur l’économie Européenne et au-delà dans le monde…

     

    Une conférence en particulier, animée par le géographe Pascal Clerc, lauréat du Prix du Livre de Géographie 2026 ; « Se perdre », pose cette question de la disparition des repères urbains tels que nous les avons connus avant l’uniformisation des paysages urbains – non seulement des villes mais aussi des villages en France et en Europe et dans le monde…

    Pascal Clerc également dans cette conférence, met en évidence l’uniformisation excessive et accélérée au-delà des villes et des villages – ce qui est encore plus préoccupant- des paysages… Rejoignant ainsi l’ « éthique camusienne de la mesure » qui, en géographie, invite l’Homme (l’humain) à nouer une relation équilibrée, réfléchie et responsable – et sensorielle aussi- avec le territoire (son environnement)…

    Le rond-point Albert Camus avec son bassin, à Saint-Dié, s’inscrit, lui, dans une géographie urbaine celle là « bien pensée », et qui « tranche » avec cette uniformisation et avec ces aménagements et architectures 21 ème siècle que l’on retrouve partout en France, en Europe et dans le monde…

     

    Les paysages tels qu’ils sont par eux-mêmes et évoluent naturellement dans le temps, d’une part ; et tels que l’activité humaine les fait devenir, d’autre part… Nous racontent mieux le monde que ne le fait l’Histoire écrite par les historiens et par les auteurs des romans historiques…

    Les paysages, de tout ce dont ils sont faits – de terre, de pierre, de plaines, de montagnes, de plantes, d’arbres, d’êtres vivants et donc d’humains, d’étendues d’eau… Avec les êtres vivants qui habitent les paysages…

    Ne sont jamais, n’ont jamais été, ne seront jamais, comme l’humain – le Sapiens- « dans l’anthropocentrisme » c’est à dire dans la comparaison et dans le référencement « en rapport avec l’Homme (l’humain) » qui lui, est le seul être vivant sur la planète Terre à « tout voir, tout comparer, tout ramener à lui – entre autre à comparer intelligence par intelligence de chaque être vivant… Alors qu’il n’y a aucune, absolument aucune « hiérarchie des intelligences »… (Il n’y a que des différences, et avec les différences, la diversité)…

     

    Et, en ce qui concerne tout ce que nous avons découvert ( par la connaissance scientifique et par les travaux de recherche), nous nous fondons sur des traces (des objets en général en pierre ou en des matériaux « qui durent »), des ossements, des fresques, des peintures, des gravures… Mais ces traces, aussi nombreuses soient-elles, de matériaux – pierre, ossements – qui durent… Ne représentent qu’une « infime partie » de toutes les traces que l’on n’a pas encore trouvées (et que l’on ne trouvera sans doute jamais)…

    Et pour « arranger les choses », les traces on ne sait pas forcément les lire, alors on les interprète…

    Parce que pour les lire les traces, il faudrait retrouver tout l’« historique » détaillé, complet, tout le pourquoi et le comment de ce qui a fait la trace de ce qui a été en un temps très éloigné du nôtre…

     

    En 2027 le thème sera « consommer » et le pays invité le Canada… Et… En 2100, « on verra »…

     

     

  • Le sens premier d'un mot

    … Ainsi donc le prochain thème annoncé pour 2027 à la séance de clôture du Festival de Géographie sera « Consommer »…

     

    Je m’interroge sur ce terme « consommer » qui, « à priori » ne me semble pas en rapport avec la géographie…

    À moins de parler de « géographie de l’humain » … Auquel cas la consommation « en général » fait partie des habitudes – et des activités- des humains ; et en ce sens « procède » d’une « géographie de l’humain ( de ce qu’est l’humain – de ses comportements, de la manière dont il établit une relation avec son environnement et avec ses semblables)…

     

    « Consommer » dans son sens premier, c’est absorber des aliments (se nourrir) et donc, les acheter, se les procurer, ces aliments – de la viande, des légumes, des céréales, des fruits, tout ce que l’on trouve dans les magasins, les supermarchés, sur les étals des marchés de quartier, de village…

    « Consommer » c’est aussi consommer de l’énergie – de l’électricité, du gaz, de l’essence, de l’eau…

    « Consommer » c’est encore, « par proche extension » du « sens premier » de consommation, utiliser, avoir recours à un service (un service « marchand ») ; c’est aussi acheter ou se procurer des vêtements pour s’habiller, des appareils dont on a besoin, ou des objets de décoration ou d’usage courant; des outils, etc. …

     

    Alors oui, tout cela procède de la « géographie humaine »…

     

    … Pour en revenir au « sens des mots », il est clair que de nos jours, l’on donne aux mots un sens élargi qui les dénature et dont on leur fait prendre un autre sens parfois… Et que  parallèlement à une géographie de humain, s’établit une « géographie du langage » (laquelle « géographie du langage » induit une « géographie des comportements, des habitudes (habitudes de consommation notamment)…

     

    Et nous sommes dans un « Ordre du monde » - de dominations ( par les technologies du numérique, de l’intelligence artificielle, des logiciels et des applications sur smartphone, par la « mise en conditionnement », par l’uniformisation – et jusque dans l’incitation forcée)… Qui s’empare de cette « géographie des comportements et des habitudes » ( et à cette fin s’empare de la « géographie du langage, faisant en sorte que le langage soit délité, galvaudé, « lissé » ) - et cela dans le dessein de renforcer, de pérenniser, la domination exercée par une minorité de décideurs, de détenteurs de pouvoir et d’argent…