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Journal

  • Les uns, les autres...

    Les uns se taisent ou crient, se terrent ou s’exposent ; les autres moralisent ou professent…

    Sur la gigantesque scène du monde se joue un ballet d'extravagances, d'outrecuidances, de conciliabulles…

    Dans la salle plus immense encore que la scène et dont on ne sait en quel endroit se différencie la salle de la scène, retentissent les applaudissements, les acclamations, les rires … Ou les huées…

    Le spectacle est partout mais il a ses exclus…

    Ce qui se joue en salle ou sur la place, tambourine et ameute ; les écrans s’emplissent d’images.

    Les ordres et les désordres ont leurs défenseurs et leurs suiveurs, ou leurs réfractaires ou leurs évadés mais sont tous, ordres et désordres, dominateurs, niveleurs, exhibitionnistes, forts de leur croyance, imbus de leurs certitudes…

    Tout le monde voit venir le soleil sur l’horizon au matin, mais personne ne sait dessiner l’aurore…

     

  • Déguisement

    La culture, l’art, la justice, la morale, la religion, la déférence, la civilité, le « bien parler » et le « bien paraître »… Tout cela bien montré et dont on s’accorde, c’est un déguisement parfait pour les personnages les plus retors, les plus cruels, parfois les plus dangereux sur Terre ; souvent aussi, communément, de comportements individualistes désagréables, agressifs ou condescendants…

     

    Cependant, les frustres, les primaires, les incultes, les brutaux ; sont tout aussi dangereux notamment lorsqu’ils agissent en foules ou regroupés entre eux, et qu’ils se fondent sur ce que véhicule la rumeur publique…

     

    Par exemple il est assez courant de constater que, dans une file d’attente à la boulangerie un dimanche matin à « Sainte Tarte de la Midoue », ce monsieur âgé d’une trentaine d’années accompagné de son petit garçon de 9 ans, se montre si poli, si déférent, si souriant, dans l’attente d’être servi… Et que le même monsieur un autre jour dans sa voiture, te klaxonnera rageusement dans un rond point où tu hésites à la sortie à emprunter…

     

    Cependant encore, les purs, les intègres, du moins autant qu’ils apparaîssent aux autres purs et intègres… Et qu’ils se l’accordent, et qu’ils l’affichent… Ne sont-ils pas souvent des mystificateurs, à l’exception – probablement – de ceux de ces purs et de ces intègres dont on ne voit jamais qu’ils le sont, purs et intègres ? …

     

    En somme l’intégrité jusqu’à ce qu’elle a de plus absolu – en apparence - n’est-elle pas un déguisement encore plus parfait qu’un habillement de culture, d’art, de justice, de morale, de religion, de civilité, de déférence, de « bien paraître » ? …

     

    L’intégrité, la « vraie intégrité », c’est celle qui, dans la durée, à aucun moment, « ne patauge dans le purée », n’est jamais dans le « faux-fuyant », et toujours éclaire sans éblouir, même si parfois, elle « renverse la table, porte un regard noir, bouscule le vase sacré »…

     

     

  • En Kit dans un carton avec une notice de montage

    Lorsque tu achètes sur internet ou à Bricomarché, IKEA, etc. … Un produit – meuble, appareil, etc. … L’article est livré dans un carton et une fois chez toi le carton ouvert, tu trouves l’article en Kit d’assemblage – chaque pièce ou élément emballé dans du plastique, et avec dans une pochette également en plastique, les vis, écrous, petites clés, nécessaires pour le montage…

    Et bien sûr… Le mode d’emploi ! Ou la feuille pliée en 4 comportant 1-2-3-4 etc. les étapes à suivre…

    Sauf que… Ce mode d’emploi il n’est « généralement pas très clair » de telle sorte – disons clairement les choses- qu’au bout d’un quart d’heure, tu « batailles » encore et que tu n’y comprends rien !

     

    Tu peux avoir à côté de chez toi, un voisin avec lequel tu es de temps à autre en relation, qui lui, est un bricoleur… Ou encore un proche dans ta famille, un ami, une de tes connaissances, qui n’habite pas loin et auquel tu peux faire appel…

    Sauf que… « Ces gens là » (le voisin, le proche, l’ami…) tu ne sais jamais vraiment comment eux, ils te perçoivent , et tout en se révélant en apparence « très sympa », ils peuvent te prendre pour un « beu-beu » parce que tu ne sais pas faire… Ou, ce qui est « insidieux » - et peut-être « pas trop à ton avantage dans la relation »- c’est qu’en étant toi, le demandeur, tu te mets en position on va dire, d’infériorité… Et de dépendance à l’autre par la suite…

     

    Il n’est pour ainsi dire « jamais trop bon » de « se mettre à découvert » en révélant son manque d’habileté en tel ou tel domaine, ou son manque d’assurance ; cela incite les autres -ou du moins quelques uns de ces autres – à te déconsidérer… Et un jour ou l’autre ils se livrent à ton égard à quelques réflexions « allusives » et « moqueuses » … Ce qui, en aucune façon, ne contribue à t’assurer une « bonne opinion de toi » de leur part…

     

    C’est pourquoi, avec « copilot » outil d’intelligence artificielle, si tu comprends rien au mode d’emploi, si t’arrives pas à monter le truc… Au lieu d’appeler le voisin, tu donnes à copilot la référence exacte de l’article, et copilot t’explique point par point ce qu’il faut faire !

    Mais, si tu veux que copilot soit efficace et t’apporte son aide au mieux, dans la zone texte de la question, il te faut clairement exprimer, et suffisament détaillé, ce que tu demandes…

     

    Copilot n’a pas d’affect, ne fait pas de morale, ne porte pas de jugement, il t’évite le « petit sourire mine de rien » de l’« ami » - notez les guillemets à ami- ou du voisin, ou du proche « qui t’es cher mais que de son côté il te le rend pas autant »…

     

    Ah, ces « ceu’s zé celles » - surtout ces « ceu’s »- qui « savent tout faire ou presque , qui se démerdent comme des chefs »… Mais qui, « par ailleurs question pensée réflexion juste vue des choses » ne « sont pas des lumières » !

     

    Alors … Que la prolixité de toutes ces tartines sur la table – que t’arrêtes pas de mettre - qu’ils évacuent dans l’impatience et dans l’ennui de les voir s’entasser, continue de leur « casser les bonbons » !

    Du fin fond de l’enfer où ils te précipitent, toi qui sais pas régler une montre digitale le jour du changement d’heure mais qui n’arrête pas d’entasser des tartines sur la table ; tu continueras de les emmerder, du fin fond de cet enfer !

     

     

  • Quelle époque !

    Dans les dix dernières années du 20 ème siècle, pour être précis, du 2 octobre 1989 jusqu’au 12 janvier 1999, j’ai exercé à la Poste de Bruyères dans les Vosges, la fonction de conseiller clientèle…

    Mon patron de l’époque, en 1989, monsieur Blaise, le receveur, que je surnommais « Firmin le bougon » tant je le trouvais peu amène, déplorait mes fréquences erreurs de caisse au guichet, et sur le conseil de monsieur Glath, l’inspecteur (un Alsacien lui, en revanche, très amène) décida de m’octroyer cette fonction de conseiller financier, se basant sur le fait que j’avais suivi depuis 1984 à plusieurs reprises des formations, de temps à autre, d’une journée, soit à Epinal soit à Saint Dié…

     

    En ces années là, la Direction de la Poste on va dire « innovait » en incitant certains de ses agents – des guichetiers, des « facteurs-receveurs » de petits bureaux – à se lancer dans le conseil à la clientèle, en tant que « vendeurs » et « placeurs » de produits financiers, dont en particulier – et surtout- de l’assurance vie épargne de la CNP – Caisse Nationale de Prévoyance…

     

    Je pris donc mes fonctions le lundi 2 octobre 1989 ; il était convenu que de 6h 15 jusqu’à 8h 30 tous les matins (et 1 samedi sur 2) je participais aux travaux d’arrivée du courrier – cabine de chargement recommandés ou aux Boîtes Postales ; et que de 9h à 12h, dans un bureau « spécialement aménagé pour ma fonction » je devais recevoir les clients pour ouvrir des comptes, conseiller…

    Ce bureau était séparé de la salle du guichet par une grande porte vitrée par laquelle j’avais vue sur « mes deux petites fées » - des deux guichets – Marie José Ferey et Françoise Ancel, que « j’adorais » (et me le rendaient bien)…

    Fini les erreurs de caisse !

    Et pour l’après midi, c’était marqué sur la feuille de présence où chacun signait en arrivant, en ce qui me concernait «  activités extérieures »… Autant dire que j’étais libre…

     

    Parfois il m’arrivait, de 9h jusque vers 13h, d’accompagner dans leur tournée, des facteurs, et ainsi, de prendre contact avec des gens au moment où le facteur remettait le courrier… J’étais toujours très bien reçu et c’est ainsi que je me suis fait peu à peu dans les villages environnant Bruyères, une « popularité »…

    Certains autres matins je me rendais en vélo chez les clients – plusieurs kilomètres – muni sur le porte bagage, de ma sacoche de conseiller financier.

     

    De tout le Groupement celui dit « des Brimbelles » de Saint Dié, et celui dit « des Images » d’Epinal, j’étais le seul de tous les autres conseillers, à circuler en vélo, y compris pour me rendre, les jours de formation, à ce que je surnommais « la sphère céleste » c’est à dire la Direction Commerciale de la poste des Vosges à Epinal, où siègeaient entre autres Jean Claude Plèche mon « grand ami » (celui qui, en septembre 1976 lors de mes débuts à la Poste de Bruyères, avait été « très gentil avec moi » l’ingérable, le rebelle – mais question rapports humains lui et moi nous avions en commun les mêmes valeurs)… Et la « sémillante » Evelyne Claude Mougel, la secrétaire, dont la musique des hauts talons sur le pavé de la « sphère céleste » me « faisait littéralement craquer (rire), et qui était toujours « hyper bien sapée »… Et encore le Directeur Commercial Bernatz Lotz, auprès duquel « OVNI » que j’étais dans le lot des conseillers, j’avais « plus ou moins la cote »…

     

    Il est vrai que souvent, depuis mon bureau à Bruyères, j’envoyais à la Direction Commerciale, par la sacoche de communication, des dessins humoristiques et iconoclastes de ma facture personnelle, au début de chaque « campagne Harpon » de la Poste….

     

    Donc à chaque réunion de formation, que ce soit à Saint Dié ou à Epinal, depuis chez moi à La Chapelle devant Bruyères, je m’y rendais en vélo… Sauf s’il pleuvait ou neigeait en hiver…

     

     

    Un jour du mois de mai cela devait être en 1992 ou en 1993, où j’étais en congé, je n’avais « rien trouvé de mieux » - il faisait un temps splendide – que de me rendre en vélo à Epinal 35 km de chez moi, afin d’aller dire bonjour à toute l’équipe de la « sphère céleste » où j’arrivais vers 11h ; nous prîmes l’apéro et le « menu du jour » au restaurant du coin, proche de la Poste, rencontre « historique » comme l’étaient d’ailleurs toutes les rencontres entre nous les conseillers des 2 groupements à Saint Dié ou à Epinal…

     

    En 1994 Denis Cablan ancien Receveur de la poste de Rambervillers, devenu Directeur du Groupement « Les Brimbelles » de Saint Dié, fut remplacé par Aline la nouvelle directrice…

    Le jour de son « pot de départ » - vu la « stature que je lui trouvais en matière de relation humaine, de réflexion, de pensée, de droiture… J’ai remis à Denis Cablan à son intention « l’une de ces fameuses lettres mémorables, écrites dans ma vie, dans laquelle je louais à ma façon, ses qualités « hors normes »… Après lecture il me dit « ah celle là je vais l’encadrer » !

     

    Trente années ont passé depuis les dernières années du 20 ème siècle… Inutile de vous dire que la « banque postale » de 2026, n’a « plus rien à voir » avec ce qu’était la Poste entre 1990 et 2000… Notamment la Poste dans le département des Vosges (quoique si je la compare, la poste des Vosges, avec celle des Landes ; je crois que dans les Landes elle est plus « avancée » on va dire, dans le « nouvel Ordre du monde d’après le covid »)…

     

    Inutile aussi de vous dire que ces années 1990, « ont été les années les plus heureuses de toute ma carrière à la Poste »… À tel point que les vacances pour moi à cette époque « cela ne signifiait pas grand chose » -du moins dans le sens que l’on entend par vacances, axé sur le loisir, le « farniente », les férias, les lieux « branchés », les boutiques, etc. …

     

     

     

  • Sans lézard ni faux-fuyant est la vraie bonté

    De toutes les personnes femmes et hommes que durant ma vie depuis mon enfance j’ai connues – proches, amis, connaissances…

    Je n’en sais pas dix -peut-être tout de même « un peu plus que les cinq doigts de la main – d’une très grande, vraiment très grande bonté, de cette bonté à laquelle je crois et que je vénère de toutes mes forces…

     

     

    Cette bonté sans aucun « lézard », sans aucun « faux-fuyant » dans la relation qui s’établit, toujours constante, toujours inchangée, d’une certitude, d’une solidité absolues

    Cette bonté – il faut le dire – exploitée, piétinée, brocardée, méprisée, par ceux et celles qui en profitent, de cette bonté…

    Cette bonté, de gens prêts à rendre service « à tout bout de champ », qui ne disent jamais non quand on leur demande quelque chose qu’ils peuvent faire pour nous, dont la simplicité, la gentillesse, ne font jamais défaut…

     

    Des « bonnes personnes », vraiment de « bonnes personnes », oui, j’en ai connu , disons , « un certain nombre »…

    Mais… « un jour ou l’autre, sans comprendre ni pourquoi ni comment, avec chacune de ces « bonnes personnes » y’a eu un lézard, un faux-fuyant… (parfois ce fut même « assez sidérant »)…

    Bon c’est vrai : le lézard, le faux-fuyant, c’est dans la nature humaine ! (que chacun moi le premier « balaye devant sa porte »)…

    « Tiens c’est vrai : il y a toujours à un moment ou à un autre – moment « inopportun » - « un truc qui dérange » et qui fait qu’on s’éclipse vite fait bien fait (et pas forcément avec l’habileté qui conviendrait c’est à dire de manière à ce que ça ne se voie pas)…

     

    C’est une réalité : ces cinq ou six ou un peu plus et sûrement moins de dix, de personnes de très grande bonté que j’ai eu la chance de connaître dans ma vie… Jamais/jamais de la part de ces personnes le moindre lézard, le moindre faux-fuyant…

    Mortes, ces personnes là sont dans mon souvenir, dans ma mémoire, « des monuments » !