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  • La Shoah

    La rediffusion mardi 30 janvier 2024 sur France 2 à partir de 21h 10, de la Shoah, de Claude Lanzmann – rappelons que la première diffusion avait été faite en 1987 sur TF1 et que depuis, ce documentaire d’une durée de 9h, de Claude Lanzmann a été diffusé 7 fois – s’inscrit dans un contexte (ou un climat) actuel d’antisémitisme accru notamment depuis la réaction du Gouvernement de Benyamin Metanyaou aux attentats perpétrés par le Hamas le 7 octobre 2023…

    En effet, l’ensemble des pays arabes dont en premier lieu les palestiniens condamnent les destructions par bombardements incessants sur Gaza ; et en France, en Europe, les partis de Gauche qui soutiennent les palestiniens – du moins une partie d’entre eux et de leurs sympathisants et électeurs – refusent de qualifier de terrorisme les attaques et les assassinats perpétrés par le Hamas…

    D’autre part, en ce qui concerne l’audience, pour ce documentaire d’une durée de 9h, l’on peut se poser la question de savoir quels sont les téléspectateurs dans notre pays, qui vont regarder durant 9h ce documentaire, ce soir du 30 janvier 2024 et cette nuit jusqu’à l’heure, pour beaucoup de nos concitoyens, de se rendre au travail le matin de bonne heure…

    Sûrement pas les « jeunes générations » de moins de 40 ans ! Pour lesquelles ce qui s’est passé dans les camps de la mort entre 1942 et 1945, semble « hors du temps » et ne point en conséquence les sensibiliser outre mesure…

    Le « gros des troupes » de l’antisémitisme du 21ème siècle, se situe dans ces « jeunes générations » de moins de 40 ans…

    Et de toute manière, chacun qui le souhaite – n’envisageant pas de passer 9h à voir ce documentaire ce soir du 30 janvier – peut se le procurer en DVD (à visionner en plusieurs fois)…

    Si la rediffusion de la Shoah, dans le contexte actuel « anti juif », peut « emmerder les antisémitistes » - ou tout au moins les contrarier – alors, oui, cette rediffusion de la Shoah est la bienvenue, autrement dit l’occasion de lancer un pavé bien éclaboussant dans la mare boueuse et pestilentielle des antisémites !

     

    « Quand on est antisémite on ne peut pas être une bonne personne » … Dis-je… Affirm’je !

     

    … J’ai « imaginé »… Une « sentence » appliquée à l’encontre des personnes convaincues et poursuivies – et jugées – d’antisémitisme pour leurs propos diffusés sur les réseaux sociaux, pour leurs actes délictueux commis contre des Israélites…

    En sus d’une amende et – ou – d’une condamnation pénale (prison avec sursis ou prison ferme, de, par exemple 1 mois à un an)…

    J’ai donc « imaginé » que l’on rassemble ces personnes dans une salle, en station debout par rangs serrés, pieds et poignets liés, et à les obliger durant 9h, à regarder le documentaire de Claude Lanzman « La Shoah »…

    Dans l’impossibilité de se rendre aux WC, ces gens debout pieds et poings liés durant 9h, en seraient réduits pour certains d’entre eux, à « se faire sur eux » et à demeurer dans leur « mouillé » et dans leur « déféqué » jusqu’à la fin du documentaire…

    J’imagine aussi, la puissance de la sono, la dimension de l’écran, les paroles des témoins amplifiées, tout cela de telle sorte que les condamnés à regarder et à écouter, ne puissent à aucun instant, « s’endormir debout sur place » ou voir leur attention se défiler ne serait-ce que 2 secondes…

    Sans doute quelques uns au bout de six ou sept heures debout pieds et poings liés, de fatigue, tomberaient-ils par terre… Relevés de force par les « gardiens officiants », quitte à ce que un quart d’heure plus tard, ils retombent…

     

     

     

     

  • Un monde qui se referme...

    L’extrême droite n’en déplaise à ses électeurs et à ses sympathisants, c’est une adhésion – tacite mais parfois même avouée – à la coalition émergente de régimes autoritaires… Rejoignant ainsi le bloc des adversaires de l’occident démocratique, de plus en plus puissant, à savoir le Brésil, la Russie, l’Inde et la Chine, qui détiennent à eux quatre aujourd’hui le tiers de la richesse mondiale et la moitié de toute la population de la planète…

     

    Les partis d’extrême droite en France, en Europe et dans le monde, avec leurs adhérents, électeurs et sympathisants, qui d’année en année progressent et deviennent dans tel ou tel pays en Europe (et en France) des partis en tête de positionnement dans le paysage politique ; sont donc les « collaborateurs » de la nouvelle « mouvance d’autoritarisme dominant » qui se profile à l’échelle de toute la planète.

     

    Il est désolant de constater que les partis de Gauche de par le monde, autrefois interlocuteurs incontournables dans le paysage politique en France et en Europe, et auxquels adhéraient les classes dites populaires en majorité, n’ont eu de cesse, notamment les mouvances de contestataires et d’extrême gauche durant ces dernières années, de critiquer (jusqu’à rejeter) un occidentalisme à leurs yeux décadent (et donc ne méritant plus d’être défendu)…

     

    Si la décadence est réellement un fait, au 21ème siècle, elle n’est pas loin s’en faut, le seul fait de la civilisation occidentale, mais le fait bien avéré de l’ensemble de la civilisation humaine, et donc, le fait, aussi, de la coalition émergente de régimes autoritaires et anti démocratiques…

     

    Le monde que nous avons connu dans la seconde moitié du 20ème siècle, certes partagé entre économies et sociétés « capitalistes » et économies et sociétés « communistes », et ensanglanté par les guerres d’Indochine, d’Algérie, du Vietnam entre autres ; demeurait un « monde ouvert », où les frontières pouvaient être franchies par tout un chacun sans trop de difficultés – à l’exception de l’URSS et des pays du « bloc de l’Est »…

     

    Ce monde que nous avons connu – pour ceux et celles qui sont nés après 1945 et jusque vers 1990 – s’est refermé, rendant même le tourisme, « mondialisation pacifique », compliqué et de plus en plus limité à certains pays…

     

    La manipulation de l’information notamment par la Russie et par la Chine, par les adversaires de l’occident démocratique, mais aussi par les « collaborateurs » et par les mouvements dominants d’opinions publiques, par le numérique, par les réseaux sociaux mondialisés, contribuent à la puissance émergente des régimes autoritaires (alors même que les minorités contestataires, que les partis d’extrême gauche, prétendent résister et combattre… Mais de quel combat, de quelle résistance peut-on parler, lorsque par exemple, s’exprime de la complaisance à un Islam engagé, ou à des idées « progressistes déviationistes » qui fracturent et délitent la société) ?