compteur

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • Solitude

    Toi parmi beaucoup d’entre nous, qui, sur le « mur » où tout le monde ou presque « tague » (si ce n’est point ce mur là en particulier ç’en est un autre)… Qui voit passer un nombre indéterminé de promeneurs dont certains s’arrêtent pour regarder les « tags »…

    Mais dont les « tags » ne sont jamais – ou si rarement- accompagnés d’une marque faite en réponse, ne fût-ce qu’un « smile » (l’une de ces toutes icônes « expressionnelles ») ou d’un « like » et très exceptionnellement parfois ça arrive, d’ un « vrai petit laïus » en général d’approbation …

    Si « d’aventure » l’un des promeneurs prend la peine de tracer au vu de ce que tu exposes, quelque trait rouge ou noir bien appuyé, qui ne convient guère trop à ta vue… Alors ne vaut-il pas mieux, au lieu d’éliminer ce trait rouge ou noir, le laisser tel qu’il a été tracé, visible, accompagné ou non d’un signe ou d’une marque en réponse de ta part ?

    La solitude, la vraie solitude, c’est surtout celle qui se fait à l’intérieur de soi-même et que consciemment ou non, l’on entretient ; c’est aussi celle qui est faite de l’absence des autres, de leur indifférence, de leurs non-dits… Et cette solitude à l’intérieur de soi (un douloureux et inconfortable refuge à vrai dire), cette solitude par le ressenti de l’absence des autres, elle est brisée lorsqu’elle est dérangée, investie – même brutalement… Et il n’est pas sûr du tout qu’elle soit brisée, au contraire, lorsqu’elle est « caressée »…

     

    Je me souviens de cette phrase écrite par Jean Paul Sartre « l’enfer c’est les autres » : je pense exactement le contraire – sans pour autant dire que les autres c’est « un paradis hors pair »… (Ça serait, les autres, « une très bonne école de la vie » en fait)…

     

     

  • France idéalisée, France réelle

    La France idéalisée, des terrasses de café où l’on se trouve, buvant un verre en compagnie de gens différents de nous ; où l’on rencontre dans des trains, des personnes qui deviennent des amis… C’est aussi la France réelle d’une partie de sa population toutes générations confondues – et il faut le dire, des nouvelles et jeunes générations – qui, elle, n’est pas majoritaire mais dont on peut espérer qu’elle le puisse devenir un jour, majoritaire…

    Ce n’est pas à proprement parler, l’ignorance qui est l’un de nos défauts majeurs à beaucoup d’entre nous ; mais plutôt la méconnaissance de la réalité, des réalités, des êtres et des choses… Du fait du conditionnement qui nous fige, par ce qu’il contient d’opinions toutes faites, de ressenti et de vécu personnels, de tout ce monde en soi en lequel on se retranche, s’abrite, se protège, se réfugie, en y entretenant ses propres certitudes…

     

     

  • Le visage réel de la société française

    La soirée Télé sur LCI présentée animée par David Poujadas mercredi 5 novembre 2025 de 21h à 23h 30, un débat « la grande confrontation » ayant eu pour thèmes entre autres la justice sociale, le dynamisme économique, avec pour invités 12 Français issus de divers horizons, Philippe Arghion Prix Nobel d’économie 2025 et François Ruffin député « transfuge » de LFI… Donnait l’image d’une société française, d’une France… « Idéalisée », présentée aux téléspectateurs de l’émission comme étant une « une France du dialogue  où les gens se parlent en dépit de leurs divergences de vues et d’opinions » (c’est ce qui ressortait de la conclusion émise dans le « plus bel optimisme » par Philippe Arghion économiste et Prix Nobel)…

     

    Les 12 invités venus de différents horizons étaient des personnes « triés sur le volet à dessein » (et d’ailleurs chacun a pu observer que certains de ces 12 invités – des salariés d’entreprise en situation personnelle difficile ou en recherche d’emploi-) n’ont guère trop pris la parole, peu sollicités qu’ils furent en fait…

     

    Cette France des gens qui parviennent à se parler en dépit de leurs divergences de vues et d’opinions, de leur situation difficile dans l’un ou l’autre des secteurs d’activité où ils exercent ; cette France de « l’écoute et de la considération de l’Autre » dans un dialogue « constructif, apaisé et sans agressivité, sans position ou parti pris figé… N’est pas du tout, dans la réalité au quotidien, cette France là !

     

    La France que l’on connaît au quotidien c’est celle de l’automobiliste sur la route, dans les ronds-point, dans les aires de stationnement ; c’est celle des innombrables personnes qui font du shopping dans les galeries marchandes des grandes surfaces commerciales, c’est la clientèle tous âges et générations confondus de la restauration rapide et des mêmes habitudes de consommation alimentation habillement équipements courants ; la France de tous les « petits accrochages » dans la relation à l’autre, des comportements incivils, agressifs ; des dépôts de déchets, d’ordures au bord des routes et des rues, des poubelles qui débordent ; de la débrouille individuelle dans les environnements hostiles ; de l’irresponsabilité, de l’indifférence, de l’absence de regard, de considération, des uns vis à vis des autres ; de toute cette inimitié ambiante faite de méfiance, de rejet, de mépris de l’autre fondé sur ce qui paraît ou est supposé…

     

    C’est la France des individualismes exacerbés, du « quant-à-soi », de l’expression de soi, porté à son paroxysme, des comportements agressifs directs ou indirects (un regard, un geste en apparence anodin mais « significatif ») … Alors que, tout à fait paradoxalement, dans la file d’attente d’une boulangerie, c’est « bonjour monsieur, madame ; merci, s’il vous plaît » et 10 minutes après dans un rond point en bagnole c’est coup de klaxon rageur…

     

    C’est cette France là qui devient de moins en moins supportable, qui incline au repli, au renoncement à devoir subir un environnement hostile, qui fait que l’on se sent de plus en plus isolé, inécouté, déconsidéré, dès lors que l’on ose exprimer ce que l’on ressent (tu passes pour un tordu, un malade, un emmerdeur, un « à côté de la plaque », tu es zappé)…

     

    Et les réseaux sociaux « n’arrangent pas les choses » bien au contraire, parce qu’ils sont des congrégations, des agglomérats de gens qui « pensent pareil », se retrouvent entre eux par « profilages », par affinités décryptées via les algorithmes et l’intelligence artificielle…

     

    Parfois – cela devient rare mais c’est encore heureux – tu lis un commentaire de quelqu’un d’à peu près sincère qui prend au moins la peine de te répondre en deux phrases « qu’il n’éprouve aucune émotion positive en lisant ce que tu écris sur ta page »… (la plupart du temps pour ne pas dire à 99,9 % c’est « silence radio » permanent et quotidien durant de longues années… Sauf si t’es une sorte d’ « aspirant influençeur » soutenu par quelques centaines ou milliers de « followers », ou quelque « youtubeur » en vogue )…