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culture

  • La culture : un produit de l'Homme

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    À noter – avant toute chose – que l’Homme – avec un « h » majuscule – est l’être humain… En effet, par exemple en langue germanique l’homme est « der Mann » et l’être humain « das Mensch »… Donc en langue française, l’Homme est à la fois « homme et femme » et « homme » sans majuscule à « h », c’est l’homme…

    La culture est donc, en langue française, un produit de l’Homme…

    « ... j'écris toujours. Que faire d'autre ? C'est mon habitude et puis c'est mon métier. Longtemps j'ai pris ma plume pour une épée : à présent je connais notre impuissance. N'importe : je fais, je ferai des livres ; il en faut ; cela sert tout de même. La culture ne sauve rien ni personne, elle ne justifie pas. Mais c'est un produit de l'homme : il s'y projette, s'y reconnaît ; seul ce miroir critique lui offre son image. Du reste, ce vieux bâtiment ruineux, mon imposture, c'est aussi mon caractère : on se défait d'une névrose, on ne se guérit pas de soi. »

    Jean-Paul Sartre — Les Mots (1964)

     

    « Écrire » pour celui ou celle qui fait tout au long de sa vie, « œuvre d’écriture », ne peut essentiellement être QUE « prendre sa plume pour une épée » ( ou pour une arme )… Il y a en effet, une certaine impuissance à mener quelque combat que ce soit, pour une idée, pour une cause, par exemple dans un but humanitaire, ou encore « afin de rendre meilleurs les autres et - autant que possible, ce qui est plus difficile - soi-même »… En guerroyant par les mots contre l’inacceptable, contre ce qui détruit, contre ce qui violente, contre la vulgarité, contre l’ordre établi, contre l’opinion qui prévaut, contre des certitudes portées en soi que l’on parvient à relativiserTout cela sur fond de morale, de « pensée juste », de pertinence de la réflexion, d’ouverture sur le monde, et de bien d’autres choses mises en avant, clamées haut et fort et érigées en barricades devant le Mal…

     

    En ce sens donc, la culture ne sauve rien ni personne… Cependant le combat que l’on peut mener – que d’ailleurs beaucoup mènent et qui ne sont pas forcément des intellectuels, des artistes, des écrivains- n’est jamais, à aucun moment, inutile, vain ou « perdu d’avance »… Puisqu’il est, ce combat, l’une des composantes essentielles, intemporelles, immuables de l’« ordre du monde et de l’univers » au même titre que la dureté du monde (du monde humain, du monde des êtres vivants), dureté elle aussi immuable, intemporelle… Dureté qui ne peut qu’être « intégrée » dans l’entendement humain (dans la compréhension et dans l’appréhension du monde par l’humain)…

     

    Sans intégration consciente, réelle, profonde, de la dureté du monde et de ses « lois d’airain »… Il ne peut y avoir devant soi qu’un « miroir » qui n’a de cesse de projeter dans notre intériorité, tout ce que le réfléchissement de la lumière par le miroir, « filtre pour notre gouverne personnelle »…

     

    Le pire, c’est lorsque, dans un refus en soi, de l’intégration de la dureté du monde par la vision que l’on se fait du monde, l’on en arrive à faire courir les autres autour de soi derrière l’ « étendard » de la morale et de la « cause décrétée juste »… Ce qui est de l’imposture, imposture d’autant plus grande du fait du refus de l’intégration en soi de sa propre dureté…

    Le pire aussi, c’est lorsque, ne parvenant pas à intégrer la dureté du monde, l’on s’évertue dans un effort de « croyance messianique et propagandiste » à « cultéïser » l’ouverture aux autres, la complaisance, la bienveillance, la tolérance (pouvant aller jusqu’à l’acceptation de l’inacceptable)…

     

    « J’écris toujours » … En effet pour un écrivain, ou plus généralement pour qui « fait œuvre d’écriture » tout au long de sa vie ; que faire d’autre qu’écrire, inlassablement, jour après jour et passant parfois par des moments d’épuisement ? Sinon, autant que possible, de « relier » son écriture à de l’action, à du comportement ; à éviter en somme, l’imposture ?

     

    « On ne se guérit pas de soi »… Que guérir, en fait, de soi ? De ce qui nous nuit, de ce qui infirme ce que l’on exprime, pourtant « au plus juste » et avec autant de détermination, de volonté de bien faire ? Alors même que ce qui nous nuit et infime ce que l’on exprime, nous le portons en nous bien que refusant de l’intégrer…

     

     

  • Le 21ème siècle serait-il une "déviation" du 20ème siècle ?

    La culture, les représentations artistiques – peinture, graphisme, dessin, architecture, sculpture, bandes dessinées, mangas, musique ; la littérature - roman, essai, poésie… Ainsi que les acteurs – principaux et tous autres – de la culture, des représentations artistiques et de la littérature…

    Mais aussi – et peut-être plus encore – l’ensemble des activités humaines…

    Au 21ème siècle…

    Pourrait-il tout cela, être défini ou appréhendé ou perçu comme étant une déviation de tout ce qui a existé au 20ème siècle ?

    Question pouvant être posée différemment : le 20 ème siècle n’a-t-il pas préparé, et parfois préfiguré dans ses activités humaines, dans ses représentations artistiques, dans sa culture et dans sa littérature, ce qui allait surgir et exister au 21ème siècle ?

    Tous les acteurs de tous les mouvements culturels et artistiques du 20ème siècle ont disparu – mais pas leurs œuvres – du moins pour ceux et celles de tous ces acteurs de la vie culturelle et artistique ayant « marqué » leur époque… Le plus « significatif » dans l’histoire étant, en musique et chanson, tous les grands succès notamment des années 1960, 1970, 1980, sans cesse repris, interprétés, dans les manifestations festives populaires, les bals et les fêtes… Que l’immense diversité et prolixité de tout ce qui se produit en musique et chanson de nos jours – depuis la fin du 20ème siècle- n’arrive pas à faire disparaître de la Scène ou à reléguer en coulisse ?

    Quoi qu’il en soit… De l’évolution de la culture et des arts… De toute l’Histoire, c’est le 20ème siècle qui, de loin, a été le plus marqué par les guerres, les génocides, les holocaustes… Si l’on « compare » le 20 ème siècle à partir de 1914 jusqu’à sa fin en l’an 2000 en passant par les années 1940-1945 de la seconde guerre mondiale , au premier quart du 21ème siècle qui, disons – le tout net , ne voit plus comme en 1914/1918 et comme en 1940/1945, mourir des dizaines de millions de personnes… (la « grande inconnue » cependant, est celle du nombre de morts à venir en cas de nouveau conflit mondial)…

    Sans doute les grandes guerres et conflits, les horreurs, les génocides, les holocaustes… Et leurs conséquences humaines dans la vie des gens et de leurs activités (dont les activités artistiques et culturelles)… Ont-ils impacté le 20 ème siècle artistique et culturel , et en quelque sorte alimenté, inspiré, « empli le fond du Tableau » des acteurs, au 20ème siècle, de la vie artistique et culturelle…

    Cela dit, le 21 ème siècle n’ayant – pas encore- vu autant de dizaines de millions de morts dans des guerres et conflits, a tout de même déjà vu des changements radicaux dans les modes de vie, notamment avec l’arrivée d’internet et des technologies du numérique, de la robotique et de l’intelligence artificielle… Et en ce sens, l’on peut davantage parler d’évolution plutôt que de déviation en matière d’art et de culture…



    Cependant, au 20ème siècle, avec l’avènement de la TSF, de l’aviation, de l’automobile, de la traction électrique dans les Chemins de Fer, du transistor, de la télévision, du cinéma, de la machine à laver, du frigidaire, de l’électrophone et de l’électronique… La vie quotidienne des Français avait déjà changé par rapport à ce qu’elle était au 19ème siècle… Toutes ces innovations ont d’ailleurs eu un impact sur la vie intellectuelle, artistique, culturelle, inspirant de nombreux acteurs dans les domaines de l’art et de la littérature… Contribuant et préfigurant ainsi à ce qui allait en quelque sorte dévier au 21ème siècle… Mais dévier tout en évoluant et en se diversifiant dans une prolixité en laquelle le « commun des mortels » peine à identifier, à reconnaître ce qui « sort des sentiers battus » (et n’est donc pas une déviation de ce qui se réalisait, se produisait, au 20ème siècle mais une réelle évolution)…





  • Prôné, saucé et resaucé ...

    L’enseignement de l’Arabe dans les écoles parce que dans notre pays, la France, 10 % de la population est issue de pays où l’on parle l’arabe – en gros les pays du Maghreb, du Sahel et d’une partie du Moyen Orient… L’Arabe, donc, considéré comme l’Anglais, langue « d’usage courant »…

    La fermeture des « mosquées radicalisées » parce que, fermer un lieu de culte, c’est croire et plus précisément « faire croire » que des fanatiques du djihad ne pourront plus « prêcher » la « haine de l’infidèle » dans leurs discours… Alors que, ces mosquées fermées, ils se retrouveront dans des lieux clandestins voire en plein milieu de rues pour « prier » et appeler au djihad…

    Moraliser, modérer, réglementer, filtrer, policer les réseaux sociaux, afin de rendre la société moins violente, alors que la violence et que l’agressivité au quotidien se manifestent dans les comportements en toutes sortes de situations dites « sensibles »… Ce qui équivaut à détruire l’analyse médicale qui annonce un cancer, sinon le messager lui-même en lui interdisant de dire, de montrer…

     

    Et, par les voix des partis politiques, des syndicats, des associations, des médias, de l’opinion publique générale, tout cela demandant sans cesse des moyens accrus, donc de l’argent, toujours plus d’argent… Des plans et des projets dans les banlieues, de l’éducation, de la culture (mais en vérité une culture fondée sur de grandes fresques murales, de tags « artistiques », du rap, du « tam-tam-battement- de – cœur – de - pieuvre », de musicalarue canabistique cocaïnique, d’art et de théâtre de rue, de saltimbanqueries caricaturales pourfendeuses d’injustices et de stigmatisations messagères d’un vivre autrement ensemble, tout cela méli-mélo dans une grande convivialité ambiante censée briser les mers gelées et les solitudes)…

    Et des maisons des jeunes, des lieux de vie de création de lien social et d’expériences et de projets « novateurs »… Ce qui « désarmerait ? » les djihadistes, mettrait à terre la haine, en somme « referait le monde »…

     

    Eh bien merde, tout ça, on voit bien que ça ne marche pas comme espéré et que c’est même « contre - productif » !

    Et ce qui est déplorable, rageant… Et injuste aussi… C’est de constater que quand tu dénonces tout ce qui est prôné, saucé et resaucé par les partis de droite et de gauche, par les syndicats, par les associations, par les médias, par l’opinion publique générale suscitée orchestrée… T’es qualifié de fachiste, d’extrême droite, de réactionnaire !

    Allez – vous faire cuire un œuf – et même la douzaine – tous, tant que vous y êtes, à « refaire le monde »… Sans un seul moment de votre vie, de vous refaire vous, et même d’envisager de vous refaire ! 

     

    Cela dit, hier 21 juin solstice d’été, c’était la fête de la musique – bonjour les effets spéciaux technologiques de scène et de lumière en format hyper géant en plein air … Et salut le « Grand Message »… Alors qu’à deux kilomètres de tout ça, à Paname, un immeuble venait d’exploser et que dix millions de Français qui ne sont pas tous loin s’en faut des « venus d’ailleurs » vivent en dessous du seuil de pauvreté – en dépit des aides sociales et du minimum garanti (soit dit en passant, y’a des gens – pas forcément des « venus d’ailleurs »- parmi les dix millions de pauvres, qui n’ont aucune aide sociale, pas de minimum garanti)…

     

     

  • La commune fragilité de l'Être

    … Les personnes qui écrivent (pour autant qu’elles se livrent à un travail d’écriture et de qualité, de manière continue depuis de longues années), qui dessinent, peignent, jouent de la musique (pour autant qu’elles réalisent, comme pour l’écriture, un travail continu et de qualité) ; les artistes, les comédiens, les auteurs d’ouvrages (romans, essais, poésie) qui publient leurs œuvres et qui ont un public et des lecteurs ; les journalistes témoins de l’actualité du monde, que l’on peut écouter lors d’émissions et de débats à la télévision ; les caricaturistes, les humoristes connus du public ; et d’une manière générale les intellectuels de diverses professions dans l’enseignement, l’information, impliquant du contact et des rencontres et donc de la relation ; et encore plus généralement les personnes exerçant dans telle ou telle activité, ayant fait soit des études et eu une formation dans des écoles supérieures, soit étudié et se sont formées elles mêmes en autodidacte…

     

    Toutes ces personnes là, sont-elles « mieux armées » pour appréhender le monde tel qu’il est dans sa réalité, dans sa complexité, dans sa dureté, dans sa violence, dans ce qu’il y a de singulier, de dramatique, de drôle, de commun ou d’exceptionnel, d’heureux ou de malheureux, qui incite à réflexion, qui questionne, dans des situations particulières dont ces personnes sont les témoins ou les acteurs actifs ou passifs ? …

    Sont-elles aussi « mieux armées » pour appréhender ce qui les impacte et ce qui les atteint dans leur vie, pouvant être des problèmes de santé, des situations difficiles dans lesquelles elles se trouvent momentanément ou pour une longue durée, en face de la vieillesse et en particulier de la « grande vieillesse », en face du handicap, de la mort, du deuil, du divorce, de la trahison d’un proche ou d’un ami, de la solitude ?

     

    « Mieux armées », peut-être… Dans la mesure où l’art, la littérature, la culture, l’éducation, la connaissance, la capacité de réflexion, et cette « force en soi » qui a pu se construire par l’art et par la culture, ont fait de ces personnes ce qu’elles sont devenues et qui les ont rendues en quelque sorte « différentes » des autres, ces quels autres étant eux, « mieux armés » d’une autre manière que par l’art et que par la culture où ils n’ont pas « baigné » ni ne se sont investis…

     

    Mais « mieux armé » n’implique pas forcément une existence plus « aisée » à vivre, n’implique pas que disparaîsse cette fragilité qui est commune à tous les humains quelle que soit leur condition sociale, leur condition physique, leur condition purement humaine… Commune non seulement à l’être humain mais à tous les êtres vivants…

     

    « Être mieux armé » on va dire – vais-je dire - « ça aide un peu »… Quoique cela demande réflexion…

     

    « Mieux armé » parce que l’on écrit, dessine, joue de la musique, que l’on a « un niveau de culture », que l’on se passionne pour quelque chose, que l’on réalise quelque chose dans sa vie (surtout quand c’est utile aux autres)… Et qu’ainsi on « appréhende mieux le monde » ?

     

    Il n’en demeure pas moins, qu’atteint d’une maladie grave, d’un handicap, en contact avec d’autres personnes aussi « mal foutues » que l’on l’est soi-mêmes, de toutes conditions sociales et culturelles en milieu hospitalier ou de soins dans un centre ; parvenu à « un âge avancé » dans la dépendance aux autres ; durant sa vie confronté à des situations difficiles et dramatiques… L’on n’est pas « mieux armé »… Ou alors c’est la gravité qu’il y a dans ce que l’on ressent sans vraiment pouvoir l’exprimer) qui se « substitue » - si l’on peut dire – à « être mieux armé »…

     

    En effet personne, absolument personne au monde, en ce qui est ressenti, éprouvé, vécu « tout seul dans sa peau » dans l’adversité – sans pouvoir l’exprimer parce que les mots (et même le regard) manquent, et que le « faire » ne peut être fait – n’est « mieux armé »…