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  • Coût du transport routier, maritime et aérien

    Un camion de 36 tonnes consomme en moyenne 34 litres de gasoil par 100 km. Au prix de 2,32 euro le litre, pour un trajet de 1000 km (distance parcourue assez fréquente, notamment par exemple d’un grand port européen Rotterdam ou Hamburg jusqu’à Bayonne ou Bordeaux) le coût du trajet revient à 788,80 euros… Autant dire pour 1200 voire plus de distance à parcourir, mille euro ou plus…

    Imaginez alors ce que représente pour une société de transport routier d’une « flotte » de 30 à 50 camions dont bon nombre de 36 tonnes, le coût en carburant…

     

    Un Air Bus de 340 passagers entre Paris Charles De Gaulle et Roland Garros à Saint Denis La Réunion consomme 2500 litres de kérozène par heure. Il faut à cet Air Bus environ 9h 30 pour parcourir la distance entre Paris et Saint Denis (trajet survol sud des Alpes françaises, Adriatique côte Italienne et Sicile, méditerranée jusqu’au delta du Nil, mer rouge puis océan indien – ou encore au-delà de Marseille la méditerranée jusqu’au golfe de Bengazi Lybie, désert Lybien Soudan, Kenya, Tanzanie puis océan indien- c’est selon les compagnies aériennes mais les 2 trajets se valent à peu près en distance et en durée de vol)…

    Au prix de 0,96 le litre de kérozène, pour 1 heure de vol cela fait 2400 euro, donc pour 9h 30, 22800 euro…

    À titre indicatif, chaque jour ce sont toutes compagnies aériennes et vols confondus quelles que soient les distances (par 24h) pour à la fois les vols commerciaux (fret marchandises et produits alimentaires) et les vols de tourisme ou affaires individuelles ; entre 12000 et 14000 avions dans le ciel de la planète…

    Imaginez la quantité de kérozène pour faire voler tous ces avions… Rien qu’en 24h !

     

    À ces prix de carburants – gazoil pour le transport routier et kérozène pour le transport aérien (sans compter aussi, le transport maritime porte container) l’on imagine la conséquence sur l’augmentation des prix de tous les produits import-export alimentaire, équipements, vêtements, matériaux construction etc.… Et le prix pour tout ce qui est loisir, vacances, voyages…

     

    « Changement de donne » donc, pour l’économie mondiale de marché, pour la consommation, et par là même le mode de vie au quotidien pour une majorité de gens dans le monde…

     

    Mais bon c’est vrai : les optimistes disent « même si la guerre en Iran dure, elle durera pas des années, et le jour où ça s’arrêtera, les prix du carburant redeviendront ce qu’ils étaient avant la guerre »…

     

    Cependant, à mon sens, du fait des dégâts occasionnés par les bombardements sur les centres de production extraction pétrole et gaz, et du temps nécessaire – plusieurs années- pour les réparations… Les prix du carburant partout dans le monde, ne reviendront pas au même niveau d’avant la guerre.

    « L’âge d’or » du tourisme de masse a vécu… Désormais pourront voyager les gens disposant encore de moyens financiers suffisants et devant en conséquence dépenser un peu plus pour leurs séjours de vacances ; et, dans des pays encore protégés des guerres et des crises de société, les offres des voyagistes devenant limitées (elles le sont déjà depuis plus de 10 ans)…