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  • Le train

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    Film réalisé par Pierre – Granier – Deferre en 1973, avec Jean Louis Trintignant et Romy Schneider, présenté le vendredi 10 avril 2026 à 21h 05 sur France 5…

     

    D’après une œuvre de Georges Simenon…

     

    Deux « pointures » que sont celles du très grand réalisateur Pierre-Granier-Deferre d’une part, et Georges Simenon romancier et écrivain d’autre part…

     

    Film « emblématique » dans le contexte actuel de la guerre au Moyen Orient, des populations déplacées, des bombardements et des millions de réfugiés fuyant… Comme ce fut le cas en Belgique, aux Pays Bas, en France, en mai et juin 1940 ; comme c’est le cas partout dans le monde où des pays sont en guerre – Ukraine, Soudan, Yemen…

    L’on « mesure » en effet ce qu’il y a d’intemporel, de tragique, de conséquences dramatiques, de situations difficiles, pour les populations … Dans toutes les guerres de l’Histoire depuis l’antiquité des mondes Egéen, Grec et Romain ; de l’âge du bronze d’il y a 3000 ans jusqu’à nos jours…

     

    Dans une dimension « profondément et intimement humaine », dans un réalisme « bien rendu », « poignant » du début à la fin, ce film tiré du roman de Georges Simenon et réalisé par Pierre-Granier-Deferre, retrace le parcours de ce train entre Sedan et La Rochelle en passant par Troyes, Auxerre, Moulins, Guéret, Limoges, Angoulème… Un parcours ponctué d’arrêts de plusieurs heures du fait de bombardements, d’attaques aériennes, de pannes, de déviations imposées pour le passage de trains militaires… Tout cela dans le contexte de ce que furent entre le 10 mai et le 17 juin 1940, avant l’arrivée des troupes allemandes à la Loire, les combats contre les envahiiseurs du IIIème Reich Allemand d’Hitler…

     

     

     

  • La double dépendance

    Penser par soi-même tout en veillant à ne point s’enfermer dans sa pensée, c’est ainsi et seulement ainsi que l’on parvient à être libre…

    Qu’est-ce que la liberté dans la dépendance aux opinions, aux modes, aux courants d’idée, aux influences, à ce qui doit être cru et su qui nous est proposé, vendu…

    Et qu’est-ce encore que la liberté dans la dépendance à des convictions que l’on s’est faites en soi ?

     

    Car ces convictions en soi que l’on entretient et que l’on porte en avant autour de soi par ce que l’on exprime en le disant ou en l’écrivant, procèdent d’un « monde intérieur en soi » forcément lié en plus ou moins grande partie, à tout ce qui, depuis notre enfance, nous a été apporté, transmis, par nos parents, par tout ce qui vient du « monde autour de soi » dont l’école dans notre enfance, puis par toutes les personnes que l’on a rencontrées dans le travail, lors de nos activités, de nos déplacements… Et de nos jours depuis l’internet et les réseaux sociaux par l’échange, par la communication instantanée…

     

    Et s’ajoute également dans cet apport si diversifié, du « monde autour de soi », tout ce que l’on a acquis pour l’avoir étudié, recherché, appris, mémorisé, par soi-même, indépendemment de l’instruction reçue à l’école, au collège, au lycée, à la faculté…

     

     

    Ce sont ces convictions en soi qui nous font penser par nous-mêmes, pour autant cependant que l’on y ait été incité – ou que cela nous soit naturellement venu, ou encore que l’on s’y soit déterminé…

     

    Ainsi la dépendance est-elle double : celle qui procède du « monde hors de soi » et celle qui procède du « monde en soi »…

    Et cette double dépendance limite notre liberté… Telle est notre « condition humaine »…

     

    Les « âmes fortes » s’en sortent en partie, de cette double dépendance…

    Mais l’Education, la Culture, les Ecoles, et comme on dit en Amérique des USA le « self-made-men » ont fait des « âmes fortes » des « âmes dominantes » (l’Elite)… Bien plus que n’ont fait, l’Education, la Culture et les Ecoles… Des « âmes fortes créatrices autour d’elles d’âmes fortes »…

     

    S’émanciper de la double dépendance, n’est pas seulement une « affaire personnelle » ; c’est aussi – et surtout- une « affaire qui dépasse la dimension purement individuelle » ! l’on ne s’en sort pas tout seul, de la double dépendance…

     

    Nous sommes encore dans un monde où l’Élite se délite en dominants et en prédateurs, et où les « âmes fortes » sont des « produits de marché » que l’on achète et vend…

    Et lorsqu’elles se font résistantes et qu’elles transmettent le témoin et font d’autres âmes fortes autour d’elles… Les « âmes fortes » sont des « âmes à abattre »…