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  • Le 1er mai 1891 à Fourmies

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    Neuf morts et trente cinq blessés.

     

    L’on pourrait dire « en 2026 en France les forces de l’ordre de la police, de la gendarmerie, de l’armée, ne tirent plus à balles réelles, au fusil, sur des manifestants, même lorsque dans des manifestations des émeutiers se livrent à des actes de violence »…

    Ce 1er mai 1891 à Fourmies, des travailleurs répondaient à l’appel de l’internationale ouvrière pour obtenir la journée de 8 heures, il y avait des femmes et des enfants, des familles…

    Certes, nous ne sommes plus en 1891…

    Mais de 1891 à 2026, en regard du temps de l’Histoire Humaine – sept millions d’années – les 135 années écoulées sont comme un jour voire quelques heures, autant dire que la fusillade de Fourmies du 1er mai 1891, de l’infanterie sur les manifestants ayant fait 9 morts et 35 blessés, demeure un « événement contemporain », aussi contemporain que l’a été le massacre de plus de quarante mille manifestants à Téhéran les 8 et 9 janvier 2026 par les forces de l’ordre du régime iranien…

    Le « contexte » de l’époque – social, historique, événementiel- dans un pays, n’importe quel pays du monde donc de la France par exemple sous le règne de Louis le quatorzième, sous la Révolution dans les années 1789 à 1799… N’est jamais qu’un contexte momentané (qui d’ailleurs peut se reproduire, se renouveler – dans un environnement différent)… Et c’est un contexte momentané qui est toujours, spécifique, contextuel à l’époque…

    Le régime de Vichy du Maréchal Pétain et de Pierre Laval, avec la milice, les nazis, les résistants fusillés… Ça c’est « plus récent » que la fusillade de Fourmies de 1891… Et cela s’est passé en France… Comme cela se passe en Iran aujourd’hui… Ou en Russie ou en Birmanie ou ailleurs…

     

     

     

     

  • Normes, "vous m'en direz tant" !

    Pour tous les produits alimentaires de consommation courante vendus dans les supermarchés, les « épiceries du coin » et même dans les « bio » genre « biocoop, so-bio », que ce soient des fruits, des légumes, des céréales, du poisson, de la viande, des fromages, du lait, des yaourts, des conserves en boite ou en bocal, des condiments, de la charcuterie… Tout un tas de normes européennes, de conditionnements, de réglementations, de directives, d’informations détaillées obligatoires sur les emballages, d’indication d’origine, etc. … Sont imposées en « haut lieu » dans des commissions chargées de contrôler, de vérifier, d’interdire, de réglementer… Soit disant pour « la santé publique », au nom du principe de précaution… Mais tout cela « en adéquation » il faut dire, avec des « impératifs et des contraintes – et des libertés- de marché (et éventuellement des « arrangements » ou des tolérances)…

    De telle sorte que des « produits de terroir » frais et d’origine, de fabrication locale, artisanale, de producteurs soucieux de qualité, ne pouvant obtenir le « label de conformité » parce que « ne se conformant point aux normes en vigueur », et ne répondant pas aux intérêts des marchés (jugés « non rentables » et n’intéressant qu’une clientèle locale)… Font l’objet de la part des décideurs, de jusqu’à une interdiction pure et simple d’être présentés à la vente…

    Alors que, paradoxalement et dans la plus vaste hypocrisie, tous ces produits alimentaires de consommation de masse, étiquetés, normés, calibrés, formatés, expertisés, conditionnés… Sont tous « bourrés de pesticides, de substances cancérigènes, de colorants, d’exhausteurs de goût, de conservateurs, de produits de synthèse, souvent en forte teneur en sel (saumure) »…

    Contribuant ainsi à une déterioration généralisée de la santé publique ! Sous le fallacieux prétexte que seulement une minorité de consommateurs subissent les nuisances relatives à la consommation de ces produits ! Et qu’il n’y a pas lieu de s’inquiéter outre mesure !

    En vertu ce « grand principe de normalisation formatage conditionnement, et d’études scientifiques faites par des gens payés pour valider », rien, quasiment plus rien de nos jours, de ce que l’on mange et boit, n’est indemne de quelle transformation, de quelque malfaçon déguisée, de quelque altération…

    Et le « grand principe » - arguement « décisif »- c’est celui qui se fonde sur le fait qu’il est nécéssaire de pouvoir être en mesure de nourrir plus de huit milliards d’êtres humains et donc, de produire toujours plus le plus rapidemment possible !