… À observer l’aspect, le développement, la couleur verte (en nuance), l’avancement des feuillages de la plupart des arbres à feuilles caduques, aussi bien les précoces que les plus tardifs en développement de leur feuillage ; en date déjà du 15 avril cette année en 2026, c’est comme si l’on voyait ce développement, cet avancement, tel que l’on peut le constater, au 15 mai…
En effet, par rapport ou par comparaison à ce que l’on pouvait voir l’an passé en 2025, les feuillages des arbres ont bien un mois d’avance.
D’ordinaire je prends pour référence la venue des feuilles de platane : cet arbre, le platane, commence à prendre ses feuilles en général 10 à 15 jours avant certains autres (les un peu plus tardifs) et sont précédés d’environ une semaine par les plus précoces en venue de feuilles.
C’est exactement le 19 mars en 2026, que, tout le long, de part et d’autre de la route à 4 voies reliant Dax à Mont de Marsan, les bourgeons sur les branches des platanes se sont ouverts… Alors que l’an passé en 2025, c’était le 29 mars…
Chaque année depuis mon enfance je me souviens, pour l’avoir observé, du jour où arrivent les feuilles des platanes : ainsi en 1963 quand j’étais âgé de 15 ans, à Tartas dans les Landes je voyais s’ouvrir les bourgeons sur les branches des platanes, le 17 avril (et à Blida en Algérie en 1961 et 1962, au pied de l’Atlas Tellien et dans la plaine de la Mitidja jusqu’à Alger, c’était, pour les platanes, le 2 avril)…
Jamais encore, de toute ma vie durant, même l’an passé en 2025 ni avant depuis 2015, je n’avais observé à ce point d’avancement, les feuillages des arbres (il fallait attendre autour du 15 mai, d’ordinaire, pour voir ainsi développés et avancés les feuillages)… Et c’est vrai aussi pour la nuance de vert des feuillages (un vert nettement plus prononcé, presque comme celui du mois de juin)…
C’est dire de la rapidité et de l’accélération du changement climatique…
Et – autre sujet d’étonnement et qui me questionne, m’inquiète – on ne voit plus d’oiseaux comme on en voyait encore il y a quelques années : à part des pies, presque plus de merles, de moineaux, entre autres passereaux… Et dans les herbes, plus de ces petits coléoptères en déambulation, dans les jardins, plus de crapauds ; sur les murs, beaucoup moins de lézards en dépit d’un ensoleillement de toute une journée ; pas la moindre bestiole en vue dans les forêts quand on se promène…