… Ainsi donc le prochain thème annoncé pour 2027 à la séance de clôture du Festival de Géographie sera « Consommer »…
Je m’interroge sur ce terme « consommer » qui, « à priori » ne me semble pas en rapport avec la géographie…
À moins de parler de « géographie de l’humain » … Auquel cas la consommation « en général » fait partie des habitudes – et des activités- des humains ; et en ce sens « procède » d’une « géographie de l’humain ( de ce qu’est l’humain – de ses comportements, de la manière dont il établit une relation avec son environnement et avec ses semblables)…
« Consommer » dans son sens premier, c’est absorber des aliments (se nourrir) et donc, les acheter, se les procurer, ces aliments – de la viande, des légumes, des céréales, des fruits, tout ce que l’on trouve dans les magasins, les supermarchés, sur les étals des marchés de quartier, de village…
« Consommer » c’est aussi consommer de l’énergie – de l’électricité, du gaz, de l’essence, de l’eau…
« Consommer » c’est encore, « par proche extension » du « sens premier » de consommation, utiliser, avoir recours à un service (un service « marchand ») ; c’est aussi acheter ou se procurer des vêtements pour s’habiller, des appareils dont on a besoin, ou des objets de décoration ou d’usage courant; des outils, etc. …
Alors oui, tout cela procède de la « géographie humaine »…
… Pour en revenir au « sens des mots », il est clair que de nos jours, l’on donne aux mots un sens élargi qui les dénature et dont on leur fait prendre un autre sens parfois… Et que parallèlement à une géographie de humain, s’établit une « géographie du langage » (laquelle « géographie du langage » induit une « géographie des comportements, des habitudes (habitudes de consommation notamment)…
Et nous sommes dans un « Ordre du monde » - de dominations ( par les technologies du numérique, de l’intelligence artificielle, des logiciels et des applications sur smartphone, par la « mise en conditionnement », par l’uniformisation – et jusque dans l’incitation forcée)… Qui s’empare de cette « géographie des comportements et des habitudes » ( et à cette fin s’empare de la « géographie du langage, faisant en sorte que le langage soit délité, galvaudé, « lissé » ) - et cela dans le dessein de renforcer, de pérenniser, la domination exercée par une minorité de décideurs, de détenteurs de pouvoir et d’argent…