… Ils ne sont guère communs, ne surgissent dans nos vies le plus souvent, qu’une seule fois dans la durée d’un instant, d’une journée, au mieux un temps assez long, peut-être celui d’une saison, d’un « petit tout de génération », rarement la génération toute entière – une vingtaine d’années…
Ils font ces « visage chic » comme une piqûre d’héroïne direct dans la veine, sans autre effet difficilement soutenable que celui du souvenir qu’ils laissent telle une trace ineffaçable mais à jamais inatteignable, enfuie dans une histoire de nos jours qui s’éteindra l’on ne sait quand ni comment , lorsqu’ils se sont envolés ces visages…
Pour un homme ce sont souvent des visages de femme, pour une femme ce sont souvent des visages d’homme… quoi que…
Et à chaque fois que se produit ce « miracle » - celui de la vue de l’un des ces « visage chic » , nous vient le vœu que les yeux de ce visage se posent sur les lignes, sur les mots, que l’on écrit ; et à défaut sur ce qui se « lit » dans notre regard… Ce regard « immense livre » s’ouvrant tout entier »…
Un « visage chic » dont on reçoit le regard qui répond à notre regard… «Ça fait comme un p’tit trou dans « tout-seul-dans-sa-peau-jusqu’à la fin d’ses jours » par lequel « lumine » un ailleurs dont on n’a jamais été exclu… Alors que l’on croit toujours en avoir été retranché, de cet ailleurs…
L’envol de ces visages dans lesquels on aurait aimé se jeter, c’est l’une des choses les plus poignantes qui nous arrivent dans notre vie…
Vous me direz – Et c’est ce que je dis aussi- qu’un seul de ces visages qui, toute notre vie durant, nous accompagne, c’est sans doute ce qu’il y a de mieux et de plus heureux.
Tout le monde – loin s’en faut- n’a pas cette chance, c’est vrai…
Mais… « Être tout seul dans sa peau jusqu’à la fin de ses jours » c’est l’être une seule et unique fois dans toute l’éternité, le temps de la traversée de sa vie… Au milieu de visages qui eux, très nombreux, ne nous accompagneront jamais.
Car « il faudrait » vivre autant de vies qu’il y a de ces « visage chic » et être avec chacun d’entre eux une vie entière…