… À partir du 18 juin 2004, au Yemen, une confrontation appelée « guerre du Saada » oppose les rebelles zaïdistes menés par Hussein Badreddine al-Houthi, au gouvernement en place et au Président Ali Abdallah Saleh, à son armée, à ses forces de l’Ordre, et aux sympathisants du régime en place…
Ces zaïdistes à l’origine – en 2004 puis surtout à partir du « printemps arabe » de 2011, étaient des populations marginalisées, très défavorisées, du régime en place – de dictature pour ainsi dire…
Le facteur religieux à l’origine, et cela jusqu’en 2014 (les uns Sunnites – c’est à dire les sympathisants et pro président Ali Abdallah) et les autres Chiites – c’est à dire les rebelles zaïdistes) « entrait peu en ligne de compte »… Mais en juin 2014, des heurts éclatent, armés, près de la mosquée al-Saleh et à partir de là, l’ancien président Ali Abdallah, qui avait été renversé, a attisé la confrontation – la guerre – en soutenant un mouvement sunnite salafiste très hostile aux zaïdistes (les Houthis)…
Il y avait donc, encore plus séparées qu’avant, à partir de 2014, deux populations au Yemen, l’une composée de privilégiés et d’affiliés au régime en place – lesquels affiliés il faut le dire, pouvaient être aussi des « très pauvres » tentés de s’enrôler dans l’armée « régulière » ; et l’autre composée de populations misérables enclines, elles, à rejoindre les Houthis… De telle sorte que deux armées se sont trouvées face à face, aussi « radicales » et combattantes et se livrant à des massacres en masse… Tout cela dans le chaos, dans un contexte de famine et de misère accentuées…
Et en 2014, les forces d’opposition Houthis se sont emparé de tout le quart Ouest du Yemen
Et ces Houthis sont soutenus et armés par l’Iran des Ayatollahs et des Gardiens de la Révolution…
Sans doute oui, à l’origine, avant 2004, il y avait cette question de la marginalisation de populations très défarosisées – tous ces pauvres à la limite de la famine, et dominés, exploités, réduits en un état de quasi esclavage… Mais cette question par la suite, de la marginalisation a été déviée, reprise en compte, utilisée elle aussi, à des fins de domination ( le fameux et omni présent dans l’Histoire du « ôte-toi de là que j’y mette » par la force, par la violence) – et avec la dimension religieuse pour attiser…
« Du coup » avec d’un côté des Salafistes Sunnites, et de l’autre des Chiites soutenus par l’Iran, « ça ne pouvait qu’être explosif » et générer des massacres, des tueries de masse…
Le monde entier – Occidental convient-il de préciser- dans les années 2014- 2020 et encore aujourd’hui, s’offusque, déplore, ne cesse de dénoncer tous ces massacres de populations, cette situation dramatique du Yemen, ces famines et cette grande misère au Yemen… Mais « quand on y réfléchit » faut-il déplorer des morts Houthis ? Et des morts parmi les salafistes sunnites affiliés au pouvoir déchu qui veut se rétablir ? Où sont les « innocents » les « pauvres victimes » dans cette affaire là ?
Nous sommes, avec la « géopolitique » du monde actuel, dans le pire de tous les scénarios :
Celui d’un Bloc occidental avec Les USA et l’Europe désarticulés, et dans les marges du bloc occidental, l’Arabie Saoudite, les Emirats et le Qatar pays musulmans occidentalisés, qui « en quelque sorte » (par la mondialisation de l’économie de marché) se « rattachent » à L’Occident…
Et un autre bloc en face, anti occident, avec la Russie de Poutine, l’Iran et les Houthis… Et la Chine « arbitre » - mais un arbitre partial qui défend surtout ses intérêts et « louvoie » entre modération et agressivité
Et ce qui complique la situation, c’est Trump qui « fait un deal » avec Poutine sur le dos de l’UE !