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liberté de dire

  • La buse Uhlémane

    … Il n’est pas « de bon aloi » - dans le contexte actuel qui est celui d’une prise en compte empreinte de complaisance et mêlée de peur d’ostraciser, soit l’ implantation croissante d’un islamisme que l’on qualifie de « bon enfant » (mais n’en demeurant pas moins « plus ou moins engagé » notamment au sujet de Gaza et des Palestiniens – et ce consensus gravitant autour de idéologie du « vivre ensemble » …

    Il n’est pas « de bon aloi » donc, pour un artiste, pour un écrivain, d’envisager -dans la prépararation, dans le travail d’écriture d’un roman ou d’un essai ou d’un recueil de textes – en vue de publication (fut-ce par une maison d’édition recherchant des auteurs et des œuvres atypiques – et iconoclastes tant soit peu -)… De se risquer dans son texte, à quelque vocable, terme, phrase, désignant « des musulmans » en ironisant, en critiquant, et plus encore risquer tout un texte visant des musulmans…





    Je pense par exemple à un auteur en particulier qui envisage de présenter son texte – un ouvrage d’environ 200 pages format 14/21 – au comité de lecture de l’une de ces maisons d’édition publiant des « auteurs atypiques »…

    Il ne va sans doute pas, cet auteur, choisir parmi ses nombreux textes pour réaliser un ouvrage de 200 pages, l’un ou l’autre de ses textes où l’on lit (je cite) : « Et voici que la buse Uhlémane fit entendre son cri de ralliement » - entre autres expressions, néologismes, tournures verbales « de son style »… Qui, «indirectement ou de façon détournée » on va dire, cible l’islamisme et les musulmans en général…



    Sur un blog, un site, dans un forum, ou encore même sur Facebook « c’est envisageable » (ça n’ira jamais bien loin : ou on voit pas, ou on zappe, ou au mieux ça fait applaudir 2 ou 3 de ses «amis suiveurs »…

    En revanche « dans un bouquin » là, c’est une « toute autre affaire » ! Même dans l’éventualité d’une maison d’édition qui accepterait de publier le livre (et que ce livre se trouverait en étal en maison de la presse ou librairie du coin – là où habite l’auteur) …



    C’est que « par les temps qui courent » même dans un bled de la « France profonde », où il y a une école, un collège… Et où « Marie Sophie » (qui va au cathéchisme) est amie avec Farah (qui porte l’abaya) … Imaginez un Jean Lanchois, auteur de « structures verbales d’un témoin de son temps » dont le livre figure en présentoir à la maison de la presse de « Sainte Tarte de la Midoue » où demeure Jean Lanchois…

    Dans un texte de ce livre, il est question d’une « Buse Uhlémane » dont le cri déchire un ciel chaotique de gros cumulo-nimbus ; et s’ensuivent dans le texte quelques propos iconoclastes pouvant heuter des musulmans « modérés »…

    Imaginez les parents de Marie Sophie, catholiques « de tradition » et « souscrivant » à l’idéologie du « Vivre ensemble » et « du genre couscous de l’amitié avec nos amis musulmans… Avoir acheté le livre de Jean Lanchois et lu cette phrase commençant par « la buse Uhlémane… »

    … « Je ne vous en dis pas plus »…



    En somme – et de fait – la liberté de dire n’est autre que celle de ton dire à peine audible qui se fond dans l’immensité d’un murmure… Mais lorsque du murmure surgit un cri qui dérange, alors interviennent les gardiens de l’Ordre et grimacent les visages animés des mêmes tics communs au plus grand nombre de ces visages…