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  • Et si l'IA avait eu cent ans d'avance ?

    … Lorsqu’apparurent la vidéo, les cassettes VHS puis les DVD, ce ne fut point la fin du film de cinéma en salle…

    Lorsque les plats cuidinés tout-prêts en barquettes, ou surgelés, sont apparus dans les grandes surfaces alimentaires, ce ne fut point la fin de la cuisine traditionnelle…

     

    L’apparition de livres écrits avec l’Intelligence Artificielle – ce qui est déjà une réalité depuis plusieurs années conjointement avec l’écriture de livres par des « nègres littéraires » ; ne sonne point le glas du livre papier ou du livre numérique humainement imaginé et rédigé…

     

    Sauf que pour …

     

    « À la recherche du temps perdu » de Marcel Proust ; « Mort à Crédit » de Louis Ferdinand Céline…

    En postulant que ces deux ouvrages auraient été contemporains d’une « IA 1922 de cent ans en avance »…

    Il eût fallu assurément que cette « IA 1922 » ait été capable de « faire du Proust ou du Céline »…

     

    Et pour « C’est ça ou mourir » de Théysson Orélien ; avec l’« IA 2026 » ; il eût fallu que Théysson Orélien ait été capable de « faire un enfant dans le dos à l’IA 2026 »…

    D’où cette question qui me vient à l’esprit :

     

    Qu’est ce qui est le plus important, qui a le plus d’impact, si l’IA peut faire à la fois : de la langue de Voltaire ET de la langue d’un écrivain atypique à nulle autre pareille :

     

    L’auteur de l’ouvrage, sa personnalité, son rayonnement, qu’il soit encensé sur les réseaux sociaux, suivi sur Youtube, présent dans les grands salons du Livre… ?

     

    Ou …

     

    Le contenu même du livre, avec ce qu’il veut dire, le message qu’il porte ; et qui, tout en étant « de cet auteur là » écrit comme l’auteur l’a écrit avec l’aide oui ou non de l’IA, n’est pas pour autant « propriétaire » de ce qui le dépasse, de ce qui le transcende – mais est « du patrimoine de l’humanité toute entière » ?

     

    Je « penche » pour :

     

    « Faire un enfant dans le dos à l’IA avec une œuvre qui entre dans le patrimoine d’une humanité-propriétaire » … Laquelle humanité-propriétaire est faite d’auteurs qui font un enfant dans le dos à l’IA, mais aussi d’auteurs qui sont des gens du commun faisant quelque chose dans leur vie d’utile et si possible d’heureux pour les autres…