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maison en feu

  • Petit conte "très brûlant"

    … C’est un couple de retraités – la soixantaine confortable – Oscar et Noémie, qui vivent tout l’hiver depuis novembre jusqu’à avril, au sud du Portugal où ils sont propriétaires d’une résidence secondaire – en fait, une demeure « plutôt modeste » située dans un village à 60 km de Lisbonne ( Lisbôa)…

    Oscar et Noémie ont pour résidence principale (suivi médical oblige pour les rendez-vous cardiologue et autres – et examens scanner IRM etc. …) une maison « ancienne » - construite en 1955- située à proximité de Montpellier, dans une bourgade de 3000 habitants avec « tout sur place » pour les courses à moins de 500 mètres de leur maison.

    Ils séjournent donc dans leur maison résidence principale, de début avril jusque début novembre…

    Un jour de début mars, alors que le séjour au Portugal « tire sur sa fin », Oscar reçoit sur son smartphone, un SMS de son voisin dont la maison se trouve proche de la sienne dans la bourgade de l’Hérault, à Sussargues.

    Il lit le message : « On vient de squatter ta maison, une famille de gitans ou de je ne sais d’où qu’ils viennent, s’est introduite par effraction dans ta maison (ils ont cassé la porte d’entrée) et cela fait une semaine qu’ils se sont installés là, dans ta maison ; j’ai prévenu les flics, ils m’ont dit qu’ils pouvaient rien faire et que c’est à toi de régler le problème ! Apparemment c’est un homme et une femme âgés d’environ 40 ans avec trois jeunes enfants, ils ont mis leur bagnole – une longue berline du genre voiture de proxénète- dans le chemin derrière la maison »…

    « Du coup », Oscar et Noémie quittent « plus tôt que prévu » leur maison du Portugal et « remontent » en France vite fait d’une seule traite…

    Durant le trajet, Oscar « médite »…

    Arrivé à Sussargues – la bourgade de leur résidence principale – Oscar et Noémie se rendent d’abord au Carrefour Markett du coin, où ils achètent un jerrican en plastique de 10 litres, puis à la station d’essence attenante au Carrefour Markett, Oscar remplit le bidon…

    Il est 9h du matin, Oscar se dit « ils doivent être réveillés, donc ça serait mieux qu’ils soient pris dans leur sommeil quand ils sont tous au lit. On va se pointer demain à 5h du matin, aujourd’hui on va réserver pour la prochaine nuit à l’Ibis-Budget du coin, et on passera la journée à traîner dans la galerie marchande du Leclerc Géant de Montpellier »…

    Le lendemain matin donc vers 5h, Oscar s’introduit sans faire le moindre bruit, dans sa maison, par la porte d’entrée qui, fracturée, ne ferme plus… Et vide le bidon sur les marches de l’escalier en bois menant à l’étage séparé du rez-de-chaussée par un plancher sur poutres de bois de pin (en 1955 on ne mettait pas dans les maisons en construction, d’ourdis en béton)…

    Oscar jette une allumette enflammée sur la première marche en se retirant le plus vite possible… En moins d’une minute tout l’escalier est en feu, puis le plancher de l’étage où sont situées les chambres, le salon…

    Oscar et Noémie venaient de garer leur voiture au bord de la route devant la maison, afin de repartir le plus vite possible… Et à cette heure là, tout dormait dans le quartier, les lampadaires étaient encore tous éteints (éclairage public) – personne aux alentours ne les a vus arriver et repartir…

    Le temps que les pompiers, avertis d’un incendie en cours, arrivent ; de toute la maison il ne restait que les quatre murs principaux, tout l’intérieur et toute la toiture détruits par le feu… Les pompiers retirèrent des décombres cinq corps calcinés…

     

    L’assureur ( la Matmut) d’Oscar et de Noémie, cinq mois plus tard, accrédita la version fournie par Oscar, de l’incendie « accidentelle » de leur maison : les occupants -une famille de squatteurs- « auraient oublié de fermer une bouteille de gaz à la cuisine – avec un réchaud resté ouvert , et dans la nuit, l’un d’eux aurait allumé son briquet pour fumer une cigarette, ce qui aurait provoqué une explosion et départ rapide de feu »… (Ce fut aussi, d’ailleurs, la « version » que « sembla confirmer » l’enquête d’expertise)…

     

    … Ah les trois pauvres petits choux : direct au paradu de papa boun’diou !