compteur

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

vieillesse

  • Réalité de la vie : constat

    De par la vue, de par ce que perçoivent, ressentent, les personnes nées dans les années 1946 à 1951…

     

    Il y a, de celles et ceux-là, qui furent les enfants d’un couple très jeune – la maman 17 ans, le papa 19 ans – à l’époque entre 1946 et 1951 ; les aujourd’hui en 2026 âgés de 75 à 80 ans dont les parents encore vivants ont, la maman entre 92 et 97 ans, le papa entre 94 et 99 ans…

    De vieux, très vieux parents donc, assez probablement placés en EHPAD…

     

    Il y a, de ces mêmes personnes nées entre 1946 et 1951, celles et ceux que l’on pourrait qualifier de « grands frères ou grandes sœurs » (qui sont en fait les frères, sœurs, cousins, cousines), qu’une demi génération sépare de ces personnes, et qui eux, ces « grands frères/grandes sœurs », ont aujourd’hui entre 85 et 90 ans c’est à dire de 7 à 11 ans plus âgés si l’on « compare » aux 75/80 des personnes nées entre 1946 et 1951…

     

    Ces « grands frères et grandes sœurs là »… Ils commencent à entrer dans ce que l’on appelle « la grande vieillesse » (celle où l’on devient hésitant à conduire une voiture, où l’on n’entreprend plus de grands et ou longs déplacements, où l’on ne conçoit plus de « grands projets d’avenir » -tels par exemple immobilier, voyage autour du monde, séjour dans un pays étranger)…

     

    D’ailleurs – soit dit en passant – à 75, 78, 80 ans déjà, qu’en est-il de ces « grands projets d’avenir » - immobilier, voyage en Terre de Feu ou Nouvelle Zélande ou Alaska, séjour dans un pays étranger ?

     

    De très vieux parents encore vivants, en EHPAD, dont, à 75/80 ans il faut s’occuper, veiller à leur bien être, se soucier de leurs problèmes de santé, c’est bien là un investissement et une préoccupation quotidienne, qui de fait, exclut que l’on envisage au cours de l’été prochain, par exemple, d’effectuer un séjour d’agrément nécéssitant un billet d’avion aller retour dix mille kilomètres et un hébergement de trois semaines à cent euro la nuit… Sachant que le vieux papa, que la vieille maman à tout moment peut mourir – et alors bonjour les emmerdes pour un retour d’extrême urgence…

     

    Quant à ces « grands frères/grandes sœurs – et cousins cousines » d’une demi génération de plus…

    Avec eux, ce sont, à partir du moment où ils, elles commencent à entrer dans la grande vieillesse, de plus en plus à mesure que passent les saisons ; les souvenirs de ce qui a été avec eux, qui « pallient » - si l’on peut dire - à ce qui s’avère difficile à réaliser désormais et qui « pour dire les choses nettement » va se révéler impossible (l’on pense entre autre aux grandes et mémorables et « historiques » ou « emblématiques » réunions familiales)…

     

    Enfin… « Une remarque par rapport à tout ça » :

    À 75, 78, 80 ans ; l’EHPAD, la très grande viellesse, les lourds handicaps, le déambulateur, etc. … Quand on est « relativement en assez bonne encore condition physique »… C’est généralement (et logiquement) vu, perçu, comme « l’enfer »… Et « ça fait peur », on n’arrive pas à intégrer ça (cette réalité) dans son esprit…

     

     

  • Être vieux en 2024

    Être vieux dans les années vingt du 21ème siècle, est-ce « plus frustrant » que d’avoir été vieux à la fin du 19ème siècle ?… Quand on vit entouré de jeunes générations de quadragénères, de trentenaires, d’adolescents et de gens âgés d’une vingtaine d’années ?

     

    « Plus frustrant », oui, peut-être, surtout si l’on est vieux et relativement à l’aise avec les nouvelles technologies internet numérique réseaux sociaux et innovations changeant la vie et la relation à l’autre ? … Parce que, si c’est le cas, l’on peut regretter, âgé de plus de 70 ans, de ne pas pouvoir en profiter le plus longtemps possible, de ce que permettent ces nouvelles technologies performantes…

     

    En revanche, être vieux en 2024, et étranger aux nouvelles technologies, sans ordinateur, sans smartphone, sans internet ; et ne vivant qu’avec autour de soi des personnes « illectroniques », utilisant un téléphone fixe, écrivant des lettres à la main… Et ne ressentant nul besoin de s’internetiser, de se « résalsocier »… Être vieux donc, avec d’autres vieux tous les uns les autres aussi étrangers aux nouvelles technologies, dans un « monde et dans un environnement de vieux » sans relation avec les jeunes générations parce que sans famille proche, sans connaissances, sans voisins, sans amis plus jeunes et vivant retiré au quotidien… Ce n’est à priori « pas frustrant »… Mais… « C’est désolant » (ce qui est peut-être pire)…

    S’en rendent-ils compte, d’ailleurs, ceux et celles, de plus de 70 ans, qui vivent ainsi à l’écart du monde des jeunes générations, sans ordinateur, sans smartphone, sans internet et écrivant encore au stylo plume ou à bille… Et, « qui passent trois heures au téléphone à discuter patates salades le monde qui va mal la politicaille des banalités de la vie quotidinne » avec – si ça se trouve- un voisin, une voisine demeurant à peine à 200 mètres ?

     

    Mais, tout aussi performant et « à l’aise » que l’on soit, à 70, 80 ans, dans l’utilisation des outils technologiques les plus innovants ; il n’en demeure pas moins qu’il y a ce souci constant de son apparence, surtout pour des femmes et des hommes dont les visages et l’allure sont quelque peu ravagés par les ans, devant porter sans cesse des lunettes, des prothèses auditives, et parfois pour les « moins valides » se servir d’un déambulateur ; n’osant pas ouvrir la bouche trop grand en riant afin de ne pas exposer au regard des autres une dentition en perdition, mettant « trois heures » pour ingurgiter une entrecôte au restaurant avec de jeunes amis forcément impatients qui eux, ont mis 2 minutes à peine pour manger l’entrecôte… Sans compter la « casquette de pépère » (bon nombre d’hommes de plus de 70 ans) , la chemise rentrée dans le pantalon ceinturé trop haut (pantalon de surcroît à pli), la petite sacoche en cuir de vache en bandoulière, etc. J’en passe des tonnes (rire)…

    Être vieux « comme ça » non merci !

     

    Bon c’est vrai, des lunettes quand de sa vie durant on n’avait pas besoin d’en porter, la question est de savoir si l’on en a besoin en permanence ou seulement pour lire ce qui est écrit trop petit… Et, les lunettes « en sautoir sur le poitrail » ou portées dans les cheveux (notamment les lunettes de soleil) « c’est pas à mon sens vraiment l’idéal »… Et, pour les prothèses auditives, de nos jours elles se font heureusement plus discrètes que jadis…

     

    Sans compter, encore, toutes ces affèteries comportementales si communes à bien des gens (dont bien sûr les vieux qui se donnent un « look de jeunesse »), ces gestes automatiques auxquels on se prête, ces manières de s’habiller faisant de l’effet… Tout cela pour paraître « de son temps et à la mode » - et surtout « plus jeune »…

    Non non non tout ça merci bien !

     

    « Se foutre des apparences – de la sienne en particulier – mais des apparences « dans le sens de ce qui importe aujourd’hui à la plupart des gens et qui « fait référence » ou qui « te situe » parmi les autres… C’est « pas très commun » dans la société où l’on vit… Et c’est peut-être bien là une « bonne option » si je puis dire, de résistance à cette vieillesse que de nos jours l’on a tendance à habiller, à maquiller, à afféter – souvent d’une manière il faut dire assez mal appropriée… C’est aussi une résistance à ce que la vieillesse impose à nos visages, à nos allures…

     

    « Dans l’ensemble » je trouve – c’est ce que je ressens- qu’il est « plus frustrant » d’être vieux dans les années vingt du 21ème siècle, que d’avoir été vieux vers la fin du 19ème siècle… Et que les générations, plus jeunes, qui précèdent la génération des nés entre 1945 et 1970, ont « plus de chances » question vie quotidienne avec les nouvelles technologies dont ces générations plus jeunes pourront profiter plus longtemps et avec encore de nouvelles innovations…

    Au lieu d’être de 1948, j’aurais aimé être de 1990 voire même de 2010… (Ou ne pas être encore né)… Question d’être témoin d’un temps qui par le passé, n’ a pas eu d’équivalent tellement il est différent, étonnant – et le sera plus encore dans l’avenir ( dramatique sans doute oui, mais « intéressant » à observer) …