
… Les régimes autoritaires, aussi présents, aussi prégnants qu’ils soient, qu’ils aient été ou qu’ils seront… Et aussi longtemps qu’ils durent, qu’ils aient duré ou qu’ils dureront… Avec leurs idéologies fondées en tous temps, toutes époques, les uns sur la religion, les autres sur l’autoritarisme d’un monarque ou d’un chef d’état et d’une caste de dirigeants ; et, il faut dire, souvent, les uns ET les autres avec la religion – ou à défaut de la religion, d’une « vision de la société à laquelle il convient de se rallier, de se conformer, de se soumettre »… Finissent tous par se déliter, se décomposer, s’écrouler, de l’intérieur d’eux-mêmes si ce n’est pas par intervention extérieure à eux…
Les guerres menées contre eux, les révolutions qui les bousculent, ne parviennent que rarement à les faire disparaître… En fait – et de fait- c’est l’Histoire – le courant de l’Histoire comme le courant du Rio Grande d’Amérique du Nord qui creuse, arrache, emporte, élargit en déchirant les rives – qui s’en charge…
Si les régimes autoritaires en effet tuent la liberté, il est tout aussi vrai que les sociétés et que les régimes qui se fondent sur la démocratie, font un usage de la liberté qui, à force de compromission, de complaisance, de relâchement, de démission, d’indifférence, de défaut de raison, l’analyse, de pensée, de réflexion, de « bon sens commun naturel »… Finissent par se faire avaler par les régimes autoritaires…
Ça fait cinq mille ans que dure le « cauchemar » (ou plus exactement « des cauchemars qui se succèdent, différents les uns des autres » - avec tout de même de temps à autre et de courte durée « quelques beaux rêves »…
C’est l’Histoire – comme le Rio du grand canyon – qui « aura finalement le dernier mot » … Et… Dans l’Histoire, il y a de la géographie, et de la nature, de l’eau, de l’air, de la terre, de l’en dessous de la terre, et même de l’au delà très loin du ciel que nous voyons de nos yeux…