… Peut-on parler de « classes de personnages – à partir de 60 ans - » ?
Dans la réalité d’aujourd’hui, pour les plus de 60 ans, le terme de « diversité de condition de vie » conviendrait mieux à mon avis, que le terme de « classes » au sens propre…
Même si l’on peut dire des « seniors » d’aujourd’hui qu’ils sont « riches » ou aisés, ou « pauvres », ou « intellectuels » ou « bourgeois » (l’on pense à « bobo ») ou manuels… Ou « de condition modeste »…
Mais dans la réalité qui sera celle des années 2040-2050, et à plus forte raison au-delà de 2050, le terme de « classes » à propos de seniors, pourrait correspondre à ce que « classes » implique « au sens propre » mais « pas forcément » en terme de « riche » ou de « pauvre »…
Déjà une remarque s’impose : ces futurs seniors des années 2040-2050 seront les né(e)s autour de 1980 et en conséquence il faut se rappeler dans quelles conditions de vie, de milieu familial, d’environnement de société, d’école, de mode de vie et de consommation vivaient entre 1980 et 1990, les très jeunes de cette époque là ; conditions de vie qui n’étaient plus les mêmes que celles de 1950, de 1960…
Les seniors des années 2040-2050 auront connu dans leur enfance les jeux électroniques avec les « game-boy » les « joy-sticks », les « play-mobil », les premiers ordinateurs ainsi que toutes les nouvelles technologies de l’époque entrant dans la vie quotidienne des gens, de leurs parents… Autrement dit « ils savaient avec autant d’adresse que de célérité, se servir de leurs doigts, bien mieux que ne le faisaient leurs parents nés en 1950 »…
Ensuite dans leur vie d’adultes actifs – exerçant métiers, professions – les né(e)s autour de 1980, auront connu l’évolution des nouvelles technologies, et surtout, encore, l’évolution des environnements notamment urbains – circulation automobile, trains, avions, maisons, logements – l’évolution dans le rapport de communication avec Internet, le smartphone, les réseaux sociaux, le commerce en ligne… Une évolution à laquelle ils ont non seulement pleinement adhéré mais aussi acquis maîtrise, savoir faire, rapidité d’exécution, aisance en somme… (Bien mieux que ne l’on fait leurs parents nés en 1950)…
Mais il y eut– si l’on se projette dans les années 2040-2050 – (et c’est là une réalité) toutes ces personnes qui, de leur enfance des années 1980-1990 jusqu’à leurs 60 ans de 2040 ; se sont trouvées, de par leur condition sociale « défarorisée », plus ou moins exclues de cette évolution rapide des nouvelles technologies, des modes de vie et de consommation, et en conséquence « non maîtrisants » … Quoique « ceux et celles là », parmi les plus ou moins exclus, et en dépit d’un bas niveau scolaire, « savent en général très bien se servir d’un smartphone »…
Donc, dans les années 2040-2050 et au-delà de 2050, les futurs seniors appartiendront-ils, oui, à disons 2 classes différentes :
Il y aura les « seniors maîtrisants » très à l’aise en environnement urbain, qui « savent tout faire » (achat « à l’arrache » de billets d’avion au meilleur prix sur internet, démarches en ligne, circulation automobile, aménagement d’habitat, tourisme, loisirs, équipements et appareillages high tech, sport, sorties, etc.) …
Et il y aura les « seniors faisant partie des défavorisés » qui eux, soit maîtriseront mal, soit n’auront pas eu accès, et seront dans des conditions de vie au quotidien, encore plus difficiles que celles de leurs parents… (de leurs parents très âgés en EHPAD ou morts)…
Sans doute tous ces futurs seniors maîtrisants et très l’aise dans tout, seront -ils les « meilleurs candidats centenaires », et des retraités autrement mieux pensionnés qu’avec de la retraite par répartition ! … Et… « reste à savoir » le rapport de relation qu’ils auront avec leurs « vieux parents encore vivants »…