… C’est ton vécu personnel, rapproché éventuellement de celui de quelques autres autour de toi parmi tes connaissances, amis et proches ; selon des situations particulières pouvant être communes – les tiennes et celles des autres – qui te font prendre conscience de la réalité vraie de ce qu’est la relation à l’autre dans l’ordre du monde et de la société actuel…
D’un côté – le plus visible généralement ou le plus commun (consensuel on va dire) – les gens que tu rencontres habituellement ou occasionnellement, sont en apparence « sympas », corrects à ton égard, d’un abord affable, aimable, amène… De telle sorte que, sans pour autant t’extérioriser dans tes vues, dans tes sentiments, dans tes idées, dans tes opinions entre autres « politiques » en rapport avec la « vision du monde qui est la tienne », sans forcément te découvrir, te livrer à des confidences, il n’en demeure pas moins qu’avec eux, tu échanges, tu communiques « normalement »… Et que de leur côté ils te paraissent, ces gens, « relativement ouverts » pour peu que tu n’abordes pas avec eux des « sujets sensibles » …
Mais à vrai dire, si tu réfléchis bien et lorsque, inopinément apparaissent des « indices » c’est à dire de « petits faits et gestes », des comportements auxquels tu ne t’attendais pas de leur part… C’est alors que tu commences à comprendre ce qu’il en est vraiment, de la relation que tu as avec eux…
Tu ne sais jamais – sauf peut-être parfois par « oui-dire »- ce que les gens (voisins, connaissances, amis et proches même) pensent vraiment de toi, comment ils te perçoivent, ni ce qu’ils peuvent raconter à ton sujet ni l’idée de toi qu’autour d’eux ils répandent…
Tant que ne survient pas une situation difficile de conflit – conflit réel survenant ou conflit potentiel- soit une situation dans laquelle tu es directement impacté dans ta vie quotidienne, du fait d’un projet ou d’une réalisation de l’autre… Alors « tout se passe bien jusqu’au jour où ... »
Ainsi est la relation à l’autre : consensuelle, en apparence heureuse et « sans problème » mais incertaine, aléatoire, inconnue de toi dans ce qu’elle ne laisse pas voir ; et c’est bien cela l’ordre de relation à l’autre dans lequel on vit aujourd’hui (et qui tend à exister de plus en plus, qui devient « le fond du tableau » du « paysage relationnel »…
Est-ce « acceptable » ?
Si cela est, oui, acceptable, ce ne peut être que « par la force des choses » et avec un « oui du bout des lèvres »…
Seules, les personnes – femmes ou hommes – ou encore jeunes ou vieilles – ou riches ou pauvres – d’une très grande bonté (mais d’une bonté sans complaisance pour des faits et comportements « difficilement acceptables »)… Sont « des personnes sûres, vraiment sûres »…