… Ces peuples, ces gens « hors du commun » de « Retour de terre inconnue » l’émission préférée des Français – deux ou trois dans l’année – (du moins faudrait-il préciser : d’une partie des Français soit les 8 millions qui suivent l’émission chaque fois et augmenté peut-être de vingt millions d’autres Français)… Ces peuples, ces gens « hors du commun » donc « vrais, authentiques, vivant à l’écart du monde développé de consommation de masse, de civilisation urbaine, dans des contrées isolées de déserts, de montagnes, de hauts plateaux ou de vallées difficilement accessibles… Ne sont pas « seulement » ceux présentés dans « Retour de terre inconnue » mais aussi ce sont des gens – beaucoup de gens à vrai dire- disséminés un peu partout dans le monde, dans tous les pays, dans différents habitats citadins ou ruraux, et de tous âges, hommes, femmes, enfants, de tous milieux sociaux, cultures, modes de vie, croyances… Disséminés comme de petites fleurs sauvages de prés et de champs, dans un espace à perte de vue d’herbes et de broussailles et de végétaux de toutes sortes… Disséminés mais « comme reliés entre eux » (le plus souvent indirectement et sans se connaître, sans s’être jamais rencontrés)… Disséminés mais constituant intemporellement et donc de tous temps – et notamment dans l’immensité de l’avenir – du futur de la société – le « paysage humain » qui en dépit de toute l’horreur et de toute la violence du monde, survivra dans – comme je dis- « une éternité provisoire » … Car tout est provisoire même si le provisoire dure des millions, des centaines de millions d’années… C’est en ce sens, du provisoire, du fugitif, du « qu’une seule fois dans l’Histoire – de la Terre, du Cosmos, des êtres vivants de telle ou telle espèce – que « les jours- les jours vécus ou passés- ne reviennent pas »… Les jours ne reviennent pas mais ils s’inscrivent dans les mémoires, dans les souvenirs des Hommes… Mais aussi dans ce qui pour les autres êtres vivants que l’Homme, tient lieu de mémoire… Ce qui rend heureux, vraiment heureux - « plus beau, plus heureux que de voler comme un oiseau ou que de gagner au Loto ou d’être un grand personnage, un grand artiste connu partout dans le monde et sur internet (comme par exemple Kendji Girac) » … C’est … D’acquérir, de ressentir en soi la certitude autant que possible totale et absolue, d’être en mesure d’offrir à son prochain – à chacun de ses proches, de ses amis, de ces connaissances, et même à une personne inconnue aperçue dans un hall de gare, un marché, une fête, une salle de spectacle, un hôpital, un bus, un métro, un train, un avion… Ce que l’on a de plus vrai, de plus pur, de plus authentique, de plus crédible, de plus dénué de la moindre fausseté, en soi et qui est en quelque sorte notre « marque de fabrique » ou notre « signature » du temps de notre vivant… En effet, dans un monde devenu tel que celui dans lequel nous vivons, si empli de « fake news », d’apparences trompeuses, de tant de fausseté et d’hypocrisie… Où l’on en arrive à ne plus croire en rien ni en personne… Savoir en toute certitude qu’on donne « ça » à l’Autre et que cet Autre puisse y croire vraiment… C’est « effectivement plus beau que de voler comme un oiseau » !
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Une gestion différente de la forêt ?
… Sans doute les résineux – pins, conifères, sapins, épicéas, etc. … Sont-ils plus inflammables que d’autres espèces à feuilles caduques ou persistantes…
Sans doute aussi s’imposerait face au changement climatique une gestion différente de la forêt en France et ailleurs – Europe, Amérique du Nord… Notamment en plantations ou en reboisement avec des espèces moins inflammables, et plus résistantes à la chaleur ambiante de fin de printemps – été- automne (et à la sècheresse)…
D’après la carte des feux – incendies – en cours actuellement en France, l’on voit bien que même dans des régions d’ordinaire peu impactées par les feux de forêt, notamment dans le Nord Pas de Calais, dans les Vosges, en Bourgogne, en Ile de France, ces feux se multiplient et certains s’étendent sur plus de 100 hectares ; alors que dans ces régions – par exemple en Hauts-de-France, nous avons bien là des forêts à feuilles caduques, donc, pas ou peu de résineux.
À une époque – avant 2010 – où, en zone rurale non urbanisée donc dans les campagnes et autour des villages, l’on pouvait encore dans les jardins, ou à l’extérieur de sa maison sur son terrain, brûler des végétaux et même des branches d’arbres ; après un important débroussaillement et une élimination d’arbustes, j’avais entassé tout cela en un endroit découvert éloigné de la maison, afin d’y mettre le feu en utilisant des cagettes et de petits morceaux de bois sec, du papier journal ( mais sans activer en versant de l’essence ni de produit inflammable, ou pneu usagé)…
Les branches assez longues, pourtant bien chargées de feuilles d’un vert éclatant et d’un diamètre de près de 5 cm, gorgées de sève donc pas sèches du tout ; en un rien de temps se sont enflammées et tout le tas a été réduit en cendres en une demi-heure à peine !
Donc, le bois, même vert, même si ce n’est pas du pin, eh bien ça brûle ! Et c’est la raison pour laquelle je ne suis pas « si sûr que ça » qu’une politique différente de la gestion de nos forêts – en remplacement par d’autres espèces censées être moins inflammables, soit en mesure vraiment de « changer la donne » en matière de risque d’incendie…
D’autre part, en ce qui concerne ces pare-feux – espaces dont la végétation arbres, arbustes, broussailles ont été retournés puis arasés avec de très gros engins de travaux publics ; larges de jusqu’à 100 mètres et entourant un massif forestier dans un périmètre de plusieurs dizaines de kilomètres… Il n’est guère possible de les réaliser, ces pare-feux, en région de moyenne montagne telle que dans les Alpes de Haute Provence, dans les Cévennes, dans les Vosges ou en Bretagne intérieure… La nature du terrain ne s’y prêtant pas…
Et puis, il y a une autre réalité qui limite la réalisation de pare-feux de grande ampleur, c’est celle de la présence de grands axes de circulation et de voies ferrées qu’il faudrait traverser et qu’il est hors de question de couper en défonçant tout au passage…
Sans compter aussi, lorsque les forêts sont proches de zones habitées, de périphéries de villes…
Tout cela fait que, dans le cas d’impossibilité de créer de vastes pare-feux, forcément les incendies, tant qu’ils s’alimentent de combustible bois et broussailles, ne peuvent que s’étendre, se propager…