… Si le parcours de la manifestation prévue le samedi 31 octobre – de la place de la Bastille à la place de la Nation – était finalement retenu comme le demandait la CGT, au nom de la liberté de manifester (décision du Tribunal Administratif contre la Préfecture de Police de Paris)…
Il est certain cependant, que les forces de l’ordre seront « sur pied de guerre » et en grand nombre tout au long du parcours autorisé… Et en conséquence, ces forces de police, CRS, gendarmes, RAID, BRI etc. … Seront forcément moins nombreuses aiileurs que sur le parcours de la manifestation…
Tous les commerçants, boutiquiers, garagistes, agences de banque, tout ce qui tient vitrine, a barricadé, protégé ses accès, de telle sorte que les « casseurs » et pilleurs en marge ou inclus dans la manifestation, vont se heurter aux protections et auront du mal à défaire ces dernières…
C’est la raison pour laquelle les casseurs, les pilleurs, les groupes ultra violents d’extrême gauche révolutionnaire, black-blocks, etc. … « Opéreront ailleurs » que sur le parcours de la manifestation… Paris tout entier ne pouvant se barricader partout dans toutes les rues…
Et la Préfecture de Police ne pouvant aligner en face des groupes dispersés, mobiles, organisés, déterminés, deux cent ou trois cent mille gendarmes (l’on parle de 70 000 en l’occurence, ce qui est déjà « un maximum » pour Paris)…
Les violences urbaines ne sont pas forcément – comme c’est souvent le cas- dépendantes des grandes manifestations – de lycéens, de salariés, etc. … Elles surviennent – c’est ce que l’on a vu en 2005 notamment, suite à un événement déclencheur (par exemple une brutalité policière dont des gens d’un quartier « sensible » ont été les témoins réactifs)…
Elle peuvent aussi survenir, ces violences urbaines, dans une atmosphère de tension très forte dans une société en décomposition et où les « crispations » - identitaires, communautaristes, religieuses, sont accrues et se généralisent, tout cela dans une exacerbation des individualismes encore accentuée par les mouvements de marée des réseaux sociaux…
C’est d’ailleurs par les réseaux sociaux que s’organisent et se forment les rassemblements en tel ou tel endroit, amenant dans des rues, sur des places, en des lieux publics, des 20, 30, 40 personnes de ci de là, qui ensuite et très vite, convergent et s’accumulent en centaines voire milliers… Et cela, c’est difficile à prévoir, pour les Autorités, pour le Gouvernement…
Nous sommes – en fait depuis 2024 à l’exception des JO d’été à Paris et de la venue du Pape Léon XIV dernièrement en France- dans une « période de tous les dangers » - de violences, d’agressions, d’incivilités, de brutalités, d’exacerbations des uns et des autres – souvent justifiées c’est vrai- sur fond d’oppostion entre partis et formations politiques, de montée de l’antisémitisme et du racisme et il faut le dire aussi d’« antiracaillisme qui déborde un peu trop de ce qu’est vraiment la racaille » …
C’est ce « climat » on va dire « les années 1930 dimensionnées années vingt du 21ème siècle (la « dimension » étant nettement au-delà, en 2026/2027, de ce qu’elle était en 1934/1936)… Qui est le « terreau » du RN, de « Marine et Jordan pour les intimes et plus même que les intimes…
Le « terreau » aussi de l’antisémitisme ; et du « Trumpisme exporté », et encore du « Poutinisme cyber-attaquant sabotant », sans oublier l’Islamisme jihadiste…
Dans ces « banlieues et quartiers difficiles » -mais aussi dans des « Sainte-Tarte-de-la-Midoue » et des « Cyprien-sur-Escabèche »… Ces « immigrés » comme on dit -en général Africains, Maghrébins- « De nationalité Française faut-il préciser »… « De longue date » donc de 2 ou 3 générations… Ne sont pas comme « certains nous le font croire » les plus « radicalisés », les plus « voyoucracisés »… Ni non plus d’ailleurs les « sans papiers », les nouveaux arrivés en attente de régularisation ou menacés d’expulsion du territoire français…
Mais ce sont bel et bien des « du coin -du terroir- du quartier- du bled -de la France profonde « casseurs et fouteurs de merde avec parfois à leurs pieds des godaces à 300 euros et sur le dos des blousons de marque ferraillés…
Jamais l’anarchisme n’a été aussi malmené, mal copié, confondu avec tout ce qu’on veut de ceci de cela, que de nos jours ! Louise Michel et Elysée Reclus doivent s’arracher les cheveux dans le fond de leur tombe !