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  • Histoire - petite nouvelle on va dire - inspirée d'un "rêve heureux"

    … C’est Jean-Guy, 40 ans environ, homme d’écriture, et sa femme Marie-Céline ; demeurant dans une bourgade de la Meuse, en une maison située en pleine campagne, entourée de prés et de champs…

    Ils s’apprêtent à recevoir Véronique, une jeune femme âgée de 36 ans qui tient une librairie à Saint-Mihiel, et fit partie, un temps – durant environ trois ans- du comité de lecture de « La Contre Allée », une maison d’édition sensible aux formes « hybrides » et recherchant des auteurs « atypiques » ou « hors normes »…

     

    S’étant rendu à plusieurs reprises dans cette librairie à Saint-Mihiel, Jean-Guy s’était entretenu avec Véronique, avait acheté deux ouvrages d’essais et de nouvelles, d’auteurs contemporains, nouveaux et comme on dit « encore en herbe »…

     

    Lors de sa première visite à la librairie, bien qu’ayant assez vite sympathisé avec Véronique  ( elle a « un visage chic », s’était dit Jean-Guy) il s’était gardé – non pas par timidité mais plutôt parce qu’il ne racontait jamais autour de lui ni même trop dans sa famille qu’il écrivait depuis l’âge de 15 ans – de confier à cette si agréable jeune femme que depuis près de 20 ans il tient un site et un blog sur lesquels il publie tous les jours ou presque des notes, des articles d’actualité, des récits, des textes « surréalistes » ; ni que depuis trois mois il travaille sur une œuvre (un recueil de textes ayant pour titre « structures verbales d’un témoin de son temps ») qu’il compte bien présenter à une maison d’édition « susceptible d’être intéréssée par ce genre d’ouvrage »…

     

    Ce n’est que lors de sa troisième visite qu’il se décide à parler de son ouvrage en préparation… Et également de son site et de son blog et de sa motivation à l’écriture…

     

    « J’ai presque terminé, je compte relire au moins deux fois mon texte, cela ferait un livre de format soit 10/18 de poche, ou 14/21, et le manuscrit en PDF que je vais envoyer sera présenté en format 14/21 avec pages numérotées en bas au milieu, il y aurait peut-être 180 pages donc, dans ce format ».

    « Présenté ainsi » répondit Véronique, « dans un format 14/21 et de 180 pages, c’est déjà un bon départ, vous avez des chances que votre manuscrit soit examiné, n’étant pas trop long à lire »…

     

    Lors de sa quatrième visite à la librairie, Jean-Guy et Véronique étaient devenus « très bons amis » … Mais il faut dire « en tout bien tout honneur »…

    Et Véronique avait dit :

    « Si tu veux, Jean-Guy, je puis venir chez toi, on verra ensemble avec ta femme, quelques uns de tes textes ; et en tant qu’ancienne du comité de lecture de « La Contre Allée », je ferai de toi et de ton œuvre, une présentation ».

     

    Quelques jours plus tard, alors que Jean-Guy avait prévenu sa femme, arrive une après-midi, Véronique, et il ne fallut pas un quart d’heure pour que Marie-Céline, pourtant d’une méfiance et d’une réserve lui venant de son enfance et d’un certain nombre de déceptions en matière de relations amicales, soit littéralement conquise et avait-elle dit par la suite à son mari « que cette jeune femme avait gagné entièrement sa confiance »…

    Aussi dans la première heure s’était déroulée entre Marie-Céline et Véronique, une conversation animée…

     

    À un certain moment Véronique prend connaissance d’un message sur son smartphone lui indiquant de se rendre à la médiathèque de Saint-Mihiel pour récupérer ses deux filles…

    « Excusez-moi il faut que j’aille chercher mes filles et je reviens aussitôt »

    « Je peux venir avec vous ? » demande Marie-Céline »

    « Mais oui, tout à fait » !

     

    Demeuré seul, Jean-Guy se met à rechercher dans ses classeurs de feuilles imprimées, quelques uns de ses textes ; mais comme depuis deux ans il n’imprime plus rien (14,50 euro la cartouche noire Epson permettant à peine d’imprimer 100 pages A4 de 43 lignes) ; désormais il stocke ses œuvres classées par années et par mois ( 12 fichiers par an, de chacun une cinquantaine de pages Libre Office – avec parfois des images en accompagnement-) sur son espace en ligne « Drive » de 15 Go gratuit sans abonnement et sans renouvellement obligatoire (et que les IA-BOTS n’ont pas encore investi)… Et qu’il a mis « tout public » en lecture consultation – sauf ses « anecdotes souvenirs » d’un caractère « on va dire » autobiographique…

    Les classeurs – il y en a plus d’une dizaine, d’au moins 300 feuilles chacun – sont dans des caisses en plastique et de la poussière s’est accumulée sur les classeurs, de telle sorte qu’en en retirant un, de 2023, ça soulève un nuage de poussière qui fait éternuer Jean-Guy…

    Qui s’est décidé à extraire du « lot » une histoire sortie de son imagination, et deux ou trois textes « emblématiques à son sens »… (cela le fait rire)…

     

    Retour de Véronique accompagnée de ses deux filles et de Marie-Céline…

    Les deux filles elles ont l’une 14 ans et l’autre 12, toutes deux passant une grande partie de leur temps libre à la lecture et toutes deux également, premières de leur classe au collège et « très bonnes en composition française » …

    « Ce sont bien là les filles de leur mère » ! … Qu’il dit Jean-Guy !

     

    Commence la lecture…

    Un « exercice » auquel Jean-Guy s’est déjà plusieurs fois livré notamment lors de « soirées poésie » organisées par une association de « mordus de lecture »… Il avait mis ses textes en police de caractère 16 style Newroman afin de pouvoir lire sans être obligé de mettre des lunettes…

    Cette fois, les textes sont en 13, mais du fait de la lumisosité ambiante dans la grande salle de la maison (dehors il fait grand beau temps) il arrive à lire très bien sans les lunettes… (Bon c’est vrai, les lunettes quand t’en portes pas depuis ton enfance, ça te change le visage – et « il faut dire » que pour Jean-Guy, le visage « c’est quelquechose »…

     

    Il ne lit, Jean-Guy, absolument pas d’une manière « académique » comme lisent par exemple des comédiens sur un mode « théâtral » (c’est pas du tout son genre, à Jean-Guy)… Mais au moins « on le comprend, il articule, il donne de la vie -et du contenu – à sa voix…

    D’ailleurs il est sur Youtube où il a enregistré une centaine de ses textes… Sans jamais s’être préoccupé d’un nombre d’abonnés à son compte Youtube…

     

    Il a bien vu, que la Véronique – et ses filles- ainsi que sa femme d’ailleurs… « Paraissaient aussi émues qu’attentives »…

     

    « Ça doit pas être si mal parti que ça, pour mon livre de 180 pages « Textures verbales d’un témoin de son temps » chez La Contre Allée… Avec la présentation de Véronique… » Qu’il se dit Jean-Guy…

     

    Fin de l’« histoire » inspirée d’un rêve « heureux » (les rêves « heureux » sont rares)…