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Journal - Page 212

  • Un peu de géographie

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    Dans chaque hémisphère de notre planète, circulent d’ouest en est dans la stratosphère à partir de la limite (plafond) de la troposphère et sur une épaisseur de 1 à 5 km, deux courants de Jet Stream dont la vitesse de circulation varie entre 300 et 500 km/h…

     

    L’un de ces deux courants circule au dessus de la zone subtropicale entre les 30 et 40èmes parallèles de chaque hémisphère de la planète.

    Et l’autre circule au dessus de la zone dite tempérée – de latitude moyenne – entre les 40 et 60ème parallèle de chaque hémisphère de la planète.

     

    Celui qui circule dans la zone de latitude moyenne est plus irrégulier dans son mouvement et dans son déplacement et, ce qui accentue son irrégularité, vient du fait qu’il forme des sortes de poches – ou hernies -s’infléchissant vers le bas, de telle sorte que ces poches atteignent la couche supérieure de la troposphère…

     

    À noter que, entre les 30 ème et 60 èmes parallèles, la hauteur de la troposphère n’est pas la même : soit 15/16 km au niveau du 30ème, 11/12 km au niveau du 45 ème, et 8/9 km au niveau du 60 ème…

    Et qu’au dessus de l’équateur la troposphère atteint 17 km, et qu’au dessus des pôles 6 km…

     

    Autour de l’équateur, entre les deux 10ème parallèle nord et sud, existe en permanence une ceinture de cellules de basse pression atmosphérique…

    La rotation de la Terre (vitesse 1600 km/h) induit la « force de Coriolis » qui dévie l’alizé provenant du tropique nord 23,27 degrés latitude dans le sens Nord Est vers Sud Ouest ; et dans le sens Sud Est vers Nord Ouest du tropique sud…

    Mais dès les 10 ème N et S, en direction de l’équateur, les alizés ont tendance à s’annuler, devenant sans effet au niveau de l’équateur (ou très faible comme une petite brise)… C’est ce qui explique qu’entre les 10 ème parallèle sur une zone équatoriale de 20 degrés (environ 2200 km de bande) il n’y a jamais de cyclones, typhons, ouragans, mais en revanche une forte, très forte pluviosité répartie sur toute l’année (à l’exception des zones intercellulaires de basse pression comme c’est le cas en Guyane côté atlantique par exemple) car dans ces zones intercellulaires on y distingue à chaque équinoxe deux petites saisons sèches (en fait moins arrosées) et deux saisons vraiment très arrosées autour de chaque solstice…

     

    Pourquoi les précipitations sont -elles si fortes et si régulières autour de l’équateur ?

    C’est à cause déjà, de la hauteur de la troposphère 17 km. Et du fait surtout, que les eaux de surface océan et mer sont surchauffées, que des masses d’humidité (évaporation) sont projetées en hauteur en grande quantité et qu’atteignant cette hauteur de 17km, forcément à cette altitude l’air est très froid de l’ordre de -45 à -55 degrés. D’où une intense condensation et fortes précipitations, orages…

     

    Entre les 10ème et 30ème parallèles, surtout entre les 20ème et 30ème, se forment les ouragans, les cyclones, les typhons dont la « dynamique » de développement et de taille ou de dimension, dépend de l’évaporation de l’eau des océans et de la quantité d’air humide qui s’élève en hauteur jusqu’à la limite de la troposphère 15/16 km… Et également des vents saisonniers s’inversant (par exemple la mousson sud est asiatique océan indien)…

     

    En ce qui concerne la tempête « Ciaran » qui vient d’intéresser le 1er et 2 novembre la Bretagne, la Normandie et les Hauts de France, « il se trouve » que le courant de Jet Stream latitude moyenne dans l’irrégularité de son mouvement et de son déplacement, a en quelque sorte projeté dans la couche supérieure de la troposphère à 9000 mètres d’altitude, soit nettement en dessous du « plafond » de la troposphère 12 km, une poche – ou hernie - très active qui, au contact de masses d’air très humide et refroidies en altitude, venues par évaporation des eaux océaniques de surface durant un été caniculaire et ayant stagné un certain temps au dessus de l’océan créant des dépressions ; a fini par générer une dynamique très puissante, de cette tempête.

     

    Il est certain que, sans le contact avec la poche (hernie)du Jet Stream, la tempête aurait été « de développement et d’intensité à peu près normale » (quoiqu’avec des eaux de surface surchauffées durant l’été, cela reste à voir)…

     

    Si la circulation et le déplacement du Jet Stream avec les poches projetées parfois dans la troposphère, est un phénomène naturel et intemporel sans rapport avec le changement climatique ; en revanche l’échauffement de plus en plus important des eaux de surface océans et mers en été, est lui, un effet du changement climatique…

     

     

  • Le contenu des congélateurs après le passage de la trempête Ciaran

    Dans les nombreuses habitations en Bretagne encore privées d’électricité, des centaines de congélateurs n’étant plus alimentés – sauf peut-être pour quelques uns d’entre eux par des groupes électrogènes – ce sont pas mal de kilogs de « barbaque » et de denrées périssables, de poissons, produits de la mer, légumes, plats cuisinés… Qui, au bout de plus de 24h voire de 48h, devront être jetés, devenus inconsommables.

    Dans les campagnes, autour des maisons, les gens pourront enterrer la barbaque, les denrées avariées en creusant une petite fosse de 1 mètre de profondeur, recouvrir de chaux vive la barbaque et les denrées après avoir retiré les emballages qui eux, pourront être jetés dans les « sacs jaunes » de déchets recyclables…

    Mais dans les villes où les gens vivent dans des appartements, dans des immeubles, que faire d’autre de ces kilogs de barbaque et de denrées avariées, que de les mettre dans des sacs poubelle – de préférence doublés – et de « fourguer » les sacs dans les containers d’ordures ménagères au coin des rues ?

    Dans certaines familles en particulier de gens « pas très riches » où le jour de la paye ou du versement des allocations, indemnités, revenus sociaux, l’on se fournit pour le mois au LiDl du quartier en énormes barquettes de bidoche et de denrées surgelées que l’on place dans un congélateur volumineux… L’on imagine les tonnes de barbaque et de produits surgelés qui devront être jetés à la poubelle… Pour peu que les sacs soient mal fermés ou déchirés, l’on imagine les odeurs de putréfaction se dégageant des containers de poubelles d’ordures ménagères au coin des rues…

     

     

  • Manifestations pour la défense de la cause palestinienne

    Si, en pensant à toutes les victimes des guerres (victimes civiles), de part et d’autre des parties engagées dans la guerre, je déplorais qu’il y eût autant d’habitants de Gaza tués (« honnêtement » oui je le déplore mais en étant davantage sensibilisé – et outré – par les victimes israéliennes du 7 octobre dernier)… J’envisageais – mais en vérité je n’envisage pas – de me rendre à une manifestation de soutien aux palestiniens, l’idée même d’envisager ne tiendrait en mon esprit qu’un quart de seconde… Et il ne me faudrait pas un deuxième quart de seconde pour « entendre à l’avance » dans la manif (la « manouf » dans mon jargon), des propos haineux à l’égard des juifs, et ce cri entre tous abhorré « hala ou akbar »…

    Car c’est bien hélas, inévitablement et quand bien même ça choque « quelques gens de Gauche », ce que l’on entend dans ces « manoufs » de défense de la cause palestinienne, ces propos haineux à l’égard des juifs, ce cri entre tous abhorré « hala ou akbar »…

    C’est la raison pour laquelle l’on ne me verra jamais dans une « manouf » de défense de la cause palestinienne… « Je ne pouvais pas mieux dire, je ne pouvais pas être plus explicite »…

     

     

  • Ces excellentes béquilles que sont Google, Bing et les bibliothèques numériques

    Jadis, du temps où internet n’existait pas, et donc, sans « Wikidedia », sans les moteurs de recherche, et à plus forte raison comme à présent « Bing »- Intelligence Artificielle logarithmique – et où pour se documenter afin d’étayer notamment une note, un texte, un article d’actualité, il fallait puiser tout ce dont avait besoin pour construire une œuvre écrite, un discours, un exposé ; dans des volumes d’encyclopédies, dans des revues scientifiques, littéraires, historiques, géographiques etc. … Et passer « un temps fou » en recherches… Ce n’était guère aisé pour un auteur, pour un écrivain, de produire une œuvre notamment sur la seule base de sa propre « culture personnelle » forcément limitée, aussi étendue qu’elle soit…

     

    « Il faut croire » - au vu de ce qui s’affiche, s’expose, se diffuse sur les réseaux sociaux, sur les blogs, dans les forums (quoique dans les forums de moins en moins) – que ces « merveilleux outils » de documentation, de recherche, avec résultat, réponse aussi rapide ; ne sont en réalité, le plus souvent, que peu utilisés par le « commun des mortels », par « l’internaute lambda » plutôt enclin à faire tourner le moteur de la « machine à émotions » et la « machine à produire du scoop et de l’effet », du mensonge déguisé en vérité, de l’imprécation, du « raccourci de propos » et de l’« à prioiri érigé en certitude »…

     

    Mais « il faut dire aussi » que, ce qui puisé dans l’immensité de la documentation numérique, ne contribue pas pour autant à construire une « vraie culture personnelle » dans la mesure où tout ce qui est puisé et qui sert à étayer un article, une note, un texte, n’est plus – comme du temps des universités du 13ème siècle – mémorisé afin de servir de base à des raisonnements, à des analyses, à de la réflexion, et à être à l’origine de création pure ( car la création pure ne vient jamais de rien, ne vient jamais du néant – tout comme d’ailleurs notre « univers connu de 13,7 milliards d’années » ne vient pas du néant)…

     

    « De bonnes, d’excellentes béquilles », oui, « Wikipédia », Google, Bing et compagnie… Et toute l’immensité de la documentation numérique en Giga Octets, en Téra Octot – abrégé Go, To… Et non plus en milliers de bouquins et de revues, et d’encyclopédies de 10 ou 12 gros volumes…

     

    Mais marcher, avancer, courir si l’on peut, avec des béquilles, ce n’est pas forcément ce qui rend les jambes plus fortes, plus musclées, plus aptes à de la grande randonnée en montagne ou en terrain difficile… Car dès que la béquille fait défaut, autrement dit dès que « Bing » a « pondu » et qu’on s’est servi de l’œuf pour faire l’omelette… Au bout d’une heure – sinon cinq minutes après- que reste – t – il de ce qui a été puisé ? … « Qu’à cela ne tienne » ! On rappelle Bing, on rappelle la « bibliothèque numérique » et « le tour est joué »…

     

     

  • Apaisement, un terme à propos duquel que penser ?

    Le terme « apaisement » dans la situation très conflictuelle du monde présent, avec notamment la guerre en Ukraine depuis le 24 février 2022 et la guerre entre Israël et le Hamas depuis le 7 octobre 2023, plus la montée de l’antisémitisme et les explosions de haine, l’exacerbation des communautarismes, la violence accrue de la société et des individualismes dans leurs crispations et leurs revendications outrancières et agressives… Est un terme qui m’irrite, me fait penser à un placide gros crapaud, inoffensif, qui se tasse dans son trou, sans défense dans l’environnement hostile de garnements cruels dévastant les jardinets autour de maisons de lotissements, l’un de ces garnements se saisissant du malheureux crapaud pour le placer dans une boîte à chaussure emplie de papier journal et mettant le feu à la boîte à chaussures… Tous ces garnements à l’unanimité, pensant que le crapaud est un être malfaisant, dont l’urine est corrosive, la peau couverte de pustules et d’une laideur abominable ; un être que l’on peut torturer, tuer, sans que personne ne songe à lui venir en aide, à le secourir, à le protéger…

     

    Quel autre animal que le crapaud, en effet, par son comportement, son mode de vie, sa démarche, ses mouvements lents, par son apparence même ; peut-être aussi paisible, sans défense, et, ainsi « symboliser » le terme « apaisement » ?

     

    Comparativement parlant, le même terme en Allemand : Beschwichtigung ; en Néerlandais : Verzoening ; en Espagnol : Apaciguamiento ; en Italien : Pacificazione… Sauf en Anglais : Appeasement (qui ressemble au Français Apaisement) … Le terme Français apaisement évoque un animal placide, sans défense, inoffensif, exposé aux agressions…

     

    Dans un monde de violence et haines parvenues à leur paroxysme, l’apaisement n’est plus « à l’ordre du jour », il devient même dangereux car il incite l’agresseur à davantage de violence en face d’un interlocuteur qui lui, refuse de recourir à la même violence, s’évertue « en pure perte » à rendre l’interlocuteur agressif « enfin attentif et prêt à se résoudre au dialogue »…

     

    L’affreux garnement qui brûle le crapaud dans la boîte à chaussures remplie de papier journal, n’est pas un interlocuteur, n’est pas un « petit égaré », n’est pas comme on le dit « une victime de la société » par « intellectualisme humaniste »… C’est un « élément dangereux » pour la société, un assassin en devenir car plus tard ce sera non plus un crapaud la victime, mais des humains, de « paisibles humains »…

     

    Bon, c’est vrai, « cela dit » … Dans les guerres et dans les conflits actuels entre humains, en Ukraine, au Proche Orient ou ailleurs… Il n’y a pas de « paisibles humains », il n’y a « qu’au mieux », que des humains qui « prennent parti » pour une cause ou une autre, et en conséquence, sont les pourvoyeurs de combattants sur le terrain, dans les zones de combat…