… L’ANSSI ( Agence Nationale de la Sécurité des Systèmes d’Information) est l’institution qui protège les systèmes de l’État (nos institutions : France Travail, Préfectures, Administrations – notamment fiscale- Hôpitaux publics, Mutuelles, Sécurité Sociale, Armée, Police et Gendarmerie, collectivités locales ; en gros tout ce qui, dans nos institutions, fonctionne au numérique, à l’internet, comporte des fichiers de données centralisées)…
L’ANSSI utilise ces « outils » que sont : le chiffrement (algorithmes certifiés), des détecteurs d’anomalies avec analyse comportementale des attaques, des centes nationaux de surveillance actifs 24h sur 24, des normes SecNumCloud, une certification pour les pièces d’identité, les passeports, les serveurs…
Tout cela a été mis en place, constitue bien un « solide rempart de protection », mais n’est pas encore généralisé à toutes les administrations.
Pour l’identité numérique et l’authentification forte, sont mises en place les technologies de France Identité (biométrie), France Connect (authentification renforcée), l’Identité Numérique de la Poste, la signature électronique qualifiée.
Pour les hébergements sécurisés la France dispose de Data Centers d’état pour les données sensibles (Défense, Intérieur, finances).
Au vu et au su des dernières cyberattaques dont notre pays a été victime notamment l’administration fiscale, un courant d’opinion publique circule, assez fort, selon lequel « le Gouvernement n’a pas fait ce qu’il fallait pour protéger les Français »… Cela est vrai mais il y est « plus juste » de nuancer sans pour autant verser dans la complaisance…
Entre 2020 et 2025, voici ce qu’a fait le Gouvernement :
-Un plan Cyber-France 2021-2025 qui a coûté 1 milliard d’euros avec un renforcement de l’ANSSI, une modernisation des infrastructures critiques, une formation massive des agents publics.
- Une Loi de programmation militaire avec un renforcement des capacités en cyber défense, une protection accrue des opérateurs importants.
-La modernisation- actualisation des systèmes d’état civil et fiscaux.
-Des réponses (des corrections) apportées suite à des attaques récentes – dans les 2 dernières années- contre les hôpitaux publics, France Travail, entre autres institutions…
Depuis 2020/2021, le gouvernement a lancé des audits obligatoires, renforcé les systèmes de sécurité, augmenté les budgets pour la lutte contre les cyberattaques.
Il n’en demeure pas moins – c’est une réalité – que tout cela n’a pas suffit !
Parce que :
Des administrations utilisent encore d’anciens systèmes fondés sur des applications datant de 20 ans, et en conséquence les hackers, les malveillants, les pirates, exploitent les failles de ces systèmes anciens.
Il y a manifestement en France, un manque de personnes qualifiées (nous aurions besoin de 15 000 experts en Cyber, de 5000 ingérieurs sécurité, de 3000 analyste SOC pour les centres de surveillance fonctionnant 24h sur 24.
Face à ce manque de personnes qualifiées, opèrent des hackers, des pirates, mieux organisés, de plus en plus nombreux et surtout financés par des mafias, par des pays ennemis avec lesquels on est ou en guerre ou en conflit, par des concurrents (dans l’économie de marché) déloyaux.
Et tous ces hackers, tous ces pirates, sont toujours en avance et cela quel que soit le niveau technologique atteint pour la protection des données, du fait qu’ils exploitent des millions de failles par jour, et qu’ils se servent pour l’automatisation des attaques, d’Intelligence Artificielle offensive.
Ce qu’il reste à faire :
-Rendre obligatoire le « Zéro Trust » ( un modèle de sécurité informatique basé sur le principe de la non-confiance systématique et l’exigence obligation de vérification) .
-Migrer la totalité (intégrale) des données sensibles vers le « SecNumCloud » ( Visa de sécurité de l’état Français délivré par l’ANSSI). Actuellement encore en 2026, seulement 40 % des données sensibles sont migrées vers le SecNumCloud.
-Unifier les systèmes informatiques de l’état : nous avons aujourd’hui 3000 systèmes différents !
-Accélérer et quantifier encore davantage la formation des agents, des personnels en les sensibilisant sur ces pratiques de phising, d’erreurs humaines (manque de concentration et d’attention soutenue), de mots de passe souvent bien trop faibles ; car 80 % des attaques réussies proviennent de phising, d’erreurs commises, et de mots de passe vulnérables.
-Créer une identité numérique obligatoire pour tous les agents publics quelque soit leur statut CDI, CDD… (Cela n’est pas encore mis en place).
Nous vivons de plus en plus – et en accéléré – dans un monde devenu – et appelé à devenir- très dangereux, dans lequel « il n’y a plus rien ou presque, de sûr, de fiable, de sécurisé », ce qui exige sans cesse de nouvelles procédures d’une complexité extrême et très contraignantes afin de parvenir à se protéger…
Par exemple, prendre un train ou un avion, circuler dans certains espaces publics, entrer dans un musée, dans un stade, se rendre à une manifestation festive, culturelle ou autre… Ou encore accomplir une démarche nécéssaire en se rendant sur son compte des impôts, de la sécurité sociale, acheter quoi que ce soit sur internet (il faut s’inscrire, se connecter identifiant, mot de passe et réception code SMS)… Enfin pour « tout archi tout » où il faut aller sur Internet… « C’est le parcours du combattant » !
N’en déplaise aux « optimistes aussi délirants qu’irresponsables ou « à côté de la plaque », n’en déplaise aux « bizounours » et à tous ceux et celles qui minimisent toutes ces difficultés liées à la dangerosité du monde…
Le « nounours » il a dans sa pelure soyeuse et bien fournie, pas mal de petits éclats de ferraille bien coupants bien acérés , non visibles, et gare aux doigts caresseurs !
Évitez de perdre ou de vous faire voler votre smartphone, i-phone ; car un malveillant n’étant pas forcément un spécialiste, peut se faire délivrer par Orange, Bouygues, SFR, Free, etc. … un appareil similaire même modèle par exemple Galaxy A 14 ou 17, avec même numéro appel en remplacement de l’appareil déclaré comme volé ou perdu, ce qui permet au malveillant de recevoir sur ce téléphone les codes SMS d’authentification achats en ligne, banque, etc. …
Normalement l’opérateur Orange, Bouygues, SFR… Exige une pièce d’identité, un justificatif de domicile mais le vendeur ou l’assistant clientèle ne vérifie pas toujours forcément si la photo sur la pièce d’identité correspond bien à la personne ! Et, quant au justificatif de domicile, il peut avoir été obtenu par usurpation de données…
Reste que, pour les comptes bancaires (compte sur internet) il y a bien toujours, en plus de l’identification 10 chiffres, le code confidentiel en 6 chiffres, avec en plus « certicode » pour recevoir un code à saisir… Mais encore faut-il que la banque en question n’ait point fait l’objet d’une cyberattaque impliquant vol de données sensibles telles qu’identtifiants et codes confidentiels ! (c’est rare mais ça peut arriver… En principe, les données vraiment personnelles -codes et identifiants »- en ce qui concerne les comptes bancaires, sont protégées lors de ces cyberattaques – toutefois le système de protection n’est pas étanche à 100%) …