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  • Génies et Trouduks : tous devenus des Djinn-Djinns

    Selon Michel Houellebecq, le progrès technique a rendu possible le pire : l’ennui généralisé.

    Dans un monde où tout est possible, il ne reste plus rien qui en vaille vraiment la peine.

     

    L’ennui généralisé vient du fait que la créativité dans les domaines de la pensée, de l’imaginaire, de la fabrication d’objets notamment de décoration ou d’agrément, de l’initiative dans l’agissement, dans la communication ; dans l’art, dans la littérature… Disparaît en grande partie, de la plupart des activités humaines ; ou si elle ne disparaît pas, elle se confond et se délite en ce qui ressemble à s’y méprendre, à de la création mais qui n’en est point, qui n’est qu’effet de pure technologie dont on se sert le plus souvent à vrai dire sans discernement, dans le seul but d’impressionner, de rallier autour de son tambourinement martelant, des personnes qui « en font autant de leur côté pour leur propre compte »…

    C’est « l’histoire des génies et des trouduks qui, sur la planète Bêta II, dans un « grand Han’ » de tam-tams, de baguettes lézard’lumineuses, de tortillages de fesses, de toutes sortes de mascarades autour de totems ; se sont confondus en une masse, en une foule de « djinn-djinns » … Ce qui fait dire à l’observateur Itaye venu plus vite que la lumière de Terra Optima : « sur Bêta II de la constellation du Veau d’airain, il n’y a que des djinn-djinns et pas un seul trouduk comme chez nous sur Terra Optima , mais le problème sur Bêta II, c’est que dix milliards de djinn-djinns répartis sur les sept continents de Bêta II, à force de lézard’luminer baguetter sur les tambours, et de dansoloter autour des totems, voient leur vie passer comme un seul jour tout au long duquel il ne se passe rien de décisif ni de déterminant ni de nouveau…