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immobilier

  • Le marché immobilier face au risque environnemental

    Dans les zones à risque d’incendie – forestières et notamment de confifères – qui sont des régions de grand tourisme – côte atlantique du Sud Ouest Aquitain, bassin d’Arcachon, Cap Ferret, sud Gironde et midi méditerrannéen – il est difficile, ou aléatoire, d’augurer pour l’avenir, d’ une désafection et donc d’un marché de l’immobilier – prix du terrain, prix des maisons, des appartements en immeuble – s’orientant à la baisse dans la mesure où la demande ne diminuerait pas en dépit du risque environnemental…

     

    En revanche dans les zones côtières susceptibles de subir des effondrements, dans le cas de terrains et d’habitations trop proches de l’océan, là oui, l’on peut augurer d’un marché de l’immobilier qui s’orienterait à la baisse voire qui serait en « chute libre »…

     

    En somme s’il peut y avoir un lien entre l’évolution du marché de l’immobilier et le risque environnemental, il n’est pas sûr – sauf dans le cas d’une risque très élevé et prochain – que le risque environnemental soit vraiment déterminant…

     

    Quoiqu’il en soit, il y a une réalité :

    Considérons par exemple le cas d’un couple de 70 ans ayant perdu sa maison dans l’incendie en Gironde fin juillet 2026…

    Dans le meilleur des cas ce couple, assuré au mieux qu’il l’est, sa maison valant 300 000 euros, le coût de la reconstruction de sa maison sur le même terrain réaménagé ou ailleurs dans une autre localité, ne sera pas pris en charge par son assureur avec le même montant de 300 000 euros, autant dire que ce couple devra, pour retrouver une maison à l’identique, contracter un prêt auprès de sa banque… Or, il se trouve que, passé 65 ans, les banques ne prêtent plus – pour une voiture, pour une maison, pour un projet de dizaines de milliers d’euro ( à moins que la personne de plus de 65 ans accepte de payer une surprime risque décès qui augmente considérablement sa mensualité et que la durée de remboursement du prêt n’excède pas 10 ans)…

     

    Un couple de 70 ans ou plus qui a perdu sa maison dans l’incendie en Gironde en juillet 2026, donc, « en règle générale » c’est à dire non plus « dans le meilleur des cas » mais dans le cas le plus ordinaire commun aux sinistrés, ne recevra une indemnisation, une aide financière, de son assureur, que dans plusieurs mois voire un an, deux ans ou plus…

    Comment fait-il, où vit-il en attendant ?

     

    Quant aux mal ou insuffisemment assurés, âgés de surcroît, exclus de prêt bancaire d’un montant de dizaines de milliers d’euro… Il ne leur reste plus qu’à résider en location dans un appartement en ville ou de payer un loyer pour une maison ; et à renoncer à redevenir propriétaire…

     

    Il y a – encore – une autre réalité :

    Celle du mode de vie qui est celui de plus de la moitié de la population – française et de pays européens – en lien ou en face du risque environnemental…

    Un mode de vie où le loisir, où le bien-être matériel, où le confort, où la consommation de produits, de services, de biens d’équipements, où la voiture, où la maison… Prennent tant d’importance et de nécessité et de besoin, que l’on en arrive à ne plus avoir présent à l’esprit le risque environnemental…

     

    Une situation paradoxale, en effet, que celle de voir d’un côté tous ces événements climatiques, inondations, tempêtes, orages de grêle, incendies (d’une part) et aussi de cherté croissante de la vie, de difficultés économiques, de diverses menaces (d’autre part)… Et d’un autre côté – ce qui surprend, interroge – ces « ruées vacancières », ces terrasses de café et de restaurants en grande occupation, cette capacité dépensière d’autant de gens !

     

     

  • Des priorités dans nos vies, à réorienter

    Environ le tiers de la population française réside dans des agglomérations (dont quelques grandes villes) où coulent des rivières, dans des vallées, des plaines inondables ; ou encore dans des régions de montagne le long de pentes et à proximité de cours d’eau, ou le long de côtes battues et malmenées par les tempêtes (tout le littoral atlantique)… Soit quelque vingt millions de personnes, propriétaires ou locataires, exposées aux catastrophes naturelles que sont les inondations et les effondrements de terrain…

    Et à cela s’ajoute les régions boisées et donc le risque d’incendies, et encore, là où il n’y a pas de risque d’inondation – lieux situés en hauteur - où peuvent survenir orages violents avec grêle, tornades, tempêtes…

    Autrement dit c’est la quasi totalité de la population qui est menacée par des catastrophes climatiques… Et chacun de nous, où qu’il demeure, pouvant voir sa maison, du jour au lendemain, inhabitable…

    « À la limite » peut-on dire, ce sont les gens qui vivent dans des immeubles au dessus du premier étage, en ville, qui seraient les moins menacés…

    Il y a bien là de quoi revoir et réorienter nos priorités dans nos vies, notamment celle de ces priorités étant d’entretenir un patrimoine immobilier… Mais aussi entre autres priorités, de posséder une voiture cossue, de remplir son caddie à Leclerc, Intermarché ou Carrefour, de produits dont on n’a pas un besoin urgent…

     

    Alors… Les salons de l’habitat- ou de l’auto, ou du meuble- les agences immobilières, les dernières nouveautés technologiques de la domotique, les beaux et imposants portails d’accès à sa propriété, les piscines pour ses enfants, ses proches, ses amis que l’on reçoit, ces cuisines intégrées de conception 21ème siècle et équipées d’appareils électro ménagers dernier cri, ces vérandas aménagées en salons… Tout cela « laisse rêveur » en face de sa télé où l’on voit au JT de 20h, un soir d’octobre, des dizaines de bagnoles enchevêtrées les unes dans les autres, entraînées par des torrents de boue et d’eau tourbillonnante ! Et de grandes surfaces commerciales envahies d’un mètre d’eau et de boue, tous les rayons abattus – le nounours de GIFI cul en l’air dans la flotte au milieu de « halloweeneries » et de « noëlleries »…