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  • Fascistes et religieux... Et rouge-gauches

    Les fascismes, les partis et mouvements d’extrême droite – d’une part… Et les fondamentalismes religieux (Chrétiens ou Musulmans) – d’autre part… Ont ceci de commun entre eux qu’ils reprennent chacun d’eux à leur compte les revendications populaires et que, dans les révolutions et dans les aspirations à un changement politique dans tel ou tel pays, ils se posent en observateurs et s’infiltrent dans les groupes, dans les formations d’opposants à un régime…

     

    Certes, les partis d’extrême gauche sont les plus virulents, les opposants sans doute les plus déterminés contre un ordre dominant, « rêvent du Grand Soir » et de vengeance, oui… Mais… le « problème » c’est qu’ils « prêtent l’oreille » à ces revendications populaires reprises par les fondamentalistes religieux – alors qu’ils combattent la religion pourtant ! Et qu’ils combattent les fascismes, les partis et mouvements d’extrême droite dont ils dénoncent l’hypocrisie qui consiste à prendre en compte les revendications populaires !

     

    Autrement dit, d’un côté ils dénoncent des menteurs (les fascistes et les extrême droite) et en ce sens – si l’on est vraiment « de gauche » on adhère… Mais d’un autre côté ils laissent se développer des fondamentalismes religieux dont ils ne voient que ce qu’ils promettent en matière de justice sociale (là, je n’adhère plus du tout)…

     

    En somme, Daesh et les Islamistes radicaux en Europe ici et là un peu partout – agissant ou discourant – notamment dans les milieux sociaux défavorisés, chez les jeunes en difficulté, etc. … C’est comme en Iran avant 1979 et après la chute du Shah jusqu’en 1988, jusqu’à nos jours…

     

    Autrement dit pour « parler franc et net » : les fascismes et les fondamentalismes religieux c’est deux aspects d’une même tumeur cancéreuse qui crève le grand corps malade du monde !

     

    Quand aux millardaires, aux dominants et décideurs économiques du Marché mondial de la consommation et de la production de services marchands, et aux gouvernements qui les soutiennent… Ce sont les « observateurs » (et les profiteurs) les plus « intéressés » par les « batailles idéologiques » - les conflits et les guerres – ce sont les « tireurs de marrons du feu », les accréditeurs « mine de rien » de tout ce qui les conforte et les rend encore plus puissants, plus dominateurs ! ( et ça, les fascistes et les religieux ne le dénoncent pas – ou font semblant)… Et quant aux adeptes du « Grand Soir » ça s’rait plutôt « ôte toi d’là que j’m’y mette » !

    Ben merde alors ! Tout ça, ça me fait gerber !

     

     

  • Le cahier d'Aziz, de Chowra Makaremi ; Gallimard 2023

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    En février 1979, une révolution populaire de paysans, d’ouvriers, d’employés, d’étudiants ; classes laborieuses, défavorisées économiquement, et classes moyennes de la société soit une partie de la bourgeoisie – artisans, commerçants, entrepreneurs ; lors d’un soulèvement général de toute une population en Iran, renverse le Shah et son régime…

     

    Tous ces gens qui se sont soulevés contre le Shah et son régime étaient des musulmans – chiites la plupart – mais musulmans en Iran tels que les chrétiens d’Europe sont catholiques ou protestants, c’est à dire croyants « de tradition », pratiquants ou non…

     

    Lorsque fut proclamée et instaurée en 1979, la République Islamique d’Iran, ce sont ces groupes organisés issus du peuple, ayant dans leurs rangs des gens instruits, en capacité de gérer et de gouverner, et réunis à l’origine du nouveau pouvoir en assemblées de conseils populaires (des Chowra) qui se sont mis (ont commencé) à gouverner le pays et à prendre les premières mesures en matière de justice, de politique sociale et économique…

     

    Ce furent ce que plus tard, le pouvoir religieux des Ayatollahs appela « les Mojahedins » (ceux qui ont instauré au départ les assemblées de conseils populaires et y ont participé en fonction de leur engagement, de leur capacité à agir)…

     

    Le drame dans la révolution Iranienne fut que les Religieux ( les chefs, les Imams et leurs associés influents, les partisans d’un Islam rigoriste et fondamentaliste – et anti démocratique – ont d’abord été les « observateurs » - si l’on peut dire- de la révolution populaire des « Mojahedins » ; qu’ils ont pour ainsi dire laissé massacrer des milliers de gens devant le palais du Shah, et que dès lors que fut instaurée la République Islamique d’Iran – et même avant, bien avant février 1979 – les fondamentalistes religieux ont infiltré les groupes de Mojahedins, soit en les soudoyant, soit en exerçant sur eux des pressions idélogiques, et reprenant à leur compte les revendications du peuple…

     

    Aussi, peu de temps après le renversement du Shah, déjà avant la fin de 1979, ce sont des « komité » qui ont remplacé les « chowra », et ces « komité » étaient désormais dirigés par les religieux rigoristes, les Immams, les Ayatollahs (qui se sont affirmés dépositaires de l’Ordre Islamique » - la Loi de Dieu, la Charia)…

     

    Et une fois que les Religieux ont pris le pouvoir, ils ont fracturé le peuple, jeté le peuple à terre… Et commencé à procéder à une « épuration »… Et c’est ainsi que, de la fin de 1979 jusqu’en 1988, des dizaines de milliers – sans doute même des centaines de miliers de gens – en Iran, ont été arrêtés, emprisonnés, torturés, pendus, fusillés, et ont empli les prisons (60 cm carrés d’espace par prisonnier!)… Et que, durant la guerre de huit ans Irak – Iran, de 1980 à 1988, les armées Iraniennes envoyaient des centaines d’enfants du peuple déminer de leurs mains les champs de bataille…

     

    Et, ce qui à l’époque – dans les années 1980 – a été occulté par les médias et par « l’Ordre du Monde », c’est que les Ayatollahs et les Imams au Pouvoir en Iran, ont « remobilisé » des personnages de la police politique du Shah… Avec la complicité de la Droite Américaine mettant en avant l’utra libéralisme !

     

    Fatemeh en octobre 1979, l’une des deux filles d’Aziz exécutées l’une en 1982 et l’autre en 1988, écrit à sa sœur Fataneh :

    « L’organisation des mojahedins s’est abstenue de voter oui au référendum sur la Constitution, parce que celle-ci ne contenait aucune référence à l’impérialisme, au colonialisme et à l’exploitation. »

    Il est « assez curieux » - mais « significatif » - qu’à l’époque de ces années 1980 d’ultra libéralisme galopant, d’avoir constaté cet appui Américain à un régime Iranien dont il contestait pourtant les fondements religieux !

     

    Après la grande épuration générale – dans la violence, dans la torture, dans la barbarie – et à grande échelle – de 1979 à 1988 ; c’est jusqu’à nos jours, les mêmes principes rigoristes des dirigeants et de leur régime autoritaire, qui dominent encore (et s’exerçent à l’égard des femmes notamment, en Iran)…