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Bateau pirate

  • Bouffes, fesses et pondoirs

    « On bouffe comme des ogres »… Bidoche à midi, bidoche le soir… Deux grands repas par jour dans la plus pure et commune tradition alimentaire de consommation de masse en France, en Europe, aux USA… Avec entrées – plat principal (de la bidoche) – fromage- dessert… Ou pour les plus « expéditifs » - sans cesse plus nombreux et plus « accros »- des « maxi-burgers » et « kebabs géants » de « restauration rapide » avec montagne de frites sauce blanche, moutarde, ketchup, mayonnaise…

     

    D’où :

     

    Les élevages industriels d’animaux de boucherie bœufs vaches veaux et porcs, les élevages industriels de volaille poulets - poules pour les œufs - pintades - lapins – canards - dindes…

    Des élevages industriels de 30 à 180 mille poulets ou poules ; de veaux et de porcs en batterie par centaines confinés en espaces réduits compartimentés fermés…

    Exportation, consommation intérieure par production « du pays » ou « de la région » et « selon les normes en vigueur » voire « bio »… Ou pour cette même consommation intérieure, importée des Amériques et de l’Empire du Milieu – la Chine…

     

    D’où aussi :

     

     

    Les monstrueuses bedaines et fesses, les tours de taille d’un mètre cinquante et plus, des obèses, de 6 à 80/90 ans, de millions de gens…

    C’est la norme/c’est la norme… Dans cet Ordre consumériste du monde dimensionné « Grande Bouffe » comme dans le film avec Michel Piccoli La Grande Bouffe années 1970, dans cet Ordre du monde normalisé standardisé formaté règlementé consensualisé…

     

    Mais… L’on voit aussi des « ventres plats » - jusqu’à des 70 ans mais surtout en général des générations de 30/40 plutôt – Courir, courir… Petit footing, marathon quotidien urbain, péri urbain ou zone rurale urbanisée le tour de trois grands lotissements… Qui eux aussi sont adeptes du barbe-cue des samedis soirs estivaux, et clientèles d’un « bio industrialisé » …

    Et « ça », ça rentre aussi dans l’Ordre du monde normalisé – mais pas par les mêmes entrées que celles des « grosses fesses »…

     

     

     

  • Petite imprécation du jour en ce 9 juillet de l'an de grâce 2026

    Tu naquis un 9 juillet…

    « Très/très/très mauvaise bourriquette-à-versaire, Héline de mes deux » !

    Que le cul te pèle et que mille fientes d’étourneaux sur ta tronche s’aversent !

    Souviens toi du navarin que devant les invités un jour d’août en 2011 j’ai failli balancer par la fenêtre à ton insultante colère d’avoir trouvé trop gras ce navarin !

     

     

  • Silhouettes grandeur nature en carton, des Bleus

    À l’intermarché de Bruyères dans les Vosges, figuraient en exposition dans les allées du côté des boissons au fond, en grandeur nature les silhouettes en carton des joueurs de l’équipe de France de football…

    Ils ont -dis-je- ces joueurs de foot de l’équipe de France - « Les Bleus » - « des tronches de dealers de banlieue difficile » et, à voir leur faciès, l’on subodore que leur généalogie n’a absolument rien à voir avec celle d’un habitant d’un terroir de la « France profonde » dont les ancêtres depuis 1715 sont tous issus du même village…

    Mais là n’est point « l’essentiel de mon propos » lequel propos s’articule en fait sur la rémunération « astronomique » en centaines voire milliards d’euros dont bénéficient chacun de ces joueurs – Les Bleus- de l’équipe de France de football…

    Une telle rémunération – sans compter les primes et autres sommes tout aussi astronomiques – et, quand on pense également à ce que rapporte en gains, par milliards, le foot dans sa dimension planétaire avec toutes ces rencontres, ces championnats, ces coupes du monde, ces stades de 50 000 places pleins à craquer et donc d’autant de billets vendus (plus tous les colifichets produits de consommation de masse)…

    C’est -dis-je- « totalement indécent, surréaliste, et d’une gabegie qui dépasse l’entendement »… En face de toute la misère du monde, en face de centaines de millions de gens qui vivent dans la précarité dont beaucoup d’entre de ces gens avec 1 dollar ou euro par jour…

    Je chie, je pisse, je pète, je rote, je mollarde… Sur ces silhouettes grandeur nature en carton des « Bleus » et par extension à toutes les équipes des 48 pays participant à cette coupe du monde 2026 aux Etats Unis d’Amérique, au Mexique et au Canada… Sans doute voit-on dans les grands hypermarchés des trois pays d’accueil de cette coupe du monde de foot, et partout dans le monde dans les grands magasins, de mêmes silhouettes grandeur nature en carton de joueurs de foot dont les faciès ne sont pas loin s’en faut ceux de « jeunes hommes bien peignés raie sur le côté »… (rire)…

     

     

  • Les contreforts de mes Hoggars

    Ma Révérande

    Mes arcs-boutants

    Mon coq Leghorn

    Ma lampoule

    Mes lapins nains

    Les contreforts de mes Hoggars

    Mes poissons scies

    Mes éjectures

    Mes paraplingues

    Mes asphodèles

    Mes sissires

    Mes douze gorets potelés

    Mes souriceaux

    Mes sceaux à l’encre de seiche

    Les écoles où je ne suis jamais allé

    Que n’eût-il fallu au bébé que je fus

    En l’an de la Quatredada

    Fécondées au vitriol

    Toutes ces élucubres

    Pour revisiter

    À partir de la culotte de la Révérande

    Des saillies de mes arcs-boutants

    Du bec de mon coq Leghorn

    Du filament de ma lampoule

    Des gigues de mes lapins nains

    Du Gypaète tournoyant au dessus de l’un de mes Hoggars

    De la dentelure de mes poissons scies

    Des larmes chues de mes éjectures

    Des tringles de mes paraplingues

    Du cœur de mes asphodèles

    De la courroie rompue de l’un de mes sissires

    Des petites queues de mes douze gorets

    Des crottelettes de mes souriceaux

    De sur quoi se sont plaqués mes sceaux à l’encre de seiche

    De ces écoles où n’étant jamais allé je m’y suis inventé des diplômes

    Oui tout ça pour revisiter

    Tout ce monde qui fut dans un jadis inconnu

    Déclaré incréé

    Mais qui aujourd’hui dans un grand han’ de heurts

    Se défiloche

    S’entrelaque

    S’étire

    Se dénoue

    S’espatouffle

    Se carambole

    Et néanmoins aspirer à se terraformer sur Mars

     

     

  • La noce d'or de Cunégond et de Trésibonde

    Visages de vieux moches.png

    Le menu :

    Crudités et charcuterie (tout ce qu’il y a de plus ordinaire : carottes rapées, tomates, betteraves coupées en petits dés ; salami, pâté de foie, saucisson cochonou)…

    Choucroute

    Fromages

    Salade

    Brioche

    Vin rouge du « père Anselme » le plus gros marchand de boissons du coin, en bouteilles à étoiles 1 litre à 10 degrés ( 10 bouteilles pour 24 personnes )…

    Mousseux « prestige » pour accompagner la brioche

    Café

    Une bouteille d’un litre d’eau de vie de mirabelle (offerte par un ami de Cunégond et de Trésibonde)

     

    Les « festivités » se déroulent au Foyer Rural du village , un « orchestre » de trois musiciens a été sollicité pour une animation, de l’apéritif jusqu’après le dessert, à partir de 11h fin prévue vers 16h…

     

    Trois jours auparavant, Cunégond et Trésibonde se sont fait accompagner à l’hypermarché de la ville proche, par leur voisin et ami qui lui, a une voiture avec un grand coffre…

    Bien en évidence dans l’entrée de l’hypermarché, en « offre du moment » une pyramide sur palette d’une trentaine de bouteilles de vin mousseux « Prestige » à 5 euro la bouteille de 75 centilitres…

    Cunégond : « à ce prix là, on prend tout » !

    Dans l’hypermarché au rayon pâtisseries viennoiseries, en « offre promo » de longues brioches (d’un mètre)… Soit dit en passant, descriptif du produit en très petits caractères, lu par le voisin et ami accompagnant : « poudres d’œufs et de lait, additifs, conservateurs, colorants... » 5,99 euro la brioche…

    Trésibonde : « on en prend 4 » !

    L’on charge les quelque trente bouteilles de « Prestige » dans le coffre de la voiture du voisin ami, avec les 4 brioches d’un mètre de long, plus d’autres denrées – entre autres un bocal d’un litre de moutarde, des paquets de biscuits d’apéritif « en promo », trois bouteilles de Ricard, trois autres bouteilles de Rivesaltes, trois de Martini…

     

    Les invités :

    Les deux fils de Cunégond et Trésibonde, Hubert 45 ans marié à Joséphine 39 ans (femme « accorte » et « plantureuse », venus de Moulins ; et François, 40 ans, célibataire, employé à l’usine du coin, demeurant dans une vieille caravane achetée d’occasion et située juste à côté de la maison de Cunégond et de Trésibonde.

    Le François, question pinard et apéro, « il y va fort »… D’ailleurs le papa Cunégond garde en permanence nuit et jour attachée à une ficelle autour du cou, la clef de la cave où sont entreposées les bouteilles de pinard…

    Outre le pinard et l’apéro, le François en tient aussi pour des revues porno qu’il se procure au bistrot bazar du village d’à côté …

    Les autres invités :

    Les voisins de Cunégond et de Trésibonde, quelques personnes du village…

     

    De l’apéro jusqu’à la « goutte » - la mirabelle… « Tout va bien »… Plaisanteries « salées » de Trésibonde, que des personnes du village surnomment « la mère Tampone » (parce qu’une fois lors d’une réunion familiale festive et animée elle avait attrapé l’un de ses chats, un plantureux matou, brandi le matou au bout de son bras levé, et lui avait « tamponé les roustons » devant l’assemblée en s’écriant «voyez-moi celui-là les belles qu’il se coltine ! ») … Et de l’épouse « accorte » d’Hubert – soupçonnée de relations extra -conjugales, toute aussi encline que Trésibonde, à des plaisanteries grivoises…

     

    Les musiciens de l’orchestre avec leur répertoire de chansons de Michel Sardou et de Mireille Mathieu, et, « pour mettre de l’ambiance » quelques airs d’accordéon incitant deux ou trois papys et mamys à de « tortiller le derrière », et le « clou » de la fête : tout le monde la danse des canards avant que ne soit servi le café…

     

    Le « problème dans cette affaire là » c’est que, depuis l’apéro, contrairement à ce que tout le monde aurait pu penser, ce n’est point le François « si porté sur la bouteille » le plus « paf » au moment de la mirabelle… Mais bel et bien le Cunégond qui lui, « en tenait une sacrée » ! Au point qu’il en devenait « un peu méchant », notamment lorsque son fils aîné l’Hubert, essaya de le « raisonner »…

    Cunégond alors dans une « colère noire » s’en prenant à son fils : « toi espèce de cocu ferme ta grande gueule » !

    S’ensuivit une bagarre entre le père et le fils, dans laquelle intervinrent plusieurs invités, trois tables furent renversées, des bouteilles volèrent jusque devant l’estrade où se tenaient les musiciens…

    L’un des musiciens : « ça suffit on remballe, parce que, messieurs dames, vous voyez : du matos qui nous a coûté au bas mot dans les cinq mille euros avec la sono et tout, s’il y a du dommage on préfère éviter, on s’en va » !

    Du coup, en « moins de deux » la fête est finie, tout le monde se barre…