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intervention

  • "Ingérence" qu'est-ce que cela veut dire ?

    Tous ceux – personnes, partis, gouvernements, organisations- qui s’opposent à l’intervention des USA et d’Israël (et donc à la guerre) en Iran…

    (l’on peut, certes « à juste titre et par arguments fondés », tenir compte de leur avis)…

    Ont-ils conscience de la difficulté réelle – et quasi insurmontable- qui est celle du peuple Iranien – de 85 % du peuple Iranien- à se libérer « par lui-même » (et donc sans appui étranger) du gouvernement des Mollahs, des gardiens de la Révolution Iranienne depuis 47 ans, des pasdarans et de 15 % de la population favorable et fidèle au régime des Mollahs ?

    De ces 15 % de gens qui détiennent à la fois le pouvoir politique, le pouvoir religieux, la force armée, la police, tous les rouages principaux du fontionnement de l’état iranien ? Imaginent-ils vraiment ce que représente en puissance, en enracinement, en forteresse quasi imprenable, cette domination absolue et si puissamment armée et structurée qui celle de ces 15 % favorables et fidèles au régime ?

     

    Comment, non ou peu armée, même avec des personnages représentants et « porte-parole » d’opposition (il y en a en Iran), plus de soixante dix millions d’Iraniens, pourraient-ls parvernir à mettre hors de combat dix à quinze millions de gens « armés jusqu’aux dents » détenant la force armée, la police, le pouvoir civil et religieux ?

    Car ces dix ou quinze millions de gens il faut aller les chercher un à un, les débusquer, les combattre jusqu’au corps à corps, les éliminer… Ce qui implique – que l’on le déplore ou que l’on s’y résolve- une guerre civile, une guerre interne donc dans le pays… Avec d’un côté forcément ceux qui n’ont pour eux que le nombre et la détermination, et de l’autre côté ceux qui ont les armes lourdes, les tanks, les mitrailleuses…

    Un combat inégal, donc, « perdu d’avance »… Sauf si une partie des forces armées et de police « bascule » du côté de 85 % de la population iranienne révoltée…

     

    « Le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes sans intervention étrangère »… Encore faut-il que ces peuples en aient les moyens !

    En conséquence ces moyens que les peuples n’ont pas, il faut les leur donner ! Et comment les leur donner autrement que par d’autres qui le leur donnent ?

    L’intervention par des troupes étrangères au sol, par une invasion, si elle n’est pas l’option (imaginons qu’elle ne le soit pas l’option) ne peut en revanche exclure l’autre option qui est celle de fournir les armes nécéssaires à la résistane d’un peuple aspirant à se libérer…

    Imaginons qu’en 1944, les américains n’aient pas débarqué en Normandie : la seule résistance en France et dans les pays occupés par les nazis aurait-elle pu repousser les nazis ?

     

     

    « Ingérence » c’est un mot – un terme- pour les idéologues, un mot – un terme- qui sent sa « leçon de morale », un mot -un terme- qui évoque de l’irresponsabilité, de l’inconscience et du déni de la réalité… Il faut dire à la place d’ingérence : intervention – et mettre au bout de « intervention » de la réalité effective !

     

    Cependant, la « vraie » - vraie de vraie- ingérence c’est celle qui se fait « par pure agression » comme par exemple la Russie de Poutine contre l’Ukraine le 24 février 2022…

     

    Il n’y a jamais d’ingérence lorsqu’il s’agit de défendre un peuple qui aspire à se libérer d’un régime autoritaire qui le maltraite…

     

    Mais reste à savoir si « défendre un peuple » n’est pas associé à « profiter de ce que défendre un peuple peut apporter de profit à l’intervenant ou aux intervenants »…

     

     

  • La politique d'interventionnisme ...

    D’un pays dans un autre pays, devrait être, plus que par une aide en armement fourni, ou par l’envoi sur place de troupes de combattants armés ; devrait se faire par des commandos opérationnels dotés de l’armement adéquat afin de détruire des dirigeants contestés de pays où la population est malmenée…

    La notion de « souveraineté » ou de « nation » ou « d’état indépendant » - et le respect dont on met en exergue cette « souveraineté », ne peut avoir de valeur QUE si cette « souveraineté » a été décidée, choisie, authentifiée par des élections libres et non truquées, par le peuple du pays concerné…

    Lorsque le pouvoir en place dans un pays a été confisqué, ou récupéré, puis imposé à la population, et lorsque ce pouvoir s’est montré injuste, violent, autoritaire, dominateur, et massacreur de ses opposants ; alors une politique d’interventionnisme devient pour ainsi dire un devoir…

    L’Iran est un pays dans ce cas.

    Les partis d’extrême droite – en l’occurrence le RN Français – mettent en avant cette notion « sacrée » de souveraineté en sous-entendant comme si cela « coulait de source » que, quelle que soit la nature du pouvoir en place, il ne faudrait pas s’opposer par une force interventionniste à ce pouvoir… (« vision » difficilement acceptable)…

     

    Bien sûr une intervention par l’envoi de troupes en armes , sur place donc dans le pays où l’on intervient, est une risque pour la population de ce pays, un risque qu’il faut éviter de prendre du fait des conséquences en nombre de victimes civiles…

    Mais en revanche l’envoi de commandos aguerris et entraînés, préparés, et dotés d’armement adapté, de puissants moyens en matériel pour ce genre d’opération ; peut aboutir à l’anéantissement du dirigeant contesté et de ses gardes (les pasdarans en Iran et Ali Khamenei et sa garde rapprochée)…

     

    Une politique d’interventionnisme – d’un pays ou de plusieurs pays concertés dans un autre pays- devrait avoir pour objectif, non pas de « profiter de ce que peut apporter le résultat de l’intervention (d’en recueillir les fruits, les bénéfices) , mais de permettre au peuple de ce pays de se doter d’un pouvoir « acceptable » authentifié par des élections libres sans truquage – de préférence « disons le tout net » : républicain et démocratique (soit le régime

    qui, en regard de l’Histoire et de l’évolution de la civilisation humaine, reste encore le « meilleur » (pour le moment) - et donc avec des représentants choisis et validés, de ce régime…

     

    « Faire bien mieux  que ça » c’est « une affaire d’évolution de la civilisation et de la société humaine, une affaire qui se joue sur du long terme… Et ne peut avoir d’autre « modèle » si l’on peut dire, que celui du fonctionnement, de la marche, des lois intemporelles de la physique, de la chimie, des êtres, des choses, des particules, de la nature, de l’univers, du cosmos (en somme de la « Grande Mécanique »)…

    « On peut bien y foutre Dieu sur ça » … Mais alors sans religion !