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  • À propos du dernier livre de Michel Onfray : "Proudhon... L'anarchie positive"

    L’analyse que fait Michel Onfray, de l’œuvre et – surtout- du personnge même de Pierre Joseph Proudhon ; en dépit du concept « d’anarchie positive » auquel j’adhèrerais bien ; ne m’incite guère à « porter aux nues » le personnage que fut durant une partie du 19 ème siècle, Pierre Joseph Proudhon.

    Un personnage en effet « empli de contradictions », d’un orgueil démesuré, et « par certains côtés » de son caractère… Un « repoussoir »…

    Son « anarchie positive » se révèle, par l’analyse de Michel Onfray, laquelle analyse semble fondée sur une étude « fiable » - et donc « bien documentée » - « très peu convaincante – c’est le moins que l’on puisse dire »…

    Plus qu’un bémol, à vrai dire « un énorme caca » sur la vie et l’œuvre de Pierre Joseph Proudhon : la place à laquelle Proudhon assigne la femme dans la société, dans un statut nettement inférieur, tel celui qui prévalait et s’imposait dans la société catholique française du 19 ème siècle – et jusqu’à plus de la moitié du 20 ème (et aussi objet de plaisir et d’apparat dans la bourgeoisie catholique)  ; tel celui qui a cours, également – et de nos jours- dans les sociétés islamisées, dans les pays de régimes autoritaires ou totalitaires…

    Et « ça », cette vision Proudhonnienne de la Femme, je ne puis l’accepter !

    C’était aussi – soit dit en passant- la vision « Baudelairienne »… Que Aurore Dupin George SAND a durant toute sa vie combattue…

    C’est une véritable haine assortie d’un rejet absolu, que je voue, personnellement, à ces sociétés patriarchales et bourgeoises de l’Église Catholique Apostolique et Romaine – et Chrétienne en général – et de l’Islam, sociétés dans lesquelles la Femme, « assignée à résidence » doit obéir à son mari ou à un représentant mâle de sa famille…

    Outre son sexisme patriarchal, Pierre Joseph Proudhon avait aussi un autre « défaut majeur » à savoir son antisémitisme virulent…

    Si Proudhon se souciait – tel qu’il l’a exprimé dans ses écrits- de la cause du prolétariat ; et si sa critique de la propriété privée et du capital est bien enracinée en lui, tel que cela transparaît dans son premier ouvrage « Qu’est-ce que la propriété »…

    Il n’en demeure pas moins qu’il a manqué de dévouement, de détermination, de combativité pour la cause de la Révolution (notamment la révolution de 1848)…

    Il a ainsi « cru devoir se fonder » sur « un principe de non violence dans l’anarchie » - en somme sur « ce qu’il y a de positif dans l’anarchie » ; pour justifier lors de « passages à l’acte » sa position de « non intervenant »…

    Nous sommes tous chacun de nous, emplis de contradictions… « Plus ou moins bien ou mal gérées » à vrai dire… Mais en ce qui concerne les contradictions de Pierre Joseph Proudhon, « elles gênent aux entournures comme sur des épaules devant supporter une veste trop étroite »…

    Je «dépiédestalise » donc Pierre Joseph Proudhon, lui péférant de loin Louise Michel, Elysée Reclus, Georges Brassens, Léo Férré, Jacques Brel (ces trois derniers pour leurs textes dans leurs chansons)…

     

     

     

  • L'anarchie positive - ou le bon usage de Proudhon, de Michel Onfray ; paru le 29 janvier 2026

    Anarchie.jpg

    Michel Onfray décrypte et analyse notre société à la lumière de la pensée de Proudhon, pensée selon laquelle détruire, poser des bombes, ériger des barricades, tuer… Ou même discuter de l’anarchie et des anarchistes, ou encore rêver d’un « tout autre ordre du monde » et cela dans des salons, dans des cafés, dans des bureaux, dans la rue, la plupart du temps dans l’aisance, dans le confort, connecté de nos jours à tout ce qui se passe dans le monde (très mal connecté d’ailleurs du fait des « fake news »)…

    N’est pas l’anarchie.

    Proudhon osant ce que Michel Onfray appelle « l’anarchie positive »… Ce terme « anarchie positive » étant celui, employé par Proudhon lui-même, et repris par Michel Onfray…

     

    Pierre Joseph Proudhon né le 15 janvier 1809 et mort le 19 janvier 1865, fut un polémiste, un journaliste, un économiste, un philosophe, un homme politique, un sociologue Français ; issu d’un milieu familial très modeste ( ce qui n’est pas le cas de Karl Marx ni de Engels que Proudhon a côtoyés)… Qui n’a point fait d’études universitaires, autodidacte qu’il fut, d’ailleurs jeune enfant, il « gardait des vaches »…

     

    La production écrite de Proudhon est immense et tiendrait assurément en plusieurs volumes de La Pléiade, de plus de mille pages chacun…

     

    Un extrait de ce livre de Michel Onfray :

     

    « Il rédige (Proudhon) un projet de ce qu’il faudrait faire … et plus loin … En s’attaquant à la population faite de maquereaux, de souteneurs, de prostituées, de voleurs, de violeurs, d’ivrognes »…

     

    ( L’on pourrait dire que de nos jours comme par le passé, les voleurs sont les très grands possédants d’une part, très minoritaires en nombre de personnes sur Terre ; et tous les petits et grands voyous des trafics de stupéfiants, d’objets volés et d’armes, caïds de quartier, d’autre part)…

     

    Plus loin encore - à propos des périodes révolutionnaires que la France a connues de la fin du 18 ème siècle jusqu’au début de la 3ème république :

     

    « … Des évêques bénissent des arbres de la liberté ; des ouvriers crient « vive le pape » ; les insurgés transforment le Christ en révolutionnaire ; ils organisent des processions dans lesquelles Jésus est un ouvrier, un plébéien, un socialiste ; on promeut un nouveau concept : « le socialisme chrétien » ; les premiers chrétiens deviennent des inventeurs du communisme ; les banquets populaires sont des grands lieux de convivialité politique ; les droits de l’homme de 1789 paraissent soudain compatibles avec le projet chrétien - la fraternité républicaine n’est-elle pas l’amour du prochain chrétien ?

    Les assemblées, les meetings, les réunions, les rencontres, les clubs, les cortèges pullulent, le tout dans une atmosphère électrique ; la populace chante dans la rue, avinée, derrière les drapeaux rouges ; tout le monde parle à tout le monde.

    On imagine que cette bacchanale politique, ce défilé de Dyonisos dans les rues de Paris, ces fêtes populaires baptisées au vin rouge, cette convocation d’un Jésus affublé d’une panoplie de sans-culotte, ces arbres décorés avec drapeaux, fanions, rubans, plantés en pleine ville…

    Tout cela ne pouvait plaire à Proudhon, moine soldat de la Justice, combattant austère de la morale et des vertus »…

     

    Cette vision de l’anarchie et des anarchistes… Ou cette vision de ce que « doit être » une révolution…

    Cette vision de l’homme révolté – mais révolté dans le sens attribué communément à la révolte…

    N’est pas, n’a rien à voir avec l’idée que personnellement je me fais de l’anarchie, ou de quelque projet révolutionnaire que ce soit !

    La révolte qui est la mienne n’est pas celle qui a cours selon les vues du monde, et qui se cristallise, se communautarise, exclue, sépare, assassine… Et enfante les régimes autoritaires, les faschismes, les Poutine, les Gardiens de la Révolution iranienne, l’Islamisme radical … Et « d’une certaine manière des Trump !

    Elle est cette révolte, d’une toute autre dimension et se situe au-delà des régimes politiques, des idéologies et des religions !

    Elle est aussi, cette révolte, proche de celle de « L’homme révolté » d’Albert Camus…

     

    NOTE : en France les collèges et les lycées Pierre Joseph Proudhon, « ne courent pas les rues » : il existe bien un collège Pierre Joseph Proudhon à Besançon, mais aucun lycée du même nom nulle part en France…

    Des collèges « Georges Brassens » oui on en trouve ainsi que des collèges Léo Lagrange…

    Mais « il faut croire » que l’œuvre et que la vie de Pierre Joseph Proudhon « ne figurent guère en haut lieu des programmes de l’Education Nationale » !