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  • Le combat du vrai contre le faux

    Dans le fil d’actualité de la page Facebook d’un tel d’une telle, apparaissent des séquences vidéo de faits ou d’événements s’étant produits récemment ; mais « il se trouve » qu’assez souvent ces « nouvelles » en séquences vidéo ou en images ou photos produites, datent de 2 ou 3 jours déjà, au mieux de quelques heures, autrement dit ne sont pas « de l’immédiat » (de l’heure, de l’instant même)…

     

    Il est donc difficile d’être « un témoin de son temps » pouvant « faire son papier » - comme le ferait un journaliste – selon ce qui est observé, commenté, à un moment qui n’est pas celui de l’instant même (et qui date de 2 jours)… Car à la vue de la séquence vidéo, de la photo, de l’image – accompagné d’un début de phrase et de « à suivre » - il ne nous vient quasiment jamais à l’esprit que ce que l’on voit peut dater de plusieurs jours (on le perçoit comme immédiat, ce qui en partie ou pour beaucoup fausse le jugement, influence le commentaire)…

     

    C’est bien là le paradoxe de notre époque avec d’un côté l’accessibilité à des milliers d’informations, la connaissance « en direct », de tout ce que l’on voit défiler (et qui, soit dit en passant, ne fait que passer sous nos yeux sans être retenu, enregistré et en conséquence très vite oublié)… Et d’un autre côté, vu le nombre d’informations diffusées, forcément dans la succession de vidéos images photos de faits d’actualité et d’événements, il en est qui ne sont pas « de l’heure ni du jour même mais datant de 2 ou 3 jours voire plus , de telle sorte que l’événement se trouve décalé dans le temps et donc plus vraiment actuel…

    Si c’est pour produire, au vu de l’image, de la vidéo, en réaction spontanée ou en « pensée raccourcie », un « caca nerveux »… Cela « n’ira jamais bien loin » et sera vite « emporté dans le mouvement » et n’influencera sans doute pas grand monde… En revanche si, croyant que l’événement vient tout juste de se produire, tu te livres à un grand développement d’analyse, de commentaire, de réflexion, voire (rire) à un « monument de littérature », alors là, c’est « un peu dommage » ! (Pour la bonne raison que l’événement datant d’avant hier, à la vitesse d’évolution des situations dans le monde d’aujourd’hui, ce que tu vas raconter en y mettant tout ton talent et toute ta capacité à t’exprimer « à mille lieues d’un caca nerveux »… Aura perdu tout ou partie de sa pertinence, de sa portée!)…

     

     

    D’autre part, ce que l’on voit ne représente qu’un fragment du tableau d’ensemble, et ce fragment en fait, prend de l’importance au point de constituer l’élément fondateur de l’opinion que l’on se fait…

     

    Mais surtout, ce qui « complique les choses » et tend à influencer, à pervertir, à dénaturer l’opinion que l’on se fait – et que l’on exprime à la fois sur les réseaux sociaux ainsi que dans la « sphère publique » qui est celle de la rue, du bistrot, du dîner familial, de tout lieu où les gens se rencontrent… Ce sont ces « fake-news » ces informations erronées, orientées, arrangées, incomplètes, partisanes, qui circulent en permanence, véhiculées par les médias – les télés, la presse, les radios – par ce que l’on appelle les « influenceurs » au service de « lobbie’s » et de géants d’internet et du numérique, dans un « Ordre du Monde » complètement dérégulé où règne l’Argent, la rentabilité, le profit…

     

    Aussi, le combat du « vrai de vrai » contre le « faux et pire encore que le faux, le « faux du faux » poussé à l’extrême… Devient un combat inégal, désespéré, épuisant… Mais perçu néanmoins comme une nécéssité par une minorité de personnes « éclairées » et agissantes, de ce monde…