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Les contreforts de mes Hoggars

Ma Révérande

Mes arcs-boutants

Mon coq Leghorn

Ma lampoule

Mes lapins nains

Les contreforts de mes Hoggars

Mes poissons scies

Mes éjectures

Mes paraplingues

Mes asphodèles

Mes sissires

Mes douze gorets potelés

Mes souriceaux

Mes sceaux à l’encre de seiche

Les écoles où je ne suis jamais allé

Que n’eût-il fallu au bébé que je fus

En l’an de la Quatredada

Fécondées au vitriol

Toutes ces élucubres

Pour revisiter

À partir de la culotte de la Révérande

Des saillies de mes arcs-boutants

Du bec de mon coq Leghorn

Du filament de ma lampoule

Des gigues de mes lapins nains

Du Gypaète tournoyant au dessus de l’un de mes Hoggars

De la dentelure de mes poissons scies

Des larmes chues de mes éjectures

Des tringles de mes paraplingues

Du cœur de mes asphodèles

De la courroie rompue de l’un de mes sissires

Des petites queues de mes douze gorets

Des crottelettes de mes souriceaux

De sur quoi se sont plaqués mes sceaux à l’encre de seiche

De ces écoles où n’étant jamais allé je m’y suis inventé des diplômes

Oui tout ça pour revisiter

Tout ce monde qui fut dans un jadis inconnu

Déclaré incréé

Mais qui aujourd’hui dans un grand han’ de heurts

Se défiloche

S’entrelaque

S’étire

Se dénoue

S’espatouffle

Se carambole

Et néanmoins aspirer à se terraformer sur Mars

 

 

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