Ma Révérande
Mes arcs-boutants
Mon coq Leghorn
Ma lampoule
Mes lapins nains
Les contreforts de mes Hoggars
Mes poissons scies
Mes éjectures
Mes paraplingues
Mes asphodèles
Mes sissires
Mes douze gorets potelés
Mes souriceaux
Mes sceaux à l’encre de seiche
Les écoles où je ne suis jamais allé
…
Que n’eût-il fallu au bébé que je fus
En l’an de la Quatredada
Fécondées au vitriol
Toutes ces élucubres
Pour revisiter
À partir de la culotte de la Révérande
Des saillies de mes arcs-boutants
Du bec de mon coq Leghorn
Du filament de ma lampoule
Des gigues de mes lapins nains
Du Gypaète tournoyant au dessus de l’un de mes Hoggars
De la dentelure de mes poissons scies
Des larmes chues de mes éjectures
Des tringles de mes paraplingues
Du cœur de mes asphodèles
De la courroie rompue de l’un de mes sissires
Des petites queues de mes douze gorets
Des crottelettes de mes souriceaux
De sur quoi se sont plaqués mes sceaux à l’encre de seiche
De ces écoles où n’étant jamais allé je m’y suis inventé des diplômes
…
Oui tout ça pour revisiter
Tout ce monde qui fut dans un jadis inconnu
Déclaré incréé
Mais qui aujourd’hui dans un grand han’ de heurts
Se défiloche
S’entrelaque
S’étire
Se dénoue
S’espatouffle
Se carambole
Et néanmoins aspirer à se terraformer sur Mars