… « En supprimant les archives papier et en les remplaçant par des fichiers numériques, ils peuvent effacer l’histoire.
Un jour vous tomberez sur le message « page introuvavle ».
Et le lendemain vous les verrez nier que cela ait jamais existé ».
[ Julian Assange ] né le 3 juillet 1971 à Townsville (Australie), informaticien et journaliste, et fondateur de WikiLeaks, une ONG spécialisée dans l’analyse de documents classifiés, dont beaucoup sont inconnus du Grand Public et pour certains, censurés…
… Ces « Ils » ce sont les Décideurs et les Dominants de ce monde – Elon Musk et bien d’autres, avec « des flopées » d’ingénieurs et de chercheurs dont les rémunérations et les travaux de recherche scientifique – Intelligence Artificielle, robotique, numérique, gestion des données- sont financés par ces mêmes décideurs et dominants se situant et agissant « au dessus et en deçà » des gouvernants, des états, des nations, des politiques, des idéologies, et bien sûr des peuples, de tous les peuples…
Les archives papier c’est -en gros- 570 ans d’Histoire aujourd’hui en 2026…
Mais « encore faut-il » dire de quoi est fait, a été fait le papier : jusqu’au 20 ème siècle avec du tissu – vêtements hors d’usage, chiffons, à base de lin et de chanvre ; de telle sorte que des pages imprimées sur du papier fabriqué ainsi (les livres, les revues, les journaux) demeuraient consultables et lisibles durant 300, 400 ans et plus…
Alors que le papier fabriqué aujourd’hui – surtout depuis la seconde moitié du 20 ème siècle et encore plus de nos jours… Est un papier produit industriellement ( cellulose, fibre de bois) qui est de moindre qualité que celui fabriqué avec des chiffons… De telle sorte que, par exemple des textes imprimés sur des feuilles blanches de format A4, ne demeureront consultables et lisibles qu’au mieux 30, 40 ou 50 ans… (idem pour les livres de librairie qui sortent chaque année, et pour les formats « poche »)…
Avant, bien avant 1454 – l’année supposée d’invention de l’imprimerie par Gutenberg – et plus l’on remonte vers le Moyen puis Haut moyen Age ; et surtout jusqu’à l’antiquité Egyptienne et Moyen Orientale jusque vers -3000 ; l’on écrivait sur des tablettes d’argile, sur du papyrus, sur du parchemin (des peaux d’animaux)… De telle sorte que des textes écrits manuellement sur des tablettes d’argile, sur du papyrus, sur du parchemin, demeurent consultables et lisibles durant 1000, 1500, 2000 ans voire plus… -Plus de 3000 ans même pour des tablettes d’argile de l’époque du monde Egéen de -3000 à -1200…
Donc, tout ce qui est, a été écrit depuis 3000 ans, et « à plus forte raison » ce que l’on écrit de nos jours sur du papier… Est – c’est la réalité- « d’un archivage forcémement limité dans le temps » ( de 3000 ans à seulement quelques dizaines d’années)…
En deçà et bien avant 3000 ans, il n’y a plus que la pierre – les stèles, les monuments de pierre sur lesquels figurent des inscriptions gravées ; les objets fabriqués en pierre taillée qui ont été décorés ou gravés (ou sur des ossements)…
… Dans les centres d’archives départementaux – modernisés- l’on utilise des produits de conservation (et aussi un conditionnement ambiant) qui permettent de garder consultables et lisibles, des documents imprimés sur papier – et des ouvrages – datant du début de la période où l’on a commencé à se servir de papier fabriqué industriellement -et qui donc « peuvent avoir encore aujourd’hui une lisibilité à 50 ans d’âge ou un peu plus »…
C’est dire du « sort » - certain- de tout ce que l’on écrit, imprime, sur du papier, au 21 ème siècle : dans cent ans il n’en restera plus rien (rien de lisible).
… C’est donc en gros 570 ans d’Histoire, en remplaçant les textes papier par des fichiers numériques, et « à plus forte raison » tout ce qui est contemporain (du 21 ème siècle) qu’ « Ils » vont effacer… Lorsque l’on lire ce message « page introuvable »…
Mais « il faut dire aussi » - et c’est là, « une autre réalité »… Que les fichiers numériques sont dépendants des systèmes d’exploitation ( de Windows, de Microsoft et de ses suites bureautiques)…
De telle sorte que, d’ici 30, 40, 50 ans – et peut-être même plus tôt qu’on ne le pense – tous ces fichiers numériques, du fait d’un changement prévisible de systèmes d’exploitation et de suites bureautiques, vont devenir inexploitables, illisibles ; remplacés par d’autres…
Et, « à ce titre » je vous laisse imaginer le devenir de vos productions écrites, de vos « posts », de vos espaces de stockage en ligne emplis de dossiers, de fichiers, de toutes vos réalisations…
Les générations de demain – de « dans 30, 50 ans » seront elles aussi, dépendantes pour leurs productions en fichiers numériques, des nouveaux systèmes d’exploitation mis en place par les nouveaux dominants et décideurs… Ainsi sera effacée, occultée, niée, oubliée, l’Histoire – surtout l’Histoire récente – de moins de 50 ans- et encore aussi, de plus de cent ans…