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  • Croissance économique "durable" et PIB par an et par habitant

    … Si la croissance – du marché et de la consommation- « durable » avec le PIB par habitant – de la France et des pays Européens- c’est :

     

    La possibilité pour un quidam lambda de revenu « moyen » d’acheter un smartphone du dernier modèle à 1300 euros – au lieu d’un smartphone « moins coté » mais ne coûtant que 250 euros…

    De partir une semaine ou quinze jours en croisière méditérranéenne…

    D’opter pour des équipements technologiques, électroménagers et d’appareils nouveaux, performants, pour un usage dans sa vie au quotidien…

    De s’habiller avec des vêtements de marque…

    De se rendre 2 ou 3 fois dans le mois dans un restaurant à 30/40 euro le menu…

    De dépenser pour des loisirs- séances de cinéma, pièces de théâtre, expositions, musées, spectacles festifs et culturels, achat de livres nouvellement sortis…

    De partir en vacances d’hiver à la neige stations alpines ou d’été à la mer en location ou en hôtel…

    De pouvoir s’alimenter avec des produits de qualité…

    De se faire poser des implants dentaires…

    De prendre des rendez-vous médicaux chez des spécialistes à dépassement d’honoraires…

    Et de dépenser pour d’autres choses, services, utilitaires ou « de confort » ou même du « superflu », nécéssitant pour tout cela, de disposer d’un budget suffisant…

     

    … Il n’y a pas pour autant, de quoi pavoiser, d’applaudir, de se réjouir outre mesure, de considérer « référent » ou « d’ordre consensuellement admis par beaucoup », d’être quand on le peut, un bénéficiaire privilégié de la croissance économique du marché de la consommation, d’être d’un PIB par habitant et par an, supérieur à 40 000 euros…

    Ou au contraire de s’indigner du fait que la France soit placée au 7 ème – ou 8 ème rang ? – en terme de PIB comparé aux autres pays de l’Union Européenne…

     

    Ce que « vaut » un pays, ce que « vaut » un peuple », ce que « valent » des gens… Dans l’Ordre référent du monde d’aujourd’hui, se mesure, s’évalue, se considère, se modélise, pour l’essentiel, sur le socle constitué par la croissance économique durable et par le PIB par habitant.

    Et c’est bien là – à mon sens – une aberration !

     

    Quelle est la place – sinon une place « en arrière-plan » et « ne faisant guère l’objet de considération » - de la relation humaine, de la « culture de la relation humaine » pour « préciser les choses », des liens d’amitié et de famille… Dans un « ordre référent du monde » qui privilégie et « essentialise » la croissance économique de marché, et le PIB par habitant qui exercent conjointement autant et toujours plus de pression sur les ressources de notre planète, alors même que se pose la question essentielle du maintien et de la survie de l’espèce humaine ?

     

     

     

  • L'économie humaine de marché s'est toujours mesurée en argent

    … Dans les économies primitives des sociétés et civilisations humaines du Paléolithique Supérieur – Aurignatiens, Gravettiens, Solutréens et Magdaléniens – de marchés et d’échanges locaux, régionaux ou entre groupes humains éloignés d’un même ensemble continental (celui de l’Eurasie) – l’argent (la monnaie) n’existant alors pas, l’on troquait c’est à dire qu’en échange d’un produit, d’un service, l’on fournissait un autre produit, un autre service…

     

    Avec l’apparition de la monnaie dans les sociétés de la fin du Néolitique mais surtout du début des temps historiques (premières civilisations – le monde Egéen de -3000 à -1200, puis le monde ensuite Grec, puis Romain) l’économie humaine s’est mesurée en argent pour atteindre les formes de paiement qui sont devenues celles d’aujourd’hui autrement qu’en monnaie, pièces et billets de banque, mais en titres (chèques) virements, carte bancaire, smartphone, empreinte ; « bicoins », crypomonnaie…

     

    Alors que nous sommes plus de huit milliards d’humains sur la Terre, le « commun des mortels » de ces huit milliards d’humains, d’un bout à l’autre de ce que l’on appelle « l’échelle sociale » - des plus pauvres aux plus riches ou des sans aucun pouvoir jusqu’aux dominants et aux décideurs – ne se pose quasiment jamais la question des limites de nos écosystèmes… Qui pourtant se posait déjà il y a trente mille, il y a vingt mille ans lorsque des groupes humains s’installaient dans la durée (une saison, une année) en un lieu dont ils exploitaient les ressources à leur profit, pour leurs besoins alimentaires et autres, fabrication d’outils, d’objets utilitaires…

     

    Quand nous étions moins d’un milliard d’humains sur Terre (avant la fin du 18 ème siècle) les 4/5 èmes de la population vivaient dans un état quasi permanent de misère ou de grande pauvreté…

    Aujourd’hui avec plus de huit milliards d’humains sur Terre, 1/4 seulement de la population mondiale – soit deux milliards- vit dans la misère, dans une grande pauvreté… Autant dire que les six milliards autres, d’une manière ou d’une autre, plus ou moins selon les niveaux de revenus (de ce que l’on appelle le PIB par habitant) sont des consommateurs ne serait-ce que d’un minimum mais tout de même d’un minimum produit fabriqué vendu à très grande échelle sur toute la planète…

     

    Donc consommer c’est payer, c’est « pouvoir payer » que ce soit 10 cents, un euro, mille, dix mille, un million d’euro ou de dollar…

    Et consommer c’est utiliser les ressources de la Terre pour se nourrir et pour se procurer tout ce dont on a besoin…

    Et à propos du besoin, de tous nos besoins , il est question de réalité… Peut-être de « morale » mais là c’est « une toute autre question purement et uniquement humaine »…

     

    Notre planète la Terre peut-elle nous fournir, et pour combien de temps encore, ce dont on a besoin pour que notre espèce humaine actuelle (les Sapiens) puisse se perpétuer ?

     

    Combien sommes nous, de « communs des mortels » d’une part ; de riches et de pauvres et de sans pouvoir et de dominants et de décideurs d’autre part , pour une économie se fondant sur la réalité des limites de nos écosystèmes ? Sur les limites de la Terre cette planète que pour le moment en ce 21 ème siècle nous ne pouvons pas quitter même seulement un très petit nombre d’entre nous à la fois ? (Dans l’hypothèse, par exemple, d’une immense station orbitale « terraformée » ?

     

     

  • Ce que peut valoir un livre

    … Un livre n’a de valeur marchande que si à partir du moment où il sort en librairies et points de vente il y a pour le mettre en valeur et en situation d’être acheté, une logistique de commercialisation, de promotion, de publicité, de diffusion, tout cela qui justifie sa parution et lui assure durant un certain temps – limité- une présence dans les rayonnages des points de vente ; que si il a été publié par une maison d’édition des plus et des mieux connues… Et si son auteur a participé à des salons du livre – où à ce qui s’apparente à des salons du livre : marchés locaux, manifestations littéraires, culturelles…

    Son prix varie entre 20 et 25 euro, exposé qu’il est en librairie ou en point de vente…

    Mais à partir du moment où un livre n’est pas ou n’est plus dans le courant ou dans la mouvance de cette logistique de commercialisation, de promotion, de diffusion ; qu’il paraît dans une collection de poche, qu’il devient un livre ordinaire parmi des milliers d’autres livres, et que l’on va finir par retrouver dans un vide grenier à 1 euro pièce, dans un « easy cash », et à l’étape ultime dans une « boîte à livres » au coin d’une rue… Il ne vaut plus rien !

    D’autre part, en ce qui concerne l’édition « en ligne » qui va faire venir dans sa boîte aux lettres ou en point relais, un livre commandé, payé par carte bancaire, revenant plus cher soit 25 ou 30 euro, qu’un livre nouvellement sorti présenté en libraitie ou point de vente coûtant lui, entre 20 et 25 euro ?

    D’où l’absurdité de l’édition en ligne qui implique outre le prix d’achat du livre supérieur au prix d’un livre en librairie, ce que coûte à l’auteur une logistique de promotion diffusion proposée par l’éditeur en ligne … Qui ne garantit en aucune façon que ce livre soit acheté par au moins quelques dizaines de personnes (en général, le livre n’est pour ainsi dire acheté par personne)…

     

     

  • Marché nocturne

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    … Le monde des ouvriers, des paysans, des salariés, des chefs ou patrons d’entreprises locales, des auto-entrepreneurs, des artisans, des commerçants, des sans emploi, des jeunes et des personnes âgées du pays où je vis et y connais des gens, des familles avec enfants…

    Ce monde là, oui c’est le mien, celui dont je suis et appartiens ; et je l’exprime ici avec une certaine gravité empreinte de fierté ; c’est le monde qui pour moi compte, le monde qui est celui de millions de gens en France, dans chaque région, dans les villes et les campagnes ; c’est le monde que je soutiens et apprécie pour ses valeurs, pour ses générosités, pour ses capacités d’accueil – en dépit parfois, des défauts, des « choses moins louables » qui peuvent être ceux de quelques uns (ces quelques uns étant je le pense, minoritaires dans l’ensemble…

    Ce monde qui est le mien, dont je fais partie en tant que « témoin et obsevateur (et chroniqueur) de mon temps », de cette époque, de ces années vingt du 21ème siècle…

    C’est en me rendant le vendredi 8 août 2025 aux étangs de La Chapelle devant Bruyères où se tient en juillet et en août cette année tous les vendredis de 18h à 23h, un marché nocture, très fréquenté – par bien sûr les gens du pays environnant mais aussi par les vacanciers des campings proches – en écoutant la musique diffusée par un animateur et ses appareillages de sonorisation, en regardant tous ces gens, toutes ces familles, évoluant autour des stands et des étalages, ou attablés mangeant et buvant, riant et conversant… Que j’ai pris conscience, une « conscience aiguë » dis-je, de mon appartenance à ce monde là…

     

    L’autre monde – dont je ne suis pas – c’est celui dont l’environnement, dont les ambitions, dont les projets de vie, dont les relations, dont les réalisations, dont les moyens financiers, dont les possessions, dont les activités… Sont à mille lieues du monde des ouvriers, des paysans, des salariés, chefs ou patrons d’entreprises locales, des auto-entrepreneurs, des artisans, des commerçants, des sans emploi, des jeunes et moins jeunes, des familles avec enfants du pays… Et je ne me sens ni envieux ni solidaire de cet « autre monde » si éloigné du monde auquel j’appartiens…

    Cet « autre monde » qui ne fréquente pas les machés populaires, les campings, les manifestations festives locales, mais plutôt les « hauts lieux » - les tribunes, les plateaux de télévision, les scènes les plus en vue, les grands hôtels, les paradis touristiques équipés pour recevoir une clientèle friquée et exigeante…

    Cet « autre monde » qui est celui des orgueilleux, des prétentieux, des hautains, des méprisants, de ceux et de celles aux apparences trompeuses, qui nous « emberlificotent » puis nous laissent tomber - « mine de rien » ou brutalement…

     

     

  • Le gigantisme et l'incommensurable diversité du marché

    … Dans un grand centre commercial avec galeries marchandes en ces jours proches de Noël, hier jeudi 22 décembre, je regardais tous ces rayons, étalages de produits alimentaires, viande, charcurerie, fromages, volailles, fruits, légumes, crustacés, poisson, pâtisseries, confiseries, conserves, surgelés etc. … Et en particulier les étalages de fruits et de légumes : la plupart des étiquettes et affichettes indiquant la provenance ou l’origine de chacun de ces produits : Malaisie, Kenya, Chili, Brésil, Israël, Tunisie, Ghana, Guinée, Jamaïque, et autres pays « à l’autre bout de la planète » ; et je pensais à tous ces avions transportant ces produits, sur des milliers de kilomètres, s’ajoutant aux avions de tourisme gros porteurs en nombre de passagers (24h sur 24, dans les airs à dix mille mètres d’altitude, à toute heure en permanence, 600 000 personnes dans les avions)…

     

    Et à cela s’ajoutent encore les cargos porte container géants sur toutes les mers du monde, et en files ininterrompues dans des détroits, dans la Manche, la Mer du Nord, au canal de Panama, au canal de Suez … (les vraiment très gros passent par le Cap Horn et par le Cap de bonne espérance Afrique du Sud) ; les énormes complexes portuaires d’Europe du Nord, du sud de la Chine ; les trains de wagons de marchandises sur des voies ferrées traversant l’Asie et l’Europe, les camions de 36 tonnes et plus sur les grands axes de circulation…

     

    Je me dis « est-ce que tout cela va encore pouvoir continuer durant 20 ans ?

     

    En effet, l’on peut se poser la question de la durabilité de cette immense diversité de produits de toutes sortes (alimentation, équipement, loisir), que l’on observe dans les grands centres commerciaux fréquentés par des milliers de personnes. La diversité est tellement immense, et les rayons sont si chargés, sans cesse réapprovisionnés, que choisir un produit (par exemple un yaourt) devient un « casse tête » !

     

    Cela dit, cela m’étonnerait fort que, dans un supermarché de Kiev ou de Kharkiv en Ukraine en décembre 2022, l’on trouve en fruits et légumes « venu de Malaisie, de Jamaïque, du Chili, d’Israël, du Ghana, du Brésil... »