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  • Transmettre un patrimoine, une œuvre

    Transmettre un patrimoine – immobilier surtout – c’est « l’affaire de beaucoup d’entre nous » du fait que nous sommes environ vingt millions de personnes en France, à être proprétaires d’une maison individuelle, ou d’un appartement – et aussi, pour certains, d’une résidence secondaire (maison de campagne)… Sans compter bien sûr les multi propriétaires possédant plusieurs maisons, appartements, immeubles, tout cela à usage locatif…

    Mais de nos jours et plus encore dans les années qui viennent dans une société qui se diversifie et se complexifie – et se décompose – transmettre un patrimoine immobilier devient difficile et compliqué à mettre en œuvre : familles dites « recomposées », divorces, ruptures de lien familial, mésentente entre frères et sœurs, enfants dispersés aux quatre coins de la planète, etc. …

    Que peut-il en être par exemple, d’un fils ou d’une fille vivant et travaillant en Chine, au Canada, aux USA, en Australie, ne comptant pas revenir en France dans sa vieillesse, et qui hérite de la maison de ses parents, une maison « pleine comme un œuf » ? L’on imagine ce qui se passe alors : la maison est mise en vente par notaires interposés – l’un là bas sur place et l’autre en France – débarrassée de tout son contenu (vide maison ou entièrement libérée par une entreprise spécialisée) – comment faire autrement ?



    Transmettre une œuvre artistique ou littéraire, là c’est une « toute autre affaire » car déjà s’impose la nécessité d’avoir un ou plusieurs descendants directs – ce qui n’est pas le cas pour des personnes n’ayant jamais eu d’enfant(s) ou ayant un fils ou une fille sans descendance donc pas de petits-enfants…

    À défaut de descendance directe pour la transmission d’une œuvre littéraire ou artistique, restent les branches collatérales qui elles, sont pluri générationnelles et « porteuses de future descendance »…

    Mais l’on imagine mal, le petit Antoine, la petite Magali, tous deux âgés en 2025 l’un de 15 ans et l’autre de 12, et petits-enfants d’une cousine germaine, avoir eu connaissance de ce grand oncle « poète et chroniqueur de son temps qui a produit l’équivalent en textes, de 4 ou 5 volumes de mille pages de La Pléiade » et d’être interéssé par l’œuvre de ce grand oncle dont il faut le dire « il, elle n’en à rien cirer »…

    La transmission d’une œuvre artistique ou littéraire par la descendance – directe ou collatérale- ne peut se faire – si elle se fait- que dans la mesure où l’intéressé(e) – le petit-fils, la petite-fille, de soi-même ou d’un cousin, d’une cousine… A eu connaissance de l’œuvre réalisée et surtout – surtout- (c’est là l’essentiel) : se sent motivé à mettre en valeur et à faire connaître l’œuvre réalisée… Car sans la motivation, l’intérêt seul ne suffit pas (il y a la dilution au fil des générations, d’autant plus que les destinées des uns et des autres sont très différentes et souvent il faut dire, chaotiques)…





  • L'artiste et son œuvre : peut-on les séparer ?

    … La question est « difficile »…

    Mais à bien réfléchir la réponse est oui : l’artiste et ce qu’il est en tant qu’humain parmi ses semblables (agissement, comportement) ; son œuvre dans la qualité de ce qu’elle contient et dans l’impact qu’elle peut avoir…

     

    La question est difficile lorsque la différence est importante entre la qualité de ce qui est produit – et de son contenu – et l’agissement, le comportement, au quotidien, de l’artiste…

     

    La différence est une réalité

    la qualité est une réalité lorsqu’elle est évidente

    L’agissement est une réalité lorsqu’il est observable

    La qualité et l’agissement en conséquence ne peuvent être niés

     

    Reste – et s’impose – cependant, l’impact (ou le rayonnement) de l’œuvre, qui, sans éclipser agissement et comportement déplorables, peut se révéler bénéfique et heureux pour un certain nombre de personnes…

     

    Sans doute oui, est-il préférable que l’œuvre – de qualité - s’accorde avec l’agisssement et avec le comportement au mieux, au plus sincère, au plus authentique de l’artiste…

    Restons en là : « préférable » - sans pour autant en faire une nécéssité, de la concordance…

     

     

    Dans le cas d’un personnage (artiste, écrivain, dessinateur ou peintre ou caricaturiste, comédien, acteur…) décrié pour ses agissements et pour ses comportements délicteux, jugés abjects, inacceptables… Je suis opposé à ce que l’œuvre (l’ensemble de l’œuvre) de ce personnage, soit boycottée, rejetée…

     

    En revanche je ne suis pas opposé à ce que ses agissements et comportements délictueux, répréhensibles, de ce personnage, fassent l’objet de poursuites judiciaires…

     

    En effet, en matière de liberté (d’expression et de réalisation) dans une œuvre de littérature, de dessin, de peinture, je suis opposé à toute restriction et interdit… Mais en ce qui concerne les agissements, les comportements repréhensibles (qui ne sont pas « œuvre » mais « choses de la vie ») là, je pense que c’est de la responsabilité de chacun de « faire ou de ne pas faire » (avec l’acceptation des conséquences) et aussi, la responsabilité de quelque autorité reconnue, habilitée et de droit, d’intervenir et selon le cas, de poursuivre pénalement…

     

     

  • L'Œuvre

    Cette vision de l'œuvre...

    Œuvre de peinture...

    Œuvre d'écriture...

    Œuvre de musique...

    Cette vision de l'œuvre selon Emile Zola dans son livre L'Œuvre...

    Cette vision de l'œuvre je la partage.

    Et non seulement je la partage mais j'y souscris, j'y adhère...

     

    L'œuvre n'est point “de quelque académie que ce soit” même si l'Académie reconnaît l'œuvre.

    L'œuvre n'a que faire des académies, des modes, du marché ; du pompon à tirer assis sur quelque dada du manège...

    Dans leurs couleurs vives et éclatantes, montrant leurs dents toutes blanches en un rire débile et figé de créature fantasmagorique de fête foraine, les dadas de manège branlent sur leurs selles des rêves prêt-à-porter et des images sautillantes de séries télévisées dans les têtes chevillées au ventre...

    L'œuvre c'est la vie exprimée, peinte ou mise en musique sans faire partie d'une école, sans se laisser emporter par un courant, sans ressentiment, sans amertume, sans mise en scène...

    L'œuvre porte en elle sa propre émotion, sa propre vérité et ne juge pas le monde ni les gens. L'œuvre serait plutôt amoureuse du monde sans rien attendre du monde en retour de ce qu'elle donne.

    Il y a dans l'œuvre du désintéressement, parfois de la dérision, de la violence, une rage de s'exister et de se répandre dans le coeur des gens... Ou du silence, du renoncement, du recueillement, une intimité.

    Mais il y a toujours dans l'œuvre de la passion... La même passion naturelle, instinctive et vitale que celle de l'être venant au monde en brisant sa coquille, en déchirant sa chrysalide, en passant sa tête entre les lèvres écartées au bas du ventre de sa mère...

     

    L'artiste, la femme ou l'homme d'écriture, le musicien, le sculpteur, le poète, l'artisan, par sa facture, par son œuvre ; se réconcilie avec ce que parfois il balaye devant lui ou piétine dans son emportement... Car l'œuvre éclate telle une orchestration et déclare sa vérité, sa neutralité, son indépendance, sa liberté en face d'un monde qu'elle rejoint, qu'elle comprend et qu'elle représente par la peinture, par l'image, par la musique.

    L'œuvre n'est pas uniquement une affaire d'artistes identifiés, officiels ou reconnus, qui auraient seuls la possibilité et l'autorisation de se produire devant un public en fonction de références ou de notoriété acquise.

    L'œuvre existe par elle même par sa force, sa réalité brute, sa singularité... Elle est l'empreinte, la trace, la signature de ce qui vit en son créateur...

     

    Voici ce qu'écrit Emile Zola dans son livre L'Œuvre, page 106, collection Livre de Poche (classiques de poche) :

     

    Ah, tout voir et tout peindre! reprit Claude, après un long intervalle. Avec des lieues de murailles à couvrir, décorer les gares, les halles, les mairies, tout ce qu'on bâtira, quand les architectes ne seront plus des crétins! Et il ne faudra que des muscles et une tête solides, car ce ne sont pas les sujets qui manqueront... Hein? la vie des pauvres et des riches, aux marchés, aux courses, sur les boulevards, au fond des ruelles populeuses ; et tous les métiers en branle ; et toutes les passions remises debout, sous le plein jour ; et les paysans, et les bêtes, et les campagnes!... J'en ai des fourmillements dans les mains. Oui! toute la vie moderne! Des fresques hautes comme le Panthéon!

    Une sacrée suite de toiles à faire éclater le Louvre!”