compteur

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

langage

  • L'individu ou la personne ?

    Un homme ou une femme de ce monde où présentement nous vivons – et il en a toujours été ainsi – Qu’il soit un chef d’état, un apprenti boulanger, un milliardaire, un SDF, un ingénieur, un chrétien, un juif, un musulman, une « dame pipi » de WC public, une mémé, une jolie jeune femme, un prof de Lettres, un cariste, un grutier, un médecin, qu’il réside dans une belle demeure ou dans une caravane ou sous un pont, qu’il soit un artiste, un écrivain, une vedette de Youtube, et qu’il ou elle ait mille followers sur Facebook ou Instagram… Ou qu’il soit un « éternel zappé »… Qu’il ne fasse rien d’extraordinaire dans sa vie ou qu’il qu’il soit l’auteur d’une grande œuvre… Quelle que soit sa condition, le langage dans lequel il s’exprime, sa « vision du monde », ses idées, ses croyances, sa notorité s’il en a une ou s’il est très peu connu…

    Est avant tout et en premier lieu… Une personne humaine, et si l’on le rencontre et si un échange s’établit avec lui, de près – ou de loin sans le voir… Peut être un interlocuteur – autant dire ni un arbre ni un mur ni un tas de cailloux devant soi…

    Et la relation qui s’établit alors avec cette personne humaine, celle là ou une autre… À partir du moment où le contact demeure normal, sans violence… Cet instant de relation – pouvant se renouveler – est toujours à mon sens « un moment d’échange privilégié comme suspendu sur la toile agitée et mouvante du monde »…

    Avant d’être dans le monde ou autour de toi ce que tu es selon de ce que tu fais et ce que tu as (ce qui t’identifie, te situe ou te classe, dans l’environnement humain qui est le tien à tel endroit ou en un autre endroit ou espace public là où des gens communiquent entre eux)… Avant tout cela, tu es d’abord un être humain, une personne… (le terme d’individu utilisé dans l’Ordre du Monde et en particulier dans l’Ordre marchand où règnnt pouvoir de l’argent et apparence, est un terme qui en aucune façon ne désigne, ne fait état d’un être humain)…

    Ce moment de relation humaine, totalement indépendant de tout repère que ce soit, de tout jugement ou appréciation que l’on peut se faire – même justifié… Dans un sens ou dans un autre… Est un moment unique, privilégié, privé, intime, personnel ; comme je dis « suspendu sur la toile agitée et mouvante du monde » et la conversation qui s’établit alors en l’occurrence, ce que l’on se dit l’un et l’autre à ce moment là, est différent de ce que l’on dit en public, en groupe, dans une réunion de personnes, de connaissances, d’amis…

    Comme je dis aussi « à défaut d’être croyant en Dieu, il y a cette croyance en ce qui se substitue à ce Dieu en lequel on ne croit pas, et qui n’est autre que l’existence même – et réelle- de l’Autre (et donc de cet interlocuteur qui est l’Autre)…

    Dieu en somme serait l’Autre en tant qu’interlocuteur avec lequel on échange, on confie, on partage, lors d’un moment unique, privilégié, de relation…

    Pour autant… Faut-il voir dans le propos dont je fais part ici au sujet du caractère privé, intime, personnel, de l’échange, du moment de relation… Et de la primauté de la personne sur l’individu, de la personne elle-même sur ce qu’est ou fait cette personne… Quelque « leçon de morale » ?

    Car il est évident que, en rapport avec des comportements que l’on dénonce, en face de ce qui est contraire à nos propres valeurs et à la vision du monde et des gens que l’on se fait soi-même ; il est évident que le propos dont je fais part ici, se trouve forcément en décalage par rapport à la réalité d’une situation en laquelle on se trouve (situation difficile, de confrontation, d’oppostion violente, de non acceptation, de rejet, de désapprobation)… En effet dans ce cas, la relation même aussi intime et privée ou priviléfgiée qu’elle soit – si elle peut l’être – se trouve dépendante de ce que l’on sait, de ce qui se dit et qui est vrai ou en partie vrai…





  • Le langage, la mémoire

    La machinerie audiovisuelle avec toutes ses productions d’images et de vidéos formatées diffusées à très grande échelle, ainsi que toutes ces « béquilles » devenues nécessaires à la marche que sont les moteurs de recherche sur internet et les outils de l’intelligence artificielle, nous font perdre nos capacités mémorielles naturelles, perdre nos capacités de réflexion et d’analyse des faits et des situations…

    La seule maîtrise du langage ne suffit pas, il faut aussi, en plus et surtout, le soutien de la capacité mémorielle…

     

    Les beaux et bien parleurs sont comme les prestidigitateurs : pour faire leur numéro ils se servent de ce que la technologie leur permet d’exécuter devant les spectateurs émerveillés – et crédules…

    « Il faut croire » que le « lapin ou la colombe sorti du chapeau » - il y a forément un « truc »- a plus d’impact – bien plus – que n’en a ce que produit, transmet l’esprit, la teneur, la force, la dynamique de la parole dite, des mots écrits… Tout cela soutenu par ce qui a pu être conservé, enregistré, relié, structuré, organisé, daté, mémorisé en soi depuis la plus lointaine enfance… Qui vient autant de ce que l’on a vécu, que de ce que l’on a observé ou de qu’il nous a été donné de savoir venu d’en dehors de soi…

     

  • Zappé et vilipendé, le "fond des choses"

    «Le reste du temps qu’est-ce qu’il fabrique le peuple bibineux, pêcheur d’ablettes ? Entre les déluges ? Rien ! Il s’écoute causer, roter, il se fait reluire avec des conneries, comme des vraies gonzesses, des futilités, des babioles. Il compte les verres sur la table... jamais il parle du fond des choses. Jamais. C’est une vraie affaire pour la Mort, le peuple. Un coup de clairon, il s’apporte, y a pas besoin de lui expliquer. Il est toujours là. Il attend. »

    Louis-Ferdinand Céline— L’École des cadavres (1938), Éditions Denoël, 1938.

     

     

    Plus personne de nos jours – et cela déjà depuis « belle lurette » - n’écrit ainsi…

    Personne n’imagine un seul instant, qu’un tel langage -celui de Louis Ferdinand Céline alias Ferdinand Destouches - puisse avoir une grammaire, parce que de nos jours, la grammaire qui prévaut dans le langage n’en est plus une, s’étant diluée en un « désordrordre » tout comme pour la musique actuelle des discothèques et des fêtes de village devenue battement de cœur de pieuvre : tu t’éloignes d’à peine 50 mètres et t’entends plus que le tam tam qui à lui seul fait l’orchestration…

    Le « fond des choses » est « passé à la trappe » (zappé) en vérité, ne fait pas recette, est même vilipendé, et au « fond des choses » se sont substituées toutes les boues de surface dans leur puanteur ou bien dans leurs fragrances de crevettes ammoniaquées…

    Et c’est bien le coup de clairon qui ameute… Sauf que le coup de clairon il vient de partout à la fois et que là où il entonne le plus fort, il fait se taper entre elles cent, mille paires de mains…

     

     

  • Le mot du jour

    Loupés ratés zappés passés à côté de la plaque de toutes les Reconnaissances et de tous les Prix…

    Ces langages inouis et iconoclastes qui ne sont pas ceux des rappeurs en vogue plébiscités sur Youtube…

    Mais ceux des défenseurs des misérables…

    Et ceux des froisseurs de bannières…

    Louis Ferdinand Céline et François Rabelais ressuscités…

    Ça ferait pas de mal à une planète bouffie d’hypocrisies…

    Et toute emplie de grands hôtels du merdier…

     

  • Le langage, la pensée

    Si un sourd et muet n’est pas un « demeuré » dénué de raisonnement, de réflexion et de pensée… L’on ne peut en aucun cas, comparer ce sourd et muet avec quelqu’un qui ne maîtrise pas le langage et qui, tout de même serait capable de penser, de réfléchir…

    Parce que le langage non maîtrisé, et de surcroît simplifié – en parole comme en écriture – avec moins de mots et de verbes conjugués, s’il peut, oui, induire de la pensée voire de la réflexion, cette pensée et cette réflexion ne peuvent être que celles, assujetties à un ordre d’opinion dominant dans une société s’appuyant sur des bases sapées et fragilisées…

    Le sourd et muet quant à lui, n’ayant pas de langage articulé fait de mots, de phrases, de verbes conjugués, n’est donc pas dépendant du langage simplifié qu’un système d’éducation perverti a instauré… D’ailleurs, le sourd et muet a son propre langage qui est celui des signes faits avec les mains, avec les doigts, langage qui ne subit pas de simplifications, tout égal à lui-même et capable d’exprimer ce qui est pensé dans les mêmes nuances que celles que permet un langage parlé et écrit maîtrisé et non simplifié… Et de plus, le sourd-muet tout comme d’ailleurs l’entendant, a son regard pour s’exprimer…

     

    J’écris cela en réponse à ceux et à celles qui pensent que le langage – parlé ou écrit - « n’aurait selon eux rien à voir avec la faculté qu’a un humain de penser », prenant ce « fallacieux exemple » du sourd et muet qui n’est pas un demeuré…

    Bien sûr que le sourd muet n’est pas un demeuré puisqu’il est capable de penser et de réfléchir…

    Mais prétendre, avancer, affirmer que le langage parlé ou écrit, correct, respectueux de l’orthographe et de la grammaire ; ou au contraire simplifié avec moins de mots et de verbes conjugués… N’aurait rien à voir avec la faculté qu’a un humain de penser, c’est comme dire que n’importe quel crétin usant d’un langage simplifié est capable de raisonner, de penser « juste »… Ce qui est loin, très loin d’être le cas !

    Merde alors, que l’on ne fasse pas l’apologie de la non maîtrise du langage parlé et écrit !

    Bon, cela dit, un « Bac plus cinq » de formation littéraire qui maîtrise le langage parlé et écrit et dont le vocabulaire est de dix mille mots et qui conjugue à bon escient les verbes qu’il utilise, n’est pas forcément un « grand penseur »… Ni même d’ailleurs un « personnage intéressant » ou de « grande dimension humaine»… (autant dire qu’il peut être à sa manière un « sombre crétin »)…