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  • L'Écrit, la parole

    L’Histoire – depuis les sociétés et civilisations du Paléolithique Supérieur ( de -45 000 à -12000) jusqu’à nos jours – montre et pour ainsi dire atteste que l’écrit depuis qu’il existe à partir de -3500, est davantage un facteur de domination que ne peut être la parole (l’oralité).

    L’écriture c’est en effet le pouvoir de décrire, d’interpréter, de fixer dans la durée, et donc, de communiquer, d’exprimer à distance, dans l’espace et dans le temps… Ce que ne peut faire la parole qui elle, demeure aussi loin qu’elle puisse porter, un moyen de communication limité, adapté à des sociétés, à des groupes, à des communautés de personnes établissant des liens directs, locaux, d’interconnaissance et d’information ; non destinés à durer dans le temps et à être fixés dans l’espace – sauf dans le cas où par le récit oral, la connaissance acquise dans tel ou tel domaine, se trouve transmise, par exemple de maître à élève dans une école, de maître à apprenti dans une profession, de détenteur de quelque savoir particulier aux membres de son groupe social, de sa communauté ou de sa famille élargie à ses proches et connaissances.

     

    Depuis bien avant le Paléolithique Supérieur – du temps d’Homo Erectus – jusqu’à une période comprise entre -5000 et -3500, et même après -3500 jusqu’à une période récente, dans une grande partie du monde occupé par Sapiens, notamment en Afrique, en Amérique « pré colombienne », en Asie, en Océanie, en Europe du Néolithique, la culture, la transmission des savoirs, la connaissance de ce qui se ou s’était passé, tout cela se faisait dans l’oralité, par la parole, par le récit oral…

     

    Tous les peuples de l’oralité en Amérique, en Afrique, en Asie et Océanie, lorsqu’ils ont été confrontés au peuples de l’écrit, issus des parties du monde d’où provenait l’écriture, se sont vus dominés par ces peuples de l’écrit…

     

     

    L’écrit c’est la loi, l’ordre, la prescription, le serment, la procédure, l’acte, le traité… Gravé en signes à l’origine puis ensuite avec l’alphabet ou un ensemble de signes sur un support matériel – tablette d’argile, pierre, bois, feuille de papyrus, puis papier…

    L’écrit c’est l’affaire de celui qui sait écrire, et qui en ce sens, détient du pouvoir…

    La domination dans l’oralité n’a jamais été autre que celle de la force physique associée au pouvoir d’influence et à ce qui caractérise naturellement un meneur, un guide, un chef de meute ou de groupe… (comme dans le monde animal)…

     

    Mais la domination par l’écriture va au-delà de la domination dans l’oralité : elle s’ajoute et se superpose cette domination, à celle qui existe dans l’oralité, parce qu’elle grave, parce qu’elle inscrit et fixe dans la durée, dans l’espace, dans la distance…

     

    Celui qui sait écrire est celui qui a eu ou s’est donné le moyen de savoir écrire et qui, en quelque sorte par rapport aux autres membres de son groupe, de sa communauté, est privilégié du fait de ce qu’il détient (et que ne détiennent pas les autres)…

     

    Les plus anciennes traces d’écriture élaborée datent d’environ -3300 avant notre ère dans l’empire Egyptien des rives du Nil et dans l’empire Sumérien (Mésopotamie entre Tigre et Euphrate et rive occidentale du Golfe Persique)… Sur feuilles de papyrus en Egypte, tablettes de calcaire ou d’argile en Mésopotamie (découverte d’une tablette de Kish en calcaire recouverte d’une inscription pictographique datant de 3500 ans avant notre ère)…

     

    En -3000 et jusqu’en -1200, âge du bronze, l’Empire d’Egypte et la Mésopotamie (empire Babylonien) faisaient partie d’un vaste ensemble, le monde Egéen ; qui comprenait cinq grands empires : 1/Mycènes Grèce continentale et Crête, 2/Empire Hittite Anatolie et deux tiers nord de Liban Israël actuel, 3/ Empire Egyptien du long du Nil et des Pharaons, 4/Empire Mittanien l’Irak et la Syrie actuels et le nord de la péninsule arabique, 5/ l’empire Babylonien Tigre Euphrate Golfe Persique…

     

    Avec le développement de l’écriture, ces 5 empires sur le plan à la fois culturel, économique et politique, avaient adopté pour leurs traités, leurs échanges, une langue commune écrite et parlée : l’Akkadien (tablettes d’argile retrouvées par milliers et ayant été déchiffrées)… L’Akkadien est d’ailleurs l’ancêtre commun de l’Hébreu et de l’Arabe (langues sémitiques)

     

    D’autres traces anciennes de début d’écriture ont été découvertes :

    Dans la vallée de l’Indus entre -2600 et -1900

    En Chine autour de -1500

    Dans la Mézo-Amérique (Amérique centrale et nord Andine) entre -1200 et -600.

     

     

     

  • L'illettrisme en France

    Une enquête de la FLV – INSEE ( sur la formation et sur l’éducation des jeunes d’une part, et sur ces mêmes fomation-éducation tout au long de la vie, d’autre part)… Révèle que - extrait du dossier de l’illettrisme et des difficultés avec les compétences de base- que :

     

    -10,5 % de la population adulte de 18 à 64 ans (fin 2022 début 2023) ayant été scolarisée en France, sont en nette et forte difficulté avec les compétences de base, soit 3 700 000 personnes (métropole et outre-mer)…

    Chacune de ces 3 700 000 personnes est incapable de lire entièrement et couramment – ou avec peine dans le meilleur des cas- un texte de dix lignes ; est également incapable de rédiger un texte court – de quelques lignes… Ne peut donc pas lire un journal, une revue, un livre (juste à en déchiffrer le titre et parvenir à trouver le sens approximatif du contenu de ci de là)…

    Cependant ces personnes dont des jeunes adolescents et jeunes adultes, sont quasiment toutes munies de smartphones sur lesquels elles utilisent des applications (pour les courses, pour le cinéma, pour des jeux vidéo) et par ces smartphones elles communiquent oralement, envoient des photos et des vidéos (ça elles savent faire)… Ce qui montre que, sans connaissances de base acquises en lecture et en écriture, il est possible de « se débrouiller » dans la vie quotidienne en ce qui concerne les besoins, les aspirations les plus élémentaires…

     

    -4 % de la population adulte en France – soit 1 500 000 personnes- se trouve en situation d’illettrisme total, donc totalement incapables de lire quoique ce soit ou d’écrire… Ce qui est un « très lourd handicap » (pour ces gens là un téléphone portable ne peut servir qu’à communiquer oralement – pour autant que la liste des correspondants famille amis, ait été programmée à l’avance par un proche, un ami, et mise en signes de reconnaissance (une marque, en général un chiffre appris par le porteur du téléphone)…

    Mais c’est vrai il y a la reconnaissance vocale : si, lorsque s’ouvre la liste de contacts l’on prononce le nom ou le prénom de celui ou de celle que l’on veut joindre…

     

     

    Pour ces 1 500 000 personnes, donc, toute information, affiche, inscription, encart publicitaire, en lieu public, sur quelque support que ce soit, dans une gare, l’entrée d’une mairie, etc. … Est inaccessible…

     

    Autant imaginer pour être bien conscient de ce que repésente un tel handicap, toi ou moi, Français, Européen, de langue et de culture latine, anglo-saxone, germanique, « immergé plongé » en plein Tokyo, en plein Pékin, au Caire, à Bagdad… Où c’est pas du tout écrit pareil – c’est tout juste si WC est identifiable par les deux petites silhouettes shématisées homme femme… (le pire c’est quand, Français ou Européen, à Tokyo ou à Pékin ,tu loues une voiture sans chauffeur ! Avec ces panneaux indicateurs totalement indéchiffrables pour toi ! – et quant à demander un renseignement à un passant, bonjour !… Une « vraie galère » pour un Français, pour un Européen, un pays où « ça s’écrit pas pareil » ! (à moins d’y aller en voyage organisé ou d’avoir là bas un parent qui te prend en charge)…

     

     

     

  • Lien entre la pensée et l'écriture cursive

    « Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi on n'apprend plus aux enfants à écrire en cursive ? Et non, ce n'est pas un hasard si on l'utilise de moins en moins. Écrire en cursive, c'est traduire la pensée en mots, c'est s'obliger à ne pas lâcher le papier. C'est un effort stimulant, qui permet d'associer des idées, de les lier, de les mettre en relation. Ce n'est pas un hasard si le mot "cursive" vient du latin "currere", qui signifie courir, couler, car la pensée est ailée, elle court, elle vole. Il est évident que la cursive n'a pas sa place dans le monde d'aujourd'hui, un monde qui fait tout pour ralentir le développement de la pensée, pour l'engorger. Je crois que la cursive est née en Italie et qu'elle s'est ensuite répandue dans le monde entier. Pourquoi ? Parce que c'était une écriture compacte, élégante, claire.

    Mais notre société n'a plus le temps pour l'élégance, pour la beauté, pour la complexité ; nous avons la synthèse mais pas la clarté, la vitesse mais pas l'efficacité, l'information mais pas la connaissance ! Nous en savons trop et pas assez parce que nous ne sommes plus capables de faire le lien entre les choses. Les gens ne peuvent plus penser. C'est pour cela qu'il faut revenir à l'écriture cursive, surtout à l'école. Car il ne s'agit pas seulement de retrouver une écriture, mais de redonner vie à notre pensée. Tout ce qui nous fait vivre, ce qui nourrit l'âme, ce qui soutient l'esprit, est lié à la respiration. Sans souffle, disaient les Grecs anciens, il n'y a pas de pensée. Et sans pensée, il n'y a pas de vie. Je vous laisse le soin de décider si cela est important ou non..." Guendalina Middei, Professeur X - écrivain

     

    Guendalina Middei, écrivain(e) Italienne sous le pseudonyme de Professeur X

     

    S’il y a du vrai – et de la logique – dans ce qu’exprime Guendalina Middei, et que d’ailleurs je partage, il n’en demeure pas moins que je me pose tout de même la question de l’existence et de la réalité du lien entre la pensée, la réflexion, d’une part ; et l’écriture cursive d’autre part…

     

    Dans les langues issues du latin telles que le Français, l’Italien, l’Espagnol ; dans les langues anglosaxonnes, slaves ; ainsi qu’en Arabe… L’écriture manuscrite, celle que les enfants pratiquent à l’école lors de l’apprentissage de la lecture et de l’écriture, est le plus souvent cursive – donc avec les lettres reliées- (mais moins cependant, avec les nouvelles méthodes selon les programmes scolaires actuels, pour l’apprentissage de l’écriture à l’école en CP et CE)…

    Dans ces langues là, Français, Italien, Espagnol, Anglais, Russe, Allemand, Neéerlandais, et Arabe, le lien entre la pensée (la pensée développée et la réflexion) et le fait d’écrire à la main avec un stylo, un crayon, en cursif, s’impose en ce sens qu’il existe bien une logique, une réalité quasi évidente, dans le lien entre la pensée et l’écriture cursive…

    Mais alors, que dire du Mandarin (le Chinois), que dire du Japonais, que dire des langues qui n’ont pas d’alphabet mais s’écrivent et se lisent par signes ou signes reliés, de telle sorte qu’au lieu d’un alphabet de 26, 28 ou 29 lettres, l’on se retrouve avec plusieurs milliers de signes différents les uns des autres non reliés ? (Ce qui remplace en Mandarin ou en Japonais, l’écriture cursive, c’est la calligraphie c’est à dire le dessin du signe, l’art de bien dessiner ce signe)…

     

    Si je m’en rapporte à mon expérience personnelle, depuis plus de vingt ans, mon écriture manuscrite ne ressemble plus à l’écriture que j’avais lorsque j’étais au Lycée de Mont de Marsan en 1965 ou à celle que j’avais dans mes carnets, au crayon, entre 1983 et 1997…

    Cela fait une bonne vingtaine d’années que, lorsque j’écris à la main, je forme mes lettres presque comme en script, à peine ou non reliées entre elles, et que je ne sais plus écrire de « belles majuscules en écriture cursive » (je forme les majuscules en lettres d’imprimerie)…

    Cela vient de l’habitude d’écrire au clavier, certainement…

    Est-ce que pour autant, n’écrivant plus en cursif, ma pensée se serait atrophiée ? C’est bien là la question !

     

    D’autre part, il y a aussi une réalité non négligeable, à la perte de la pratique de l’écriture cursive :

    L’on en arrive à ne plus savoir ou pouvoir déchiffer certaines écritures de personnes que nous connaissons ou dont nous lisons ce que ces personnes expriment par écrit à la main… Et, quant à la lecture et à la compréhension de textes manuscrits anciens, très anciens pour certains, d’auteurs du 17ème, 18ème siècle, de documents historiques, etc. … C’est encore plus difficile pour les contemporains que nous sommes !

    Je m’en suis aperçu lors de recherches généalogiques avec l’accès aux fiches d’état civil numérisées notamment pour la période 1793 – 1806 : les actes rédigés avec les noms, prénoms du déclarant, des témoins… Sont très difficilement lisibles (forme des lettres) …

     

     

     

  • Les écrivains d'aujourd'hui

    « Ce qu’il y a de plus insupportable, chez les écrivains d’aujourd’hui, ce n’est pas qu’ils soient incapables de montrer notre monde, c’est qu’ils l’approuvent.

    Seul le désaccord absolu avec la société actuelle, permet de la décrire tout en donnant la sensation au lecteur qu’il la découvre »…

     

    [ Philippe Muray ]

     

    En effet, les écrivains d’aujourd’hui, pour bon nombre d’entre eux, décrivent notre monde à leur manière et le font d’ailleurs avec talent en usant de leurs formulations qui impactent, saisissent et retiennent l’attention du lecteur, suscitent de l’émotion…

    Il faut cependant dire qu’avec le développement de l’intelligence artificielle, du numérique et de la robotique… Et avec les « nègres littéraires » qui œuvrent « dans l’ombre » …

    Le « travail » d’écriture est facilité – voire même inexistant – pour quelques « auteurs » visionnant et appréhendant le monde tel qu’il est, mais demeurant dans l’incapacité par eux-mêmes, de décrire le monde… (Ce sont des imposteurs ces « écrivains » là)…

    Qu’ils le fassent avec talent ou par quelque artifice, ils sont quasiment tous dans le monde d’aujourd’hui, les écrivains, surtout ceux qui sont reconnus, des « chantres » de l’ordre établi, d’un « système » en place auquel ils adhèrent par intérêt, pour ce que cela leur rapporte…

    Si le « désaccord absolu avec la société actuelle » exprimé par quelques rares écrivains, donne la sensation au lecteur qu’il découvre en son état de déliquescence la société actuelle, il ne motive pas pour autant le lecteur à agir, à combattre, à changer cette « intériorité » en lui qui le fait être dans le monde (mais seulement être)…

    Et l’auteur lui-même, tout comme son lecteur, que fait-il de l’intériorité qui est en lui, la change-t-il vraiment ?

    Le Verbe se fait chantre alors que sa vocation est de se faire moteur…

     

     

  • La culture : un produit de l'Homme

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    À noter – avant toute chose – que l’Homme – avec un « h » majuscule – est l’être humain… En effet, par exemple en langue germanique l’homme est « der Mann » et l’être humain « das Mensch »… Donc en langue française, l’Homme est à la fois « homme et femme » et « homme » sans majuscule à « h », c’est l’homme…

    La culture est donc, en langue française, un produit de l’Homme…

    « ... j'écris toujours. Que faire d'autre ? C'est mon habitude et puis c'est mon métier. Longtemps j'ai pris ma plume pour une épée : à présent je connais notre impuissance. N'importe : je fais, je ferai des livres ; il en faut ; cela sert tout de même. La culture ne sauve rien ni personne, elle ne justifie pas. Mais c'est un produit de l'homme : il s'y projette, s'y reconnaît ; seul ce miroir critique lui offre son image. Du reste, ce vieux bâtiment ruineux, mon imposture, c'est aussi mon caractère : on se défait d'une névrose, on ne se guérit pas de soi. »

    Jean-Paul Sartre — Les Mots (1964)

     

    « Écrire » pour celui ou celle qui fait tout au long de sa vie, « œuvre d’écriture », ne peut essentiellement être QUE « prendre sa plume pour une épée » ( ou pour une arme )… Il y a en effet, une certaine impuissance à mener quelque combat que ce soit, pour une idée, pour une cause, par exemple dans un but humanitaire, ou encore « afin de rendre meilleurs les autres et - autant que possible, ce qui est plus difficile - soi-même »… En guerroyant par les mots contre l’inacceptable, contre ce qui détruit, contre ce qui violente, contre la vulgarité, contre l’ordre établi, contre l’opinion qui prévaut, contre des certitudes portées en soi que l’on parvient à relativiserTout cela sur fond de morale, de « pensée juste », de pertinence de la réflexion, d’ouverture sur le monde, et de bien d’autres choses mises en avant, clamées haut et fort et érigées en barricades devant le Mal…

     

    En ce sens donc, la culture ne sauve rien ni personne… Cependant le combat que l’on peut mener – que d’ailleurs beaucoup mènent et qui ne sont pas forcément des intellectuels, des artistes, des écrivains- n’est jamais, à aucun moment, inutile, vain ou « perdu d’avance »… Puisqu’il est, ce combat, l’une des composantes essentielles, intemporelles, immuables de l’« ordre du monde et de l’univers » au même titre que la dureté du monde (du monde humain, du monde des êtres vivants), dureté elle aussi immuable, intemporelle… Dureté qui ne peut qu’être « intégrée » dans l’entendement humain (dans la compréhension et dans l’appréhension du monde par l’humain)…

     

    Sans intégration consciente, réelle, profonde, de la dureté du monde et de ses « lois d’airain »… Il ne peut y avoir devant soi qu’un « miroir » qui n’a de cesse de projeter dans notre intériorité, tout ce que le réfléchissement de la lumière par le miroir, « filtre pour notre gouverne personnelle »…

     

    Le pire, c’est lorsque, dans un refus en soi, de l’intégration de la dureté du monde par la vision que l’on se fait du monde, l’on en arrive à faire courir les autres autour de soi derrière l’ « étendard » de la morale et de la « cause décrétée juste »… Ce qui est de l’imposture, imposture d’autant plus grande du fait du refus de l’intégration en soi de sa propre dureté…

    Le pire aussi, c’est lorsque, ne parvenant pas à intégrer la dureté du monde, l’on s’évertue dans un effort de « croyance messianique et propagandiste » à « cultéïser » l’ouverture aux autres, la complaisance, la bienveillance, la tolérance (pouvant aller jusqu’à l’acceptation de l’inacceptable)…

     

    « J’écris toujours » … En effet pour un écrivain, ou plus généralement pour qui « fait œuvre d’écriture » tout au long de sa vie ; que faire d’autre qu’écrire, inlassablement, jour après jour et passant parfois par des moments d’épuisement ? Sinon, autant que possible, de « relier » son écriture à de l’action, à du comportement ; à éviter en somme, l’imposture ?

     

    « On ne se guérit pas de soi »… Que guérir, en fait, de soi ? De ce qui nous nuit, de ce qui infirme ce que l’on exprime, pourtant « au plus juste » et avec autant de détermination, de volonté de bien faire ? Alors même que ce qui nous nuit et infime ce que l’on exprime, nous le portons en nous bien que refusant de l’intégrer…