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  • L'illettrisme en France

    Une enquête de la FLV – INSEE ( sur la formation et sur l’éducation des jeunes d’une part, et sur ces mêmes fomation-éducation tout au long de la vie, d’autre part)… Révèle que - extrait du dossier de l’illettrisme et des difficultés avec les compétences de base- que :

     

    -10,5 % de la population adulte de 18 à 64 ans (fin 2022 début 2023) ayant été scolarisée en France, sont en nette et forte difficulté avec les compétences de base, soit 3 700 000 personnes (métropole et outre-mer)…

    Chacune de ces 3 700 000 personnes est incapable de lire entièrement et couramment – ou avec peine dans le meilleur des cas- un texte de dix lignes ; est également incapable de rédiger un texte court – de quelques lignes… Ne peut donc pas lire un journal, une revue, un livre (juste à en déchiffrer le titre et parvenir à trouver le sens approximatif du contenu de ci de là)…

    Cependant ces personnes dont des jeunes adolescents et jeunes adultes, sont quasiment toutes munies de smartphones sur lesquels elles utilisent des applications (pour les courses, pour le cinéma, pour des jeux vidéo) et par ces smartphones elles communiquent oralement, envoient des photos et des vidéos (ça elles savent faire)… Ce qui montre que, sans connaissances de base acquises en lecture et en écriture, il est possible de « se débrouiller » dans la vie quotidienne en ce qui concerne les besoins, les aspirations les plus élémentaires…

     

    -4 % de la population adulte en France – soit 1 500 000 personnes- se trouve en situation d’illettrisme total, donc totalement incapables de lire quoique ce soit ou d’écrire… Ce qui est un « très lourd handicap » (pour ces gens là un téléphone portable ne peut servir qu’à communiquer oralement – pour autant que la liste des correspondants famille amis, ait été programmée à l’avance par un proche, un ami, et mise en signes de reconnaissance (une marque, en général un chiffre appris par le porteur du téléphone)…

    Mais c’est vrai il y a la reconnaissance vocale : si, lorsque s’ouvre la liste de contacts l’on prononce le nom ou le prénom de celui ou de celle que l’on veut joindre…

     

     

    Pour ces 1 500 000 personnes, donc, toute information, affiche, inscription, encart publicitaire, en lieu public, sur quelque support que ce soit, dans une gare, l’entrée d’une mairie, etc. … Est inaccessible…

     

    Autant imaginer pour être bien conscient de ce que repésente un tel handicap, toi ou moi, Français, Européen, de langue et de culture latine, anglo-saxone, germanique, « immergé plongé » en plein Tokyo, en plein Pékin, au Caire, à Bagdad… Où c’est pas du tout écrit pareil – c’est tout juste si WC est identifiable par les deux petites silhouettes shématisées homme femme… (le pire c’est quand, Français ou Européen, à Tokyo ou à Pékin ,tu loues une voiture sans chauffeur ! Avec ces panneaux indicateurs totalement indéchiffrables pour toi ! – et quant à demander un renseignement à un passant, bonjour !… Une « vraie galère » pour un Français, pour un Européen, un pays où « ça s’écrit pas pareil » ! (à moins d’y aller en voyage organisé ou d’avoir là bas un parent qui te prend en charge)…

     

     

     

  • Lire, de nos jours

    Qu’ont fait Internet, Google, et les écrans, et la connectique, de nos jours, de la lecture ? Des lecteurs que nous sommes devenus, « surfant ou naviguant… Ou zappant » à toute vitesse, toujours pressés que nous sommes d’atteindre l’information qui nous intéresse, de saisir dans l’immédiat, la « clef » - si l’on peut dire- qui va nous ouvrir la porte de la connaissance – plus que du savoir – de ce que l’on cherche ?

     

    Il faut croire, cependant, que les tablettes, les liseuses, les « livres numériques », les documents au format PDF, pour autant de textes et d’images qui s’ouvrent à nos yeux, dont les « pages » se succèdent en touchant l’écran avec le doigt… S’ils ont bien réduit la lecture des journaux, des revues, des magazines imprimés et vendus en kiosque, dans les maisons de la presse ; ils demeurent – non pas forcément « concurrencés » - mais en vérité, « voisins » incontournables et toujours visités, des livres et ouvrages imprimés, de librairies, de bibliothèques… Pour encore de longues années devant nous, toutes générations confondues…

     

    Plus que les « nouvelles technologies » - de l’internet, du numérique, de la connectique et des bases de données, par elles-mêmes ; c’est sans doute la « mécanique » des « nouvelles technologies » qui « change notre rapport au monde, notre rapport à l’Autre, qui fait les lecteurs que nous sommes devenus… « Empêtrés, conditionnés, dépendants » des règles, des dispositions, en matière de sécurité, de contrôles automatisés, de formatage de nos besoins (et même de nos rêves), de « profilage » de nos personnalités désormais « sériées » et « canalisées », et utilisées à des fins qui nous échappent…

     

    Tant que demeureront encore vivants, les témoins de ce que fut le monde de la seconde moitié du 20ème siècle, ces témoins étant les personnes nées entre 1950 et 2000 ; ce monde de la seconde moitié du 20ème siècle ne sera pas si éloigné de celui des vivants de la première moitié du 21ème siècle.

     

    L’éloignement – certain et inéluctable- se fera progressivement, parce que les enfants et même encore les petits-enfants des gens de plus de 50 ans, né eux, après l’an 2000, auront eu connaissance de ce que leur ont raconté leurs parents et leurs grands-parents… Et que subsisteront toujours les livres, les documents d’Histoire, relatifs aux événements qui se sont produits, les films, les images, les témoignages et les récits, rédigés…

     

    Reste que, outre les lecteurs que nous devenons de nos jours et que nous serons dans plusieurs dizaines d’années, impactés, conditionnés, dans un « ordre du monde » de plus en plus technologiquement formaté ; les écrivains eux ausssi, tous les auteurs d’ouvrages, de romans, d’essais, de récits, de biographies, produiront leurs œuvres dans un environnement technologique, et de société, de plus en plus différent de celui dans lequel écrivaient les auteurs du 20ème siècle… Et, en conséquence le rapport entre l’écrivain et le lecteur sera différent… Ainsi que le rapport des lecteurs entre eux, et des écrivains entre eux…

     

    Lecteurs et écrivains quasiment tous, les uns et les autres, dépendants des écrans et de l’information diffusée en continu et immédiatement accessible, et s’exprimant, produisant sur « la Toile » (internet ou le « World Wide Web ») via des blogs ou des sites dont ils sont les auteurs avec leurs listes d’abonnés, leurs visiteurs…

     

    Et, si le « monde des livres » tel qu’il existe et existera encore, ainsi que le « monde des auteurs » produit – en ce qui concerne les livres, des œuvres « emblématiques » et en ce qui concerne les auteurs, des « monstres sacrés »…

    Une réalité nouvelle, invasive et qui en quelque sorte « nivelle », apparaît désormais, véhiculée par l’Internet via les réseaux sociaux, produisant « à l’infini » pour ainsi dire, des œuvres « qualitatives » (ou plus exactement « considérées qualitatives ») et des auteurs « plébiscités » ayant tous un « rayonnement » chacun…

    Alors que lire tant l’offre s’élargit à l’infini ? Et comment désormais, lire et en commençant par où et en quelle situation et selon quelle intuition, ou choix, volonté, influence subie… Et dans quelle culture ?

    Aussi paradoxal que cela paraisse, d’un côté s’ouvre un champ de savoirs et de connaissances quasi infini, tel qu’aucune société ou civilisation n’en avait connu durant des milliers d’années jusqu’à nos jours ; mais d’un autre côté, s’élargit un immense espace inconnu dont la dimension, la profondeur, tout ce qu’il y a d’invisible et de perdu dans l’immensité, et d’à jamais découvrable ne cessera de s’étendre…