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Paroles et Visages - Page 15

  • La pensée du jour, mercredi 29 octobre

    « L’ignorance- surtout lorsqu’elle est aussi entretenue que délibérée- des noms des célébrités et des marques, de ce que sont et font les célébrités… Est -dis-je- une forme d’intelligence qui est loin d’être celle de tout le monde et qui ne court pas le monde…

    En revanche, l’ignorance du nom des plantes, des animaux, des choses du ciel et de la terre, des principes de base de la relation humaine… Ça -crie-je- c’est de l’imbécilité crasse qui court le monde ! »

     

     

  • Les chemins de fer, de Benoît Duteurtre

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    Dans les vingt dernières années du dernier siècle, l’ordre immuable des Chemins de Fer Français – la SNCF- s’est brisé :

    Les trains ont cessé de partir et d’arriver à l’heure exacte, des gares ont disparu – celles de petites villes ou bourgades dans les campagnes- alors que d’autres sont devenues comme des aéroports internationaux – dans un gigantisme futuriste… Les consignes à bagages ont été supprimées (à Paris il y en a encore une à la Gare Montparnasse)…

    Avant 1980 on disait « le train » et ce train pouvait être un express, un rapide, un omnibus, un autorail…

    En 2025 on dit encore « le train » mais ce train est un TGV, un INOUI, un OUIGO… Pour les plus rapides – plus de 300 km heure… Et des Intercités ou des TER – inter -grandes villes et en Régions…

     

    Benoît Duteutre dans ce livre « Chemins de Fer » - sorti en 2008 – évoque à sa manière les contradictions d’une humanité égarée dans les pièges de la société contemporaine – qui était celle alors, de 2008 mais qui en 2025, plus de 15 ans après, est devenue – j’emploie ce terme - : « numéri internétisée kafkaienne » …

     

    Benoît Duteutre dans ce livre se pose en narrateur : une femme d’une cinquantaine d’années qui partage sa vie entre son activité professionnelle à Paris et des séjours dans un village de montagne…

    Le village n’est pas nommé dans ce livre, mais quand on connaît et que l’on a lu plusieurs livres de Benoît Duteurtre, on « devine » que le village c’est Le Valtin, dans la vallée de la Haute Meurte dans les Vosges… Où Benoît Duteurtre dans les dernières années de sa vie habitait une maison au bout d’un chemin en face de l’église du Valtin… Il est mort le mardi 16 juillet 2024 âgé de 64 ans…

     

    Florence dans le livre – la narratrice- évoque une « altercation » dans un bistrot du village à propos d’un réverbère planté à l’entrée du chemin menant à sa maison, un échange pour le moins « inamical » avec les personnages présents au comptoir du bistrot… Ce passage du livre « ne met pas en valeur » les « gens du coin » … Et, connaissant Benoît Duteurtre comme je « crois le connaître » ayant lu presque tous ses livres, je doute fort que de son vivant et ayant aimé ce terroir – vallée de la Haute Meurte entre Plainfaing et le Grand Valtin et Gérardmer – comme il l’a aimé – et aimé aussi les gens du coin… Qu’il ait pu une seule fois durant ses nombreux séjours, déconsidérer quiconque dans le pays…

     

    Pour ma part – je tiens à le dire- en quel lieu que ce soit fût-ce le plus « reculé » ou « excentré » de la « France profonde » comme on dit – « les gens sont ce qu’ils sont » et je n’apprécie pas du tout que l’on les prenne pour des « demeurés » - esprits étroits et obtus – et enclins à se montrer vulgaires, grossiers, et qu’on les juge « incultes » et « de propos réducteurs »… Soit en passant lors de « l’affaire Grégory » dans les Vosges, en des villages tels que Aumontzey, Lépanges et Granges sur Vologne en 1984, il fallait entendre ce que racontaient les journalistes à propos des gens du coin ! C’était très peu flatteur !

     

    Il se trouve – j’en témoigne du fait de la connaissance que j’ai de cette région de Plainfaing Le Valtin et de ses habitants – que je porte aussi haut dans mon esprit que Benoît Duteurtre amoureux qu’il a été de ce pays – que les gens, jeunes ou vieux, dans ce pays de la Haute Meurtre, sont accueillants, ouverts d’esprit, généreux, amusants, truculants et imagés dans leur langage, « hauts en couleurs » et d’une authenticité à nulle autre pareille ! (et que personne ne s’avise à les dévaloriser en ma présence!)…

     

    Cependant – je tiens à le dire aussi- en ce qui concerne le fait de dévaloriser une personne en particulier, de dénoncer le comportement répréhensible voire abject, de cette personne dans un écrit rendu public… Cela me semble « de bonne guerre » et nécéssaire, et, autant que possible dans un langage iconoclaste, de propos acérés voire haineux, d’une violence laminante, délibérément exercée…

    Par exemple un fils ou une fille qui décide de ne plus voir sa mère ou son père à cause d’un différent, lequel différent n’impliquant nullement que la mère ou que le père ait eu pour son enfant un mauvais comportement et cela d’autant plus que cette mère ou que ce père ait été sa vie durant une « bonne personne »…

     

    Pour en revenir à la SNCF version 2025, le système de réservation achat de billets sur internet est de loin, le système le plus « kafkaien » de tous, comparé aux Impôts, à la Sécu, aux procédures administratives préfecture, mairie, gendarmerie, au voyagisme hôtels chambres d’hôtes location vacances, etc. …

    À la SNCF sur internet pour des billets comme par exemple Bordeaux Paris, Lyon Paris… « ça va encore » ! … Mais en revanche pour un trajet tel que Epinal Bruyères dans les Vosges, allez y par internet ! « Bonjour la galère » !

    Et en gare de Bruyères – pas de guichet, pas de personnel- juste une billetterie automatique TER : tu tournes une molette pour avoir en surbrillance bleue le nom de la gare de destination, et pour valider cette destination tu sais pas s’il faut appuyer sur le milieu de la molette ou autre chose, résultat tu mets un temps fou pour avoir un billet aller – rien que l’aller donc pas le retour en même temps- et pour 1 personne (si t’es en couple, il faut refaire)… Et y’a personne pour t’aider si tu n’y arrives pas ! Sans compter le prix du billet (ça te coûte plus cher que l’essence d’une voiture américaine des années 50 entre Bruyères et Epinal) !

     

     

     

  • Communautés

    Le terme de « communautés » - au pluriel faut-il souligner - « à mon sens » s’applique pour définir des groupes de personnes dont la pensée, dont les idées, dont la vision du monde et de la société, dont la culture, dont les sensibilités, dont les modes de vie et habitudes – façon de se nourrir, de se vêtir, de se loger, de se déplacer, de se distraire etc. … Dont les comportements, dont leur rapport aux êtres et aux choses de ce monde, dont les croyances, dont les besoins, dont les aspirations… Sont aussi aussi différents qu’opposés à tout ce que l’on conçoit, à tout ce à quoi l’on croit, à tout ce qui fonde notre propre vision de monde et de la société, en matière de rapport aux êtres et aux choses, de mode de vie, de comportements…

     

    En somme les « communautés » ainsi définies comme nous étant « ennemies et étrangères » sont -elles ces « territoires hostiles » en lesquels l’on n’entre pas tant les habitants de ces territoires nous sont inaccueillants…

     

    La difficulté principale pour éviter d’avoir à se trouver dans ces territoires hostiles, c’est qu’il y a entre leur territoire et le nôtre, une zone de dimension mal définie (un « No man’s land » en quelque sorte) qu’il nous est impossible d’éviter de traverser… Et cette « neutralité » en fait, de par sa neutralité même, de par quoi est faite cette neutralité… Est déjà « pré-hostile » ou au mieux « floue » - comme un brouillard tantôt lumineux, tantôt gris et sombre…

     

    Dans l’optique d’une « philosophie progressiviste » axée sur la tolérance, sur la considération et l’écoute de l’Autre , sur l’ouverture d’esprit à ce qui est différent et qui serait un apport (un plus) pour notre développement… Le « ton officiel ou convenu » prétend réguler, organiser, gérer, et en conséquence fixer des limites, des contraintes… Pour ainsi dire des devoirs…

     

    Il est clair que cette « philosophie progressiviste » s’avère dans le monde tel qu’il est devenu de nos jours, contre-productive voire même dangereuse et génératrice de ces violences qu’elle croit combattre mais qu’elle attise…

     

    L’heure n’est plus, dans le monde où nous vivons présentement, à un regard de complaisance à porter à ces communautés et à ces territoires qui nous sont ennemis et étrangers… Et qui, il faut le dire parce que c’est une réalité : ont juré notre perte « déjà écrite, mise en plans dans leurs cartons »…

     

    Les algorithmes avec leurs profilages, leur exploitation des données enregistrées numérisées sériées ; qui sont en quelque sorte la « mécanique » de fonctionnement des réseaux sociaux Facebook Instagram Tik Tok et autres… Sont en fait « une arme à double tranchant » :

    D’un côté ils nous isolent et nous rendent dépendants de cette « nourriture qui nous convient parce qu’elle est cette « nourriture » la même que celle de tous ces autres qui nous ressemblent et est faite comme nous d’un même contenu et des mêmes ingrédients, et qui nous rassemble, nous conforte et nous fige dans nos sensibilités similaires…

    Mais d’un autre côté ils nous protègent des incursions, des attaques et de la pression pouvant être exercée, par ceux et celles qui veulent nous nuire…

     

    Ils créent, les algorithmes avec leurs profilages et leur exploitation des données, des mondes différents qui n’ont plus entre eux de relation – ou très peu… Sauf que… Ces mondes différents parfois, procèdent à des débordements, à des invasions, et que ce sont les mondes hostiles plutôt que les mondes de paix et de concorde, qui débordent, envahissent…

    Et là, les algorithmes se font les ingrédients qui rendent le « bouillon dans l’immense marmite » indigeste après être passé sans brûlure dans le tube digestif – tout comme l’olive bien huilée dans le fondement et la colique deux jours après…

     

     

  • De plus en plus de souvenirs année après année

    Pour autant que la mémoire – l’ensemble des souvenirs qui nous viennent- puisse être comparée à un espace, lorsque quarante ou cinquante ans de notre vie ont passé, les souvenirs, tout ce que nous avons vécu et qui surgit – et resurgit – en tel moment de notre présent, occupe un espace de plus en plus grand…

    Mais tout ne surgit jamais en même temps, seulement des séquences, comme des passages d’un très long film de cinéma…

    Pourquoi cette séquence là à tel moment, tel jour, et surgi pourquoi et comment ?

     

    Il est certain qu’au bout de la dernière heure de notre vie, la plus grande partie de tout ce qui a été vécu, tous ces souvenirs qui n’ont ni surgi ni resurgi, depuis déjà peut-être plusieurs années, tout cela n’est pas présent à l’heure du bout, et qu’ainsi nous partons sans avoir « revu » tel ou tel visage qui a pourtant tant compté durant une partie de notre vie, voire même que l’on pourrait voir encore parce qu’il est celui d’une personne vivante mais dont l’image de ce visage ne nous vient pas…

     

    Imaginons notre planète, la Terre, un être vivant âgé de 4,5 milliards d’années…

    Il vient à la Terre telle qu’elle est aujourd’hui en son présent, le souvenir de son Hadéen, de son Archéen…

    Avec sa mémoire contenant tout ce que fut chaque être vivant qu’elle a connu depuis l’apparition de la vie, dont elle se souvient ; et depuis sept millions d’années, le souvenir qu’elle a de chaque australopithèque, de chaque Erectus, de chaque Néandertalien de chaque Sapiens… Des milliards de visages de toutes les espèces humaines qui se sont succédées, aujourd’hui tous disparus, des milliards d’histoires vécues par chaque être vivant, auxquels vont s’ajouter dans cent ans les huit milliards de visages et d’histoires des humains aujourd’hui âgés de 0 à 100/110 ans ; ainsi que les vies de milliards et de milliards de mouches, de hannetons, de cochons, de poulets, d’oiseaux, de poissons, de vers de terre, de cloportes…

     

    Imaginons le cosmos, être vivant âgé de 13,7 milliards d’années, avec tous ses souvenirs…

     

     

  • Ascenseurs pour un autre cosmos

    Dans des sortes d’écharpes cosmiques antifilées, ondulantes et déchirées se rejoignant entre elles en se nouant en des nœuds indéfectibles, se déplacent des nefs structurées comme ces cathédrales d’il y a 1 million d’années de l’ancienne Europe…

     

    Lorsque les écharpes se dressent longitudinalement à l’équateur cosmique – pour autant que le cosmos puisse être une sphère géante ( mais la surface de la sphère ne cesse de s’éloigner sans jamais s’effacer)- les nefs cathédrales se font ascenseurs se mouvant infiniment plus vite que la lumière afin d’accéder aux espaces d’attente constellés de toute part, de sortes de « portails d’accès » faits de filaments tressés serrés si éclairants qu’aucun œil de n’importe quel être vivant ne peut supporter de voir, ces « portails » s’ouvrant sur des zones franches et autorisées que les Extragluques et les Quartzitomites ont délimitées après s’être réunis en conciliabulsymposiums…

     

    Dans ces zones franches et autorisées ne peuvent – en principe – pénétrer et s’y mouvoir le long de longues galeries extatiques, les Hurlumunites, les Gahouchodotes, les Krèveladalingues ni non plus les Grand’Mules aurifépierrés, les Kultéïsés et les Ultragloutobrouteurs… « En principe »…

     

    Dans les ascenseurs se sont faufilés parmi les postulants à l’Autorisation Concédée, des évadés de la planète Bêta II Soustème du Cygne Blanc de la Galaxie XL VEGA 123 , bien décidés ces évadés, à perturber le Principe… (Ils ont en effet conçu le projet de s’infiltrer dans les zones franches et autorisées afin d’empêcher le Principe de s’auto ou de se pluri perdurer sans pour autant planter des réverbères néoluminiques le long des galeries extatiques)…

     

    Sans terres, sans luminescences, sans parsécus, sans rien d’eux de reconnu notamment leurs plus remarquables et authentiques tabloïds, et de toutes leurs émotions revisitées ; les Évadés de Bêta II avaient dans leurs valises-serviettes à antenne tous les plans d’une reformulation, d’une ré-organisation, d’un nouvel agencement, des Galeries Extatiques…

     

    Mais au lieu de ces portails s’ouvrant sur les zones franches et autorisées, en poursuivant leur ascension – ou leur descension- dans la longitudinalité vers la surface de la bulle-cosmos ne cessant de s’éloigner sans jamais s’effacer, le temps perçu ne pouvant plus être défini ou mesuré en durée…

    Ils rencontrèrent comme émergeant d’un extérieur infini à la bulle-cosmos, une sorte de mangrove impénétrable faite de lianes-ronces…

     

    Cette « mangrove » annonçait-elle le rivage d’un autre cosmos ?

     

    NOTE : le problème c’est que dans les ascenseurs qui avaient raté les portails, atteint la « mangrove »… Il n’y avait pas QUE des évadés de Bêta II…