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Comment peut-on mesurer l'état d'une société humaine ?

L’un des principaux critères d’évaluation d’une société humaine de tel ou tel pays dans le monde, c’est celui relatif aux déchets et aux déjections de toutes sortes que l’on aperçoit dans l’espace public en ville répandus sur les trottoirs, au long des rues et des passages ainsi que sur les places et dans les jardins publics, à l’intérieur même de bureaux, de salles, de halls qui sont des lieux fréquentés par tous ; mais aussi et encore dans le paysage environnant, au bord de routes, de chemins, en forêt, sur les plages ; autour des containers de poubelles disposés en des endroits déterminés…

 

Des déchets ménagers, boîtes de conserve, bouteilles en verre ou en plastique, papiers d’emballage, ainsi même que de gros objets usagés ou cassés tels que des appareils ménagers, des télévisions, du mobilier, de la vaisselle, des matelas, des seaux et récipients, des gravats, toutes sortes d’objets métalliques ou en plastique, dont les gens se débarrassent sur la voie publique ou au bord de chemins ou en forêt…

Tout cela lié à des comportements de tout un chacun, de négligence, d’irresponsabilité, de mépris, d’irrespect, d’incivilité…

 

Or qu’est-ce qu’une société humaine sinon un ensemble de toutes ses composantes c’est à dire d’une part les autorités civiles, d’état, gestionnaires de l’environnement urbain et paysager, et surtout d’autre part les citoyens que nous sommes tous chacun vivant en famille, en collectivités, ou individuellement – et avec nos comportements ?

 

Une société dans tel ou tel pays – ce qui est le cas de la France mais pas seulement – qui rejette ses déchets dans l’espace public et dans les paysages, en une quantité ne pouvant pas passer inaperçue, dans les rues en ville, sur les trottoirs, au bord des routes et des chemins et en forêt, et qui de surcroit saccage ses poubelles et les laisse déborder sans tri sélectif en posant des sacs éventrés et toutes sortes de détritus en tas autour des containers de dépôt… Est une société déliquescente ou en déclin, qui ne « mérite » que ce qui lui arrive de fâcheux et la malmène « dans son ensemble » c’est à dire sans distinction entre les « bons » ou les « mauvais » citoyens…

 

L’état d’une société humaine se mesure donc – entre autres – à la quantité de déchets et de déjections répandus dans les espaces publics et dans les paysages. Lorsque cette quantité de déchets rejetés ne peut plus passer inaperçue et qu’elle s’impose au regard là où nous nous déplaçons et en particulier au bord des routes et des chemins, alors cette société ne mérite plus la moindre considération, ne suscite aucune bienveillance…

 

Et si l’on ajoute à ce que l’on fait de nos déchets, toute la violence, toute l’agressivité des uns et des autres, la somme de toutes les incivilités, de tous les individualismes forcenés – tout cela au quotidien – alors « bonjour et bienvenue dans le monde des années vingt du siècle 21 en France, dans l’Union Européenne et plus généralement de par le monde entier » … Une « préfiguration » de l’enfer qui nous attend – de notre vivant, de ce qui reste encore de notre vie à venir…

 

 

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