… Today is September 5th, his « bourriquette-à-versaire » *
* « bourriquette-à-versaire » en Français dans le texte.
… Elle sera vieille dans ces années 2060 où j’aurai cessé depuis une génération, d’être témoin de mon temps…
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… Today is September 5th, his « bourriquette-à-versaire » *
* « bourriquette-à-versaire » en Français dans le texte.
… Elle sera vieille dans ces années 2060 où j’aurai cessé depuis une génération, d’être témoin de mon temps…
… C’est une tranche insoumise – de pain brioché - qui avance toute seule sur la table en se tortillant et se contorsionnant en tous sens en un mouvement désordonné s’apparentant à une danse du ventre de mémère boudinée piercinguée bariolée et dont la plantureuse silhouette de plus d’un mètre de large empêche la personne se tenant derrière elle dans la queue à la boulangerie, de voir quel pain choisir …
Sur la table d’un restaurant du quartier Petite France à Strasbourg un 15 août, la tranche insoumise entame sa nouvelle gigue, effectue des sauts de kangourou nain autour de l’assiette…
Une femme Qatari, voilée, ayant commandé un veau Marengo s’apprête à se saisir de la tranche, afin de saucer son assiette, ayant englouti sans se maculer le voile, son veau Marengo bien sauçu…
C’est alors que la tranche de pain brioché, vint se poser toute debout, immobile, au bord de l’assiette… Et, « compatissante » si l’on peut dire, au mouvement de la main de la femme Qatari…
À la table voisine se tient un monsieur arborant sur la pochette de sa veste un écusson bleu blanc rouge et qui lui, a commandé une choucroute alsacienne bien cochonue saucissue lardiguée à souhait… Et n’arrivait pas à « choper » la tranche de pain « insoumise » si l’on peut dire, giguant endiablée autour de l’assiette débordante de choucroute…
À une autre table se tiennent Jean Luc et Mélanie, nouvellement pacsés et fêtant à Petite France à Strasbourg le premier anniversaire de leur rencontre, riant à la vue de ces tranches insoumises cavalcadant autour de la carafe…
Et Mélanie s’exclamant : « alors, après manger pendant la sieste à l’hôtel, tu me le mets, Jean Luc, lent et chaud ? »
… C’était un grand paon de mots mais qui, ne se déplumant pas, se démotivait…
Il n’y a palm de feu grégeois, juste des braises qui couvent sous la cendre refroidie et des ailes dentées et des fans déjantés qui mordent des nuages dans un ciel d’enfant sur une ardoise bleue, et la maîtresse d’école qui accroche les nuages mordus sous le plat fond de la mer où s’enlisent des éléphants dorés et des mouches d’eau aux longues pattes velues…
Hardie coque si belle au pied du ragondin et sans vergogne tu peins des bocaux de corps nichés dans le formol…
Et voguent les inserts qui pullent au vert et font l’âtre où gémissent des veaux de bois, et que brandissent de foulards obsolètes des croupions à pattes dans les manoufs où ours et seins se mélagent poils et piquants… Vus à la Tu-es-Laid sur Béhèmehouétéoué…
Et les as faute d’ailes là où rôdent les dindons, refusant d’aller en Sion, brocardèrent la Nouvelle Jérusalem, vénérèrent les pazas tous déplumés honnis des hannetons à vapeur et des pucerons à bascule…
Le bel ara de moumouse et de papou chantecriait haro sur le moineau et le jar d’hier niait toute trombonite d’oie ne symphonisant pas dans l’orchestre ambulatoire…
Le major dort sur un long sofa d’un souk de Sofia, de petits anchois saupoudrés de vanille dans une assiette carrée posée sur un guéridon octopode ; Fatma empêtrée dans son voile se gratte la fesse gauche et évente le major (à Djibouti Fatma nostalgiait de sa Talibanie et rotait dans sa gamelle emplie de couscous sans boulette)…
Dans un grand ciel grillagé de vomissures de Jets privés, volait, battant des ailes et allahlant sans cesse, la buse Uhlémane dont le cri de ralliement faisait sortir de mosquées souterraines, des imams au falzar tout décalcomanié de petits derviches extraterrestres et de loutres de fond d’oueds revitalisés de pluies diluviennes enfin tombées après que le Sire Occo eût pété plus fort que mille canons dont le tonnerre enfumé concurrençait tous les chants de toutes les batailles…
L'ennemour les crevettes qui puent le sexe sale le poulet à une patte et au bec de dinde
Pète devant le frigo ouvert la plante des pieds qui bat coeur de pieuvre sur le carrelage
Un trou devant pour avaler un trou derrière pour déféquer
L'amour par le trou de bale la révolution bricolage le cendrier de la bagnole vidé au feu rouge
La nostalgie qui te vrille la cervelle et te fait pleurer Madeleine éplorée après un paradis perdu
Reste de gâteau glacé affaissé et fondu coulant de l'assiette sur la nappe
Mais tous ces souvenirs heureux qui chantent comme des bûches dans l'âtre et éclairent et chauffent
Ptit dèj au pieu plateau en équilibre instable posé sur le haut des cuisses sous le drap
Ou ptit dèj en pyjam pas débarbouillé ni lavé les dents musardé des heures devant le bol de café au lait refroidi
Télé Camille et Images koh lanta Grand Soleil The Voice Le Grand Bêtisier Camping Paradis Ford Boyard assiette salade composée sur les genoux
Télé tu-es-laid d'ailleurs
Mais ces souvenirs mal'reux évoqués avec un regard d'aujourd'hui qui se moque d'eux et font plier de rire
Et la nostalgie de ce demain qui ne sera pas celui qu'on croit et qu'on ne verra pas...
L’actu le pour le contre
Les débats l’après JO la nuit des étoiles Marie passe moi le pot de chambre coup de klaxon rageur vélo sans selle trottinette à bascule un éléphant ça trompe une biche la queue en l’air coup de tête contestataire sur la hanche tatouée de Mémé
Et ces élucubes qui caracolent dans les allées du grand parc expo ininvitées sur les estrades guirlandées spotées et zappées voire putrécantées hallebardisées par les unemus de la déconcertefarandole
Le vrai le faux l’outrecuidant l’époustoufflant le derrière qui se dandine
Une pâtée de limaces pour les canards
Du poulet brésilien à super U
Et des vaches naines bleupeinturlurées un nounours GIFI grimpé entre les cornes
Discu patates salades la météo qui déconne le monde qui va mal la politicaille debout trois heures l’un et l’autre de part et d’autre de la clôture
Le pour le contre le pas d’accord le oui ça me branche le oui on en parle
Amen
Ramène moi des allumettes géantes je veux faire dans l’âtre un feu pas d’artifice
Cochon qui brûle
Veau qui pleure
Cigogne qui se rengorge
Caneton qui pète
Vipère qui accélère
Coq insolent qui perce une sole de l’ergot de sa patte gauche
Ragondin dont la myopie lui révèle de lointains soleils
Poulet à la vue duquel Mamy lâche les oignons à côté du faitout
Sardine qui ondule dans un grand bol d’huile
Bousier qui caracole dans une flaque de pipi de vache
Lézard qui se consume dans des cendres encore rougeoyantes
Puce qui swingue dans une fente de roulette de patin
Escargot qui rampe sur une jambe tordue
Ours qui dansolote entre trois tasses de thé
Chat cyclope sur un sofa de plumes d’oie
Couleuvre dédaigneuse de rainettes naines qui sinue sous une tarte à la rhubarbe tombée d’un banc de jardin
Mouche bleue prise sous un fer refroidi à côté d’une chemise dont le pli sur la manche abrite une punaise endormie
Blaireau qui cabriole sur un matelas abandonné au carrefour des sept chemins à une demi-heure en Duster Dacia à 50km/h du lotissement Les Alouettes de Sainte Radegonde les bains
Moineau fripé qui sautille d’une patte entre deux slips sales
Atèle qui tambourine sur une mandoline
Chevreuil sur trois pattes qui pisse dru sur un chou-fleur violet de parterre jardinier
Lapin mixomatosé dont l’œil droit bave sur un moignon de carotte après le passage d’une courtillière
Coccinelle dans les cheveux d’Adèle
Éléphant lilliputien se balançant sur une toile d’araignée géante
Tourteau pavoisé d’excroissances rouges enserrant entre ses pinces un cœur de biche
Renne de Norvège tractant un attelage de cent pèrnohaux suivis de douze nounours GIFI guillotinés
Oie de belle taille mal rôtie dans un minifour dont la porte n’a pu être complètement fermée
Poussins jetés dans une soue et croqués par une grosse truie venant de longuement loufer
Chimpanzé femelle ayant mordu dans une pomme blette et réfugiée dans un frigidaire déglingué abandonné sur un trottoir Strasbourgeois
La vie des bêtes
Qu’est-ce que le Temps
Pour une bactérie
Pour un cheval
Pour un cloporte
Bouffer du poulet du bœuf de la dinde
Pour le végétarien c’est péché
Mais qu’est-ce que ne plus jamais voir sa mère
Qu’est-ce qu’éteindre sa lampe à la vue d’un venu d’ailleurs
Pour l’idéologue de sans bidoche
Pour l’idéologue de je ne sais quoi
Qu’est-ce que la morale
Qu’est-ce que la religion
Qu’est-ce que la beauté
Qu’est-ce que la laideur
Pour un chacal
Pour une vache
Pour une anguille