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Bateau pirate - Page 6

  • La carpe et le péritoine

    C’est une belle, grosse et longue carpe, d’un bon mètre, qui tourne au fond d’une lessiveuse emplie à ras-bord de l’eau du Célé, affluent du Lot, où elle été péchée, cette énorme carpe…

    Pour un peu, elle se mordrait la queue, la carpe, tournant sans cesse rapidement au fond de la lessiveuse, regardée par Ursula, la fille cadette de la mère Tampone, qui lui jette des bourgeons d’œillets collés à des billes de terre que la carpe avale…

    L’imminent destin de cette carpe est de servir, au repas de mariage d’Aghatou la fille aînée de la mère Tampone qui avait initialement prévu du poisson chat aux œufs mimosa…

    Au jour de la noce et donc du grand repas festif avec pour plat principal la carpe frite accompagnée de pommes accordéon, de griottes vinaigrées et de câpres Maltais de Panterellia ; précédé le repas, d’un Grand Apéritif Géant de 400 invités… Le Marié dans son costume sur mesures mais dont le pantalon mal cousu entre les fesses se mettait à craquer… S’avançait d’un pas rapide, devant traverser entre la Mairie et le grand chapiteau sous lequel se tenait le Grand Apéritif Géant, un boulevard à 2 fois 3 voies sans barrière ou terre-plein médian…

    Voilà-t-il pas que le soulier gauche du Marié se met à perdre sa semelle qui, totalement décollée, se détache de la chaussure… Tout juste 2 mètres avant d’arriver à la double bande blanche médiane…

    Et que le Marié comme si rien n’était, droit dans son costume et ne ralentissant point en traversant les 2 fois 3 voies du boulevard, marchait sur le péritoine de sa chaussure, fine pellicule de feutre faisant en l’occurrence office de semelle…

     

     

  • Tu lèves la crête, hein ?

    Doucement et longuement pété

    Costardé recueilli

    En face du catafalque

     

    Uchamboulé le Rastaquouère

    Mal retranché dans son abri multi hula-hopé

    Auréolé d’essaim de mites

     

    Servi au ptidèje de l’ogre du kremlin

    Des petits petons de mômes zukréniens

     

    Hackalpagués les zarcanes les neugorghiens les endocrines

    Décrypté tout le néo-akkadien des Silicum-valoneys des schangaillisés

    Les Aliens octopodes téléportés de Proxima du Bélier

     

    Bus busses et buselets

    À l’affront qui leur fut fait

    Au franchissement du cheek-point

    Pilèrent sur leurs pneus sertis de sabots arqués

    Et se concilialbulèrent

    Les descendus des bus busses et buselets

    Sans se regarder ni même s’entreregarder

    Tapototant sur leurs smartphones

     

    Uperkut Allo Maria des puces désamorcées de la bouse de cloporte

    De petits anchois carrés de l’escalope de limace

    Des hannetons à vapeur du grésil qui brûle

    De la pâte de mode dont on ne fait jamais de toutouchadoques

    Et

    Tu lèves la crête hein ?

     

     

  • Ascenseurs pour un autre cosmos

    Dans des sortes d’écharpes cosmiques antifilées, ondulantes et déchirées se rejoignant entre elles en se nouant en des nœuds indéfectibles, se déplacent des nefs structurées comme ces cathédrales d’il y a 1 million d’années de l’ancienne Europe…

     

    Lorsque les écharpes se dressent longitudinalement à l’équateur cosmique – pour autant que le cosmos puisse être une sphère géante ( mais la surface de la sphère ne cesse de s’éloigner sans jamais s’effacer)- les nefs cathédrales se font ascenseurs se mouvant infiniment plus vite que la lumière afin d’accéder aux espaces d’attente constellés de toute part, de sortes de « portails d’accès » faits de filaments tressés serrés si éclairants qu’aucun œil de n’importe quel être vivant ne peut supporter de voir, ces « portails » s’ouvrant sur des zones franches et autorisées que les Extragluques et les Quartzitomites ont délimitées après s’être réunis en conciliabulsymposiums…

     

    Dans ces zones franches et autorisées ne peuvent – en principe – pénétrer et s’y mouvoir le long de longues galeries extatiques, les Hurlumunites, les Gahouchodotes, les Krèveladalingues ni non plus les Grand’Mules aurifépierrés, les Kultéïsés et les Ultragloutobrouteurs… « En principe »…

     

    Dans les ascenseurs se sont faufilés parmi les postulants à l’Autorisation Concédée, des évadés de la planète Bêta II Soustème du Cygne Blanc de la Galaxie XL VEGA 123 , bien décidés ces évadés, à perturber le Principe… (Ils ont en effet conçu le projet de s’infiltrer dans les zones franches et autorisées afin d’empêcher le Principe de s’auto ou de se pluri perdurer sans pour autant planter des réverbères néoluminiques le long des galeries extatiques)…

     

    Sans terres, sans luminescences, sans parsécus, sans rien d’eux de reconnu notamment leurs plus remarquables et authentiques tabloïds, et de toutes leurs émotions revisitées ; les Évadés de Bêta II avaient dans leurs valises-serviettes à antenne tous les plans d’une reformulation, d’une ré-organisation, d’un nouvel agencement, des Galeries Extatiques…

     

    Mais au lieu de ces portails s’ouvrant sur les zones franches et autorisées, en poursuivant leur ascension – ou leur descension- dans la longitudinalité vers la surface de la bulle-cosmos ne cessant de s’éloigner sans jamais s’effacer, le temps perçu ne pouvant plus être défini ou mesuré en durée…

    Ils rencontrèrent comme émergeant d’un extérieur infini à la bulle-cosmos, une sorte de mangrove impénétrable faite de lianes-ronces…

     

    Cette « mangrove » annonçait-elle le rivage d’un autre cosmos ?

     

    NOTE : le problème c’est que dans les ascenseurs qui avaient raté les portails, atteint la « mangrove »… Il n’y avait pas QUE des évadés de Bêta II…

     

     

     

     

  • Petit conte crado comique ne pouvant être qualifié de monument littéraire

    C’est Archibald, 22 ans en troisième année de faculté de Lettres Classiques, major de sa promotion notamment en Latin et en Grec ancien ; qui, pour financer ses études exerce un emploi de 20h par semaine en CDD dans un Mac Donald situé à 1 km de sa chambre de location en résidence étudiants (il bénéficie d’une APL qui couvre le montant de son loyer), et à 500 mètres de la faculté… (il n’ a donc pas de frais de transport tram ou bus ni même besoin d’un vélo )… Il a très peu d’argent de poche et un soir qu’il se trouve libéré de son travail chez Mac Donald, il a envie d’aller dans le quartier des prostituées et de « se faire une fille »… Mais il ne peut donner que 20 euro…

    Il en trouve une, d’environ 35 ans, assez jolie de visage (de « beaux restes en somme ») mais elle a un drôle de regard du fait qu’elle a un œil qui ne bouge pas…

    Arrivé dans le studio de la fille ça commence tous les deux assis au bord du lit, Archibald fait part à Louna de ses succès aux dernières partielles (il a obtenu 16 sur 20 en thème latin et 17 en dissertation grecque), il lui récite un texte de Louis Aragon et un poème de Stéphane Mallarmé… Mais il lui dit aussi qu’il n’a que 20 euro sur lui pour « passer un moment » avec elle…

    Louna réfléchit en silence, puis dit à Archibald « il faut que j’aille au lavabo, vas-y avant moi, je t’attends et quand à moi j’en ai pour 5 minutes »….

    Effectivement après 5 minutes passées devant le lavabo – pendant ce temps Archibald avait commencé à se déshabiller – Louna revient… Non déshabillée, se met devant Archibald, s’agenouille en face de lui et brusquement, d’un geste vif elle enlève son œil de verre et dit « eh toi l’intellectuel, bourre-moi le crâne » !

     

     

  • Petit conte pédophilophobe

    C’est une association de personnes qui traque les pédophiles, se saisissent d’eux et les font disparaître… À leur manière…

     

    Un site internet est créé, qui propose aux pédophiles des rencontres avec de jeunes garçons et filles âgés d’une dizaine d’années, dans un lieu isolé ou peu fréquenté… Ce site étant visionné par un membre de l’association, qui, dès l’approche du prédateur auprès d’un jeune garçon ou fille assis sur un banc et ayant fixé l’heure du rendez vous lors d’un échange sur le site entre l’« appât » et sa « proie » - photos à l’appui, notamment de poses « spéciales »- appelle depuis son téléphone portable deux « costauds » de l’association en attente d’intervention.

     

    Le pédophile est saisi sans ménagement, mains liées dans le dos, pieds entravés dans une cordelette et conduit dans un local en sous-sol d’une habitation louée par l’association, habitation faisant office de « quartier général » de la section du coin.

     

    Dans le local en sous -sol, se trouvent alignées, une dizaine de cuves dont les faces sont des plaques de béton de 20 centimètres d’épaisseur, l’une des six faces comportant une porte ne pouvant s’ouvrir de l’intérieur et extrérieurement fermée par 2 barres de fer dont les extrémités entrent dans des anneaux scellés dans le béton.

     

    Ces cuves de béton dont les six faces ont 20 centimètres d’épaisseur, ont une surface intérieure d’un mètre carré et ont 2 mètres de hauteur…

    Le pédophile interpellé est poussé – sans être délié- à l’intérieur de la cuve, la porte refermée, les deux barres de fer bloquant la porte…

     

    Dans l’isolement et dans l’obscurité absolus, sans nourriture, sans eau – et « se faisant sur lui » , se « repassant le film de sa vie » dans le stress, dans l’angoisse et dans une solitude totale, sans avoir la possibilité de s’allonger (sur 1 mètre carré), combien de jours peut-il vivre, ce pédophile ?

     

    Toujours est-il qu’il n’aura subi d’autre violence que celle d’avoir été brutalement interpelé, ligoté et conduit en un lieu où il a été enfermé – mais pas tué, pas battu à mort … Donc pas assassiné au sens de ce qu’est un assassinat au moyen d’une arme…

    Les membres de l’association attendent 2 mois avant d’ouvrir la cuve, ce qui reste du cadavre en décomposition très avancée, est évacué, brûlé dans un fourneau, la cuve passée au jet d’eau…

     

    « On fait la même chose » avec des nasses à souris ou à rats dans lesquelles on place un appât… Sauf que, dans la nasse, s’attrappent parfois 2 souris ou rats…

    Lorsque l’appât est consommé, au bout de trois jours, si l’on ne « vide » pas la nasse, l’une des deux souris ou rat se met à tourner autour de l’autre à toute vitesse, sans s’arrêter afin de l’étourdir, de l’immobiliser… Et de commmencer à la dévorer… Et un mois plus tard, sur le grillage de la nasse sont collés les cadavres desséchés des 2 souris, des 2 rats…

    « Imaginons » dans la cuve, deux pédophiles enfermés – mais déligotés…

     

    NOTE de l’auteur de ce « conte » :

     

     

     

    Une semaine après la cérémonie de panthéonisation de Robert Badinter, c’est sûr que cette « histoire » ne peut que jeter un froid glacial, ne peut qu’horrifier, totalement contraire à l’idée pour laquelle Robert Badinter a combattu toute sa vie…