compteur

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Paroles et Visages - Page 2

  • Le récit, la réalité

    Comment les croyants – vraiment croyants et sincères – Juifs, Chrétiens et Musulmans… De ces trois religions du Livre que sont le Judaïsme, le Christianisme et l’Islam, peuvent-ils intégrer en même temps dans leur esprit, dans leur pensée, le récit qui est celui de la création du monde, de l’Homme et de l’univers, tel que l’on le lit dans la Bible, dans le Coran et dans la Torah ; ET la réalité scientifique telle qu’elle existe aujourd’hui en fonction des connaissances acquises et des découvertes faites ?

    Car le récit – de la Bible, du Coran et de la Torah – est totalement incompatible avec la réalité scientifique, laquelle réalité scientifique à vrai dire, existait déjà depuis avant même le soleil, la Terre, les planètes du système solaire, depuis ce que les scientifiques appellent le « Bing Bang », théorie actuelle admise consensuellement, de l’origine de l’univers, des scientifiques… Réalité existante mais jusqu’au 20ème siècle, demeurée en grande partie inconnue par absence de connaissances et de découvertes non faites encore…

    Le récit, le seul récit lui-même, de la Bible, du Coran et de la Torah ; entendu, lu, par le « commun des mortels » de l’époque -en l’an 1000 ou en l’an 1900- qui pouvait être un berger, un paysan, un fabricant de sabots dans une bourgade- mais cependant, un homme ou une femme se trouvant en capacité de réflexion, d’interrogation, ne serait-ce qu’en regardant la nuit le ciel étoilé – pouvait « en ces temps là » être remis en question (du moins un bref instant, avant que l’interrogation disparaisse, effacée par la croyance au récit)…

    Un croyant au 21 ème siècle, ne pouvant nier la réalité scientifique, du fait de la diffusion des connaissances acquises, se trouve confronté au récit de la Bible, du Coran ou de la Torah… Et en tant que croyant et « parce qu’il est croyant » s’il nie le récit de la Bible, du Coran ou de la Torah, il se met en « porte-à-faux » par rapport à sa foi…

    D’où la question « comment un croyant peut-il intégrer dans son esprit, dans sa pensée, le récit de la création du monde, de l’Homme et de l’univers – de la Bible, du Coran, de la Torah- ET en même temps la réalité scientifique ?

    Le « croyant lambda » d’ailleurs, se pose-t-il déjà cette question dans sa vie de tous les jours ? (consultant sur son smartphone, son Instagram ou son facebook avant de pénétrer dans l’église, dans la mosquée, dans la synagogue?)

    C’est bien là une question à laquelle ma capacité de réflexion est impuissante à me fournir une réponse…

    ET… Est-ce que l’Intelligence Artificielle d’ailleurs, est en capacité de fournir une réponse à cette question ?

     

    Avant les religions monothéïstes, les peuples anciens du Néolithique et avant, du Paléolithique supérieur, croyaient en des divinités ou des esprits, et selon leur culture qui se transmettait oralement, ils se fondaient sur un récit (une légende) de la création du monde… Qui était en quelque sorte une « représentation imagée accessible et « en rapport » - peut-être- avec ce qui était alors inconnu et non découvert, de la réalité scientifique…

    Les religions monothéïtes – Judaïsme, Christianisme, Islam - ont « fait de même » avec un récit imagé, en fournissant un modèle, une explication simplifiée accessible… Et « peut-être aussi » en rapport (un rapport lointain) avec une réalité scientifique (qui d’ailleurs encore aujourd’hui demeure inconnue ou réduite à des hypothèses) …

     

     

  • La France dans le monde ...

    La France dans le monde…

    Ou « lettre ouverte à toutes les personnes des autres pays du monde » :

     

    La France se situe en PIB par habitant en 2026, au 21 ème rang des pays du continent Européen de 45 pays dont les 27 de l’UE…

    Et au 33 ème rang de 156 pays du monde.

    En 2026 la France est de 1,5 % en PIB par habitant en dessous de la moyenne européenne, alors qu’elle était de 5 % au dessus de la moyenne en 2019…

    Une diminution donc, de 6,5 % en 7 ans…

     

    Si la France demeure un pays visité par de nombreux touristes venus du monde entier (en général Chinois, Japonais, Américains et Européens – et jusqu’en 2021 Russes), les Français cependant, sont critiqués et mal perçus, assez souvent, pour leurs comportements, à l’étranger ; et dans le monde actuel circule une image défavorisée de la France…

    J’ai récemment entendu cette réflexion émise par une personne qui vit et travaille en dehors du territoire français : « La France est un pays de pauvres » - sur un ton méprisant…

     

    Quoi que l’on puisse dire de la France et des Français, en Europe et dans le monde, quelque critique – justifiée ou non – que l’on fasse de la France et des Français… En dépit de « tout ce qui ne va pas bien chez nous » et donc de tous les défauts liés à notre système social et éducatif, à la manière dont nous sommes gouvernés… Je reste pour ma part un défenseur inconditionnel de mon pays la France ; et à ces « autres » qui nous critiquent – et parfois il faut dire « nous regardent du haut de leurs certitudes et de leur superbe » (et quand bien même ils pourraient avoir « un peu raison parfois) ; je ne puis qu’opposer à ces critiques, une résistance aussi manifeste – et donc exprimée- que déterminée…

    Et je leur adresse un « bras d’honneur » en leur jetant au passage un regard insolent – sans pour autant tout de même leur pointer un pistolet entre les deux yeux (rire)…

     

    Certains Français déclarent ne plus aimer leur pays, et imputent à la France de nombreux défauts et errements, au point même d’envisager de partir s’installer, vivre et travailler dans un autre pays, notamment en dehors de l’Europe… Ce ne serait point là mon cas, qu’eûssent pu être mon niveau d’études, ma formation professionnelle, mon milieu familial et social, ou ma précarité, ma situation défavorisée économiquement parlant si cela avait été le cas, si j’étais âgé de 30 à 40 ans, ou encore en tant que retraité âgé de 60 à 70 ans…

     

    J’aime et défends donc mon pays, la France, tel qu’il est, inconditionnement, en dépit de ma détestation de certains comportements de mes concitoyens, des errements de nos gouvernants…

     

    J’aime la France pour ses paysages, pour bon nombre de visages de femmes, d’hommes et d’enfants que je rencontre autour de moi et dont le regard me « raconte quelque chose », pour la liberté d’expression qui y règne (bien que « canalisée et encadrée il faut dire, cette liberté), pour ses fêtes de musique, pour ses marchés sur des places publiques, ses musées, ses manifestations culturelles, ses artisans locaux, le pain que font encore de nombreux boulangers, pour l’accueil et pour le soin que prennent de chacun de nous les soignants et le personnel des hôpitaux, pour ces encore plus nombreux que l’on le croit, de jeunes enfants, d’adolescents qui te disent bonjour alors qu’ils ne te connaissent pas, pour – aussi, assez souvent- ces conversations qui débutent « à propos d’un rien » entre des personnes dans la rue ou dans un lieu public…

     

    J’aime la France dont les grands médias radio presse télé ne parlent « presque jamais » (comme si ça n’existait pas)… Ces médias qui « en boucle » sur les JT ne parlent « que de ce qui va mal »…

     

    Et cette France que j’aime et que je défends, je ne veux la quitter que le jour de ma mort, avec la certitude en moi que les vivants de « après moi » la perpétueront – à leur façon- je leur fais confiance à ce sujet…

     

     

  • Fragilité de l'être

    Il y a en bon nombre d’entre nous tels que nous sommes réellement, tels que nous paraissons et sommes perçus par les autres habituellement, une fragilité apparente ou réelle, ou encore assez souvent dissimulée, qui, par imprudence se trouve exposée et mise à découvert ; par des mots peu heureux que nous prononçons en public, par un regard indécis, craintif et mal assuré que nous portons ; par notre comportement lors d’une situation difficile ou imprévue, en face des autres… Une fragilité – dis-je- qui nous dessert…

    Et cette fragilité est comme de petites plaies sur notre peau, laissées à découvert, mal cicatrisées et prêtes à s’ouvrir, se ré-ouvrir…

    Et ces fragilités font de nous, des proies pour tous les faux amoureux dont les lèvres sont bien plus suceuses qu’effaceuses de cicatrices ; des proies de choix pour les conquérants et pour les arrogants qui nous investissent et se servent de nous en fonction de leurs intérêts…

    Il n’y a presque jamais dans la relation humaine – même entre proches – cette grande force comme celle d’un enfant géant, toute droite, souveraine et inépuisable, serrant entre ses énormes bras la petite silhouette aux os qui craquotent mais ne se rompt point…

    L’exploitation de la fragilité qui existe – plus ou moins – en chaque être humain , c’est – assurément – considéré dans l’Ordre du monde tel qu’il est (et qu’il a toujours été)… Comme une « vertu cardinale » de domination et de prédation…

     

     

  • Dans un grand han de heurts

    Lorsque les contestations se déclinent en mouvements – de foule, de groupe – et en manifestations, en expressions violentes et en crispations exacerbées, s’imposent dans l’espace public – et notamment sur les réseaux sociaux les plus utilisés – deviennent d’épuisantes polémiques entre interlocuteurs inconciliables figés dans leurs convictions ; et qu’elles s’invitent dans les débats, dans les entretiens de plateaux et émissions de télévision ; elles contribuent à l’émergence de nouvelles dominations dans un ordre établi qui se renforce…

    Et ce sont alors les strates en décomposition et en brisures éparpillées de la société toute entière – locale ou à l’échelle de toute la planète- qui se heurtent en un grand han de haines et de violences que l’éclat des paillettes, que la volerie des masques et que les cérémonies ou commémorations ne parviennent pas à dissimuler…

    Nous n’avons jamais été dans un aussi « grand han de heurts » !

    Les JT de 13 et de 20h sur TF1 ou sur France 2, ne font chaque jour, qu’état de violences, de faits divers dramatiques de, par exemple, de parents abandonnant leurs enfants dans une forêt, d’un mari qui assassine sa femme, d’un incendiaire, d’une attaque au couteau d’un collégien ou d’un lycéen contre un professeur ou contre un autre jeune ; d’une manif (je dis une « manouf ») qui dégénère, d’un déchaînement de violence de supporters d’une équipe de foot, de bandes armées d’un trafic de stupéfiants qui terrorisent un quartier ou une cité et qui se tirent dessus et tuent des personnes aux alentours ; tout cela auxquel s’ajoutent des actes d’incivilités, des vols, des agressions, des cambriolages… Sans compter, encore et encore et à répétition, les catastrophes causées par le dérèglement climatique – tempêtes, ouragans, pluies diluviennes, inondations, incendies, tornades, qui n’épargnent aucune région, aucun lieu de notre pays ; et « pour couronner le tout » les guerres en cours…

    « Ça commence à bien faire » avec ces JT de toutes les horreurs… Et avec les réseaux sociaux qui distillent de la haine, de l’invective, de l’insulte, du déni, de la menace, des informations mensongères…

     

     

  • The Old Oak, film de Ken Loach ...

    Sur France 5 le vendredi 22 mai 2026, sorti en salle en 2023 le 25 octobre, sélectionné officiellement en compétition au festival de Cannes 2023 ainsi qu’au festival international de Locarno ; acteurs Dave Turner, Ebla Mari… Une production Britanno franco belge…

    Dans une bourgade d’Angleterre durement impactée par la fermeture d’une mine de charbon, le propriétaire d’un bar qui est le seul lieu de rencontre du coin, accueille les habitués, tous des chômeurs et des gens vivant dans la précarité.

    Mais lorsque tous ces gens en grande difficulté voient arriver dans leur bourgade, des réfugiés Syriens pris en charge par une association humanitaire locale en partie subventionnée par l’État ; alors survient une situation conflictuelle qui sépare les « gens du coin » vivant dans la précarité, en deux « camps » opposés, l’un des deux refusant d’accueillir ces Syriens et « le faisant savoir » autour d’eux, et particulièrement dans ce bar « The Old Oak » (le vieux chêne)…

    Et la situation s’envenime lorsque « T.J », le propriétaire, met à disposition une salle désaffectée de son établissement, afin d’y faire préparer des repas pour non seulement les réfugiés Syriens mais aussi pour les précaires du coin en famille avec leurs enfants.

    Des « réparations » très sommaires et très provisoires, réalisées en commun entre réfugiés et locaux, permettent la mise en place d’une cuisine avec fourneaux, tables et bancs…

    Mais l’« expérience » est un échec parce qu’un jour, des canalisations se rompent et provoquent l’inondation du local et que de surcroît, survient un court circuit qui fait sauter le compteur…

    Du « pur Ken Loach » ce film ! L’on y retrouve cette « dimension émotionelle » qui en fait, dépasse le caractère « purement et uniquement émotionnel » des autres films du même genre…

    Notamment lorsque la jeune femme Syrienne, l’un des deux personnages centraux du film, évoque avec ses mots à elle, de tout son regard, de tout son visage, la situation des prisonniers dans son pays sous la dictature de Bachar…

     

    Cette dimension « emblématique » on va dire, de sensibilité, de « ressenti » qui est l’une des grandes caractéristiques de ce qui divise nos sociétés notamment européennes et d’Amérique du Nord, à propos des migrants – réfugiés de pays en guerre ou réfugiés « économiques » voire « climatiques » - s’articule principalement sur une réalité ne pouvant être occultée, niée, ou évacuée, à savoir le danger que représente l’infiltration dans les flux migratoires, de terroristes, de groupes mafieux… Ainsi que sur une autre réalité qui est celle liée à la répartition de l’aide sociale faite d’une part aux « précaires locaux » et d’autre part aux réfugiés « venus d’ailleurs »… (répartition perçue « injuste ou trop délibérément partisane et donc trop en faveur des migrants, par certains)…

    Mais il faut dire qu’en ce qui concerne la répartition des aides et des secours, souvent – et c’est heureux »- les précaires du coin s’associent aux réfugiés afin de collaborer ensemble en mettant en commun leurs savoirs faire en tel ou tel domaine, leur ingéniosité, leur énergie, volonté, créativité, etc. …

     

    Ce « risque » qu’il y a – effectivement- à accueillir des réfugiés, des gens « venus d’ailleurs », lié à l’infiltration dans les flux migratoires, de personnes « vraiment dangereuses » …

    Me fait penser à celui ou celle d’entre nous qui s’assoit sur un rebord de WC public de lieu très fréquenté : les fesses – donc la peau- entrant en contact avec le rebord sur lequel vient précédemment de s’asseoir une autre personne qui « peut-être » était porteuse d’un virus, d’un germe, d’une bactérie, sans le savoir (cela en effet peut arriver bien que le risque soit moindre ou quasi infime, que le risque par infiltration de personnes dangereuses dans un flux migratoire)…

    « Faudrait-il » donc en arriver à éviter d’utiliser des toilettes publiques ? Et alors « comment ferait-on hors de chez soi » ?

    Bien que l’on puisse « difficilement comparer » le risque qu’il y a, dans l’utilisation de toilettes publiques, d’« attraper une saloperie » ; et le risque qu’il y a dans l’accueil de migrants, de voir un jour un terroriste agresser au couteau quelqu’un dans la rue…

    Une réflexion s’impose – ou « devrait s’imposer » – à mon sens- lorsque l’on se rend dans un WC public : « oui, comment on fait alors ? On évite ? On « fait dans sa culotte » ?

    Et cette réflexion que l’on se fait sur l’utilisation d’un WC public, ne s’élargit-elle pas en quelque sorte, à la réflexion que l’on se fait sur l’accueil des migrants ?