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Paroles et Visages - Page 4

  • L'individu ou la personne ?

    Un homme ou une femme de ce monde où présentement nous vivons – et il en a toujours été ainsi – Qu’il soit un chef d’état, un apprenti boulanger, un milliardaire, un SDF, un ingénieur, un chrétien, un juif, un musulman, une « dame pipi » de WC public, une mémé, une jolie jeune femme, un prof de Lettres, un cariste, un grutier, un médecin, qu’il réside dans une belle demeure ou dans une caravane ou sous un pont, qu’il soit un artiste, un écrivain, une vedette de Youtube, et qu’il ou elle ait mille followers sur Facebook ou Instagram… Ou qu’il soit un « éternel zappé »… Qu’il ne fasse rien d’extraordinaire dans sa vie ou qu’il qu’il soit l’auteur d’une grande œuvre… Quelle que soit sa condition, le langage dans lequel il s’exprime, sa « vision du monde », ses idées, ses croyances, sa notorité s’il en a une ou s’il est très peu connu…

    Est avant tout et en premier lieu… Une personne humaine, et si l’on le rencontre et si un échange s’établit avec lui, de près – ou de loin sans le voir… Peut être un interlocuteur – autant dire ni un arbre ni un mur ni un tas de cailloux devant soi…

    Et la relation qui s’établit alors avec cette personne humaine, celle là ou une autre… À partir du moment où le contact demeure normal, sans violence… Cet instant de relation – pouvant se renouveler – est toujours à mon sens « un moment d’échange privilégié comme suspendu sur la toile agitée et mouvante du monde »…

    Avant d’être dans le monde ou autour de toi ce que tu es selon de ce que tu fais et ce que tu as (ce qui t’identifie, te situe ou te classe, dans l’environnement humain qui est le tien à tel endroit ou en un autre endroit ou espace public là où des gens communiquent entre eux)… Avant tout cela, tu es d’abord un être humain, une personne… (le terme d’individu utilisé dans l’Ordre du Monde et en particulier dans l’Ordre marchand où règnnt pouvoir de l’argent et apparence, est un terme qui en aucune façon ne désigne, ne fait état d’un être humain)…

    Ce moment de relation humaine, totalement indépendant de tout repère que ce soit, de tout jugement ou appréciation que l’on peut se faire – même justifié… Dans un sens ou dans un autre… Est un moment unique, privilégié, privé, intime, personnel ; comme je dis « suspendu sur la toile agitée et mouvante du monde » et la conversation qui s’établit alors en l’occurrence, ce que l’on se dit l’un et l’autre à ce moment là, est différent de ce que l’on dit en public, en groupe, dans une réunion de personnes, de connaissances, d’amis…

    Comme je dis aussi « à défaut d’être croyant en Dieu, il y a cette croyance en ce qui se substitue à ce Dieu en lequel on ne croit pas, et qui n’est autre que l’existence même – et réelle- de l’Autre (et donc de cet interlocuteur qui est l’Autre)…

    Dieu en somme serait l’Autre en tant qu’interlocuteur avec lequel on échange, on confie, on partage, lors d’un moment unique, privilégié, de relation…

    Pour autant… Faut-il voir dans le propos dont je fais part ici au sujet du caractère privé, intime, personnel, de l’échange, du moment de relation… Et de la primauté de la personne sur l’individu, de la personne elle-même sur ce qu’est ou fait cette personne… Quelque « leçon de morale » ?

    Car il est évident que, en rapport avec des comportements que l’on dénonce, en face de ce qui est contraire à nos propres valeurs et à la vision du monde et des gens que l’on se fait soi-même ; il est évident que le propos dont je fais part ici, se trouve forcément en décalage par rapport à la réalité d’une situation en laquelle on se trouve (situation difficile, de confrontation, d’oppostion violente, de non acceptation, de rejet, de désapprobation)… En effet dans ce cas, la relation même aussi intime et privée ou priviléfgiée qu’elle soit – si elle peut l’être – se trouve dépendante de ce que l’on sait, de ce qui se dit et qui est vrai ou en partie vrai…





  • Mort de Brigitte Bardot

    La question que je me pose :

    Un retraité à mille euros par mois, fan de Brigitte Bardot toute sa vie durant, pour qui elle est un icône et qui demeure à six ou cent kilomètres (peut-être même mille) de là où ses obsèques seront célébrées…

    Est-il prêt à se rendre en voiture – ou par le train voire en avion – aller retour pour assister à ses obsèques ?

    À réserver « à l’arrache » une chambre d’hôtel pour une nuit, entre le jour de l’aller et le jour du retour, à la ville où auront lieu les obsèques « de préférence » en centre ville ou à défaut dans un Ibis Budget ou un « Première Classe » (si c’est en ville ça lui reviendra à 90 euros plus le petit déjeûner à moins qu’il ne se contente que d’un croissant et d’un café au bistrot du coin)… Et si « à l’arrache » ça marche pas vu le nombre de fans de Brigitte Bardot qui se rendront à l’enterrement (tous les hébergements à proximité ayant été pris d’assaut)…

    Envisagera-t-il de dormir dans sa voiture durant une longue nuit d’hiver risquant d’être très froide ?

    Et… À noter que pour le trajet en voiture (l’on imagine une « Fiat Panda ») pour « aller plus vite – surtout à l’aller- prendra-t-il l’autoroute Vinci 40 euro de péage ? … Avec « à la clef » la traversée de Lyon par le tunnel de Fourvières 4 voies à une « mauvaise heure de grand embouteillage » ? (rire)…



  • Mort de Brigitte Bardot, suite ...

    En 2012 Brigitte Bardot appelait les maires de France à apporter leur parainnage à Marine Le Pen, soutenant l’extrême droite ; et Jordan Bardella dernièrement à l’annonce de sa mort lui rend un hommage appuyé…

    En 2021 elle avait été condamnée pour injures publiques à caractère raciste, après avoir traité les Réunionais de « population dégénérée »…

    Le jeune homme que je fus à la fin des années 1960, contrairement à bien d’autres de mon âge – et en particulier les appelés – militaires- du contingent dans leurs casernes et dans leurs chambrées- n’avait point en grand poster au dessus de son lit, une photo de la « mythique » Brigitte Bardot…

    De son combat pour le bien être animal et de sa décision à devenir végétarienne je dis ceci :

    Faut-il aussi se soucier du bien être du sanglier qui fait autant de dégâts et que des battues de chasseurs éliminent ? (Je ne suis pas chasseur mais pas « contre la chasse » - et je n’ai été nullement choqué de ces chasseurs américains, en hélocoptère, tirant au fusil sur des sangliers en meutes!)

    Quant à son « végétarisme » (et peut-être « véganisme ») et, d’une manière générale tous les végétariens de France et de Navarre et de partout dans le monde, je n’ai de respect, de reconnaissance et de considération, pour les végétarien(ne)s et végan(ne)s … QUE pour pour ceux et celles d’entre eux ou elles, dont le comportement dans la relation humaine est absolument irréprochable (ce qui ne saurait être le cas, par exemple, pour une femme ou pour un homme, végétarien(ne) ayant résolument et définitivement pour le restant de ses jours, tourné le dos à sa mère ou à son père à cause d’un différent…

    Je ne ferai donc guère partie de ces millions de Français qui suivront à la Télé les obsèques de cette « icône » que fut Brigitte Bardot ! Et peut-être à cette heure serais-je en train de « bouffer » une « belle entrecôte de bœuf Chalossais » ou un bout de cuissot de petit cochon rôti à la broche (rire insolent et iconoclaste)…

    En mourant un 28 décembre, elle évite à ses fans de devoir lui souhaiter une bonne année 2026 et à ce sujet l’on peut se demander si de jolies cartes de vœux (des « mignonettes ») seraient en nombre suffisant pour remplir un sac postal, sachant que ces cartes de vœux seraient à la plume et à la main jolie écriture calligraphiée, rédigées et envoyées (avec un beau timbre) par des « vieux » anti-internet anti mail anti SMS – ou, par ces mêmes « vieux » qui n’ont chez eux, ni ordinateur, ni internet et seulement un téléphone portable « préhistorique » juste pour appeler… (rire)…





  • Regard sur la Macronie

    En 2017 Emmanuel Macron et son parti « La République En Marche » (LREM) incitaient à une espérance tournée vers la modernité, le dynanisme, l’inventivité, la créativité, et à travers cela, l’idée de « la place de la France dans le monde du 21 ème siècle » (son influence dans le « concert des nations », sa culture, son histoire, sa jeunesse inventive, créative tournée vers de nouveaux métiers – avec par exemple ces « start-up » dans les domaines de la technologie d’avenir et de l’économie de marché- avec l’image qu’elle donne d’elle aux autres pays notamment aux grandes puissances, avec sa culture, son histoire, avec une économie de marché libérale mais responsable et respectueuse de l’environnement et des droits humains ( « en principe » il faut préciser- dans la mesure où le « principe » essaye de « coller davantage à la réalité qu’à la réal-politique »)…

    C’était en 2017, tout cela, un enthousiasme, un mouvement, partagé par toute la génération des 25/35 ans, de formations universitaires, de créateurs d’entreprises, de novateurs…

    Mais déjà, avant 2020, l’on avait, Français et jeunes innovants que certains étaient réellement (et que sont encore près de dix ans plus tard)… « commencé à se faire tailler des croupières » par les USA du 1er mandat de Donald Trump, par la Chine, par la Russie dans les pays d’Afrique où l’on avait jadis de l’influence…

    En 2025 le « bilan » de la Macronie n’a guère tenu ses promesses… Mais l’on ne peut pas dire pour autant que la Macronie n’a pas essayé… En fait, et de fait, « elle a pris quelques coups de bâton sur le dos » … Sans doute – cela n’engage que moi de le dire – parce que « cet esprit et cette idée de la France » incarné par Emmanuel Macron (dont le Général De Gaulle, Georges Pompidou, François Mitterrand et Jacques Chirac avant Emmanuel Macron avaient été porteurs… Devait à mon sens être « trop en avance dans l’Histoire » et donc « en décalage » par rapport à la réalité d’un monde « dur », d’un monde de violence, d’un monde de la force qui prime sur le droit, du monde d’une économie de marché prédatrice, d’un monde d’inégalités sociales accrues…

    Dans quel sens le monde, la civilisation humaine, évoluent-ils ?

    Sans doute – c’est ce que je crois : « autant vers le meilleur que vers le pire »… Mais le meilleur, peut-être, « mieux appelé à se défendre et à être défendu dans l’avenir »…

    Il me paraîtrait « plus juste » - si l’on veut- de replacer ces années de la Macronie, dans le contexte de l’actualité du monde d’aujourdhui – un monde « dur, impitoyable » et dans lequel ce qui sera peut-être possible dans 30 ou 50 ans – et « plus heureux »- n’est encore qu’utopie…

    Un fait est certain et… « Qui pourrait dire le contraire » ? :

    La Macronie – LREM puis ensuite Horizon- Renaissance et leurs alliés- ont combattu l’extrême droite, l’antisémitisme, le racisme et le sexisme de manière constante et sans la moindre ambiguïté…

    Toutefois, pour le sexisme « il eût été préférable que soit instauré et généralisé -rendu obligatoire- l’égalité totale et sans exception des salaires entre femmes et hommes » (mais cela c’est une affaire d’économie de marché de dominante masculine)…

    Enfin – et c’est bien là où « le bas blesse » - Emmanuel Macron a « trop tendu la main, encensé et favorisé les milliardaires … Et laissé partir quelques fleurons de notre industrie, bradé quelques morceaux de notre patrimoine…

    Et en ce qui concerne les milliardaires, « à coup sûr » le Rassemblement National « fera plus encore que de leur tendre la main !





  • Questions au sujet des livres

    Est-il possible de se procurer un livre – roman, essai, récit – nouvellement publié chez Le Seuil, Gallimard, Actes Sud, Albin Michel, Flammarion etc. … En version numérique ?

    D’où – de quelle(s) matière première(s) – provient le papier

    -Des livres nouvellement publiés (qui ne sont donc pas des « livres de poche » qui eux, peuvent être en papier recyclé) ?

    -Quelle différence y-a-t-il – grain, texture, apparence- entre du papier recyclé et du papier non recyclé ?

    Que représente pour une maison d’édition le coût en papier et encre pour la procuction d’un ouvrage de 300 pages en 3000 exemplaires ?

    Quelle est la part de marché des livres en France

    -Vendus en librairies, maisons de la presse, points de vente divers (livres papier couverture)

    - Achetés en version numérique



    REPONSES :

    Tous les grands éditeurs Français publient simultanément leurs nouveautés en livre papier/couverture ET en livre numérique

    Le papier non recyclé – des nouveaux livres – provient de fibres vierges issues de bois résineux, de forêts Nord Européennes ou Françaises (forêts gérées « durablement ») … Mais peut aussi provenir de forêts exploitées « sans vergogne » - donc en « pure et dure prédation » en Amérique, Amazonie, Afrique, Asie, Indonésie…

    Le papier recyclé provient de papier « post-consommation » : journaux, magazines, livres pilonés… Ou de déchets industriels.



    Le papier recyclé est « moins blanc », moins homogène, un peu grisé, plus fin (se déchire plus facilement), que le papier non recyclé.



    Le coût global en papier plus encre pour un livre broché de 300 pages format 14/22 d’un tirage de 3000 exemplaires est de

    -pour le papier : 0,80 à 1,20 euro par exemplaire

    -pour l’encre : 0,05 à 0,10 euro par exemplaire

    Soit pour 3000 exemplaires : entre 2550 et 3900 euros (papier plus encre) c’est à dire par exemplaire entre 2,50 et 4 euro



    À cela s’ajoute pour un livre papier/couverture :

    La composition (mise en page)

    L’impression par une machine

    Le façonnage (reliure, couverture)

    Le transport et la distribution dans les points de vente

    Le coût que représente la gestion du stockage

    Alors que pour un livre numérique il ne reste plus que la composition (mise en page)



    La part de marché – en 2024- s’établissait pour le livre (vendu en librairies, maisons de la presse et points de vente divers), plus la vente en version numérique, donc globalement, à 2,9016 milliards d’euro dont

    90 % de cette somme pour le livre papier/couverture

    10 % de cette même somme pour le livre numérique – en 2023…



    Il ressort de cette réalité – de ces chiffres – que le marché du livre papier demeure dix plus important que le marché du livre numérique, à l’heure actuelle en ces années vingt du 21ème siècle…

    Reste à savoir la proportion que prendra dans les 10, 20 ans qui viennent, le livre numérique par rapport au livre papier (sans doute l’évolution ne sera guère très significative, il faudrait pouvoir établir une « projection » sur plusieurs dizaines d’années)…

    La question que je me pose c’est :

    Pourquoi les maisons d’éditions (celles qui vendent le plus) continuent-elles à produire encore bien davantage de livres papier que de livres numériques, sachant que le coût de production d’un livre papier est nettement plus élevé que celui d’un livre numérique (avec seulement pour le livre numérique, le coût de la composition – mise en page…. (Il y aurait donc plus de profit à réaliser avec du livre numérique, même si le prix du livre numérique est environ de 2/3 de celui du livre papier)…

    Et cela d’autant plus que certains auteurs maîtrisant les règles et les normes de la typographie, de la mise en page, de la numérotation des pages, des formats standards – et conçoivent eux-mêmes leur image de couverture, encore… (donc plus de profit pour l’éditeur puisque l’ouvrage est prêt à diffusion, l’auteur ayant accompli le travail) …



    En fait « plus de profit à réaliser pour un livre numérique » n’est là qu’une apparence…

    Si dans la réalité actuelle les éditeurs privilégient le livre papier, c’est parce que

    -Le papier rapporte plus ( coût certes, plus élevé mais la marge est plus stable).

    -Les lecteurs en majorité préfèrent le papier

    -Le numérique ne progresse que lentement

    -Le numérique a des coûts dissimulés : DRM, plateformes, conversion

    -Le papier structure l’économie de marché du livre : libraires, diffuseurs, imprimeurs et donc de l’emploi

    -Avec le numérique le piratage inquiète les éditeurs : risque de perte de revenu…