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Paroles et Visages - Page 4

  • À chacun sa culture, son éducation reçue

    Châteaux, cathédrales, abbayes, demeures princières de ducs, de « Grands de l’Histoire », de rois, d’empereurs , etc. …

    Evoqués dans des émissions télé telles que « Secrets d’Histoire », « Des racines et des ailes »…

    Les victoires de la musique, le Grand Echiquier, Prodiges, le village – ou le monument- préféré des Français, les Molières… Autres émissions télé dédiées à la Culture et à l’Art en grands rendez-vous annuels…

    Ces pièces de théâtre « emblématiques » ( célèbres), plusieurs fois rejouées…Sur France 2 chaîne « publique »…

    Opéras et « opéra-bouffe »…

    Ce fameux Puccini dont tu as « entendu parler » mais qui pour toi ne fait pas le moindre « bip » dans ton esprit…

     

    Chacun sa culture, chacun l’éducation qu’il a reçu…

     

    L’opéra pour toi ça se « borne » à « Marr’rie passe – moi le pot de cham’m bre »… Et les châteaux, les cathédrales, les abbayes, les belles demeures, à la télé… ça va cinq minutes autant dire que quand ça dure plus d’une heure ça te gonfle…

    Et t’es pas non plus un fana du Grand Echiquier, des Victoires de la Musique et des Molières…

     

    Bon c’est vrai t’as juste un BEPC et à la limite un niveau 1ère de lycée de province… Et tes parents, et aucune personne de ta famille ou de tes connaissances et amis grandes personnes dans ton enfance et dans ton adolescence ne t’as sensibilisé, motivé, fait découvrir les beautés de l’opéra, l’œuvre d’un Puccini ; tes parents ne t’emmenaient qu’au cinéma et jamais au théâtre et encore moins à l’opéra… Donc pour toi l’opéra ça dépasse pas « Marr’rie passe-moi le pot de cham’m bre »…

    Oui c’est regrettable – aux dires de ceux et de celles de nos concitoyens Français qui « ont cette culture là » de la beauté des cathédrales, de l’opéra…

     

    Mais c’est vrai aussi : le « meilleur pâtissier », tout ce qui a trait à la gastronomie, au culinaire, avec les séries télé, toutes les daubes de M6 et autres chaînes du numérique… Koh Lanta, The Voice, les jeux, les divertissements… Tout ça ne te fait pas rêver…

     

    Chacun sa culture, chacun l’éducation qu’il a reçue…

     

    Si t’as pas été motivé, sensibilisé, dans ton enfance, dans ton adolescence ; c’est pas à 30 ans et encore moins à 70 que ton âme va se mettre à bander à la vue d’une abbaye ou à l’écoute d’une œuvre de Puccini … Sauf révélation te venant d’un tréfonds de toi-même un beau jour s’éveillant…

    Bon c’est vrai : peut-être qu’un Puccini il a le pouvoir , de faire naître l’éveil, de « remuer le tréfonds »… (En revanche « le meilleur pâtissier » pour quelqu’un qui n’est pas un fana de gâteaux, ça serait étonnant la motivation, l’éveil)…

    Cela dit, à propos de Puccini, il suffit, pour écouter une œuvre de Puccini, d’aller sur Youtube ( de taper « Puccini » dans la zone de recherche de la page d’accueil de Youtube)… « Pour autant que l’on en ait l’idée ! »…

     

    Mais… Supposons un groupe de 4 ou 5 jeunes Texans âgés de 15 à 20 ans – ou du Montana- qui ne savent pas situer la France sur un Atlas, qui croient que c’est Dieu qui a créé le monde, qui ne vont sur Youtube que pour écouter des rappeurs en vogue un million d’abonnés ; assis sur le rebord d’une plateforme en béton soutenant une citerne, avec à leurs pieds des packs de bière de 24, et des anneaux de ferraille en pendentifs à leurs oreilles, à leur nez, autour de leur chevilles, les avant-bras et le poitrail tatoués…

    Passe par hasard devant eux un étudiant « de bonne famille », de l’American Scool of Music, écoutant sur son radio CD du Puccini…

    L’un de ces jeunes en levant sa canette de bière s’écrie « What-is garbage ? » ( qu’est ce que c’est cette daube)…

     

    En revanche, le même étudiant de l’American School of Music, en visite dans un parc zoologique, en face d’une troupe de chimpanzés, son radio CD branché sur un « morceau emblématique » de Puccini ; l’un des chimpanzés – un vieux mâle en train de se gratter le derrière- en entendant la musique de Puccini, cesse de se gratter le derrière et dans son regard de vieux mâle à l’œil vigilant sur ses femelles, transparaît l’équivalent d’un sourire…

     

     

     

  • Dérision, nécéssité ?

    L’Art, l’humour, la poésie, la musique, la danse, la littérature, l’écriture, tout ce que l’on peut mettre en vue et en lecture et en écoute sur la Toile, tous les bons mots que l’on peut dire, tout ce qui fait partage convivialité entre amis et connaissance…

    Tout cela quand à perte de vue s’étendent les rivières les fleuves les moindres rus par delà les horizons , que les maisons sont noyées, que boutiques commerces ateliers usines sont durement impactés dans leur activité, que le travail s’arrête, que les gens sont isolés entourés d’eau…

    Et quand les vents ont fait tomber les poteaux électriques, arraché des bouts de toiture voire la toiture toute entière…

    Et que le noir et le froid s’installe dans les maisons

    La fibre optique rompue les écrans éteints…

    Que leur reste-t-il à l’Art, à la poésie, à l’humour, aux bons mots, à la littérature et à l’écriture… Quel peut être leur pouvoir devant le petit gaz qui te fait cuire des pâtes dans une casserole faute de la plaque à induction qui ne répond plus ?

    Contre toute logique là où passe le « courant de la Toile » ça s’arrête pas l’élucubre…

    Que faut-il en penser, qu’en convient-il de penser ?

    Dérision, nécéssité ?

    Peut-être cette réflexion que l’on peut se faire « un être vivant, amibe, éléphant, cloporte, fourmi, toutou ou minou, Jean, Cathy ou Gaston… ça respire et la respiration ça s’arrête quand l’être vivant s’éteint »…

    Allors peut-être que ce que met de lui l’être vivant et qu’il diffuse autour de lui c’est de la respiration…

     

     

  • Errance littératoque du jour

    Dans son inappétance non pour autant manifeste il digère des cloportes de midi devant à son 4 heures une assiette ébréchée de sa petite mémé emplie de maroilles dont la date de consommation est passée de neuf jours

    De fringants asticots rockent en sourdine au bord de l’assiette

    Un âne bossu s’essouffle en vain peinant à tracter une brouette de potirons

    Il guemse en se tapant les pieds devant le frigo ouvert et son haleine se mêle à sa pète et aux fragrances issues de l’intérieur du frigo

    Hardie Agathou qui le tance et le dénonce dans le forum bisoufleurette applaudie par Suzan la modératrice excédée par les élucubres de césigue

    Et tempo tant pis r’hardie r’hardie la dandinance fesses écartées de césigue

    Le petit oiseau zinguezingue patatesalade y’en a des tonnes de mamoureries

    Ça craint le clash la comnunototérative bien dans les clous de la Suzan secondée de l’Agathou

    Quand les cloportes sont digérés y’a pas colique mais mais peut-être colchiques dans le pré et couvaison en terre d’œufs de courtillières on verra lundi prochain s’enfoncer les jeunes poireaux centimètre par centimètre à vue d’œil

    Et d’insolentes touterelles bec d’honneur en l’air se gausser de toutes leurs plumes de tous ces lapins éparpillés dans le jardin

    L’Agathou césigue elle peut pas le saquer

    Césigue il a tout faux au dire d’Agathou

    Du maroilles qui fleure pas le fromtom de zob ça existe pas

    Cela est juste et bon à l’église ça hisse dans le ciel ce que l’âme a en elle de jectif qui neige des larmes blanches sur les trench coat des jeunes femmes chic

    On attend sur le grand long mur où tout le monde va les mots les élucubres qui feront table rase de tout ce qui va pas qui crasse qui écorche

    Table rase oui mais pas belotte et rebelotte

    Table rase mais sans recouvrir la table de quelque nappe que ce soit pour pas qu’on voit ce qu’y avait de gravé sur la table

    Les cloportes ils faisaient tous ensemble dans un coin de la cave le plus humide le plus enduit de suance rance

    Une rapsodie inaccessible aux ingénieurs du son

    Et l’âne bossu comme le Grand Vénéré au Panthéon auquel on a mis un beau pantalon

    Il avance moins essoufflé sa bosse sous un beau manteau l’âne

    C’est reparti l’Histoire

    Peut-être avec moins de crasse et d’écorche

    Mais l’Agathou ça s’rait étonnant qu’elle revoie sa copie

     

     

  • La pièce de monnaie

    Une pièce de monnaie, un euro, un dollar, un dinar, un yen ou un yuan… N’a jamais que deux faces et sa tranche…

    Lancée en l’air, elle retombe et présente à ton regard l’une de ses deux faces, jamais donc, les deux faces en même temps…

    Parfois – c’est très rare - elle s’immobilise sur sa tranche et il faut alors que ton regard se porte penché vers l’une ou l’autre face…

    Tu lances la pièce dix fois, vingt fois ; elle retombe présentant la même face, donc jamais l’autre…

    Et parce que cette face visible demeure la même dix fois vingt fois, c’est elle qui s’impose à ton regard et… Plus encore à ton regard, à ton esprit…

    Le lanceur c’est bien toi…

    Sauf que…

    Quelqu’un ou quelque chose qui n’est pas toi, s’empare de ta main et accompagne ton geste et a prévu, fait en sorte que la pièce retombe sur la face qui va capter ton regard, la face voulue par ce quelqu’un ou ce quelque chose…

    Avant de lancer la pièce en l’air, regarde bien chacune de ses deux faces afin que la réalité autant de l’une que de l’autre, se fixe dans ton esprit…

     

     

  • La double personnalité du criquet, roman de Jean Pierre Poccioni

    Criquet.jpg

    Roman sorti en janvier 2025, édité par Héliopoles collection Serge Safran

     

    NOTE préalable :

     

    Pour celles et ceux, lectrices et lecteurs de notre « beau pays de France » - de France ET d’ailleurs « amoureux » de notre « belle langue » - tant à l’écrit qu’à l’oral, car « ne l’oublions pas » : « il siérait fort en ces temps de grammaire, d’orthographe et de vocabulaire simplifiés à l’excès par souci égalitaire d’accessibilité à tous, que l’on parlât comme l’on écrivît pour autant que l’on écrivît dans « les règles de l’Art »…

    Pour celles et ceux donc, qui ne connaissent pas encore Jean Pierre Poccioni et s’apprêtent à le découvrir, je recommande avec une ferveur « non feinte » ses ouvrages publiés…

     

    Soit dit en passant, « dans le genre », tous les romans de Jean Pierre Poccini « font référence » en matière de qualité de la langue Française (Cherchez les néologismes « hasardeux », les « effets de style – et autres « affèteries »… Vous n’en trouverez point!) C’est plus que du « bio » c’est du pur (rire)…

    Et de surcroît – je n’ose parler de « cerise sur le gâteau » - « expression dont je ne suis guère un familier » … « En plus » il y a, chez Jean Pierre, la personnalité qui lui est propre… Pour ne pas dire « hors du commun »…

    En somme, né à Paris en 1948 (mars je crois?) et ayant exercé le métier d’enseignant en Lettres, et en tant qu’écrivain romancier, il est – à sa manière- un « témoin de son temps »…

     

    Ouvrages de Jean Pierre Poccini publiés avant « La double personnalité du Criquet » :

     

    En 2000 à Autrement : Le beau désordre

    En 2006 à Phébus : La maison du faune

    En 2008 aux éditions du Rocher : Un garçon en ville

    En 2015 Editions Pierre Guillaume de Roux : La femme du héros

    En 2018 à Z4 Editions : L’histoire du marin blond

    En 2019 aux éditions Weyrich : Lungomare Bellini

    En 2023 aux éditions Serge Safran : Venise à l’heure du Spritz

     

     

    « La double personnalité du criquet » c’est :

     

    Vu, observé, analysé « cliniquement parlant » - si l’on peut dire- par Jean Pierre Poccioni, le rapport de relation entre voisins, connaissances, dans un « climat » de harcèlements, de comportements agressifs, d’insultes, de menaces, de violence, d’insolence, de brutalité, d’individualisme exacerbé, d’inciviliés, de mépris de l’autre, de bassesse, de lâcheté, de médiocrité autant culturelle que de relation humaine…

    Ainsi que de l’impuissance des autorités publiques, de la police – municipale, ou de gendarmerie…

    Et tout à fait à la fin du livre, une « surprenante et inhabituelle » manifestation d’intelligence réactive, du personnage principal et de sa famille…

    (Comme un verre en cristal de Baccarat, en quelque sorte, inséré au beau milieu de verrerie et de porcelaine ébréchées sur un étalage de marché)…

     

    Mais à tout cela – et je le dis parce que j’en suis persuadé – en tant que témoin de mon temps et observateur auquel on reproche d’être « dans la lune et à côté de la plaque des réalités et du vécu dans le vrai »…

    S’oppose ce dont les médias, les télés, n’évoquent hélas jamais, en l’occurrence « la France qui va bien, la France des bonnes et belles personnes – qui n’ont pas forcément fait des études supérieures et dont certains ont du mal à s’exprimer …

    La France des enfants et des adolescents qui te disent bonjour alors que tu ne les connais ni d’Eve ni d’Adam, la France des gens qui se dévouent pour une cause ou pour une autre, la France des bénévoles dans des associations, la France de la solidarité dans l’épreuve, la France du voisin ou de l’ami sur lequel on peut compter dans la peine ou dans la difficulté (autre que celle des « marches blanches pour marquer le coup »), la France des travailleurs et des honnêtes gens, la France des personnes qui accueillent et ne te regardent pas de travers parce que tu n’es pas du coin ou parce que tu as une drôle de tête…

    Et cette France là n’en déplaise aux médias et aux télés, elle est « encore majoritaire » - c’est dire qu’elle concerne au moins un Français sur deux et que dans dix, vingt ans, elle prendra « mine de rien » le dessus sur la France qui va mal…

     

    Et de cette France là  qui va bien, je me soucie peu de savoir quel bulletin de vote elle met dans l’urne lors d’une élection présidentielle ou législative – en dépit du fait que je déplore le vote RN - et de quel modèle de smartphone ou de bagnole elle se dote… (rire)…