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Paroles et Visages - Page 4

  • Dérision, nécéssité ?

    L’Art, l’humour, la poésie, la musique, la danse, la littérature, l’écriture, tout ce que l’on peut mettre en vue et en lecture et en écoute sur la Toile, tous les bons mots que l’on peut dire, tout ce qui fait partage convivialité entre amis et connaissance…

    Tout cela quand à perte de vue s’étendent les rivières les fleuves les moindres rus par delà les horizons , que les maisons sont noyées, que boutiques commerces ateliers usines sont durement impactés dans leur activité, que le travail s’arrête, que les gens sont isolés entourés d’eau…

    Et quand les vents ont fait tomber les poteaux électriques, arraché des bouts de toiture voire la toiture toute entière…

    Et que le noir et le froid s’installe dans les maisons

    La fibre optique rompue les écrans éteints…

    Que leur reste-t-il à l’Art, à la poésie, à l’humour, aux bons mots, à la littérature et à l’écriture… Quel peut être leur pouvoir devant le petit gaz qui te fait cuire des pâtes dans une casserole faute de la plaque à induction qui ne répond plus ?

    Contre toute logique là où passe le « courant de la Toile » ça s’arrête pas l’élucubre…

    Que faut-il en penser, qu’en convient-il de penser ?

    Dérision, nécéssité ?

    Peut-être cette réflexion que l’on peut se faire « un être vivant, amibe, éléphant, cloporte, fourmi, toutou ou minou, Jean, Cathy ou Gaston… ça respire et la respiration ça s’arrête quand l’être vivant s’éteint »…

    Allors peut-être que ce que met de lui l’être vivant et qu’il diffuse autour de lui c’est de la respiration…

     

     

  • Errance littératoque du jour

    Dans son inappétance non pour autant manifeste il digère des cloportes de midi devant à son 4 heures une assiette ébréchée de sa petite mémé emplie de maroilles dont la date de consommation est passée de neuf jours

    De fringants asticots rockent en sourdine au bord de l’assiette

    Un âne bossu s’essouffle en vain peinant à tracter une brouette de potirons

    Il guemse en se tapant les pieds devant le frigo ouvert et son haleine se mêle à sa pète et aux fragrances issues de l’intérieur du frigo

    Hardie Agathou qui le tance et le dénonce dans le forum bisoufleurette applaudie par Suzan la modératrice excédée par les élucubres de césigue

    Et tempo tant pis r’hardie r’hardie la dandinance fesses écartées de césigue

    Le petit oiseau zinguezingue patatesalade y’en a des tonnes de mamoureries

    Ça craint le clash la comnunototérative bien dans les clous de la Suzan secondée de l’Agathou

    Quand les cloportes sont digérés y’a pas colique mais mais peut-être colchiques dans le pré et couvaison en terre d’œufs de courtillières on verra lundi prochain s’enfoncer les jeunes poireaux centimètre par centimètre à vue d’œil

    Et d’insolentes touterelles bec d’honneur en l’air se gausser de toutes leurs plumes de tous ces lapins éparpillés dans le jardin

    L’Agathou césigue elle peut pas le saquer

    Césigue il a tout faux au dire d’Agathou

    Du maroilles qui fleure pas le fromtom de zob ça existe pas

    Cela est juste et bon à l’église ça hisse dans le ciel ce que l’âme a en elle de jectif qui neige des larmes blanches sur les trench coat des jeunes femmes chic

    On attend sur le grand long mur où tout le monde va les mots les élucubres qui feront table rase de tout ce qui va pas qui crasse qui écorche

    Table rase oui mais pas belotte et rebelotte

    Table rase mais sans recouvrir la table de quelque nappe que ce soit pour pas qu’on voit ce qu’y avait de gravé sur la table

    Les cloportes ils faisaient tous ensemble dans un coin de la cave le plus humide le plus enduit de suance rance

    Une rapsodie inaccessible aux ingénieurs du son

    Et l’âne bossu comme le Grand Vénéré au Panthéon auquel on a mis un beau pantalon

    Il avance moins essoufflé sa bosse sous un beau manteau l’âne

    C’est reparti l’Histoire

    Peut-être avec moins de crasse et d’écorche

    Mais l’Agathou ça s’rait étonnant qu’elle revoie sa copie

     

     

  • La pièce de monnaie

    Une pièce de monnaie, un euro, un dollar, un dinar, un yen ou un yuan… N’a jamais que deux faces et sa tranche…

    Lancée en l’air, elle retombe et présente à ton regard l’une de ses deux faces, jamais donc, les deux faces en même temps…

    Parfois – c’est très rare - elle s’immobilise sur sa tranche et il faut alors que ton regard se porte penché vers l’une ou l’autre face…

    Tu lances la pièce dix fois, vingt fois ; elle retombe présentant la même face, donc jamais l’autre…

    Et parce que cette face visible demeure la même dix fois vingt fois, c’est elle qui s’impose à ton regard et… Plus encore à ton regard, à ton esprit…

    Le lanceur c’est bien toi…

    Sauf que…

    Quelqu’un ou quelque chose qui n’est pas toi, s’empare de ta main et accompagne ton geste et a prévu, fait en sorte que la pièce retombe sur la face qui va capter ton regard, la face voulue par ce quelqu’un ou ce quelque chose…

    Avant de lancer la pièce en l’air, regarde bien chacune de ses deux faces afin que la réalité autant de l’une que de l’autre, se fixe dans ton esprit…

     

     

  • La double personnalité du criquet, roman de Jean Pierre Poccioni

    Criquet.jpg

    Roman sorti en janvier 2025, édité par Héliopoles collection Serge Safran

     

    NOTE préalable :

     

    Pour celles et ceux, lectrices et lecteurs de notre « beau pays de France » - de France ET d’ailleurs « amoureux » de notre « belle langue » - tant à l’écrit qu’à l’oral, car « ne l’oublions pas » : « il siérait fort en ces temps de grammaire, d’orthographe et de vocabulaire simplifiés à l’excès par souci égalitaire d’accessibilité à tous, que l’on parlât comme l’on écrivît pour autant que l’on écrivît dans « les règles de l’Art »…

    Pour celles et ceux donc, qui ne connaissent pas encore Jean Pierre Poccioni et s’apprêtent à le découvrir, je recommande avec une ferveur « non feinte » ses ouvrages publiés…

     

    Soit dit en passant, « dans le genre », tous les romans de Jean Pierre Poccini « font référence » en matière de qualité de la langue Française (Cherchez les néologismes « hasardeux », les « effets de style – et autres « affèteries »… Vous n’en trouverez point!) C’est plus que du « bio » c’est du pur (rire)…

    Et de surcroît – je n’ose parler de « cerise sur le gâteau » - « expression dont je ne suis guère un familier » … « En plus » il y a, chez Jean Pierre, la personnalité qui lui est propre… Pour ne pas dire « hors du commun »…

    En somme, né à Paris en 1948 (mars je crois?) et ayant exercé le métier d’enseignant en Lettres, et en tant qu’écrivain romancier, il est – à sa manière- un « témoin de son temps »…

     

    Ouvrages de Jean Pierre Poccini publiés avant « La double personnalité du Criquet » :

     

    En 2000 à Autrement : Le beau désordre

    En 2006 à Phébus : La maison du faune

    En 2008 aux éditions du Rocher : Un garçon en ville

    En 2015 Editions Pierre Guillaume de Roux : La femme du héros

    En 2018 à Z4 Editions : L’histoire du marin blond

    En 2019 aux éditions Weyrich : Lungomare Bellini

    En 2023 aux éditions Serge Safran : Venise à l’heure du Spritz

     

     

    « La double personnalité du criquet » c’est :

     

    Vu, observé, analysé « cliniquement parlant » - si l’on peut dire- par Jean Pierre Poccioni, le rapport de relation entre voisins, connaissances, dans un « climat » de harcèlements, de comportements agressifs, d’insultes, de menaces, de violence, d’insolence, de brutalité, d’individualisme exacerbé, d’inciviliés, de mépris de l’autre, de bassesse, de lâcheté, de médiocrité autant culturelle que de relation humaine…

    Ainsi que de l’impuissance des autorités publiques, de la police – municipale, ou de gendarmerie…

    Et tout à fait à la fin du livre, une « surprenante et inhabituelle » manifestation d’intelligence réactive, du personnage principal et de sa famille…

    (Comme un verre en cristal de Baccarat, en quelque sorte, inséré au beau milieu de verrerie et de porcelaine ébréchées sur un étalage de marché)…

     

    Mais à tout cela – et je le dis parce que j’en suis persuadé – en tant que témoin de mon temps et observateur auquel on reproche d’être « dans la lune et à côté de la plaque des réalités et du vécu dans le vrai »…

    S’oppose ce dont les médias, les télés, n’évoquent hélas jamais, en l’occurrence « la France qui va bien, la France des bonnes et belles personnes – qui n’ont pas forcément fait des études supérieures et dont certains ont du mal à s’exprimer …

    La France des enfants et des adolescents qui te disent bonjour alors que tu ne les connais ni d’Eve ni d’Adam, la France des gens qui se dévouent pour une cause ou pour une autre, la France des bénévoles dans des associations, la France de la solidarité dans l’épreuve, la France du voisin ou de l’ami sur lequel on peut compter dans la peine ou dans la difficulté (autre que celle des « marches blanches pour marquer le coup »), la France des travailleurs et des honnêtes gens, la France des personnes qui accueillent et ne te regardent pas de travers parce que tu n’es pas du coin ou parce que tu as une drôle de tête…

    Et cette France là n’en déplaise aux médias et aux télés, elle est « encore majoritaire » - c’est dire qu’elle concerne au moins un Français sur deux et que dans dix, vingt ans, elle prendra « mine de rien » le dessus sur la France qui va mal…

     

    Et de cette France là  qui va bien, je me soucie peu de savoir quel bulletin de vote elle met dans l’urne lors d’une élection présidentielle ou législative – en dépit du fait que je déplore le vote RN - et de quel modèle de smartphone ou de bagnole elle se dote… (rire)…

     

     

  • Une monumentale hypocrisie

    En 2014 la plupart des banques françaises ont refusé à Marine Le Pen le prêt qu’elle sollicitait – 5 millions d’euros- pour financer son parti le Front National devenu en 2018 le Rassemblement National…

    Après avoir essuyé tous ces refus, elle s’est adressée à des banques russes : à ce sujet il est « pertinant » de préciser que la banque russe en question était une « banque privée » (et non d’état), que cette banque russe prêtait à 6 % d’intérêt – un taux largement supérieur à celui des banques françaises- et que « sans doute Marine Le Pen n’a pas demandé de l’argent à une banque russe de gaîté de cœur »…

     

    L’argument avancé – en 2014 – par les banques françaises (notamment le Crédit Mutuel) se fondait sur une « décision » des organismes bancaires, de ne pas financer de parti politique, mais uniquement des particuliers et des entreprises…

    Toutefois, des financements « détournés » par le biais de « crédits accordés en fonction de tel ou tel projet pouvant être « assimilé » à un « projet entrepreneurial » avaient été attribués (et le sont toujours depuis bien des années) aux partis politiques – de gauche, de droite, du centre… Mais pas au Front National et à Marine Le Pen en 2014…

     

    Il ne faut « pas en conséquence s’étonner » du fait que Marine Le Pen, après 2014, ait utilisé des fonds de l’Union Européenne  destinés au fonctionnement du parlement européen, afin de rétribuer des personnes de son parti (ce qu’elle n’avait pas le droit de faire)…

    Autrement dit, si les banques françaises en 2014 avaient accepté – comme elles le faisaient « indirectement » pour des partis de gauche, de droite, du centre- de prêter de l’argent à Marine Le Pen, cette dernière n’aurait sans doute pas alors « eu recours à un détournement de fonds public » ( de l’argent de l’UE)…

    Dans cette affaire là, d’implication de Marine Le Pen, de poursuite judiciaire et de condamnation… Une part – non négligeable- de culpabilité incombe aux banques françaises… Car un organisme bancaire quel qu’il soit, de tel ou tel pays, ou commun à plusieurs pays, ne peut « en principe » (et c’est naturel, cela « va de soi) n’avoir que pour seul et unique objectif de « pratiquer une politique de développement – économique, financier- afin de réaliser du profit ; donc peu importe pour un banquier si son client est de quelque parti que ce soit…

    Or, manifestement il y a eu, de la part des banquiers Français en 2014, une « discrimination » à l’égard de Marine Le Pen.

    Mais « ça » on ne le condamne pas !

     

    Loin de moi de soutenir ou de défendre Marine Le Pen : je ne veux pas que son parti parvienne au pouvoir en France en 2027, je suis désolé de voir que tant de Français, de « gens du commun que nous sommes la plupart d’entre nous » feraient le choix de voter pour Marine Le Pen ou pour Jordan Bardella en 2027…

    Mais « il faut tout de même – à mon sens- remettre les pendules à l’heure » (c’est à dire établir une réalité est qui celle du refus des banques françaises en 2014 de financer par un prêt, le FN)…

     

    Et… « À la limite – à l’extrême limite- « dirais-je » … En 2027, entre Marine Le Pen et Jordan Bardella ( autrement dit « entre la peste et le choléra ») c’est Jordan Bardella la peste et Marine Le Pen le choléra - « on meurt davantage de la peste que du choléra même si la différence n’est pas bien grande…

    Et… Pour « pousser la limite à l’extrémité de son extrémité »… Marine Le Pen est une Femme (et je « penche plus » - en tant qu’homme- pour une femme – qui pourrait bien qu’on le veuille ou non être la 1ère femme en France élue présidente de la République…

     

    Pour conclure, une réalité aussi, très actuelle quoique de fort longue date : les partis d’extrême droite – ceux d’hier et ceux d’aujourd’hui- ils finissent toujours par obtenir un jour ou l’autre l’aval des banquiers, des milliardaires… Et la « pas très bonne côte » qui est la leur au début de leur « carrière » auprès des banquiers « n’est pas gravée dans le marbre » (la preuve aujourd’hui en 2026 : Jordan Bardella et ses accointances avec l’« aristocratie » de l’argent)…

     

    Nous sommes bien là avec « cette affaire de condamnation de Marine Le Pen et – il faut le dire- avec tant et tant d’autres « affaires » … Dans une aussi monumentale que crasseuse et puante hypocrisie généralisée olive-dans-le trou-de-balisée ! … Qu’un « terroriste d’envergure qui lui n’a rien d’islamiste ni de trumpiste ni de poutiniste » (en l’occurrence le dérèglement climatique) malmène très durement et foutra tout le monde sur le tapis !…