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Paroles et Visages - Page 4

  • Un rêve étrange

    Lors d’une sieste, mardi 9 juin 2026 vers 13h 40…

     

    C’était dans une immense forêt dans laquelle régnait une végétation, des taillis, toutes sortes d’herbes, de plantes, de massifs de ronces, de fougères, des arbres très hauts et assez rapprochés les uns des autres, comportant de nombreuses branches ramifiées et de feuillage d’un vert profond ; les feuillages étaient si épais, si denses, que l’on distinguait à peine quelques taches de ciel, ciel d’ailleurs apparemment couvert ; il n’y avait pas le moindre souffle de vent, la température devait être d’environ une vingtaine de degrés ; des bruits se faisaient entendre, proches ou lointains, qui ne me semblaient pas naturels, différents par exemple de ceux de cris d’oiseaux ou d’animaux, de bruissement de feuillage, des bruits d’une nature indéfinissable, inquiétants…

     

    Cela faisait déjà deux heures ou plus que je marchais le long d’un chemin dont le tracé était irrégulier, comportant des courbes, des rétrécissements, des sections toutes droites, un chemin duquel il était impossible de sortir, du fait de l’extrême densité de la végétation, de haies de ronces, bordant le chemin ; je me trouvais en compagnie de l’un de mes amis, un « grand marcheur », lui, mais qui n’avait pas encore eu connaissance d’un tel endroit, aussi sauvage, aussi luxuriant et qui dans un certain sens « ressemblait sans y ressembler » à une forêt équatoriale d’un pays comme le Gabon ou comme l’amazonie, peut-être même encore plus épaisse, plus sauvage, car visiblement aucune trace d’occupation humaine n’était présente nulle part dans ce paysage, hormis ce chemin ne pouvant être que d’œuvre humaine…

     

    À un certain moment le chemin se divise en deux branches, mais l’une de ces deux branches en fait, n’est autre qu’une sorte de tunnel constitué de branches entremêlées recouvertes de lianes, de fougères et de longues herbes très épaisses ; et, dans ce tunnel, l’on pouvait y avancer debout, la tête n’atteignant pas la voûte… Et, chose curieuse, en dépit de l’entrelacs des branches, des herbes et des fougères, qui ne laissait que très peu de lumière diurne pénétrer, il régnait tout de même dans ce tunnel, assez de clarté sur une distance de quelques mètres à mesure que l’on avançait…

     

    Je dis à mon ami « je vais voir à l’intérieur, pour avoir une idée sur la longueur, sur là où ça débouche ».

    Mon ami me répond « ça peut être dangereux et, si tu rencontrais après une courbe du tunnel, un malandrin posté en attente d’agresser un promeneur pour le voler, on sait jamais, comment pourrais-tu te défendre ? Car si tu criais il n’y a que moi qui t’entendrait et, le temps que j’arrive, surtout si tu as parcouru plusieurs centaines de mètres, que pourrais-je faire ? »

    Je dis à mon ami « à l’intérieur de mon bâton de marche, se trouve dissimulé le fil très effilé du fer d’une épée dont la poignée se confond avec l’extrémité du bâton de marche que je serre dans ma main ; d’un geste vif, alors, je sors l’épée et sans la moindre hésitation, je transperce l’agresseur »…

     

    Néanmoins, m’aventurant à l’intérieur du tunnel, et en dépit de ma résolution à me défendre en cas d’attaque (où dans ce genre de situation il faut agir avec le plus de rapidité possible avant que l’autre ne puisse lui, agir) « je n’en menai pas large »…

    Réveil… Avec « quelques lourdeurs digestives »…

     

     

     

  • La "pensée du jour"

    Il vient toujours un « certain contentement » aussi manifeste qu’assumé ainsi qu’exprimé, lorsqu’une personne dont je déplore et déteste le comportement ; lorsqu’un salaud en somme, se fait rattraper par quelque vacherie survenant dans sa vie, mettant en difficulté et en souffrance cette personne…

    Ce n’est point là « très chrétien » certes, mais en bon athée que je suis, lorsqu’un salopard – ou une saloparde - « trinque », je m’en réjouis…

    En revanche j’enrage lorsque ce même salopard – ou cette même saloparde- « passe entre les gouttes de l’averse » et de surcroît arbore sa suffisance, la certitude de son bon droit, son insolente santé, son outrecuidance…

     

  • Imaginons le Palestinien idéal

    Il n’est musulman que « de tradition familiale et ancestrale », ne se rend à la mosquée que lors d’événements tels que le mariage, l’enterrement d’un proche… Sa femme a une vie sociale, est elle son égale dans la gestion des affaires du foyer, des décisions à prendre, elle exerce une activité professionnelle, ne porte pas le voile- juste parfois un foulard sur sa tête (comme les femmes catholiques des années 1950/1960 en France, en Europe, aux USA) et s’habille sobrement et décemment (on ne voit que ses jambes, son cou et le haut de ses épaules)…

     

    Il est contre le Hamas, contre tout régime politique autoritaire, guerrier, jihadiste, contre toute forme de terrorisme ; il veut son pays, la Palestine en tant qu’état républicain, démocratique et laïque…

     

    Il est -ou n’est pas- un artiste, un écrivain, un poète, un philosophe, un témoin de son temps, un intellectuel, un passionné dans l’art qu’il exerce… Et, s’il n’est pas un artiste, un écrivain, un poète, un philosophe, un intellectuel ; il peut-être un ouvrier, un artisan, un salarié, un employé, un commerçant, une personne de condition modeste ayant reçu à l’école une éducation de base – primaire ou secondaire- mais en tant que personne de condition modeste, il pense, il réfléchit, « ne fait pas n’importe quoi dans sa vie question comportement avec les autres » ; lui aussi en tant que personne de condition modeste, il est contre le Hamas, et veut pour son pays, la Palestine, un régime républicain, démocratique et laïque…

     

    Autre particularité, également, de ce Palestinien idéal : si à l’école dans son enfance et son adolescence il a été éduqué dans la haine d’Israël et des Juifs, il n’a pas pour autant, adhéré à la « philosophie de la violence, de la vengeance et de la haine » enseignée par les éducateurs « politisés » par le Fatah, puis par le Hamas…

     

    Ce Palestinien là, assurément est « un être d’exception », ne représentant sans doute qu’une très petite minorité du peuple Palestinien… Mais il existe certainement, et celui là, oui, on peut l’accueillir chez nous en France s’il parvient à émigrer de « l’enfer de Gaza »…

    Le Palestinien qui ne répond pas au « profil » mentionné ci dessus, est comme un Russe engagé volontaire dans l’armée de Poutine, comme un Russe pro-Poutine… « N’en disons pas plus »…

     

     

    Pour conclure… Juste un « petit rappel » :

    En 1940 en France 90 % de la population était pour le maréchal Pétain « sauveur de la France dans une défaite honorable », pour la collaboration avec l’occupant Allemand du Reich d’Hitler ; en 1941 et en 1942, les opposants et résistants aux allemands et à la France de Vichy, étaient très minoritaires…

     

    En Allemagne du 3ème Reich d’Hitler, jusqu’en fin de 1944 voire jusqu’au printemps de 1945, 90 % de la population était pour Hitler, pour le régime mis en place des nazis et des SS…

    En 1944 lors des bombardements du Havre et de Caen – après le débarquement du 6 juin – dans ces deux villes, au moins entre le tiers et la moitié des habitants étaient encore pour Pétain et voyaient les anglais et les américains comme des ennemis (ces habitants là ne sont pas comme les soldats de 14/18 « morts pour la France » et ne peuvent être « honorés »)…

     

    Dans les bombardements de Dresde, de Nuremberg, de Berlin, des grandes villes allemandes qui ont fait des centaines de milliers de victimes, en 1944 et 1945, 90 % de la population de ces villes, était encore pour Hitler…

     

    Enfin « conclusion de la conclusion » : « on ne fait pas d’omelette sans casser des œufs » !

     

    Autant dire que :

     

    Le tiers des Libanais chiite, en tant que chiite de confession, parce que chiite, ne peut pas ne pas soutenir le Hezbolah qui est une milice chiite et donc, s’étant fixée pour objectif de « défendre les leurs » qui sont des chiites, de combattre et de détruire les Israéliens ; en conséquence un libanais chiite tué ou blessé dans un bombardement « n’est pas tout à fait une victime collatérale »… Pas plus qu’un Russe lambda de Moscou ou de Saint Petersbourg qui adhère « bon gré mal gré » au régime politique de son pays, dont l’habitation vient d’être endommagée ou détruite par un drone ukrainien… « n’est lui aussi, une victime collatérale » !

     

    Les « vraies/vraies victimes » que ce soit dans une guerre, une catastrophe naturelle, dans le déferlement de quelques vacheries de la vie qui court, ce sont les « bonnes personnes », pas les salauds, les assimilés salauds, les « qui disent rien et approuvent tacitement » dont les comportements dans la vie quotidienne envers leurs semblables sont déplorables ou empreints d’agressivité… Auxquels il faut ajouter aussi les indifférents et irresponsables, les « dopés » à l’opinion/l’ordre de pensée qui court le paysage social et qui est relayé par les réseaux sociaux, les discus patate-salade-le monde qui va mal entre voisins qui à la tu-es-laid regardent grey anatomy, martelé par les journalistes lignéditorialisés par Bolloré…

     

     

  • La journée sans ...

    Le 31 mai dernier, un dimanche, était « la journée sans tabac »… Il est flagrant – et étonnant- de ne point voir exister « un jour sans dope »…

    Comment « voir d’un bon œil bien compatissant et bien serein » une société – Française en l’occurrence – qui compte 6 personnes sur 10 de 15 à 90 ans, consommant régulièrement ou occasionnellement, du canabis, de la cocaïne, de l’héroïne, de l’ectasy, du LSD… ?

    Haro sur la clope, haro sur la vape, les fumeurs décrétés des pestiférés… Mais « un petit joint » à l’occasion lors d’une réunion festive ( l’on imagine jusqu’à une « soirée pyjama ») ça ne choque personne, c’est « dans l’air du temps…

    Et si au collège et au lycée ça « han-de-heurte »-violente-attaque au couteau en 2026 plus fort qu’en 2008, c’est que la dope « y est pour quelque chose » !

    Et si sur les routes ça se heurte de plein fouet lors d’un dépassement ou d’une perte de contrôle, c’est que la dope « y est pour en plus de l’alccol ou de la téléphonite au volant » !

    Cela dit, des tas de sobres, d’anti bidoche, de végans et de végétariens et de « donneurs de leçons de morale - à dada sur le respect de la vie et de l’environnement – achetant et bouffant bio… Choqués du steak de marcassin au menu de la manif festive du coin, ou du petit cochon au tourne broche à la foire régionale… Ont cessé toute relation avec leur mère ou leur père ou leur famille toute entière, et n’ont pas forcément un comportement heureux ou vertueux envers leurs connaissances autour d’eux…

    Un bras d’honneur à m’en bleuir le creux du coude, accompagné du regard qui va avec et de quelques saillies aussi insolentes qu’iconoclastes à tous ces hypocrites et à toutes ces hypocritesses crado cradotes (qui soit dit en passant, sont rarement rattrapé(e)s par les « vacheries habituelles de la vie qui court » - y’a de la veine que pour la canaille comme disait ma grand-mère qui disait aussi que pour les mauvaises herbes on a beau y foutre du pipi atomique dessus ça repousse toujours)…

     

     

  • Entre les murs...

    ... Film de Laurent Cantet, palme d'or au festival de Cannes en 2008, sur LCP à 21h le dimanche 7 juin 2026

     

    Un jeune professeur de Français dans un collège difficile – une classe de 4 ème – du 19 ème arrondissement de Paris…

     

    Une première remarque – à mon sens – s’impose : ce film a été produit en 2008 c’est à dire que, étant en 2026, se sont écoulées 18 années, l’espace d’une génération … Et que nous ne sommes plus comme en 2008, dans un contexte, question rapport entre l’enseignant et les élèves – des jeunes de 14/15 ans- de « joutes verbales stimulantes, humoristiques ou de réparties empreintes de contestation »…

    C’est qu’en 2008 il n’y avait pas encore – du moins pas à ce point comme aujourd’hui- de consommation à grande échelle de « dopes » (stupéfiants) dans les collèges et dans les lycées…

    Il n’y avait pas non plus, en 2008, Tik-Tok, ce réseau social aujourd’hui omni présent chez les moins de vingt ans…

    Et les flux migratoires en 2008 n’avaient pas encore évolué comme ils ont évolué et fait « éclater la société » à partir de 2014.

     

    Ce sont bien là « trois évolutions délétères » en l’espace d’une génération : la dope, les réseaux sociaux, le changement de nature des flux migratoires…

    Et qui, ensemble conjugués et donc reliés entre eux, ont contribué à davantage de violence, d’agressivité, d’incivisme, de communautarisme exacerbé, de perte du sens même des mots, d’un déficit manifeste d’acquis de connaissances, tout cela ouvrant la porte aux obscurantismes, au fanatisme religieux, à un individualisma accru fondé sur le besoin de consommer, de paraître…

     

    Les flux migratoires depuis 2014 ont amené dans notre pays la France – en toutes régions et donc non pas seulement à Paris, Lyon, Marseille et les grandes villes mais aussi dans les zones rurales de ce que l’on appelle « la France profonde »- des jeunes avec leurs parents venant de pays en guerre, de pays de régimes autoritaires et qui n’ont connu que de la répression, que de la violence, que de l’insécurité, que de la misère, dans des camps de réfugiés, dans les pires conditionnements environnentaux qui ont été les leurs dans le pays qu’ils ont quitté avec leurs parents voire même seuls entre 15 et 20 ans… Et ils arrivent dans un pays, la France, où ils ne connaissent qu’un seul mode de relation : celui du rapport de force par la violence… Et pour cette raison, le « dialogue » ça n’a pour eux aucun sens, ils prennent ça pour de la faiblesse qu’ils exploitent à leur avantage…

     

    L’usage des stupéfiants a modifié les comportements, accru la dépendance et – pour ainsi dire » - « vidé le contenu des êtres » …

     

    Les réseaux sociaux – surtout Tik Tok privilégié par les moins de vingt ans – ont fait de la liberté d’expression des torchons sales agités, et de l’information instantanée des mensonges, des contre-vérités, de la « connaissance » empirique, et amplifié les obscurantismes…

     

    Les partis politiques, la police, la Justice, les associations, les systèmes éducatifs… Tous critiqués, tous décriés, rendus responsables, devenus des « boucs émissaires » - comme si tout ne dépendait QUE d’eux… Oui il y a bien de cela… Mais « ça n’explique pas tout » ! C’est une question, comme celle de ce qu’est un arbre : des racines qui s’enfoncent dans le sol, des branches qui s’élèvent vers le ciel… Et non pas un tronc sans racines et sans branches avec dans le tronc devant un tou pour avaler et derrière un trou pour évacuer…