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Paroles et Visages - Page 6

  • Avec le recul ...

    Cette gauche « si près du peuple » depuis 40 ans, si « culturelle », si « antifric-antiriche », qui défend, dans la foulée de la polémique à propos de Bolloré, un type – Olivier Nora - dont le revenu mensuel avoisine les 85 000 euros et qui dans sa jeunesse soixante-huitarde fut un trotskiste (qui devait – probablement- « trotter en ski » dans une station alpine sous l’égide de l’UCPA, quand Jean Ferrat chantait « que ce soit dimanche ou lundi »)…

    Cette gauche là dis-je, je lui « préfèrerais presque » la droite de De Gaulle et de Pompidou – et « à la limite » la droite de Chirac… (Mais pas, cependant, la droite de Sarkozy)…

    Sous De Gaulle et sous Pompidou, il y avait la peine de mort, ça c’était moche… Mais aucun livre de qui que ce soit sorti d’une maison d’édition prestigieuse ou non, n’a jamais été interdit de paraître ! Et un anarchiste non terroriste (ou à la limite « terroriste dans le vocabulaire ») n’a jamais été en prison ! ( Très décrié, honni, zappé, « condescendu » certes… Et « parfois » - pour raison de retombée économique marchande purement locale, « monté sur les planches » tel un « bouffon » par les autorités du coin)…

    Cette droite là, du temps de De Gaulle et de Pompidou, c’est Giscard qui l’a défaite, c’est Mitterand qui a prétendu la remplacer par la gauche de progrès, qui a été « un peu récupérée » par Chirac…

    Et qui se retrouve aujourd’hui en 2026, en face du Rassemblement National « redresseur de torts »…

    Le « meilleur » - si je puis dire- de tous les régimes politiques et de leurs « ordres de société et d’économie et fondements »… Actuellement en place, ou envisageables ou en passe de s’établir »… En ces temps que nous vivons, c’est un régime à la fois républicain et libéral ( mais libéral de relation et non de prédation)…

    Le « défaut majeur » du communisme a été le remplacement de la propriété par le privilège…

    Le « défaut majeur » du libéralisme est le « botté en touche » de la relation humaine, et le lancer, sur le terrain, à coup de genou, de tête ou de pied, du « ballon de la prédation »…

     

     

  • Nathalie Baye

    Nathalie.jpg 

    Née le 6 juillet 1948 à Maineville dans le département de l’Eure, disparue le 17 avril 2026…

     

    « C’est assez bouleversant » - dis-je - « d’apprendre la disparition d’une personne – d’une femme ou d’un homme – qui fut un bébé la même année que soi, en 1948… Et qui fut comme soi, durant la seconde moitié du 20 ème siècle et le premier quart du 21 ème, le témoin des événements qui se sont produits durant ces quelques 80 années… Et cela quelle qu’a pu être, différente, de la sienne, la vie, l’activité, l’œuvre – artistique, littéraire ou autre – et le « milieu social ambiant » de cette personne »…

     

    Atteinte d’une maladie neurodégénérative s’apparentant à la fois et à la maladie d’Alzheimer et à la maladie de Parkinson, difficilement décelable à l’origine, et inguérissable et sans traitement efficace encore actuellement, les derniers mois – depuis l’été 2025- de Nathalie Baye ont été très difficiles…

     

    Étant né le 9 janvier en 1948, c’est donc « un certain jour d’octobre 2025 » que j’avais compté autant de jours de vie, que Nathalie Baye… Et depuis ce jour là – cela fait six mois – je lui survis…

     

    Gérard Depardieu et Louis Chedid – entre autres – sont nés en 1948… (le 1er janvier pour Louis Chedid , le 27 décembre pour Gérard Depardieu)…

     

    Je me disais il y a de cela quelques années : « Nathalie Baye à la voir comme elle est, elle finira centenaire et enterrera beaucoup d’entre nous nés en 1948 ! » … (Pour Gérard Depardieu avec ses 5 pontages coronariens quand d’autres ont eu, eux, 5 stents, c’est « mal parti)…

    Et… (rire)… Cette « scène que j’avais imaginée – au début des années 2000 quand je n’avais pas encore « des kilomètres d’écriture derrière moi » - : « Où j’étais assis à une terrasse de café à Paris, en compagnie de Nathalie Baye, de Louis Chedid et de Gérard Depardieu, le jour de mes cent ans le 9 janvier 2048, devant un verre de Ricard, mon vélo appuyé sur le tronc d’un platane, à proximité de la table du bistrot…

     

    En 1948 débutait la commercialisation de la 4 chevaux Renault…

     

    Les derniers films dans lesquels a joué Nathalie Baye, de 2020 à 2023 :

     

    Garçon chiffon, de Nicolas Maury

    Haute couture, de Sylvie Ohayon

    Lui, de Guillaume Canet

    Et La nuit du verre d’eau, en 2023, de Carlos Chahine

     

    Je revois encore Nathalie Baye dans « La balance » - 1982 – avec Patrick Dewaere…

    Souvent, Nathalie Baye, dans des rôles « difficiles »… De situations « complexes et dramatiques »…

    Patrick Dewaere, disparu aussi – le 16 juillet 1982 (né le 26 janvier 1947)… Un « monument dans son genre - déjanté et hors normes » !

     

    Alzheimer, avec Parkinson, c’est vraiment une « saloperie » ! Et « les deux ensemble » c’est encore pire…

    On entend dire « avec des activités cérébrales en maintenance – ne serait-ce que des mots croisés ou fléchés et quelques casse-têtes à résoudre genre rubik’s cube ou autre ; et quand on est écrivain, artiste, femme ou homme de réflexion et de pensée… On risque moins ! »

    Ce n’est « pas vrai du tout », Alzheimer ça atteint n’importe qui, aussi bien un intelectuel qu’un manuel !

     

     

     

  • Le péril

    Le péril qui s’invite dans ton salon, dans ton confort, dans ton aisance, dans tes habitudes de consommation et de loisirs…

    Ce péril là, te touches, te motives, et tu l’exprimes au comptoir du bistrot du coin, à ton voisin debout derrière la clôture discutant patates salades le monde qui va mal durant trois quart d’heure, tu le portes aussi, ce péril, sur ta page facebook ou instagram, tu l’entretiens par le biais des médias d’information portant à ton regard les images et les vidéos et les « fake news » (ou les « news relookées) qui te confortent dans tes idées, qui te suscitent de l’émotion, qui font tollés ou applaudissements c’est selon…

    Mais… Quand l’école s’effondre, que les femmes se voilent, que ton garçon ou que ta fille vit et grandit dans la peur, que des territoires urbains ou ruraux sont livrés à la violence, à la drogue, au trafic d’armes, à la prostitution, à la délinquance, aux incivilités agressives…

    Et quand de surcroît retentissent les sirènes de partis extrémistes – ou « extrémistes sans le paraître »- sirènes qui « musiquent » telles des symphonies agréablement audibles…

    Là, le péril il n’existe plus, ou il est minoré, escamoté, édulcoré, zappé ; il laisse indifférent, il n’est plus qu’un tochon sale agité qui ne te claque même pas sur ta joue !

    Ce péril là auquel tu ne crois pas – ou auquel tu crois sans le croire – il « pèse » pour plus de 70 % d’autocracisme et de régimes dictatoriaux voire même terroristes sur la « tête de la planète » !

     

  • Vinra vidira sera

    Des intestins s’enroulent autour de topinambours sous la canopée en dentelles de nénuphars exsangues, mûs sur des chenilles rouge et or…

    La nuit vient et le jour aussi, dans le même temps qu’il faut à une mouche pour s’envoler du trou d’un fromage de brebis…

    Ils lui ont coupu les racines au grand figuier dont les branches plus hautes que l’Olympe de Mars sont devenues les habitacles de grands Ègles anusés tels des entrées de grottes cromagnonniennes, et de punaises naines, et de rossignols-asphodèles octopodes, tous, Ègles, punaises et autres volaïtiles à deux ou quatre têtes, youtamtambourant folguimbardés de communaussecobies sans jamais pour autant perdurer, repères inaliénables, ni là où pisse Raelle ni là où l’ire la plus kalachnicovite n’a que faire de l’an qu’il est ni là non plus où la pale Ernestine chemine sous les orangers du boulevard du crime…

    Ils lui ont coupé les racines – les qui on sait sans le savoir – avec leurs scies numériques, au grand figuier… Et dans la terre empestilée se tortillonnent souvenirs déchus, historisticés bafouées et narratifs rompus aux armoiries de la Cité…

    Marie Ange 1973 dans sa deux chevaux son album de bonnes sœurs sur les genoux… Qui fit carte-de-francer dans les draps Algoryn à l’alberge des Deux Chamois de Colmar une nuit de février… Souvenir pieux, destin qui put être mais n’a point été… Peu importe… En l’an de grâce 2026 des intestins s’enroulant autour de topinambours, mûs sur des chenilles rouge et or, montent à l’assaut du grand figuier coupé de ses racines… Et prétendent rivaliser avec les Ègles, les punaises et les volaïtiles youtamtambourant…

    Vinra vidira sera – avec Sarah ou non – 2100 sous le regard de 74 ans des nés en 2026…

     

    Tel fut le « paragraphe similaire » (exercice hebdomadaire de Langue Française proposé par Monsieur Bréchet professeur de Lettres Modernes – en général le lundi matin- en 4ème B2 au collège Georges Brassens de Pont -sur-Oise en 2026 ; exercice auquel participait « à sa manière » Youri Lepork premier en rédac avec 14 mais qui, pour l’exercice de « paragraphe similaire » rapport à un texte emblématique de Michel Houellebecq ; s’essayait à une composition aussi débridée que « horsolique »)…

    Traducteurs mandarins, hébraïques ou bantous… « À vos marques prêts ? Partez !

     

     

     

     

  • Résister, livre de Salomé Saqué, Payot, janvier 2026

    Résister.jpg

    4 ème de couverture :

    « L’extrême droite est aux portes du pouvoir. Dans les urnes comme dans les esprits, ses thèmes, son narratif et son vocabulaire s’imposent, alors que le front républicain se fracture.

    À l’international, les forces réactionnaires construisent une collaboration puissante.

    Il est encore temps d’inverser cette tendance, à condition de comprendre les rouages de cette progression et de réagir urgemment ».

     

    Depuis 2015, un site d’extrême droite « Réseau Libre », hébergé en Russie Poutinienne, prône la violence de masse, cible et menace de mort des journalistes, des avocats, des syndicalistes, des membres de la société civile, et, généralement les personnes les plus actives du « tout un chacun » de la résistance à l’extrême droite.

    Certes, en France et dans les pays de l’Union Européenne, dans une liberté d’expression modérée, conditionnée, encadrée, épiée par les algorithmes, les « standards » des plateformes numériques et des réseaux sociaux… Ce n’est – encore loin s’en faut en 2026- pas comme en Russie Poutinienne, en Iran des Mollahs ou en Chine de XI Jinping…

    Mais -soit dit en passant- aux USA de Donald Trump, de DJ Vance, de Maga et d’Elon Musk « on s’en rapproche »…

    C’est surtout l’importance prise par le numérique – l’internet, les réseaux sociaux, les blogs-

    qui entretient une « réalité parallèle » de contenus générés par l’intelligence artificielle, d’images, de vidéos, de « fakes news », tout cela par des influenceurs dominants sur les plateformes numériques, ayant chacun de ces influenceurs médiatisés, des milliers voire des millions d’abonnés (followers)…

    Twitter par exemple, devenu « X » repris en 2024 par Elon Musk, avec 230 millions d’abonnés ; ainsi que d’autres réseaux sociaux (dont pourtant certains de ces réseaux tels que Facebook et Instagram se réclament de « standards ») se sont dotés eux – Tik Tok en est, de ces réseaux- de logiciels et d’algorithmes non pas « modérateurs » (comme ils devraient vraiment l’être) mais « boosteurs » de haine, de violences, d’incitation à nuire, à attenter à des personnes, à diffuser, à poster des propos discriminatoires, antisémites, racistes, etc. …

    La résistance, la vraie résistance, n’est pas « à priori » faire acte de violence – et n’appelle pas à tuer… Quoi qu’en cas de nécessité « occurrentielle », urgente et s’imposant en derniers recours, elle puisse se manifester (mais en évitant de s’installer dans la durée)…

    La résistance, la vraie résistance, se manifeste dans le refus de céder au découragement.

    Le refus de céder à cette idée selon laquelle « on ne peut rien changer »… Et cela commence, cette résistance là, lorsque l’on « se regarde soi-même dans une glace »… Avec la certitude que d’autres que nous-mêmes aussi, se regardent dans une glace… Car « si l’on ne peut changer le monde, on peut se changer soi-même »…