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Paroles et Visages - Page 80

  • Ce que le monde est devenu

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    La drague en 2024 n’ a plus rien à voir avec ce qu’ elle était en 1974, le regard que portent les hommes sur les femmes s’ étant bien davantage concentré sur un derrière qui se dandine plutôt que sur un visage qui sourit…

    L’ arrogance a envahi toutes les strates de la société…

    La tristesse s’invite sur les réseaux sociaux, dans les conversations et dans les états d’esprit…

    La naïveté s’est vêtue de croyances, d’images et de modèles véhiculés par les marchands d’optimisme et par les fabriquants d’illusion…

    La timidité s’ est jointe à la démission, au désengagement et à l’acceptation de la médiocrité ou de l’ accessibilité facilitée au plus grand nombre de personnes…

    La faiblesse s’est accrue par toutes les malformations produites par la société de consommation aux mains des conglomérats agro-chimiques et industriels qui ont rendu plus vulnérables encore des populations fragilisées par la pauvreté et par la précarité…

    La peur a été institutionalisée et médiatisée à dessein afin d’entretenir les crispations, les désaccords, les stigmatisations et le repli sur soi et le rejet de l’autre jugé indésirable et dangereux…

    La pitié est devenue une contrefaçon de la bonté et de la générosité qui, en l’absence de discernement, a fait sortir de leurs cagibis à étages, les demandeurs, les resquilleurs, les profiteurs de toutes sortes dans une insolence et dans une indécence accrues…

    La colère s’est munie d’ armes à feu et de cocktail-molotov ou autres engins explosifs, de couteaux et de barres de fer, parce que sur les réseaux sociaux ça lui suffisait plus, à la colère pour s’ exprimer…

     

    La gentillesse on la rendue ringarde, on la moque…

    L’assurance s’ est bardée de certitudes ancrées en soi dont on refuse de se défaire parce qu’on les trouve confortables et rassurantes…

    La solitude c’est le destin – dans cette vie et dans « l’autre » (la postérité), des zappés, des paumés, des oubliés…

    L’ optimisme c’ est devenu du délire qui nie une réalité tragique dont on ne veut pas entendre parler…

    La discrétion a fui par tous les pores de la peau, ce sont les sécrétions intimes qui ont débordé des slips et se sont déversées sur les banquettes où tout le monde s’assoit…

    La vulnérabilité est devenue une manne pour les arnaqueurs…

    La prudence c’ est le refus délibéré du risque au nom de l’ordre sécuritaire alors même que la porte est ouverte à des dangers potentiels liés à nos modes de vie et de consommation…

    L’empathie est devenue une affaire de « fans club »…

    Le silence c’ est surtout de l’indifférence, et de moins en moins souvent un langage, une forme d’expression…

     

     

  • Le... Les communautarisme( s)

    Au sens «  intellectuel dans l’Ordre du Monde » ou au sens de ce qu’une majorité de gens dans la société actuelle, en France et dans le monde « occidentalisé » entendent par « communautarisme », ce sont ces communautés de personnes affiliées à des modes de vie qui leur sont propres, à des religions, à des « religions » dans une religion voire des « sectes », ce sont des mondes « fermés » de gens convaincus de leur croyance, de leur vision du monde et de la société dont ils font un Ordre ( leur Ordre), et qu’en quelquesorte ils « cultéïsent » et en lequel ils se « barricadent », n’acceptant dans leur « monde » que ceux et celles, des autres personnes, qui adhèrent, entrent par initiation…

     

    Le sens « originel » (et naturel) de « communautarisme » est différent du sens qui est celui de l’Ordre du Monde, de l’ordre des opinions dominantes…

    Dans les sociétés humaines dites – ou définies - « primitives », ou « reculées, excentrées » et vivant en des territoires où la civilisation « occidentalisée » n’a pas pénétré, ou a peu pénétré, ce sont des communautés humaines de gens de telle ou telle « ethnie » vivant dans un ordre social, dans un ordre de relation avec leur environnement (famille, village, ressources naturelles assurant les besoins essentiels au quotidien), un ordre en somme, très différent de l’ordre du monde dominant dans lequel on vit – et qui nous semble être « l’ordre référent »…

     

    Déjà, ce qui apparaît en premier lieu dans ces sociétés humaines vivant dans un ordre différent du nôtre, c’ est la mise en commun entre familles, non seulement des ressources disponibles et accessibles – quand elles le sont - ( souvent difficiles à se procurer, aléatoires et obtenues par un dur travail), mais aussi l’ apport à la communauté, de ce que chacun possède en propre, qui lui est particulier, qui lui vient de ses exprériences, de ce qu’il a pu apprendre…

     

    Ce que l’on peut voir en regardant à la télé dans « retour de terre inconnue » n’ affectera jamais, n’impactera jamais un Vladimir Poutine, un Xi Jinping, un Benyamin Netanyaou, un Donald Trump, un chef du Hamas ou du Hezbollah, un islamiste djihadiste, un roi de la mafia, un cartel d’actionnaires de Fonds de Pension ou d’autre chose… Ni la plupart des personnages du monde de la politique, de la finance, de l’économie de marché… Ni non plus d’ ailleurs les éventuels bénéficiaires du « Grand Ruissellement Général » qui, quasiment tous, se bousculent sous la « douche » pour recevoir le meilleur du jet…

     

     

  • Nouvelles "années folles"

    «Les bibliothèques ?... Demandez un peu, si davantage on les fréquente depuis les 40 heures... On lui a ôté même jusqu’à l’idée, au peuple, l’imagination, qu’il pourrait peut-être s’évader, se « transposer » d’une autre manière qu’en se saoûlant... chroniquement... Le centre spirituel, le foyer d’esprit, d’attraction, la puissance, la « catalyse » du village n’est plus l’église, ni le château ni la mairie même... C’est le bistrot, bel et bien... Quel gain spirituel !... et dans les villes le bistrot plus le cinéma... le « complet » de ahurissement moderne. Les 350.000 bistrots de France, garde-chiourmes flatteurs et mielleux du petit peuple ouvrier sont 350.000 fois plus redoutables, inamovibles, méticuleux que tous les autres tyrans évidents, précédents, patrons, châtelains, curés, bourriques... »

    Louis Ferdinand Céline — Bagatelles pour un massacre, 1937.

     

    Il y avait effectivement entre 1935 et 1940 environ 350 000 bistrots (ou troquets, petits cafés) en France (et environ 500 000 au début du 20ème siècle, avant la Grande Guerre 1914-1918).

    Aujourd’hui en 2024, il y a moins de 35 000 bistrots, ou troquets ou petits cafés du coin, en France. Soit dix fois moins qu’entre 1935 et 1940.

    Une partie de ces 35 000 sont des établissements situés en villes de plus de 10 000 habitants, et ont tout au long de la journée une clientèle plus ou moins importante ; beaucoup sont encore des cafés de bourgs essentiellement fréquentés par des gens « du coin » aux heures d’ apéritif ou pour prendre un demi de bière ou un coca…

     

    La « catalyse » du désormais « grand village » de la société française dans les années vingt du 21ème siècle, n’ est plus le bistrot ni d’ailleurs « hors manouf » les endroits où l’on se rencontre… Ce sont BFMTV ou LCI ou NEWS Télé Smartphone Tablette (quinze millions de Français chaque jour), Un si grand soleil, les séries policières ou à épisodes, The Voice et autres émissions de divertissement( jusqu’ à dix millions de téléspectateurs)… Mais surtout, oui surtout… Les réseaux sociaux et les jeux sur internet…

    Pour les châteaux c’ est Stéphane Bern ou « Des racines et des ailes », pour un certain nombre de mairies c’est plus sur le fronton « Liberté – Égalité - Fraternité » mais à Noël la crèche…

    Pour l’Église on croit plus trop mais on y va pour se marier pour s’enterrer… Et ce qui remplace la messe les vêpres le prêche… C’est… Dehors dedans à table sur internet à la télé… L’antisémitisme, l’Islamisme, la Palestine, le dérèglement climatique, l’intelligence artificielle, le foot, l’actualité People et tout ce qui doit se croire et se savoir au risque si t’es à côté de la plaque, d’être zappé -au figuré comme au réel…

     

    Ah, Louis Ferdinand Céline alias Destouches… Ah Coluche… Grands Absents de la Scène du Monde version « nouvelles années folles »… Personne pour vous remplacer… Les yeux pour pleurer… Et pour pas pleurer les jeux l’esbrouffe The Voice Stephane Bern BFMTV QR code Drive Google Store Instagram Tik Tok…

     

     

  • Fête des Mères

    Philippe Pétain n’est pas l’inventeur de la Fête des Mères, il est cependant le chef de gouvernement qui, en France, a institutionalisé la Fête des Mères en 1941, en réaction à la baisse de natalité en France à l’époque…

    En France, c’est à Artas, un village du département de l’Isère, qu’une cérémonie en l’honneur des mères de familles nombreuses eut lieu, le 10 juin 1906, sur l’initiative de Prosper Roche, le fondateur de l’Union Fraternelle des Pères de famille méritants de la commune d’Artas.

    Puis en 1918 le colonel De La Croix-Laval, instaure en France la 1ère journée des mères.

    C’est – officiellement – en 1941 que le maréchal Pétain avec sa devise « Travail Famille Patrie », institutionalise la Fête des Mères qu’il fixe le dernier dimanche de mai (ou le 1er dimanche de juin si le dernier dimanche de mai tombe à la Pentecôte).

    Et à la libération en 1944, puis avec la 4ème République, puis encore la 5ème, cette « vénérable et emblématique » institution de la Fête des Mères, perdure… Pouvant en quelque sorte être considérée comme un « héritage » du régime de Vichy de Philippe Pétain… Même si, en réalité, la lointaine origine de la fête des mères se situe dans l’Antiquité Grecque ou Gréco-romaine…

    Cependant, « à mon sens », la Fête des Mères à l’ école – dans les classes primaires – (préparation, travaux de dessin, de créations enfantines)… N’est pas loin s’en faut « ce qu’ il y a de mieux ou de plus opportun »… Vu la diversité des situations familiales – notamment dramatiques lorsque la mère est partie, ou a abandonné son enfant, ou encore lorsque la mère dont le père s’ est séparé a été remplacée par une « maratre » peu conciliante voire méchante.

    Donc, « mettre sur le même pied d’ égalité » en matière de préparation de la fête des mères, à l’ école, des enfants de 6 à 10 ans d’ une classe de CP, de CE ou de CM, ce n’est en aucun cas une « heureuse initiative »…

    La Fête des Mères à l’ école, c’est comme les crèches de Noël dans les mairies : une intrusion inopportune de l’ intime, de la conviction, de la croyance personnelle, de ce qu’il peut y avoir de respectable… Dans la « sphère publique » ( purement publique ) … Et la « sphère publique » est faite de diversité de situations, de ressentis et de vécus différents ainsi que de croyances et de sentiments tout aussi différents…

     

     

  • L'ignorance

    L’ignorance (le fait de ne pas savoir) est toujours une faute, même de personnes auxquelles on n’ a pas ou rien appris – intentionnellement ou par oubli…

    Tout être humain a en lui, naturellement et pour ainsi dire inné, un potentiel de volonté qui lui est propre : ce potentiel de volonté, il l’ utilise ou ne l’utilise pas, c’est « selon »… Et en conséquence s’il n’utilise pas le potentiel de volonté qui est en lui – en l’occurrence pour apprendre ( même s’il n’ a personne autour de lui pour l’ éduquer) il est responsable de son ignorance.

    Le pire et sans doute le plus condamnable dans l’ignorance – cela va même jusqu’à l’ abjection, jusqu’ à être révoltant et à inciter à la violence envers celui ou celle qui ignore, c’est quand l’ ignorance devient un acte conscient, provocateur, agressif, déterminé…

    Cela dit, il est de ces ignorances qui sont des actes de résistance contre des savoirs qui sont dans l’ ordre du monde (par exemple l’actualité People, ce qui est prisé et à la mode et que tout le monde connaît ou est censé connaître… En somme contre les « savoirs imbéciles » qui sont « une insulte à la Connaissance »….